Le blog du management

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mois de mars 2007

De la congruence dans la conduite du changement

Par Raymond Vaillencourt.

Titulaire d'une maitrise en psychologie et d'une maitrise en administration publique, Raymond Vaillancourt œuvre au Québec principalement auprès d'entreprises privées et d'organisations publiques en processus de transformation. Il s'intéresse à l'utilisation de la théorie du chaos et de la complexité dans le management du changement. Manager pendant plusieurs années dans le domaine de la santé, il collabore avec plusieurs institutions (École Nationale d'administration Publique, Hautes Études Commerciales, École Nationale de Police du Québec) et a publié plusieurs articles tant au Québec qu'en France. Il est président de Prospect Gestion, une firme conseil en gestion stratégique et prospective et vient de faire paraitre, aux Presses de l'Université du Québec, "Le temps de l'incertitude : du changement personnel au changement organisationnel".

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Crier Haro sur les fumeurs dans l'entreprise...

Un salarié employé comme électricien en CDI depuis deux ans a reçu l'année dernière sa lettre de licenciement pour faute grave.... pour avoir fumé une cigarette dans la chaufferie...

Dans le même temps, une employée non-fumeur de France Télécom, malade des fumées de cigarettes sur son lieu de travail, a fait valoir son droit de retrait en passant ses heures de travail dans sa voiture, pendant cinq jours, devant le siège de France Télécom à Nancy. L'entreprise lui a proposé deux autres postes dans des locaux non-fumeurs.

Comment pouvez-vous gérer au mieux les fumeurs dans votre entreprise ?

La loi est limpide, il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif prévue par l'article L 3511-7 , s'applique "dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail.

Quelles sont les obligations de l'employeur ?

Respecter la nécessité de protéger les non-fumeurs
Rappeler de manière apparente le principe de l'interdiction de fumer dans les lieux de travail
Signaler de manière apparente la localisation des espaces éventuellement réservés aux fumeurs
Consulter les instances représentatives du personnel et le médecin du travail, avant de mettre des emplacements à la disposition des fumeurs
Respecter les normes de ventilation dans les espaces fumeurs
Quels sont les risques pour le fumeur ?

Fumer en dehors d'un emplacement mis à sa disposition est puni d'une amende de 3ème classe, allant jusqu'à 450 €

Quels sont les risques pour l'employeur ?

Le fait de :

- réserver aux fumeurs des emplacements non conformes,
- ne pas respecter les normes de ventilation
- ne pas mettre en place la signalisation
Est puni d'une amende de la 5ème classe allant jusqu'à 1 500 €

Conseil : ne stigmatisez pas les fumeurs, la lutte contre le tabagisme ne doit pas se transformer en "chasse aux sorcières" !

La liberté des fumeurs doit être autant prise en compte que la liberté des non-fumeurs, et pouquoi ne pas faire appel à un tabacologue ?

Il faut un peu de temps pour diminuer voire supprimer le tabagisme dans votre entreprise, et il est de mauvais ton d'avoir une politique cadre et une politique non cadre...

Source : RH Conseil PME -

mois de décembre 2006

Développement durable dans les relations professionnelles.

Existe t-il ce que l'on pourrait appeler une écologie de la relation ?

Peut-on parler de développement durable dans les relations interprofessionnelles? A défaut peut-on s'imaginer qu'une personne trouve un quelconque terrain d'épanouissement si sa relation interpersonnelle sur son lieu de travail, notamment vis à vis de son encadrement, est altérée ?

Les cadres peuvent améliorer leur management s'ils cessent de s'imaginer que la vision du monde et de l'environnement dans lequel ils évoluent  est le reflet de la vérité, voire de la réalite. De Descartes et son discours de la méthode à l'école de Palo Alto par l'intermédiaire de Paul WATZLAWICK, force est de constater, pour reprendre ce dernier que "Nous construisons le monde alors que nous pensons le percevoir. Ce que nous appelons réalité (Individuelle, sociale, idéologique) est une intreprétation construite par et à travers la communication". C'est en acceptant que l'autre (le collaborateur) puissse percevoir une autre réalité et en tentant, à défaut de l'accepter, de la comprendre, que le manager va pouvoir construire sa relation interpersonnelle. Une relation ne peut se construire si l'on attend de l'autre qu'il épouse toutes nos croyances, mais bel et bien sur le terrain de la confiance et de la compréhension. La relation peut être, soit éphémère, soit durable. L'un des 2 acteurs peut être l'architecte de cette relation. Si c'est le manager qui entreprend d'établir ce chantier alors il conduira, ménera et étoffera cette relation. On peut ainsi comparer la relation à un organisme vivant. Elle nait, s'entretient s'enrichit, se développe, s'améliore...) Si nous voulons que demain repose sur la prospérité et la croissance. Que l'avenir repose sur un choix éthique de société. Que le profits des uns ne se fassent pas qu'au détriment de l'intérêt des autres, Bref que la société puisse assurer un dévellopement durable, alors commençons par construire des relations durables au sein de nos organisations professionnelles. Certains appeleraient cela "Augmentons le niveau de conscience". Alors augmentons le et enrichissons cette relation en passant dans nos échanges verbaux de l'affrontement à la confrontation. Acceptons que l'autre puisse avoir raison de croire qu'il a raison. Acceptons qu'il puisse, tout comme nous en revendiquons le droit, avoir une autre vision de la réalité que la notre. Le développement durable de la relation passe donc par l'acceptation des croyances et des convictions de celui qui nous fait face. Par l'acceptation de sa réalité, par le désir de construire des relations vivantes, génératrices de progrès, de satisfaction, de motivation, de croissance et de reconnaissance. Demain sera ce que nous en faisons aujourd'hui.

mois de novembre 2006

Degré d'engagement des salariés en France

Franck MOUGIN, Directeur des ressources Humaines du groupe DANONE déclare dans un article de l’express du 15 novembre 2006 « La motivation des salariés est une condition impérative de croissance de l’entreprise».

Ce même numéro de l’express publie une étude réalisée par « l’Observatoire du travail » qui fait nettement ressortir une baisse générale de l’implication des salariés dans les entreprises par rapport à la précédente étude qui remonte à 2003. Le besoin impératif de croissance des entreprises peut-il aller de paire avec une baisse du niveau d’implication et de motivation de ses collaborateurs ? Ce n’est pas nouveau de dire que le sens de l’action quotidienne dans l’activité professionnelle s’estompe ! Ce qui est nouveau c’est la rapidité à laquelle ce niveau d’engagement, d’implication et de motivation des salariés de dégrade. Cette étude conjointe de L’express et de l’observatoire du travail est à corroborer avec l’ enquête menée fin 2005 par le Cabinet TOWER PERRINS auprès de 86 000 salariés dans 16 pays et qui fait ressortir qu’en France les degrés d’engagement des salariés sont les suivants :

  • Fortement engagés = 9%
  • Modérément engagés = 68%
  • Désengagés = 23%
    Source Towers Perrin

L’un des points communs de ces deux études, est le sentiment du manque de reconnaissance, évoqué par les salariés. Ce qui pourrait en partie expliquer pourquoi, deux ans plus tôt, les « désengagés » n’étaient que 18% contre 23% aujourd’hui. Que penser par ailleurs du constat qui fait ressortir que 68% de ces salariés ne sont que « Modérément engagés ». Peut-on décemment penser que l'on peut continuer à vouloir faire de la croissance, conquérir des parts de marchés, privilégier l'engagement et la créativité sans modifier sa façon d'être, de penser et d'agir ?

La parole circule !

mois de novembre 2006

Les entretiens d'évaluations

Mensuels, semestriels ou annuels, ces entretiens qui se devraient d'être des moments privilégiés entre un manager et ses collaborateurs le sont-ils toujours ?

Pourquoi conduire des entretiens d’évaluation ? Quels sont les enjeux de ce type d'entretiens ?

- Pour le salarié : besoin d’être apprécié et reconnu. La reconnaissance est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain. Pas d’amélioration individuelle sans reconnaissance.

- Pour le Manager : prendre ses responsabilités. La conduite de l’entretien d’évaluation et de compétences est l’occasion pour le manager d’oser un trait, de poser sa patte, de justifier de sa qualité de manager par une écoute approfondie de son collaborateur et par une fixation d’objectifs acceptées. Cet entretien a pour objectif de favoriser le développement des compétences et des professionnalismes. Les qualités naturelles d’un individu ne sont plus suffisantes aujourd’hui pour progresser. L’entretien d’évaluation permet au manager d’identifier de nouvelles qualités chez son collaborateur et à celui-ci d’exprimer ses attentes professionnelle.

Cet entretien permet :

  • D'organiser la progression de chaque salarié.
  • D'améliorer l’unité du groupe social que constitue l’ Entreprise en définissant les critères d’intégration. L’entité sociale qu’est l’Entreprise permet l’épanouissement professionnel et l’intégration sociétale.
  • De décliner les grandes orientations de l’Entreprise en comportements concrets. Au delà des programmes à 5 ou 10 ans qui n’ont plus court aujourd’hui, compte tenu de l’accélération du temps, cet entretien permet de traduire par des actions la politique décidée par la direction de l’Entreprise.
  • D'introduire un mode de management contractuel (moins de « directivité » plus de « règles du jeu »). Tout manager expérimenté prend rapidement compte que ce n’est pas à coup de « fais ceci, fais cela » que l’on manage les Hommes.
  • D'établir une gestion prévisionnelle et prospective des ressources humaines. Et demain? Où sont les ressources de l’Entreprise ? On va parfois chercher avec difficulté à l’extérieur de l’entreprise ce dont on dispose à l’intérieur même.
  • De favoriser la mobilité professionnelle.

Il s'agit d' un acte de management qui se prépare toute l’année. C’est le moment clé de l’année, C’est le bilan managérial par définition. C’est le moment ou la manager va factualiser et objectiver sa reconnaissance et ses exigences. C'est le moment ou le manager va pouvoir réaliser une évaluation objective des performances des salariés et de leurs compétences. Cette évaluation doit être conduite de manière concertée. Il s'agit d' un dialogue par d'un monologue. Ce n’est pas un espace de revendication mais de communication. Ce n’est pas un entretien de recadrage mais de synthèse, de bilan et d’avenir. Ce document doit-être formalisé, écrit et signé par le salarié et son évaluateur. Il doit être conduit dans un esprit d' ouverture de l’esprit et de recherche d’objectivité. La plus grande ouverture d’esprit est nécessaire pour mieux comprendre l’autre, ses attentes, ses besoins. L’objectivité est rationnelle et factuelle. La subjectivité n’est que l’expression personnelle de sa propre façon de voir les choses. 

Voyons nous le monde est-il tel qu'il est ou tel que nous sommes ?

Et si ce moment privilégié était l'occasion d'améliorer ses compétences relationnelles avec son ou ses collaborateurs. Si 1 ou 2 heures d'entretien réussi était une nouvelle base pour améliorer la motivation, l'implication et la satisfaction de "l'autre" ? Le jeu n'en vaudrait-il pas la chandelle?

mois de novembre 2006

Etre ou ne pas être, et si c'était cela la question ?

Livre - Devenez un manager performant

La vision des managers sur leurs collaborateurs est chose courante. Souvent sublimée par l'interprétation de la personnalité du collaborateur, voire le jugement "Untel est un ..." Accentué par les préjugés, les a prioris et surtout l'énorme poids de l'auto subjectivité

Tel collaborateur est comme ci, untel comme ça, mais qu'en est-il de la vision des collaborateurs sur leur management. Pas très tendre au vu des constats relevés en Entreprise sur les remarques les plus souvent entendues. Pas facile de faire la part des choses. Les managers sont-ils mauvais ou est-ce leur management qui est parfois inefficace. Il y a souvent d'une part un responsable qui se remet en cause en affrontant la réalité de la gestion des Humains dans leur quotidien professionnel avec tout le poids émotionnel d'un individu; qu'il soit manager ou collaborateur et, d'autre part, il y a les salariés qui, faisant comme leurs managers , jugent, interprétent, préjugent en regrettant souvent l’absence de ce grand leader charismatique qu’ils aimeraient tant suivre. Voici extrait du livre "Devenez un manager performant", publié par L’Entreprise la vision du collaborateur sur le management inefficace selon un groupe de managers, présentant ce que
font selon eux les managers inefficaces ou mauvais :
– Ils n’écoutent pas
– Ils ne savent pas déléguer ou se décharger
– Ils ne vous montrent aucun intérêt
– Ils ne vous respectent pas
– Ils donnent un retour négatif à une tierce personne
– Ils ne félicitent pas la personne lorsqu’ils doivent le faire
– Ils vous critiquent devant les autres
– Ils se servent de vos idées et s’en donnent le crédit
– Ils prennent toujours le contrôle
– Ils vous tyrannisent
– Ils ne vous donnent pas les outils nécessaires pour faire votre travail
– Ils ne vous informent pas
– Ils ne fixent pas d’objectifs clairs
– Ils font preuve de favoritisme (telle règle pour Untel et telle autre pour les autres)
– Ils sont intransigeants et n’ont pas l’esprit ouvert.

Etonnant, non !

 

mois de octobre 2006

de l'impact de nos comportement sur les autres.

Le comportement que l’on adopte vis-à-vis de ses collaborateurs repose sur un certain nombre d’idées ou de présomptions plus ou moins schématiques, forgées au fil des ans par l’expérience professionnelle. Ces présomptions conduisent à deux types de comportements :

Dans un cas, le manager oriente davantage sa mission et sa responsabilité vers l’élément humain et la suppression des problèmes entre ses collaborateurs; dans l’autre, il s’occupera essentiellement de l’entreprise et du moyen d’en améliorer la performance et la productivité. En règle générale, un supérieur part du principe que sa conception de la direction et de l’autorité est la bonne. Il ne se rend jamais compte ou rarement seulement, qu’une vision erronée de son comportement peut réduire l’efficacité de son travail, voire l’inhiber totalement. La plupart des managers ne se posent guère la question de savoir quel est leur comportement type et l’effet produit sur les autres, par exemple sur leurs collaborateurs. En d’autres termes, ils n’ont jamais appris à remettre leur comportement en question et à essayer d’autres styles. Cependant, celui qui réussit à franchir le pas peut découvrir de nouvelles voies et apprendre beaucoup de choses sur son attitude envers autrui. ''« Connais toi-même »'' disait un quidam il y a 2 500 ans « et tu connaitras les secrets de la nature » ajoutait-il ? Serait-ce toujours d’actualité ?

mois de octobre 2006

Valeurs partagées

Y a-t-il des valeurs en Entreprise ? Bien sur, en tout cas à priori. La question à se poser ne serait-elle pas alors : Les valeurs de l’entreprise sont-elles partagées par tous les acteurs de l’organisation et si non, quelles en sont les raisons ?

La notion de valeur reste souvent très floue ou très spécifique, entraînant souvent des divergences de point de vue. Les valeurs sont très souvent subjectivées et portées de manière individuelle. Pour reprendre de la noblesse, la valeur ne devrait-elle pas alors entrer dans ce qu’il est commun d’appeler maintenant l’éthique ? Les valeurs partagées seraient ainsi : ''Ce qui sert le collectif sans nuire à autrui''. Ce système de valeurs partagées viendrait en opposition au système de valeur passéiste (hélas encore souvent encours) et qui consiste à énoncer des valeurs idéalisées souvent sans aucune efficacité et qui ne représentent très souvent qu’une vision individualisée. Les valeurs peuvent être partagées lorsqu’elles sont communes. Elles sont mobilisatrices car ce sont des valeurs dans lesquelles tous les acteurs de l’organisation peuvent se retrouver ensemble. Ces valeurs partagées, constituent ainsi un code de conduite individuelle et collective sur le plan éthique et sont ainsi génératrice de motivation, mieux de motifs d’actions. Les valeurs partagées sont constitutives d’une identité et d’une cohérence collective par leur caractère mobilisateur et attractif. C’est à partir d’un système de valeurs partagées que le manager va pouvoir décliner son projet, sa vision, son but.

mois de octobre 2006

De la démotivation au travail, au pays de Descartes

Frank Sonrel de Libourne traite sur Agoravox de la démotivation au travail, au pays de Descartes.

Les organisations professionnelles, qu’elles soient publiques ou privées sont très souvent des lieux de grande incommunicabilité. L’on parle à tout va de communication, mais c’est probablement ce qui manque le plus dans ces organisations. Quand je parle de communication, je parle de communication interpersonnelle. On entends de plus en plus parler de compétences relationnelles, et hop, une nouvelle étiquette ! La différence fondamentale entre nos organisations latines et celles des anglos saxons repose essentiellement sur l’affect. Aux Etats-Unis, "business is business". Qu’est ce qu’une entreprise, sinon un centre de production de richesse. Si, si, demandez aux actionnaires ! Hors en France, l’affect, l’émotion prime très souvent sur le reste. Conséquences : "relire le bulletin de l’auteur".

Le management reste encore très empirique. La plupart des managers dans les entreprises managent à l’intuitif sans avoir de bases réelles. On essaie de comprendre comment fonctionnent les machines, et si dans les entreprises on essayait de comprendre comment fonctionne l’Humain.

Cela me rappelle un vieux fou en Grèce, il y a quelques siècles qui disait à qui veut l’entendre "Connais toi toi même et tu connaitras le secret de la nature et des Dieux" Quel drole de personnage, quelle drole d’idée !

mois de octobre 2006

Management des Idées

Air France Mexique vient de mettre en place un Système de Management des idées. Cette initiative a été prise, suite à un sondage réalisé par la direction auprès du personnel et dont il est ressorti que près de 80% des salariés pensaient que la prise en compte de leurs idées était essentielle.

Si l’on part du principe que le bien le plus précieux dont dispose une organisation professionnelle est son personnel et que l’amélioration des performances est un objectif permanent, nul doute qu’il y a là un nouveau levier qui permet, tout en étant à l’écoute des idées et propositions de ses collaborateurs, de valoriser leur savoir faire et d’accroître leurs motifs d’actions. Ce système est ce que l’on appelle un « système de management des idées ». Comme l’indique Matthias Koch, Directeur régional de Air France Mexique, « Les meilleures idées viennent souvent des gens du terrain et un bonne idée n’est pas celle qui reste idée, mais celle qui devient réalité. Le management des idées permet ainsi de répondre à un double objectif : Economique d’une part, par l’amélioration des performances de l’entreprise et l’encouragement à l’innovation, mais aussi social, car il favorise l’écoute, reconnaît le savoir-faire et valorise les collaborateurs. Chez Air France Mexique ce programme porte le nom de ideAF et son fonctionnement repose sur une décentralisation dans laquelle le management de proximité joue le rôle de relais. L’auteur d’une idée discute avec son N+1. Le n+1 organise l'évaluation de l'idée ou l'évalue lui-même et joue un rôle de facilitateur pour l’application locale de l’idée par son auteur. Une récompense est intégrée au processus même de traitement de l’idée. L’auteur de l'idée sait par avance qu’elle lui sera versée automatiquement dès lors que son idée sera acceptée. Si l’idée est mise en application, le pilotage du système passe sous la responsabilité du Directeur Qualité, en étroite collaboration avec les RH, afin de s'assurer de la création d’un climat participatif. L’objectif est de faciliter la production d’idées en levant les freins et en encourageant les contributions spontanées. Une personne ayant une idée doit savoir qu’elle peut l'exposer sans risque. Il est donc essentiel d’instaurer un climat de confiance et de valoriser la production d'idée. Les auteurs d'idées peuvent formaliser leurs idées soient via e-mail ou par un formulaire papier. L’évaluation de l’idée est effectuée soit par le n+1, soit le dossier est adressé à un expert. A l’issue de l’analyse, l’auteur est informé soit du rejet de l’idée (avec une explication claire des raisons du rejet) soit de son acceptation pour mise en application. L'auteur est appelé à mettre en ouvre lui-même son idée et lorsque l’application nécessite d’autres compétences que celles de l’auteur, il est étroitement associé à la réalisation de son idée. L’application des idées représente la première manifestation de reconnaissance attendue par les auteurs. Elle est le gage de la crédibilité du système.

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