le travail qui fait mal
Par Jean-Louis le mois de octobre 2009, - Stress et travail - Lien permanent
Excellent article paru dans le Nouvel Obs http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2343/articles/a409903-.html?xtmc=veroniqueradierletravailquifaitmal&xtcr=1 et qui traite du rapport des salariés à leur entreprise. Les variantes avec nos voisins sont assez surprenantes. Comme quoi le regard que nous portons sur notre environnement impacte réellement sur notre quotidien.
Dépression, harcèlement, suicides... L'actualité nous rappelle combien notre relation au travail peut se révéler malsaine. Au centre de la vie sociale, l'activité professionnelle devrait être un mode d'accomplissement personnel. Pourquoi et comment devient-elle un cauchemar ?
Tatiana aurait dû se méfier quand Raymond, son mari, a commencé à tourner la nuit dans leur lit. A se relever pour allumer l'écran de l'ordinateur. A perdre du poids, à ne plus rigoler avec les copains comme avant. Jurer que ce n'était pas vrai, que tout allait bien, qu'il y arriverait. Raymond a fini par se pendre. Il était dessinateur chez Renault. Renault, première alerte. Première prise de conscience. Depuis le début du mois de septembre, les suicides à France Télécom - 24 en dix-huit mois - et ailleurs résonnent singulièrement dans l'opinion publique. Signe des temps, la dernière chanson de Miossec, «Chiens de paille», évoque la souffrance des salariés : «Du col blanc au bleu de travail/ C'est toujours la même bataille/Travailler pour qui pour quoi/Pour quel résultat/Pour quelle vie tu crois/Je n'en peux plus de cette vie-là/Je craquerai avant la fin du mois.»
Tous les malheureux au boulot ne mettent pas fin à leur jour, fort heureusement. Mais le malaise est là. Identifié, des médecins du travail aux ergonomes. Partagé sur les sites internet. «A Aéroports de Paris, mon épouse subit des pressions déplus en plus dures. Son chef vocifère («Je serai sur vous comme une tique sur un chien»), menace et frappe du poing - sur la table pour le moment. (...) Croyez-moi, c'est très dur de voir son épouse rentrer à la maison et pleurer, même devant ses enfants...» En cause, bien sûr, ces «petits chefs» pervers, adeptes du «harcèlement moral». Mais pas seulement. L'organisation du travail depuis une vingtaine d'années y est aussi pour beaucoup. La compétitivité effrénée engendrée par la mondialisation provoque des bouleversements incessants et déstructurants pour les salariés du privé comme du public. Comment, à 50 ans, un technicien de France Télécom peut-il se transformer, sans dégâts, en vendeur dans une boutique Orange ? Comment exiger d'un postier habitué à distribuer du courrier de commercialiser des produits financiers ? Les entreprises réclament toujours plus de flexibilité. Toujours plus de résultats. Et les salariés sous pression se plaignent du manque de reconnaissance et de perspectives. La mutation est douloureuse. Et les spécificités françaises, des 35 heures à un anticapitalisme historique, n'arrangent rien.
L'affaire est
d'autant plus paradoxale que les Français, plus qu'ailleurs, sont très attachés
au travail, «une valeur historiquement forte dans les pays
catholiques», avance l'économiste Philippe Askenazy. «Les Anglo-
Saxons ont un rapport utilitariste à leur emploi, analyse Eric Chauvet,
directeur adjoint de TNS-Sofres. Pour eux, c'est avant tout un gagne-pain.
Pour les Français, c'est bien plus passionnel.» La preuve, ils exigent de
lui non seulement un salaire, mais aussi épanouissement et plaisir... «Les
Français y mettent beaucoup trop d'affect, confirme le psychiatre Eric
Albert (1), fondateur de l'Ifas (Institut français d'Action sur le Stress).
La finalité de la sphère professionnelle, c'est l'efficacité. Le bonheur,
c'est la vie privée.» Mais en France, sans boulot, on n'est pas
grand-chose. Ici plus qu'ailleurs, il confère statut et prestige social. Alors,
même malheureux, chacun s'accroche à son job, hanté par la peur de le perdre.
En France, le chômage bat des records. Ajoutez à cela un niveau de salaire
médiocre (12e rang sur 21 en Europe) et un taux de productivité
élevé, et vous obtenez l'équation du mécontentement des salariés français
souvent bons derniers dans les baromètres internationaux de satisfaction en
entreprise. «L'horreur absolue, c'est d'être au chômage; mais le bonheur
absolu, c'est de partir à la retraite», résume Eric Albert. La solution ?
Dans une récente lettre aux cadres, Jean-Paul Bailly président de La Poste,
affiche une nouvelle priorité : «A la dureté de la crise ne doit pas
s'ajouter la dureté du management. Cela doit se manifester dans les
comportements au quotidien, dans la qualité de l'écoute et dans le respect des
personnes» Chiche !
1 - Peu d'actifs, beaucoup de pression
«Bonjour
paresse», proclamait en 2004 Corinne Maier, psychanalyste malicieuse salariée
d'EDF à mi-temps, faisant la une des journaux américains. Car outre-Atlantique,
et aux yeux de nos voisins, la France reste avant tout ce
pays-heureux-où-les-gens- travaillent-si-peu. Alors, des Français hédonistes
qui ont gagné depuis les 35 heures une après-midi par semaine pour se consacrer
au jardinage ou au tennis ? Derrière cette belle fiction, la réalité est tout
autre. «Contrairement à ce que l'on croit souvent, la durée annuelle du
travail, 1 600 heures, est restée dans la moyenne européenne», rappelle le
sociologue Jérôme Pelisse, chercheur à l'IDHE Cachan (Institutions et
Dynamiques historiques de l'Economie). Révisons nos clichés : nous ne
travaillons pas moins que nos voisins, notre productivité, autrement dit
l'intensité de l'effort au travail, compte parmi les plus élevées au monde, en
outre l'activité est fortement concentrée sur une seule tranche d'âge : les
25-45 ans. «Nous sommes sans doute le pays où l'âge du travail est k plus
contraint : les jeunes sont tenus à l'écart, et les seniors ont longtemps été
encouragés au départ.» Sur ces actifs repose toute la pression, qui s'est
accentuée avec les 35 heures. «Lorsqu'elles n'ont pas créé d'emplois, les
entreprises se sont contentées de partager la même masse de travail sur un
temps plus court», constate Jérôme Pelisse. Depuis les lois Aubry, nous
sommes aussi entrés dans le club des champions de la flexibilité des horaires.
Même devant les Etats-Unis ! L'annualisation que les 35 heures autorisaient a
en effet permis aux entreprises de moduler librement les horaires au gré de
leurs besoins. Pour les salariés, c'est une contrainte considérable. «Je
pense aux ouvrières d'une usine qui auparavant se sentaient libres de refuser
les heures supplémentaires et qui peuvent maintenant être sollicitées à
n'importe quel moment», ajoute Jérôme Pelisse. Beaucoup de stress, moins
de liberté d'esprit, d'organisation, pour un gain parfois mince. Certains
patrons ont saisi l'occasion pour resserrer les boulons, calculer chaque
minute. L'économiste Philippe Askenazy rappelle dans «les Désordres du travail»
(Seuil) que sur quatre heures de temps libre promises, une fois rogné les
pauses, le temps d'habillage, certaines ouvrières du textile n'ont gagné, au
bout du compte, qu'une heure trente ! Et Jérôme Pelisse de conclure : «Les
RTT ont détérioré les conditions de travail des salariés les plus
faibles.»
Que faire ? Il s'agit pour notre pays d'augmenter le taux
d'activité de la population en insérant les jeunes... Et en aménageant la fin
de carrière des quinquagénaires, qui sont encore trop nombreux à faire les
frais des «mesures d'âge» avant la retraite légale. La clé : améliorer la
formation des jeunes, notamment par le recours à l'alternance école-entreprise,
et préserver l'employabilité des seniors par la mise à jour des compétences
(formation professionnelle).
2 -
Les conditions de travail négligées
Le
travail rend aussi malade, au sens propre du terme. «En France, cela fait
plus d'un siècle que la santé dans les usines et les bureaux est
négligée», constate Philippe Askenazy, économiste et coauteur de «Bas
Salaires et qualité de l'emploi : l'exception française ?» (Editions Rue
d'Ulm). En matière de pathologies professionnelles, d'accidents du travail,
notre pays est l'un des plus mauvais élèves du monde occidental. Les fameux
troubles musculo-squelettiques, qui sont des atteintes articulaires
particulièrement handicapantes (de loin la première maladie du travail), ont
ainsi été multipliés par quatre ces dix dernières années. Alors qu'ils ont
diminué dès le début des années 1990 aux Etats-Unis, et des années 2000 en
Allemagne et en Grande-Bretagne. Citons encore, dans la liste des retards
français, la silicose (affection des poumons), reconnue comme maladie
professionnelle en 1947, treize bonnes années après les recommandations de
l'Organisation internationale du Travail (OIT), ou l'usage de l'amiante,
interdit en 1996 seulement, plusieurs décennies après la plupart de nos
voisins. Etat, partenaires sociaux, experts, organismes officiels... tous
semblent négliger la question. Les dernières avancées législatives
significatives datent de 1982, avec les lois Auroux, qui ont notamment instauré
les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il n'y
avait que quelques lignes sur le thème dans les programmes des principaux
candidats à l'élection présidentielle. Et depuis que Nicolas Sarkozy a été élu,
rien n'a été fait ou presque (mis à part un rapport sur les risques
psychosociaux, remis en mars 2008 à Xavier Bertrand, alors ministre du Travail,
et qui doit déboucher sur un peu coercitif observatoire). «En France, les
questions du chômage et de l'emploi ont continué de primer sur la santé au
travail», résume Philippe Askenazy. En clair, si on a la chance d'avoir un
boulot, on n'a pas à se plaindre.
Que faire ? C'est sous la pression des assurances (aux
Etats-Unis) ou des salariés en position de force sur le marché du travail (en
Allemagne et en Grande-Bretagne) que les entreprises ont réagi chez nos
voisins. Pour conserver un personnel performant et en bonne santé, elles ont
offert de meilleures conditions de travail.
3 -
Responsables et paniques
Il fut un temps où
le travailleur français, à l'usine ou au bureau, accomplissait sa tâche
quotidienne sans trop se poser de questions. Parfois dure, souvent répétitive,
sa mission avait le mérite d'être cadrée. Ses horaires étaient réguliers, il
n'obéissait qu'à un seul chef et côtoyait les mêmes collègues tout au long de
sa vie professionnelle. Cette vie d'exécutant, monotone, solitaire mais
rassurante, s'écoulait doucement jusqu'à la retraite. «Pendant les Trente
Glorieuses, la fonction de l'entreprise a été de protéger ses salariés,
rappelle le sociologue François Dupuy (2). Le client, on s'en
fichait.» Or vint un temps où l'irruption de la concurrence bouleversa les
règles du jeu. «Il a fallu prendre en compte les besoins du client avant
celui des salariés», explique François Dupuy. Pour réduire les coûts et
réagir rapidement à la demande, l'entreprise proposa à ses salariés
d'«enrichir» leur boulot : de travailler en équipe, d'être plus autonomes, plus
«polyvalents», de moderniser leurs outils de travail. Un job a priori plus
intéressant, et donc plus épanouissant. C était oublier un peu vite le stress
qui l'accompagnait. Le travail en équipe ? «Forcément conflictuel, dit
François Dupuy. J'ai vu des chefs de projet dans l'industrie automobile
pleurer le soir dans le bureau du DRH tellement la gestion des équipes
était douloureuse.» «A force de changer d'horaires et de collègues en fonction
des dossiers, les travailkurs se sont finalement sentis plus isolés»,
enchaîne Philippe Askenazy. De verticale, la hiérarchie est devenue
transversale, donc plus floue, et les ordres, parfois contradictoires. La
polyvalence a aussi son revers : «Elle implique de devoir fréquemment
abandonner une tâche pour en effectuer une autre», écrit Askenazy. Elle
peut même parfois être dangereuse physiquement. «Si les manutentionnaires
dans un magasin sont déjà occupés, poursuit-il, un chef de rayon peut lui-même
réaliser la mise en rayon, aller dans les stocks, commettre une erreur de
manipulation et recevoir un carton sur la tête.» Les nouvelles
technologies ont, elles aussi, été source d'angoisse. «Des magasiniers se
sont mis en grève quand on a introduit les code-barres, raconte Eric
Albert, consultant, spécialiste du stress. Objectivement, ça leur
facilitait la tâche, ils n'avaient pas à entrer leurs marchandises à la main.
Mais personne n'a pris en compte k fait que le changement était déstabilisant.
L'entreprise doit aider à dépasser les freins
psychiques.»
Que faire ? Le contrat moral qui lie
chaque salarié à son entreprise doit être revu de fond en comble : l'entreprise
ne peut plus garantir à ses salariés une protection à vie, elle doit donc leur
offrir des atouts utiles sur le marché du travail, notamment des formations,
négociées dès l'embauche.
4 - Le
règne de la défiance entre patrons et
salariés
Jeune et brillant économiste,
Thomas Philippon s'est réfugié à l'Université de New York (NYU). Pour fuir la
France ? «C'est plus compliqué que cela», explique-t-il, mais il
reconnaît quVc il suffit d'avoir eu une expérience à l'étranger pour
comprendre qu'il y a des endroits où l'on peut être plus heureux au travail. En
France, il y a une méfiance entre niveaux hiérarchiques qui n'existe pas, ou
beaucoup moins, ailleurs». L'enquête sur la compétitivité des pays que
réalise l'IMD (l'HEC suisse) le confirme chaque année : lorsqu'on interroge les
dirigeants d'entreprise sur la qualité des relations au travail, la France
arrive toujours dans le peloton de queue (53e sur 57 pays).
Comment expliquer cette contre-performance ? Pour Thomas Philippon, tout vient
d'un «triangk infernal» qui s'est mis en place dans la seconde moitié
du XIXe et dont le pays n'arrive pas à sortir : «Un mouvement
ouvrier et syndical radical, un management réactionnaire et un Etat légiférant
dans tous les domaines.» Au fil des décennies, les relations entre ces
trois pôles sont moins violentes, mais la méfiance perdure. Les dirigeants
jugent les syndicats trop contestataires. Les salariés se syndiquent peu et
sont mal représentés dans les petites structures. Le dialogue social est
insuffisant au niveau de l'entreprise et, à l'échelon national, le consensus
social est pratiquement impossible à construire.
Cela coûte cher à la France : «De l'ordre de plusieurs points de PIB»,
estime Thomas Philippon. «Faute de confiance, la méritocratie dans
l'entreprise marche moins bien en France que dans les autres pays. On l'a donc
remplacée par un club d'élites fondé sur les diplômes, l'ancienneté ou le
parachutage. Au final, ça ne place pas forcément les bonnes personnes au bon
job. Cela renforce le mécontentement et la méfiance», constate Thomas
Philippon (3).
Autre conséquence néfaste : l'incapacité du pays à se réformer. Si les Français
sont si hostiles au recul de l'âge de la retraite - déjà entériné dans de
nombreux pays -, ce serait à cause de leurs mauvaises relations avec leurs
supérieurs et leurs subordonnés. Passé 50 ans, beaucoup ne pensent qu'à en
sortir.
Que faire ? La réforme de la représentativité syndicale votée
par le Parlement au printemps 2008 devrait contribuer à améliorer le dialogue
social. Dommage que Nicolas Sarkozy ait aussitôt brouillé le message positif
envoyé par le gouvernement et les syndicats au reste de la société en lançant
sa petite phrase provocatrice : «Désormais, quand il y a une grève,
personne ne s'en aperçoit.»
5
-Trop fiers pour être heureux
Ecoutez les
ouvriers de «Conti», les profs d'université, les techniciens de France Télécom
ou les producteurs laitiers... Chacun à leur manière, ils déplorent la fin des
métiers. De toute la France laborieuse monte une sourde angoisse : les
bouleversements de l'économie effacent les repères corporatifs, menacent les
identités professionnelles, dynamitent les statuts souvent chèrement
acquis. «En France comme ailleurs, il a bien fallu trouver une manière de
concilier la dépendance de l'employé à l'égard de l'employeur et les vakurs de
la démocratie. Ce compromis notre organisation du travail - repose sur
une certaine indépendance des salariés. Par-delà leur entreprise, ils se
sentent appartenir à une profession qui leur impose des devoirs, une éthique,
une solidarité», dit Philippe d'Iribarne (4). Ce sociologue, qui a étudié
les cultures du travail dans une perspective comparative, analyse les effets de
la concurrence et de l'internationalisation capitalistique sur cette logique de
l'«honneur» professionnel. «Tandis que les cadres dirigeants ont vu leurs
conditions matérielles s'améliorer, les cadres moyens ont perdu leur statut et
se sont trouvés déconsidérés. Le management à l'anglo-saxonne qui était censé
prendre le relais ne donne pas satisfaction. Chez nous, il s'affranchit des
procédures, des méthodes et de la convivialité qui le rend acceptable
ailleurs», dit Philippe d'Iribarne. Conçu comme un professionnel de la
direction des hommes, le manager ne se voit reconnaître qu'une faible
légitimité : et pour cause, il n'est pas du métier ! Une enquête de la CFDT
menée dans le secteur de la métallurgie indique que 61% des salariés sont
contents de leurs relations avec une hiérarchie à compétence technique contre
seulement 14% de satisfaction à l'égard d'une hiérarchie exerçant un
commandement. «La question en France est toujours de déterminer devant qui
il est digne ou indigne de s'abaisser», ajoute Philippe d'Iribarne. D'où
l'insatisfaction manifestée par une majorité de salariés. «Les Français
sont persuadés qu'ils valent mieux que leur sort professionnel, dit le
sociologue Jean-Pierre Ségal (5). Le salarié veut déborder de son cadre,
que son excellence soit reconnue. Mais cette émulation vers k haut s'accompagne
d'un mépris vers le bas. Celui qui, pour quelque raison, ne donne pas
satisfaction est un nul !»
Que faire ? Pas facile de changer la culture gauloise de la
fierté et de la résistance à l'autorité. D'autant qu'elle fonctionne très bien
dans certains contextes. «Chez Lafarge, j'ai pu observer que le modèle
français qui allie à la fois protection et autonomie satisfaisait les salariés
chinois car il n'existe pas chez eux», observe Philippe d'Iribarne. Mieux
vaut donc, si l'on souhaite piloter le changement, s'appuyer sur des managers à
la compétence technique - la culture de l'ingénieur plutôt que celle du
financier - et, pour vaincre la crispation autour du statut, «convaincre
les salariés qu'ils vont conquérir une position avantageuse, qu'ils seront
mieux considérés».
(1)«Managers, faites-en moins !», Editions Eyrolles.
(2)Auteur de "la Fatigue des élites",
Seuil.
(3) "Le Capitalisme
d'héritiers", Seuil.
(4)
Auteur de "l'Epreuve des différences", Seuil
(5) Auteur de "Efficaces ensemble. Un défi
français" Seuil.
Eve
Roger, Sylvain Courage, Véronique Radier, Nathalie Funès
Le Nouvel Observateur

Commentaires
Le travail doit faire vivre mais ne doit pas pousser le travailleur à se faire tuer. Mieux vaut démissionner et chercher un autre.
La réflexion est juste, mais hélas, l'Humain n'a pas toujours la force de caractère nécessaire pour dire Non, stop, cela suffit ! Ces valeurs, son éducation peuvent parfois le rendre prisonnier de ses croyances. L'influence de la culpabilisation peut aussi lui donner à croire qu'il est le seul responsable de ces difficultés niant l'influence de l'environnement. Face aux difficultés l'individu à 3 manières de réagir: La fuite, l'agression ou l'abattement. Dans le cas du suicide au travail, la troisième solution peut apparaitre dès le départ ou être la conséquence de situations précédentes de combats ou de fuites perdues.