Compétences relationnelles
Par Jean-Louis le mois de septembre 2006, - L'intelligence relationnelle - Lien permanent
Les relations humaines dans les organisations professionnelles s’améliorent elles ou se dégradent elles ? Force est de constater que l'on entend plus souvent parler de dégradation que d’amélioration de ces relations, avec en corollaire l'apparition d'une nouvelle expression "Compétences relationnelles». Est-ce à dire que les organisations professionnelles, les entreprises ont changé ?
Oui, bien sur ! Et profondément. A la différence de nos anciens, plus personne aujourd’hui n’envisage en entrant dans une entreprise ou une organisation d’y passer sa vie ou d’y faire carrière. Les parcours professionnels de demain seront constitués de plusieurs métiers. Est-ce l'une de ces raisons qui altèrent les relations humaines. Quoi qu'il en soit, les modifications liées, entre autres, à la modification du temps de travail ont induites un nouveau rapport au temps libre, à la vie familiale et personnelle qui prend aujourd’hui plus d’importance. Ce nouveau rapport à la vie professionnelle entraîne de substantielles modifications dans le comportement des salariés:
- L’exigence salariale sur les conditions matérielles d'exercice de l'emploi devient plus forte et plus rapide.
- Le sentiment d’appartenance est moins vivace.
- La culture entreprise est passée en arrière plan
- L’individualisme devient plus fort dans les comportements, que le partage.
- L’entreprise est devenu un lieu de travail ou la convivialité s’est progressivement désagrégée au profit de l’égocentrisme. "Je fais mon boulot pendant le temps ou je suis là, demain on verra."
On est entré dans le temps du CARPE DIEM. Les salariés ont-ils responsables de cet état de fait ? La lecture des deux dernières décennies avec son cortège de structuration et restructuration, avec l'apparition des mots tels que: Globalisation, mondialisation, temps de travail...ont fortement marqué les esprits. Les salariés perdent ainsi souvent le sens de leur action. L'organisation professionnelle, qu'elle soit privée ou publique, est souvent un monde sans repères. Des changements profonds apparaissent ainsi au niveau des valeurs. La surmédiatisation de la réussite par la chance, le jeu, et la bourse dénaturent la valeur même du travail. Ceux qui épousent cette logique sont en porte à faux avec cette valeur sociale, mais ceux qui la refusent sont également frustrés puisque l’effort semble être moins récompensé. Les salariés veulent aujourd’hui une vie à la carte, dans un rapport flexible et individualisé au travail. La frustration majeure tient à une perte de sens, de lien avec ce que l’on fait et l’objectif à atteindre. Les valeurs qui ont été celles de nos aïeux pendant des siècles se sont désagrégées au fil du siècle dernier entre autre au contact de la modernité. L’ère du «Je d’abord» a fait son apparition et se développe à la vitesse d’un cheval au galop. Nous sommes rentrés de plein pied dans l’ère du jetable. Briquets, stylos et mouchoirs jetables, téléphones jetables, conjoints jetables, emplois jetables, politiciens jetables. Force est de constater que les visions d’avenir manquent. Les Entreprise publiques ou privées sont dans le court terme, la vitesse et surtout le paradoxe : Des licenciements quand les profits sont élevés, des PDG qui partent avec des émoluments énormes, alors qu’ils obtiennent des résultats médiocres. L’organisation professionnelle devient un monde sans repères qu’on ne comprend plus. Or, l'être humain ne peut vivre dans l’incohérence. Alors il s’éloigne de son organisation dans ses comportements et l’on constate que la valeur argent remplace symboliquement toutes les insatisfactions au détriment de la valeur travail. « Peut-on y faire quelque chose ? » Ma réponse est oui ! « Comment ? » En changeant nos attitudes et nos comportements. Ce n’est pas à la société de changer mais à l’Homme de modifier son regard et de se rediriger vers l’autre.
