<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.jeanlouisrenault.com/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Le blog du management</title>
  <link>http://www.jeanlouisrenault.com/</link>
  <atom:link href="http://www.jeanlouisrenault.com:82/feed/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le management sans jamais oser le demander !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 10:30:12 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Partageons ce qui nous départage</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2011/01/05/Partageons-ce-qui-nous-d%C3%A9partage</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1ddb0cf9cb97b3074e0ca1c3b30a39db</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Jan 2011 14:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://partageons-ce-qui-nous-departage.com/&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://partageons-ce-qui-nous-departage.com/&quot;&gt;Sous ce
titre&lt;/a&gt;, qui peut paraitre loufoque, se cache le travail corroboratif d'une
trentaine de salariés de la même entreprise (Un cabinet d'architecte en
systèmes d'informations) et qui a donné lieu à la publication d'un livre et
d'une page &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/partageons.ce.qui.nous.departage&quot;&gt;Facebook.&lt;/a&gt; Si le
climat social dans cette entreprise est à la hauteur de la créativité, nul
doute qu'il doit y avoir de bonnes marrades dans les couloirs.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2011/01/05/Partageons-ce-qui-nous-d%C3%A9partage#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2011/01/05/Partageons-ce-qui-nous-d%C3%A9partage#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/575243</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>A la poursuite du bonheur</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2011/01/05/A-la-poursuite-du-bonheur</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:677e58a6a98cfeb5d3ae1078bc1b4978</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Jan 2011 13:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Début 2011, une enquête révèle que les Français, seraient champion du monde
de...Pessimisme. Pas de quoi être fier ! Le film &amp;quot;Les petits mouchoirs&amp;quot;
décrivait à sa manière combien il était parfois compliqué pour l'Homme d'être
heureux. Qu'il est facile de se complaire dans son propre malheur ! La
psychologie s'est beaucoup penché sur les causes du malheur, pas toujours sur
celles du bonheur. l'étude ci dessous publié sous le titre  &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.rqpsy.qc.ca/ARTICLE/V18/18_2_013.pdf&quot;&gt;&amp;quot;A la poursuite du
bonheur&amp;quot;&lt;/a&gt; et réalisé par David G.MYERS du Hope College et Ed DIENER de
l'université de l'Illinois explore les arcanes du bonheur.&lt;/p&gt;    &lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Est-ce que le bonheur favorise un sexe, un âge ou un niveau de revenu
?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Est-ce que le bonheur est associé à certains traits, à des relations
intimes ou à la foi religieuse ? &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Est-ce que le bonheur dépend d’attitudes, d’activités ou de priorités
particulières ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pareilles questions sont demeurées sans réponse après un siècle de
psychologie; ont-elles même été posées ? La psychologie s’est intéressée
beaucoup plus aux émotions négatives qu’au bien-être. De 1967 à 1994, on
compte, dans les Psychological Abstracts, 5099 références à la colère, 36 851 à
l’anxiété et 46 380 à la dépression, mais seulement 2389 au bonheur, 2340 à la
satisfaction de vie et 405 à la joie. Ce ratio de 17 à 1 en faveur des émotions
négatives  qui se reflète dans les manuels  est en train de changer.
Des chercheurs offrent maintenant de nouvelles perspectives pour aborder
d’anciennes questions : qui est heureux et pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si les recherches relatives au bonheur sont récentes, les spéculations,
à ce propos, elles, sont fort anciennes. Les philosophes de l’Antiquité
croyaient que le bonheur accompagne une vie de réflexion. Le bonheur est le
privilège du sage, d’après Cicéron. Quant aux Épicuriens et aux Stoïciens, ils
offraient des variations contrastantes sur le thème du bonheur. Au cours des
siècles, bien des idées ont été émises sur les racines du bonheur. Il
proviendrait d’une vie vertueuse ou pleine de plaisirs, de la connaissance de
la vérité ou du maintien de ses illusions, de la diminution de ses désirs, du
contrôle de sa fureur ou de l’acceptation de la souffrance, d’une vie incrustée
dans le présent ou orientée vers le futur, du dévouement aux autres ou du
plaisir provenant de la misère de ses ennemis, de la solitude ou de la présence
des autres. Et la liste continue... Cependant, l’implication est évidente : il
faut séparer la vérité des mythes, vérifier quelles idées reflètent la réalité.
Commence, alors, l’étude scientifique du bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;L’ÉVALUATION DU BONHEUR&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Dans le domaine des sciences du comportement, on peut compter les crimes,
mesurer les souvenirs et évaluer l’intelligence. Comment peut-on jauger le
bonheur ? Les chercheurs examinent le bien-être subjectif (bonheur) en
demandant aux gens de rapporter leurs émotions positives ou négatives ainsi que
leurs pensées ou leurs évaluations en exprimant leur niveau de satisfaction
face à leur vie. Le bonheur et la satisfaction de vivre sont des notions qui
diffèrent l’une de l’autre à quelques nuances près, mais elles ont beaucoup de
points communs de sorte que la satisfaction de vivre est souvent utilisée comme
indice du bonheur. Pour mesurer le bonheur, certains chercheurs n’utilisent
qu’une seule question : « En général, diriez-vous que, ces derniers temps, vous
êtes très heureux, plutôt heureux ou que vous n’êtes pas heureux? » D’autres
chercheurs s’intéressent à la fréquence relative des affects positifs et
négatifs chez les gens. Curieusement, les émotions positives et négatives
donnent de faibles corrélations et sont prédites par des variables différentes.
Ainsi, le fait de savoir qu’un individu éprouve des émotions plaisantes dans sa
vie ne prédit pas dans quelle mesure il peut éprouver (ou non) des émotions
déplaisantes. Bien des gens éprouvent à la fois des affects positifs intenses
et des affects négatifs intenses, les hauts alternant avec les bas. D’autres
individus se caractérisent par le fait qu’ils sont habituellement heureux,
mélancoliques ou « non émotionnels ». Ainsi, le bien-être psychologique ne se
limite pas à l’absence d’émotions négatives. Même s’il peut être ballotté par
des humeurs temporaires, le bien-être rapporté par les gens est plutôt stable
au cours des années (lors de retests). La stabilité suggère l’influence de
traits et de circonstances qui persistent,tandis que les changements indiquent
l’influence d’événements de vie récents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures stables et fidèles sont-elles valides ? Les gens se diraient ils
heureux pour « nier » leur réelle souffrance? Il ne semble pas. Les évaluations
que font les gens de leur état émotionnel sont sensibles aux événements
positifs ou négatifs ainsi qu’à la thérapie. Ceux qui se disent heureux ou
satisfaits semblent heureux aux yeux de leurs amis intimes, des membres de leur
famille et du psychologue qui les interviewe. L’évaluation de leur humeur
journalière révèle plus d’émotions positives et plus de sourires que celle des
gens qui se disent malheureux. Le bonheur déclaré prédit également d’autres
indicateurs du bien-être. Comparés aux gens déprimés, les gens heureux sont
moins centrés sur eux-mêmes, moins hostiles et moins vulnérables à la maladie.
Ils font également preuve d’un niveau plus élevé d’un certain nombre de
caractéristiques exprimées par des verbes comme aimer, pardonner, faire
confiance et des adjectifs tels qu’énergique, créatif, social et aidant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, on peut garder en tête que la recherche porte sur le bien être
subjectif tel qu’évalué par la personne elle-même. Si vous vous sentez heureux,
les chercheurs assument que vous êtes heureux. Si vos amis confirment votre
déclaration et si votre vie présente des signes de bonheur, nous sommes tenus
de vous croire. Si vous dites que vous êtes malheureux et que vos amis sont
d’accord avec votre énoncé, pourquoi accepterions nous alors l’avis d’un
sceptique qui trouve que vous êtes très heureux et que vous « niez » votre joie
intérieure ? Des douzaines de chercheurs, à travers le monde, ont interrogé, à
ce jour, plus d’un million d’individus (regroupés dans divers échantillons
représentatifs) qui se sont exprimés sur leur bonheur et leur satisfaction de
vivre. En prenant leur déclaration au sérieux, nous pouvons répondre aux
premières questions : jusqu’à quel point les gens sont-ils heureux? Quelles
sont les caractéristiques des gens heureux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;LES GENS SONT-ILS PLUTÔT HEUREUX OU MALHEUREUX ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Il existe une longue tradition selon laquelle la vie est une tragédie. De
Sophocle (« Tout compte fait, il eut mieux valu ne pas naître ») à Woody Allen
(qui distingue la vie horrible de celle qui est seulement misérable) en passant
par Albert Camus et Tennessee Williams, bien des écrivains ont fait de
l’humanité un portrait plutôt triste. Plusieurs philosophes et scientifiques
abondent dans le même sens. Jean-Jacques Rousseau trouvait que « tout bien
considéré, la vie humaine n’est pas un cadeau de valeur. » Bertrand Russell
affirmait que la plupart des gens sont malheureux. Selon les experts interrogés
par Wholey (1986), environ 20 % des Américains seraient heureux. « Je suis
surpris; j’aurais cru qu’il y en avait moins! », de lancer Hart (1988). Enfin,
Powell (1989) rapporte qu’un tiers des Américains se lèvent déprimés chaque
matin et il ajoute : « Les professionnels estiment que seulement 10 à 15 % des
Américains se&lt;br /&gt;
considèrent comme vraiment heureux. » Pourtant, si l’on constitue des
échantillons aléatoires à travers le monde et que l’on interroge ces gens, on
obtient un portrait beaucoup plus rose. Dans de grandes enquêtes nationales,
aux États-Unis par exemple, trois personnes sur dix se disent très heureuses,
une sur dix « pas très heureuse », tandis que les autres se considèrent comme «
assez heureuses ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces résultats proviennent de 916 enquêtes nationales réalisées auprès de 1,1
million de personnes provenant de 45 pays. Les réponses relatives au bonheur et
à la satisfaction de vivre sont réparties sur une échelle allant de 0 (vie
misérable) à 10 (vie bienheureuse). La moyenne des réponses est ici de 6,75
(données fournies par Veenhoven, sociologue de l’Université de Rotterdam). On
obtient des résultats semblables avec la satisfaction de vivre. En&lt;br /&gt;
Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, huit personnes sur dix évaluent
qu’elles sont « satisfaites » ou « très satisfaites » de leur vie. De plus,
les&lt;br /&gt;
trois quarts des gens disent qu’ils se sont sentis emballés, fiers ou contents
à un moment donné au cours des dernières semaines; pas plus du tiers des&lt;br /&gt;
sujets rapportent qu’ils se sont sentis isolés, déprimés ou ont éprouvé de
l’ennui. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes qui sont malheureuses sont les alcooliques hospitalisés, les
prisonniers nouvellement incarcérés, les nouveaux clients en thérapie, les
Sud-&lt;br /&gt;
Africains ayant vécu l’Apartheid et les étudiants vivant dans des conditions
d’oppression politique et économique. Par ailleurs, les résultats
positifs&lt;br /&gt;
mentionnés contredisent les intuitions des étudiants en psychologie : la moitié
d’entre eux pensent que les personnes âgées sont pour la plupart malheureuses;
un tiers de ces étudiants s’imaginent la même chose des Afros-Américains;
enfin, 90 % des étudiants en psychologie croient également que les hommes en
chômage sont pour la plupart malheureux. Malgré les bons résultats, le taux de
dépression est à la hausse. Cependant, Gotlib (1992) estime que moins de 2 % de
la population souffre de dépression cliniquement identifiable, à chaque année.
Dans un recensement international portant sur les désordres psychiatriques, le
taux de dépression était seulement de 9 % dans les groupes vulnérables, et ce,
pour toute la durée de la vie. Il ne faut pas oublier que les émotions
négatives ont une valeur adaptative lorsque l’organisme subit un stress. Les
données rapportées suggèrent la possibilité d’un réglage biologique légèrement
positif pour l’humeur dans ces cas. De plus, les affects positifs auraient
également une valeur d’adaptation. En effet, les émotions positives «
énergisent » les individus. Elles constituent un arrière fond émotionnel qui
met en évidence l’information fournie par les émotions négatives. Les affects
positifs font aussi surgir d’autres réactions adaptatives : des réactions
immunitaires fortes, la sociabilité de même que l’optimisme nécessaire à la
poursuite des buts personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES CARACTÉRISTIQUES DES GENS HEUREUX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
En identifiant les prédicateurs du bonheur, les chercheurs ont fait disparaître
quelques mythes (Myers et Diener, 1995).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’âge&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Bien des gens croient qu’il y a au cours de la vie des périodes plus propices
au malheur : le stress de l’adolescence, la crise des décennies ou le déclin de
la vieillesse. Pourtant, les résultats provenant de nombreux échantillons
représentatifs de tous les groupes d’âge révèlent qu’il n’y a pas de période où
les gens sont significativement plus heureux ou plus malheureux. Il est certain
que le terreau émotionnel change; ce qui rend les gens heureux ou malheureux se
modifie avec l’âge. Par exemple, la satisfaction reliée aux relations sociales
et à la santé devient plus importante au troisième âge; les adolescents
connaissent, pour leur part, des hauts et des bas émotionnels à l’intérieur
d’une seule heure. Cependant, la connaissance de l’âge de quelqu’un ne donne
pas d’indice sur son bien-être psychologique habituel. De plus, les taux de
dépression, de suicide et de divorce n’augmentent pas de façon significative
durant les années mythiques de la crise du mitan de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sexe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le bonheur a-t-il un sexe ? Les hommes sont-ils plus heureux avec leurs revenus
plus élevés et leur pouvoir ? Les femmes sont-elles plus heureuses étant
censées avoir plus de facilité pour les relations sociales et l’intimité ?
Comme pour l’âge, le sexe d’une personne ne fournit aucune indication sur son
bien-être psychologique. Cependant, on observe des différences dans le
comportement relié au malheur : les hommes deviennent plus souvent alcooliques;
les femmes, déprimées ou anxieuses. Si les femmes semblent plus enclines à la
dépression lorsqu’elles sont placées dans des circonstances difficiles, elles
expriment plus de joie lorsque surviennent de bons moments. Par ailleurs, les
femmes et les hommes se déclarent « très heureux » et « satisfaits » à peu près
également. Cette conclusion se base sur une méta-analyse de 146 études (Haring,
Stock et Okun, 1984), sur des sondages plus récents faits auprès&lt;br /&gt;
de 18 000 étudiants universitaires de 39 pays (Michalos, 1991) et sur une
enquête réalisée auprès de 170 000 adultes de 16 pays (Inglehart, 1990)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’ethnicité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Contrairement aux suppositions de bien des gens, l’appartenance à un groupe
ethnique donne peu d’indications sur le bien-être psychologique de&lt;br /&gt;
quelqu’un. Les Afro-Américains, par exemple, sont guère moins nombreux que les
Européens-Américains à se dire très heureux. Selon la croyance populaire, les
groupes désavantagés se caractérisent par un bas niveau d’estime de soi et
souffrent de dépression. Mais, ce que « tout le monde sait » est faux, de
répondre Crocker et Major (1989); « un grand nombre d’études concluent que les
Noirs ont un niveau d’estime de soi égal ou supérieur à celui des Blancs. » Les
individus appartenant à des groupes désavantagés maintiennent leur estime
d’eux-mêmes en valorisant les choses dans lesquelles ils excellent, en faisant
des comparaisons à l’intérieur de leur propre groupe et en attribuant leurs
problèmes à des causes externes ou aux préjugés. Voilà pourquoi l’Institut
national de santé mentale des États-Unis révèle que les taux d’alcoolisme et de
dépression sont à peu près égaux chez les Noirs et les Blancs .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La richesse.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Dans la poursuite d’un bonheur fragile, chacun peut se demander si la richesse
mène au bien-être. S’il y a peu de gens qui pensent que l’argent peut acheter
le bonheur, nombreux sont ceux qui approuvent l’idée qu’un peu plus d’argent
les rendrait un peu plus heureux. Ainsi, le « rêve américain » devient de plus
en plus matérialiste. En 1994, 75 % des étudiants qui entraient à l’université
déclaraient qu’« être à l’aise financièrement » est un but « essentiel » ou «
très important », ce qui représente presque le double des 39 % qui affirmaient
la même chose en 1970. Sur une liste de 19 objectifs de vie, le bien-être
matériel vient en tête, dépassant « élever une famille » et « aider les autres
en difficulté » Dans le but de savoir si la richesse et le bonheur sont
associés, nous posons trois questions spécifiques. D’abord, les gens des pays
riches sont ils plus heureux que ceux des pays moins riches ? Il y a des
différences nationales marquées allant du Portugal (où une personne sur dix se
dit très heureuse) aux Pays-Bas (où quatre personnes sur dix rapportent la même
chose). La corrélation entre la richesse nationale et le bien-être
psychologique est positive (0,67) en dépit d’exceptions notables (les
Irlandais, par exemple, rapportent, au cours des années 80, une plus grande
satisfaction de vivre que les Allemands de l’Ouest pourtant plus riches).
Cependant, cette relation est difficile à expliquer puisque la richesse d’un
pays est associée à plusieurs autres facteurs tels les droits civils, le niveau
d’instruction, le type de culture (individualiste ou collectiviste) et le
nombre d’années continues de vie démocratique, ces variables étant toutes
associées à la satisfaction de vivre. La montée du matérialisme est
particulièrement apparente au cours des années 70 et 80 chez les étudiants
universitaires de premier cycle aux États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2ème question: A l’intérieur d’un pays, est-ce que les riches sont plus heureux
? Dans les pays pauvres, tels le Bangladesh et l’Inde, la satisfaction relative
aux finances prédit modérément le bien être psychologique. Par contre, une fois
assurées les nécessités de la vie, l’augmentation de la richesse compte peu.
Aux États-Unis et en Europe, la corrélation entre le revenu et le bonheur est «
étonnamment faible pour ne pas dire négligeable », selon Inglehart (1990). Même
les plus fortunés identifiés par la revue Forbes comme les 100 plus riches
Américains sont à peine plus heureux que la moyenne. Ceux dont le revenu a
augmenté depuis dix ans ne sont pas plus heureux que ceux dont le revenu est
resté stable. De plus, les études suggèrent que les gagnants de la loterie
n’éprouvent qu’un sursaut de joie (Argyle, 1986). Il semble que la richesse est
comme la santé : son absence engendre la misère; sa possession ne garantit pas
le bonheur. Le bonheur consiste moins à avoir ce qu’on veut qu’à vouloir ce
qu’on a ! Il convient de considérer ici un autre thème connexe : les victimes
d’accidents variés. Les chercheurs ont été étonnés par l’impact négligeable à
long terme des événements de vie négatifs et positifs. Les gens qui vivent avec
des handicaps rapportent habituellement un niveau normal de bien être
psychologique. Même le traumatisme d’une paralysie provoquée par un accident
d’automobile donne lieu généralement à un retour à un niveau normal de bonheur.
La capacité d’adaptation des humains est si grande qu’après environ trois mois,
l’impact émotionnel des événements positifs ou négatifs s’évanouit et les
affects fluctuent de nouveau en fonction des événements plus récents. Benjamin
Franklin n’affirmait-il pas que le bonheur « n’est pas tant le produit des
grands coups de la chance que des petits gains de la vie de tous les jours ».
En focalisant sur des affects passagers pour s’expliquer leur bonheur, les gens
oublient tout à fait les influences plus subtiles, mais plus  fortes sur
leur bien-être à long terme. Partant du fait qu’une importante entrée d’argent
provoque un grand plaisir, un grand nombre accepte dès lors l’image
hollywoodienne du bonheur : être beau, riche et célèbre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3ème question: Les gens sont-ils devenus plus heureux avec l’augmentation de
la richesse dans le pays ? En 1957, l’économiste Galbraith décrivait les
États-Unis comme « The Affluent Society » (le revenu personnel était alors de
moins de 8 000 $ par an en dollars actuels). Aujourd’hui, avec un revenu
personnel de plus de 16 000 $ par an, on peut parler d’une société « doublement
riche » avec tout ce que cet argent permet d’acheter : automobiles,
télévisions, chaînes stéréophoniques, etc. Les gens sont-ils plus heureux qu’il
y a 38 ans ? &lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs du Centre national de recherche sur l’opinion publique
(Université de Chicago) ont régulièrement interrogé les habitants des
États-Unis depuis 1957 et constatent que le pourcentage des gens « très heureux
» est passé de 35 à 29 (voir figure 5). Pendant ce temps, les divorces ont
doublé, les suicides des adolescents ont triplé, les arrestations pour crime
chez les jeunes se sont multipliées par six et le taux de dépression a
augmenté. Des résultats semblables ont été obtenus en Europe et au Japon. Bref,
les gens des pays riches bénéficient d’une meilleure nutrition, de soins de
santé, d’éducation et des avantages de la science; ils sont un peu plus heureux
que ceux des pays pauvres, mais l’augmentation du revenu n’a pas été
accompagnée d’une augmentation du bonheur. Une bombe est lancée sur notre
culture matérialiste. Le résultat : une croissance économique sans amélioration
apparente du moral (Easterlin, 1995). Si le bonheur est également disponible
pour les individus des deux sexes, de tous les âges, de toutes les races et de
tous les niveaux de revenu (sauf les plus démunis), qui sont alors les gens
heureux ? En effet, il y a des gens dont l’aptitude à la joie persiste à
travers les hauts et les bas de la vie. Dans une étude effectuée par l’Institut
national sur le vieillissement (USA) auprès de 5000 adultes, on a constaté que
les gens les plus heureux en 1973 étaient encore relativement heureux dix ans
plus tard, malgré les changements survenus dans leur travail, leur résidence et
leur état civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les traits des gens heureux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Plusieurs études ont permis d’identifier quatre traits qui caractérisent les
gens heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier trait est l’estime de soi : les gens heureux des sociétés
occidentales (plus individualistes) s’aiment eux-mêmes (Campbell, 1981). Aux
tests évaluant l’estime de soi, ils sont d’accord avec des énoncés tels « Je
m’accepte comme je suis », « J’ai de bonnes idées », etc. Lorsqu’on considère
ceux qui déclarent un niveau de bien-être au dessus du point milieu, on
trouve  comme prévu une estime de soi élevée. En effet, ces personnes font
preuve d’un biais auto gratifiant : elles se croient plus éthiques, plus
intelligentes, plus sociables, en meilleure santé et elles pensent qu’elles ont
moins de préjugés qu’une personne moyenne (Myers, 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, la personne heureuse typique perçoit qu’elle a la maîtrise sur
sa vie (Larson, 1989). Elle se sent capable plutôt qu’impuissante; elle peut
mieux affronter le stress, elle réussit mieux à l’école et est plus productive
au travail. Par contre, les gens privés du contrôle de leur propre vie, les
prisonniers, les patients âgés en institution et les citoyens vivant sous un
régime totalitaire ont une moins bonne santé et un moral très bas. La pauvreté
extrême a également un effet démoralisant parce qu’elle gruge le sens de la
maîtrise dans diverses circonstances de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, les gens heureux sont optimistes. On pourrait penser que les
pessimistes, dont les attentes sont souvent dépassées, pourraient être
constamment surpris par la joie ou le plaisir. Le poète Pope (1727) n’a-t-il
pas écrit : « Béni soit celui qui n’attend rien, car il ne sera jamais déçu. »
Tel n’est pas le cas. Les optimistes, ceux qui se disent d’accord avec un
énoncé comme « Quand j’entreprends quelque chose, j’ai bon espoir de réussir »
réussissent mieux, sont en meilleure santé et sont plus heureux (Seligman,
1991).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatrièmement, les gens heureux sont plutôt extravertis. On pourrait penser
que les introvertis sont plus heureux dans la sérénité d’une vie contemplative
sans stress. Tel n’est pas le cas. Les extravertis sont plus heureux, qu’ils
soient seuls ou avec d’autres, qu’ils vivent en milieu rural ou urbain et
qu’ils aient une occupation sociale ou solitaire (Costa, Metter et McCrea,
1994). Pour chacune des corrélations entre trait et bonheur, la direction
causale est incertaine. Est-ce le bonheur qui rend les gens plus sociables
(extravertis) ? Est-ce que les personnes sociables de nature sont plus attirées
par les autres et moins anxieuses de les rencontrer ? Ceci pourrait expliquer
qu’elles se marient plus tôt, obtiennent de meilleurs emplois et se font plus
d’amis. Si les traits mentionnés prédisposent au bonheur, est-ce qu’une
personne pourrait devenir plus heureuse en « faisant comme si » elle possédait
les traits désirés? Si les traits (telle l’extraversion) sont influencés
génétiquement, les attitudes et les dispositions, elles, sont affectées par les
actions. Ainsi, dans une expérimentation étonnante, les sujets qui ont feint
d’avoir une haute estime d’eux-mêmes ont commencé à se sentir mieux à propos
d’eux-mêmes  (Rhodewalt et Agustsdottir, 1986); ceux qui ont fait montre
d’un sourire se sont sentis plus heureux (Laird, 1984).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les relations sociales des gens heureux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les gens heureux entretiennent des relations intimes. On pourrait penser que le
stress des relations intimes est source de maladie et de souffrance. Comme le
dit Sartre, « l’enfer, c’est les autres », mais les avantages des relations
avec des amis et les membres de la famille dépassent généralement les
inconvénients. Les personnes qui peuvent nommer plusieurs amis intimes sont en
meilleure santé, moins souvent victimes d’une mort prématurée et plus heureuses
que celles qui sont privées de telles relations (Myers et Diener, 1995). Pavot,
Diener et Fujita (1990) rapportent que les gens vivent des sentiments plus
positifs lorsqu’ils sont avec d’autres. Dans les expériences de Pennebaker
(1990), les gens relaxent et font preuve d’un meilleur  fonctionnement du
système immunitaire après avoir confié des expériences pénibles. Le haut taux
de dépression des dernières années s’expliquerait partiellement, selon Seligman
(1991), par les relations sociales appauvries dans nos sociétés occidentales
individualistes. Ces sociétés favorisent le développement du pouvoir personnel
et offrent la possibilité d’exprimer ses sentiments et d’actualiser ses
talents, mais c’est au prix d’un soi moins imbriqué et plus isolé. Aujourd’hui,
25 % des Américains vivent seuls, un pourcentage trois fois plus élevé qu’il y
a 50 ans. Pour neuf personnes sur dix, l’alternative la plus intéressante à la
solitude est le mariage. Même si une relation maritale brisée est source de
grande souffrance, une relation intime impliquant le soutien mutuel apparaît
comme l’une des plus grandes satisfactions dans la vie. « La personne bien
mariée a des ailes; celle qui est mal assortie est enchaînée »,&lt;br /&gt;
disait Beecher. Les données des enquêtes du Centre national de recherche sur
l’opinion publique (USA) ont démontré que trois personnes mariées sur&lt;br /&gt;
quatre considèrent leur conjoint comme leur meilleur ami et que quatre sur cinq
remarieraient la même personne. Ces résultats permettent de comprendre
pourquoi, au cours des années 70 et 80, 39 % des adultes mariés se
considéraient comme « très heureux » comparés aux 24 % des adultes jamais
mariés (voir figure 6). La causalité semble aller dans les deux sens : des
relations intimes engendrent le bonheur et les gens heureux sont plus enclins à
se marier (Mastekaasa, 1992). Le mariage, comme on le suppose souvent, est plus
fortement associé au bonheur des hommes qu’à celui des femmes. Le Rapport Hite
(1987) indique que 95 % des femmes se sentent « émotionnellement harcelées »
par l’homme qu’elles aiment et que 70 % des femmes mariées depuis cinq&lt;br /&gt;
ans ou plus ont eu des aventures extra conjugales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si le lancement de cet ouvrage a été entouré d’un battage publicitaire
important et que le Time&lt;br /&gt;
y a fait grand écho, il est difficile d’y accorder quelque crédit puisque son
échantillon est « doublement non représentatif » (Myers, 1993) : l’auteure a
obtenu 4500 réponses sur 100 000 et les répondantes provenaient d’associations
féministes. Ainsi se propage le mythe de la femme malheureuse en mariage... En
considérant les résultats des recherches scientifiques, le portrait est tout
autre. Les enquêtes nationales en Europe et en Amérique du Nord démontrent que
l’écart observé entre les niveaux de bonheur de ceux qui sont mariés et de ceux
qui ne l’ont jamais été est semblable pour les femmes et les hommes. La
synthèse de 93 études faite par Wood, Rhodes et Whelan (1989) permet de
conclure que, si un mauvais mariage est plus déprimant pour une femme, il n’est
pas vrai que la femme seule vit un plus grand bonheur que celle qui est mariée.
En Occident, les gens mariés, des deux sexes, rapportent plus de bonheur que
ceux qui ne se sont jamais mariés, qui ont divorcé ou se sont séparés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bonheur et la religion (ou la foi)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« La joie est une affaire sérieuse au ciel », écrivait C.S. Lewis. Freud, par
contre, considérait la religion comme une illusion qui mine le bonheur et qui
peut devenir une « névrose obsessionnelle » accompagnée de culpabilité, de
sexualité réprimée et d’émotions refoulées. Les données accumulées semblent
contredire les vues de Freud. En effet, les gens dits « religieux » sont moins
enclins à devenir délinquants, à abuser de drogues et d’alcool, à divorcer ou à
se suicider; ainsi, ils déclarent vivre un plus grand bonheur (données
provenant d’Europe et d’Amérique du Nord). Un sondage Gallup (1984) a révélé
que les gens « très religieux » ceux qui sont d’accord avec un énoncé comme «
Ma foi religieuse est l’influence la plus importante dans ma vie » sont deux
fois plus nombreux à se dire très heureux que ceux qui sont peu sensibilisés à
la religion. D’autres enquêtes démontrent que le bonheur et la satisfaction de
vivre augmentent avec le degré d’affiliation religieuse et la fréquence de la
pratique religieuse. Une méta-analyse de Witter et al. (1985) a démontré qu’un
des meilleurs prédicateurs de la satisfaction de vivre est la « religiosité ».
D’autres études ont examiné l’association entre la foi religieuse et
l’affrontement des difficultés (McIntosh et al., 1993). Par exemple, les veuves
qui s’adonnent à une pratique religieuse régulière rapportent plus de joie dans
leur vie que celles qui ne sont pas pratiquantes; les mères d’enfants
handicapés qui ont une foi religieuse profonde sont moins vulnérables face à la
dépression que celles qui sont « non religieuses ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparait également que les personnes ayant une foi profonde recouvrent un
bonheur plus rapidement après un divorce, une perte d’emploi ou une maladie
sérieuse. Comment expliquer cette association positive entre la religion (la
foi) et le bien-être psychologique? Est-ce la présence des relations
chaleureuses qu’on trouve souvent dans les groupes religieux? Est-ce le sens à
la vie que les gens tirent de leur foi? Est-ce la motivation à dépasser ses
préoccupations personnelles, à aller au-delà de soi? Le taux de bénévolat est
deux fois plus élevé et le taux de dons de charité, quatre fois plus
élevé&lt;br /&gt;
chez ceux qui ont une pratique religieuse régulière comparativement à ceux qui
ne pratiquent pas. Est-ce la « philosophie », la façon de voir les
choses,&lt;br /&gt;
qui offre des réponses aux grandes questions de la vie et une évaluation
optimiste des événements de vie? Est-ce l’espoir que donne la foi face à
ce&lt;br /&gt;
que Solomon et al. (1991) appellent « la terreur résultant de la prise de
conscience de notre vulnérabilité et de la mort »? Ces explications
auraient&lt;br /&gt;
besoin d’être explorées de façon rigoureuse. (On trouve de nombreuses
références dans l’ouvrage de Myers, 1993, chapitre 10, à propos de la&lt;br /&gt;
relation entre religion et bonheur. Cette question est également abordée dans
le présent numéro par Emmons ainsi que par Csikszentmihalyi et&lt;br /&gt;
Patton).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSION&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La connaissance de l’âge, du sexe, de la race et du revenu des gens (en
supposant que les nécessités vitales sont assurées) donne peu d’indications sur
leur bonheur. Le bonheur dépend peu des éléments extérieurs, comme l’a écrit
William Cowper en 1782. Les meilleurs indices proviennent des traits de la
personnalité, des relations intimes de l’individu et de sa foi religieuse qui
implique appui social, sens à la vie et espoir. D’autres chercheurs ont défini
les caractéristiques d’expériences satisfaisantes ou « expériences optimales »
dans le domaine du travail et des loisirs (Csikszentmihalyi, 1990). D’autres
encore examinent les différences culturelles (Diener, Diener et Diener, 1995;
Chiasson et Dubé, ce numéro), les buts personnels (Emmons, ce numéro) des gens
heureux, etc. La recherche scientifique sur le bien-être psychologique apporte
le complément nécessaire à l’importance accordée au bien-être physique et&lt;br /&gt;
matériel de même qu’à l’insistance que les psychologues ont mise dans le passé
sur les émotions négatives. L’étude scientifique du bonheur peut inciter les
gens à repenser leurs priorités et à favoriser la construction d’un monde qui
rehausserait leur bien-être.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2011/01/05/A-la-poursuite-du-bonheur#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2011/01/05/A-la-poursuite-du-bonheur#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/575239</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment Orange est passée au Rouge ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/10/04/Comment-Orange-est-pass%C3%A9e-au-Rouge</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:22501fb505f29ddf9d3f59f7ebd98508</guid>
    <pubDate>Mon, 04 Oct 2010 15:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&amp;amp;id_rubrique=1733&quot;&gt;
Un reportage &amp;quot;d'Envoyé Spécial&amp;quot; sur France Telecom&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span class=&quot;t18 blanc bold&quot;&gt;Que s’est-il passé à France Telecom ?&lt;/span&gt;
&lt;span class=&quot;t12 blanc&quot;&gt;un reportage de Bernard Nicolas et Jacques
Massard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;t11 blanc justifier&quot;&gt;Plusieurs dizaines de suicides marquent
l’histoire de France Télécom depuis 2 ans. Que se passe-t-il au sein de cette
entreprise de plus de 100.000 personnes, fleuron de l’industrie
française ? Au travers de témoignages et de documents inédits, nous
découvrons un système de management mis en place dès 2004 dont le but était
d’inciter au départ 22.000 personnes en 3 ans. Les salariés ont été soumis aux
mutations forcées, à de nouveaux métiers sans formation, ou à des suppressions
de postes non négociables. Et les dirigeants de France Télécom semblaient avoir
tout prévu, y compris les dégâts psychologiques sur les salariés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/10/04/Comment-Orange-est-pass%C3%A9e-au-Rouge#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/10/04/Comment-Orange-est-pass%C3%A9e-au-Rouge#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/552018</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Paradoxe de la reconnaissance par Xavier baron</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/30/Paradoxe-de-la-reconnaissance-par-Xavier-baron</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7f507689e7096b2f3cc36e8ccf99826b</guid>
    <pubDate>Thu, 30 Sep 2010 16:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/paradoxes-de-la-reconnaissance-au-travail_fr_70_art_28614.html&quot;&gt;La
reconnaissance est un enjeu de management&lt;/a&gt;. Ce n'est pas pour autant une
variable ou un levier de gestion. On peut l'illustrer avec la motivation. Thème
majeur des années 70-80, il fait couler moins d'encre depuis qu'il est acquis
que le mystère de la motivation est largement entre les mains des « motivés
».&lt;/strong&gt;    &lt;p&gt;Il s'agit a minima d'éviter les facteurs de démotivation, au mieux de
faciliter les conditions d'une auto-motivation des salariés. Le problème de la
reconnaissance est encore plus complexe. C'est un enjeu pour les salariés qui
en souffrent parce qu'il y a lacune. Mais il n'est pas du tout évident que des
politiques ou des dispositifs centrés sur la reconnaissance puissent
efficacement combler le déficit dans ce domaine. En effet, parmi les racines du
phénomène, il y a tout à la fois, la difficulté de gestion d'un travail
intellectuel et relationnel qui évolue, et la permanence d'une exigence
individuelle et existentielle ; l'accès à un travail de qualité. Confrontées à
une dématérialisation de la production, les entreprises doivent réinventer un «
contrôle » des salariés comme des activités qu'elles ne peuvent pas gérer par
la mesure de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reconnaître quoi et comment ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis Elton Mayo et/ou Herbert Maslow, c'est un lieu commun que d'insister
dans les formations management sur les besoins de reconnaissance des salariés.
Ils sont présents dès le troisième niveau de la pyramide des besoins entre les
besoins physiologiques et de sécurité, et les besoins supérieurs d'appartenance
sociale, d'estime des autres et d'estime de soi. Le quoi ne dit cependant pas
le comment. Si le sujet n'est pas nouveau, il est encore plus difficile du fait
de l'évolution même du travail. Selon une définition de Jean Pierre Brun
(Professeur Université de Laval) ; la reconnaissance est « constituée d'un
jugement posé sur la contribution du travailleur, tant en termes de pratiques
de travail que d'investissement personnel et de mobilisation. Elle consiste à
évaluer les résultats de ce travail et à les souligner ». C'est bien là que le
bât blesse ! Le professeur Brun distingue différentes formes de reconnaissance.
Elle est existentielle quand elle porte sur les personnes individuellement ou
collectivement. Elle est aussi reconnaissance de la pratique du travail et
porte alors sur l'investissement dans le travail (sur les processus). Elle est
enfin reconnaissance des résultats (sur les produits).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui dit reconnaissance dit d'une manière ou d'une autre, évaluation ou
encore, pour ne pas se cacher derrière son petit doigt, une mesure et/ou un
jugement de valeur. Dans une approche traditionnelle (dont le benchmarking est
un des derniers avatars régressifs), peut et doit être évalué ce qui est
mesurable et dénombrable, « au risque de réduire ainsi le travail à la
technique d'opérations objectivables et prescrites (François Hubault). Dans
l'ordre de l'effort, on peut mesurer le temps et des indicateurs de charges.
Dans l'ordre des résultats, on peut comptabiliser des volumes de production,
des temps et des coûts. S'agissant des personnes, selon les métiers et les
niveaux, les tests psychotechniques ou des niveaux de diplômes, de plus en plus
des référentiels de compétences (hiérarchisables en niveaux) et encore souvent
l'âge..., fournissent des critères pondérables. Si cela fonctionne à peu près
dans la production industrielle, cette compréhension de l'évaluation et de la
reconnaissance est largement obsolète du fait des caractéristiques d'une
production qui ne se résume plus essentiellement à des biens matériels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Reconnaître le travail intellectuel et relationnel revient à gérer ce
que l'on ne sait pas mesurer&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'activité économique d'aujourd'hui est, et sera de plus en plus, tertiarisée.
Dans la production de services, de loisirs, de connaissances, de santé,
d'éducation..., le travail est intellectuel et relationnel. Il traite de
l'information pour produire d'autres informations, en interaction avec d'autres
cerveaux. La production est immatérielle, non seulement au sens de son support,
mais du fait de l'importance du travail intellectuel et relationnel qui y est
incorporé et de la distance que cela crée entre les lieux, les moments et les
registres du travail de ceux de sa valorisation. Ce travail comme son produit
n'est ni dénombrable et ni mesurable. Si le prix des services est un facteur de
compétitivité, il s'établit en regard du jugement de valeur du bénéficiaire
lui-même. La valeur produite comme sa mesure n'est pas indépendante d'une
évaluation personnelle et subjective de sa qualité comme de sa pertinence.
L'une et l'autre font l'utilité, celle qui est perçue par le client, posant
ainsi un redoutable problème de gestion dans l'ordre du contrôle par
l'employeur. Dans cette production immatérielle, les lieux et le temps du
service ne sont pas le bureau et le temps de travail. Dans la relation qui la
caractérise, la valeur est coproduite par le prestataire et le
bénéficiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualité et la pertinence de la production dépendent de cette relation.
Les services ne sont pas « stockables », ils sont consommés en même temps
qu'ils sont produits. Pour le travailleur, la qualité n'est pas seulement dans
le respect des normes. Elle dépend de sa capacité à les adapter localement, à
arbitrer, voire à les transgresser pour rendre effectivement le service
attendu. La qualité est le résultat d'un compromis à chaque fois renouvelé
entre les différentes normes de qualité, de coûts, de délais dont la
combinaison varie au cas par cas. Le travailleur/sujet doit composer avec ces
normes non convergentes, et arbitrer, selon qu'il va privilégier l'intérêt du
bénéficiaire/client, son confort, ou plutôt respecter la conformité ou encore,
rechercher la performance technique, économique et/ou financière de
l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;S'y reconnaître soi-même est un préalable&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enjeu actuel de la reconnaissance est dans la cohérence entre ces nouvelles
exigences (autonomie et initiative, responsabilité et résolution de problèmes)
et un ensemble complexe fait d'organisation du travail, d'arbitrage entre
différentes normes, de management, et in fine, du deal salarial entre le
travailleur et l'employeur (rémunérations, sécurité, perspectives de
parcours,...). S'il y a déficit aujourd'hui, ce n'est pas parce que les
entreprises reconnaissent moins les salariés qu'hier, sauf peut-être dans
quelques grands univers autrefois protégés. Formellement, c'est même
probablement le contraire. Sans doute cette demande s'accroit-elle d'un coté au
fur et à mesure de l'individualisation. De l'autre l'exigence du travail
informationnel et relationnel, pour obtenir des salariés capables de « piloter
» eux-mêmes une production de valeur, suppose qu'ils s'y retrouvent eux-mêmes.
Pour commencer, « au niveau macro ou institutionnel, reconnaître c'est déjà
tenir la cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait » (Jean Pierre Brun
déjà cité). On sait que ce n'est pas facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contraire cependant est clair, c'est du mépris, et malheureusement les
occasions de l'exprimer sont nombreuses. Prenons ensuite l'injonction devenue
banale faisant appel à la créativité, à l'initiative, à l'autonomie et aux
capacités de jugement des salariés. Outre le caractère paradoxal du « soyez
libres », il est bien rare que cette exigence ne soit pas immédiatement
contredite par une injonction de conformité, appuyée sur des batteries
d'indicateurs de processus comme de résultats chiffrés et de court terme qui
encadrent strictement cette liberté. L'incohérence est alors dans les décalages
fréquents entre l'exigence d'action et de résultats qui pèse sur le salarié et
sa capacité effectivement déléguée et mobilisable. Les psychologues et les
ergonomes insistent sur cette source de stress qui consiste pour les personnes
à se trouver, en même temps, dans l'obligation d'agir et dans l'incapacité de
faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La reconnaissance qui compte est encore celle que l'on
compte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà, on ne fera pas l'économie des contradictions trop lisibles entre
l'énonciation de valeurs « évidentes » et des pratiques tout aussi aisément
observables. Ainsi, bien des entreprises mettent en avant des discours
valorisant les hommes, « première richesse de l'entreprise ». Parmi elles,
combien recourent à des pratiques de compétitivité qui démontrent qu'ils sont
surtout « la première variable d'ajustement », qu'ils sont un coût (à court
terme), très précisément chiffré, bien plus qu'un investissement (de long
terme), décidément immatériel et incertain ? Et l'on sait bien que la première
reconnaissance qui compte est celle que l'on peut compter, en €uros, quitte à
arracher cette reconnaissance par le rapport de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment tenir le discours sur une valeur que l'on n'est pas prêt à payer ?
De même, il ne faudra pas s'étonner de l'effet potentiellement dévastateur de
la mode actuelle sur la gestion des « talents ». Outre qu'il s'agit là d'un
oxymore, l'insistance d'apprentis sorciers sur l'attention gestionnaire à
accorder à quelques uns ne peut que distiller le doute dans l'esprit de tous
ceux qui, à tort ou à raison, devinent ne pas être reconnus comme appartenant à
cette mystérieuse catégorie. Ils se savent livrés à la « main invisible du
marché » interne ou externe pour se gérer eux-mêmes. La non reconnaissance peut
ainsi devenir injustice, quand s'y ajoute le spectacle indécent des attentions
réservées par la « main visible du gestionnaire », ou sa complaisance à
accorder des revenus, des retraites chapeaux et autres parachutes dorés à
quelques uns.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le retour des « psychopitreries » ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'enlève rien au fait qu'une atmosphère de confiance et de coopération
soit favorable. Mais ce n'est quand même pas un scoop de rappeler que la
politesse et la courtoisie sont normalement dues aux salariés de la part de
leurs managers, comme aux managers eux-mêmes d'ailleurs (intermédiaires
notamment), lesquels ne sont pas toujours les mieux lotis ! Cela relativise
fortement par contre ces dispositifs qui, sans être anodins, relèvent plus ou
moins de la « caresse psychologique », allant de la flatterie aux « médailles
en chocolats » en passant par la langue de bois censés « renforcer positivement
». Ainsi certains préconisent sérieusement (!) de développer de la
reconnaissance « non monétaire » - c'est-à-dire non coûteuse - via un discours
de respect (de l'informel au solennel...). Ils insistent, par exemple, sur le
fait qu'un sourire ne fait pas de mal et peut être dispensé des milliers de
fois par jour et sans frais. Sans soupçonner ces approches irénistes de
duplicité cynique, les « papouilles psy » supposées nourrir des égos
infantilisés sont insuffisantes et même potentiellement contre-productives....
Elles diffusent une forme de mépris et d'infantilisation des salariés. Cela
relève d'une régression managériale que l'on pourrait qualifier de «
maternaliste », mais certainement pas moderne !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ne pas oublier la responsabilité d'intégration dans des collectifs de
travail&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les gadgets censés nourrir des besoins psychologiques et la
reconnaissance en « hard », affaire d'ingénierie organisationnelle, il y a les
formes intermédiaires de rétribution mixtes, à la fois réelles et symboliques,
relevant de la socialisation et de la distinction. Ce sont des techniques
d'évaluations incontournables et nécessaires à toute régulation des hiérarchies
sociales. On y trouve les justifications des systèmes de classification, par
les qualifications et maintenant les référentiels de compétences. Il y a aussi
les rituels d'intégration différenciés, avec le stage au Futuroscope ou à
Center Park selon les niveaux, ou encore dans les salles de formation de
l'usine pour les plus modestes. Il y a la distinction entre « ceux qui en ont »
(un portable, une place de parking, des voitures de fonction dont la cylindrée
s'élève avec le grade, des rideaux, des lampes de tel ou tel type...) et les
autres. On reconnait ceux qui voyagent en première classe, ceux qui sont
invités aux réunions du président... et les autres. Il y a ceux qui ont une
part variable et des bonus (qui ne varient pas en pratique tant que cela), ceux
qui ne déclarent pas leurs absences courtes et ceux qui sont tellement
importants qu'ils n'ont pas de JRTT, mais des congés supplémentaires.
L'alchimie en est fine. On vérifie ici cette idée que le management est un art,
non dissociable des cultures qui l'abritent, mais déterminant s'agissant de
régler la distribution des signes d'intégration et de différenciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vers une ingénierie organisationnelle d'un travail de
qualité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste que la première reconnaissance c'est d'abord un travail qui produit de
la valeur du point de vue du salarié lui-même et de son environnement social.
C'est un « emploi durable », avec des perspectives d'évolutions, une
rémunération attractive et si possible l'appartenance à une entreprise dont on
peut vanter la pertinence sociale de l'activité comme « supplément » de
présomption de sa propre utilité. Le sujet n'est pas récent. Reprenant un
vocabulaire ouvrier, les salariés comme les encadrants de proximité se (s'y)
reconnaissent très bien dans les inégalités (plus ou moins justes) qu'institue
l'organisation quotidienne du travail. Il y a celle qui aménage un « bon boulot
» ; l'atteinte des résultats assignés y est aisée, le contenu est noble,
l'activité permet de dégager des marges de manœuvre et un relationnel client
favorable. Mais il y a aussi les « sales boulots », qui usent physiquement et
nerveusement et qui exigent des efforts pour atteindre les objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a enfin les organisations qui s'accommodent des « boulots dégueulasses
» ; dangereux (exposé à la conflictualité et aux incivilités), peu nobles,
contraints. Ceux-là, comme par hasard, sont affectés prioritairement aux
jeunes, aux intérimaires et aux sous-traitants. La reconnaissance, c'est donc
d'abord l'affaire d'une ingénierie organisationnelle du travail telle que le
salarié puisse s'y reconnaître lui-même, percevoir et comprendre comment « il y
est pour quelque chose » dans la valeur ajoutée et dans l'utilité sociale de
son activité. Coté gestion RH, ce sont des pratiques qui démontreront (ou non),
que l'homme est bien un « actif immatériel » ; un actif qui se développe dans
la production, qui s'use d'autant moins qu'il est pertinemment exploité et non
une ressource qui y est consommée après avoir été acquise au meilleur coût.
Au-delà des gadgets et des pratiques classiques d'intégration/différenciation,
la reconnaissance relève d'un équilibre (emplois et revenus) négocié sur la
base d'un travail de qualité qui permette au salarié de s'y retrouver, c'est à
dire, de créer de la valeur et pas seulement de l'occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait bien en effet qu'il est tout à fait possible de beaucoup travailler
sans créer de valeur, au moins du point de vue de celui qui travaille.
Secondairement, la reconnaissance est dans des dispositifs d'évaluation
internes ou externes (dont la VAE) et dans l'attribution d'avantages certes
inégalitaires, mais à condition que ces inégalités soient légitimes,
c'est-à-dire perçues par l'ensemble du corps social comme justes. Ce n'est et
ne sera jamais simplement une affaire de dispositifs gestionnaires dans une
visée naïvement utilitariste.&lt;/p&gt;
Il reste qu'il y a bien dans la période quelque chose de significatif, tout à
la fois inquiétant et paradoxal, à constater cette demande croissante de
reconnaissance. Roland Barthes soulignait le piège du « je t'aime » dans la
relation conjugale. Suivi d'un silence, c'est évidemment un désaveu. Il obtient
donc en général cette réponse obligée ; « moi aussi », mais dont chacun peut
mesurer la faiblesse..., d'où le génie poétique de Serge Gainsbourg qui propose
de répondre « moi non plus ! ». Il en va de même pour la reconnaissance. Le
simple fait d'en exprimer le besoin souligne la lacune, mais également, qu'il
est déjà trop tard pour éviter un échec au moins partiel de son comblement.
Etre « vraiment » reconnu se mesure au fait de n'avoir pas à en exprimer le
besoin. S'il faut le demander, quelle que soit la réponse, la satisfaction ne
peut être que partielle. Etre reconnu sans avoir à l'exiger, par le simple fait
de vivre d'une activité qui fait sens, sera toujours supérieur à l'obtention
d'une reconnaissance formelle et gadgétisée, princièrement accordée sur
demande..</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/30/Paradoxe-de-la-reconnaissance-par-Xavier-baron#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/30/Paradoxe-de-la-reconnaissance-par-Xavier-baron#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/550374</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Une entreprise peut-elle disparaitre par carence managériale ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/Faut-il-r%C3%A9inventer-le-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9dfde970a19599a05c6ab04158282560</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Sep 2010 17:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le management est il parfois responsable de la disparition d'entreprises
?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il est toujours surprenant de constater que certaines entreprises
développent avec un talent exceptionnel une certaine irrationalité dans leur
fonctionnement, dans leur stratégie et dans leur communication interne. On
observe ainsi des situations et des comportements managériaux ou l'incompétence
est élevé au rang de sacerdoce et appelle au respect et ce, de haut en bas de
la pyramide hiérarchique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs du CNRS ont là un terrain d'étude particulièrement favorable
pour quantifier le nombre d'entreprises qui tous les ans disparaissent, par
carence managériale. On est en droit de se demander si certains managers sont
conscients de l'impact de leurs propos et de leurs comportements sur les
autres. Pas toujours, en vérité ! La proximité permanente qui est la mienne
dans un grand nombre d'entreprises, tous segments confondus, démontre que le
management n'est pas toujours une priorité. Pourtant l'avenir et la pérennité
de certaine, et pas toujours des moindres, passe par une refonte totale de
l'approche et de la stratégie managériale. France Telecom, pour ne citer
qu'eux, et qui se serait volontiers passé, d'être sous les feux de la rampe ces
derniers mois n'en est qu'un exemple.&lt;/p&gt;
Il ne se passe pas une journée sans que je ne fasse le constat de la richesse
Humaine qui travaille dans nos entreprises publiques ou privées. Pas une
journée sans que je ne sois confronté à un cadre, aimant son travail, aimant
son  entreprise et commettant pourtant régulièrement des impairs pouvant
gravement nuire à la santé économique de  son entreprise, donc à terme de
son avenir. Je rencontre rarement de mauvais managers, mais tous les jours
j'observe des mauvais managements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à cet égard surprenant de constater que &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail&quot;&gt;
le rapport Lachmann&lt;/a&gt;  qui met fortement l'accent sur le management
n'est pas été plus étudié dans nos entreprises. Peut-être que la dimension
sociale de son titre &amp;quot;Bien être et efficacité au travail&amp;quot; n'y est pas
étrangère. Mais si l'on envisage le travail de cette commission sous l'angle
économique et non plus social, il y a peut-être de quoi amener certains
dirigeants à se pencher plus sur la cohérence ou stratégie managériale qui est
la leur ou sur...les conséquences d'une absence de stratégie managériale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les risques principaux des entreprises qui n'ont pas d'ores et déjà intégrées
la stratégie managériale dans leur développement ne s'appellent pas:
mondialisation, concurrence, parts de marché... mais portent pour noms:
présentéisme (qui se substitue à l'absentéisme) désengagement, désimplication,
désintérêt, démotivation. Si les entreprises ne construisent pas leur
développement sur une stratégie managériale et de communication interne
élaborée, structurée et réfléchie, il y a fort à parier que la crise dans ses
effets pervers continuera parce que l'ennemi de ces entreprises n'est pas à
l'extérieur mais à l'intérieur. Le traitement préventif est encore possible,
après...c'est souvent la chirurgie qui s'impose et en matière économique on
sait ce que cela veut dire !&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/Faut-il-r%C3%A9inventer-le-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/Faut-il-r%C3%A9inventer-le-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/548661</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'unité potentielle des hausses de prix par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/De-l-unit%C3%A9-potentielle-des-hausses-de-prix-par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f12e5512dc9bf23b974d9ce51a8bfdf6</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Sep 2010 17:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>En effectuant un parallèle entre différentes informations tirées de
l’actualité, on arrive parfois à des déductions amusantes et instructives. En
voici un exemple&lt;br /&gt;    Comme chaque été, nous avons eu droit à certaines hausses de prix de services
publics ou semi publics pendant l’été : électricité, gaz, timbres,
transports,  tabac, … je ne les connais pas toutes, mais l’objet de ces
lignes n’est de toute façon  pas d’en faire un inventaire exhaustif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On nous explique généralement ces hausses de prix par la nécessité de réaliser
de nouveaux investissements, de procéder à des rénovations, ou à des
adaptations commerciales et stratégiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ouvre une parenthèse :&lt;br /&gt;
Il s’agit là de motifs tout à fait classiques et bien connus des entreprises du
secteur privé, sauf que ces dernières sont bien souvent dans l’obligation de
procéder à ces investissements ou adaptations techniques et commerciales, sans
avoir pour autant la possibilité de répercuter sur le prix de leurs services le
coût de ces actions. Pire : la concurrence les oblige parfois à réaliser les
dits investissements…  tout en baissant leurs prix !&lt;br /&gt;
 Je ferme la parenthèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se trouve que de façon fortuite et intéressante, les radios et télévisions
ont fait état, dans la même période, d’une augmentation des tarifs d’assurances
automobiles. Motif : outre les intempéries de l’hiver (grêle, inondations,
tempêtes,…) la baisse du prix de l’essence a entraîné une augmentation de la
circulation automobile, qui a entraîné ipso facto une hausse du nombre
d’accidents….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’en ai logiquement déduit que la hausse du prix de l’essence avait
certainement ralenti, en son temps, l’usage de l’automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il semblerait que  le comportement du consommateur qui ajuste
l’utilisation de sa voiture en fonction du prix de l’essence, ne soit pas
reproductible dans tous les domaines. Ainsi les décisions d’augmenter le prix
de l’électricité, des timbres, ou d’autres tarifs au motif de faire des
investissements (ou d’autres utilisations du surplus d’argent ainsi récupéré),
sont-elles fondées sur le maintien de leur consommation par les usagers. Sinon,
pfff ! la hausse des prix n’aura servi à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant ce qui serait formidable, c’est que face à une hausse du prix de
l’électricité de 3,4% (celle de cet été)  tous les consommateurs
d’électricité se fixent pour objectif  de diminuer leur consommation
annuelle d’électricité également de….  3,4%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réfléchissez : en quoi consisterait une baisse de votre consommation électrique
annuelle de 3,4% ? Quel effort cela représente-t-il pour chacun d’entre-nous ?
Probablement peu de chose. Par exemple éteindre systématiquement l’écran de son
ordinateur chaque fois qu’on le quitte, ou débrancher les petits
transformateurs de tous nos appareils mobiles qui ne sont pas en charge,
éteindre la lumière des pièces où l’on n’est pas, ou peut--être simplement
regarder la télé 15 minutes de moins chaque jour ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, que des petites choses, avec parfois des bénéfices inattendus et bien
sympathiques : dans le cas de l’électricité par exemple une influence directe
sur la production de gaz à effet de serre par sa diminution. Dans le cas des
timbres, envoyer moins de courrier c’est diminuer les transports par route ou
avion, et aujourd’hui c’est très facile. Pour le tabac, inutile de vous faire
un dessin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi les hausses de prix ont-t-elles parfois des côtés intéressants, en nous
donnant un bon coup de pied au derrière ! Il suffit de savoir les regarder
convenablement, comme nous le faisons en tant qu’automobilistes à propos du
prix de l’essence.  La motivation pour agir viendra de la connaissance du
niveau de l’effort à accomplir pour annuler le coût de la hausse dans notre
porte-monnaie….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
OK,  mais alors, me direz-vous «  comment ERDF, la Poste, et les
autres vont-ils pouvoir faire leurs investissements et autres opérations
indispensables,  si la hausse de leurs tarifs ne leur rapporte pas
l’argent escompté ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et bien il me semble que ERDF, La Poste et les autres pourraient faire comme
toutes les entreprises : trouver  d’autres solutions, innover dans
l’esprit et le but de ne pas compter sur le consommateur, et tout le monde ne
s’en porterait que mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais bon, soyons réalistes, profiter des hausses de tarifs pour mieux manager
nos dépenses et modifier notre comportement, ce n’est pas mal non plus, car
finalement compter sur nous-même, c’est sans doute plus sûr…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexandre Adjiman&lt;br /&gt;
Créateur de la première cabine photo&lt;br /&gt;
éco-conçue&lt;br /&gt;
www.ecoportrait.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/De-l-unit%C3%A9-potentielle-des-hausses-de-prix-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/De-l-unit%C3%A9-potentielle-des-hausses-de-prix-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/548688</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La génération Y est elle vraiment différente ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/La-g%C3%A9n%C3%A9ration-Y-est-elle-vraiment-diff%C3%A9rente</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:00040ee400c2a0b27dcea20853933f34</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Sep 2010 16:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Nouveau le conflit des générations ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les génération se suivent et ne se ressemblent pas toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Régulièrement j'entends pis que pendre sur la génération Y. Elle serait,
pour certains responsables d'un grand nombre de maux qui affectent les
entreprises. Non respect des règles, absentéisme, n'aimant pas le travail...Un
grand nombre de poncifs qui ne fait que remettre en mémoire ce que depuis la
nuit des temps l'on appelle le conflit des générations. Je ne résiste pas au
plaisir de vous livrer quelques citations avec les noms des auteurs et la
période ou ils vivaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Notre jeunesse (..) est mal élevée, elle se moque de l’autorité et
n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui (…) ne
se lèvent plus quand un vieillard rentre dans une pièce, ils répondent à leurs
parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement
mauvais »&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Socrate&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants&lt;br /&gt;
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole,&lt;br /&gt;
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les
flatter,&lt;br /&gt;
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent
plus au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne,&lt;br /&gt;
Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la
tyrannie  »&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Platon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse
d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est
insupportable, sans retenue, simplement terrible ».&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Hésiode, 720 av. J.C.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la
jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir
notre culture. » &lt;strong&gt;Découverte sur une poterie d’argile de
Babylone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflits des générations ne date pas d'hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la génération Y c'était déjà hier, quidd de la génération Z ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/La-g%C3%A9n%C3%A9ration-Y-est-elle-vraiment-diff%C3%A9rente#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/09/24/La-g%C3%A9n%C3%A9ration-Y-est-elle-vraiment-diff%C3%A9rente#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/548679</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment lutter contre la morosité au quotidien ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/07/05/Comment-lutter-contre-la-morosit%C3%A9-au-quotidien</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:01695e2a053271f605e057f88ca33ef9</guid>
    <pubDate>Mon, 05 Jul 2010 10:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>La tristesse semble envahir la société toute entière comme semble l'indiquer un
article paru sur le site des &lt;a href=&quot;http://www.4tempsdumanagement.com/1-26-O-Comment-lutter-contre-la-morosite-au-quotidien-Partie-XVI_a4315.html?preview=1&quot;&gt;
4 temps du management&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Nous sommes une société qui s'attriste. Chacun peut le reconnaitre dans sa
propre intériorité comme dans le regard de ses concitoyens.&lt;br /&gt;
La tristesse dont nous voulons parler n'est pas celle que nous pouvons
ressentir devant la perte d'un être cher.  Il s'agit de cette tristesse
collective qui traverse notre société toute entière et que la seule grisaille
météorologique ne pourrait à elle seule expliquer. Celle-ci se traduit
concrètement par une consommation d'anti-anxiolytiques et d'hypnotiques deux
fois supérieurs aux autres pays européens, comme le montre le rapport de
l'office parlementaire des politiques de santé présenté en juin 2006.&lt;br /&gt;    &lt;p&gt;Cette tristesse sociale s'exprime à travers des signes multiples
subjectivement sensibles et objectivement repérables :&lt;br /&gt;
- Nous mettons de plus en plus d'énergie et de temps à accomplir notre travail
et nos efforts sont rarement récompensés. Nous avons davantage l'impression de
défendre &amp;quot; péniblement &amp;quot; nos positions plutôt que de progresser ; quand la
satisfaction ne se limite pas simplement à ne pas régresser. La consultation à
ce propos du dernier rapport de l'Institut de veille sanitaire (2008) est
édifiant concernant le développement du mal-être dans certaines professions (p
42).&lt;br /&gt;
- Nous constatons à l'évidence que le niveau de vie de nos concitoyens
régresse. Cela est confirmé non seulement par la publication d'indicateurs
économiques plus ou moins &amp;quot; cosmétisés &amp;quot; mais par l'observation de personnes
proches confrontées à des situations économiques ou sociales difficiles. Bref,
la crise économique n'est pas une donnée abstraite mais à un impact bien réel
dans la vie émotionnelle de chacun. La aussi, les indicateurs publiés par
l'Observatoire Nationale de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale : montrent
que cette perception correspond bien à une réalité sociale qui se
dégrade.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question qui se pose est la suivante : comment ne pas se laisser contaminer
par cette &amp;quot; tristesse collective ambiante &amp;quot; qui sape nos énergies individuelles
?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles sont les origines de cette tristesse sociale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de cette tristesse sociale sont évidemment multiples. Nous posons
l'hypothèse que la double crise économique et culturelle que nous traversons,
contribuent à désenchanter le monde en détruisant les idéaux qui nous ont
soutenus jusqu'à présent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan économique, nous ne pouvons également que constater l'asymétrie des
efforts que nous faisons par rapport aux résultats obtenus. Le slogan &amp;quot;
Travailler plus pour gagner plus &amp;quot; est resté lettre morte. La fin programmée de
la loi TEPA est là aussi pour le confirmer. Cette production d'efforts
permanents sans la récompense espérée, qui rappelle étrangement le mythe de
Sisyphe, engendre un déficit à plusieurs niveaux :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1°) Déficit narcissique : l'estime de soi dépend autant de la reconnaissance
que les autres nous accordent que de la valeur que nous attribuons à une
action. Cette estime de soi peut-être mise en cause si nous sommes confrontés
sur la durée à une disproportion entre les efforts que nous fournissons et les
résultats que nous obtenons. Ce déséquilibre peut conduire à douter de notre
propre puissance et contribuer peu à peu à construire une image plus ou moins
négative de soi-même. C'est alors la spirale dépressive qui peut s'emparer de
soi. En réalité dans cette dynamique, nous sommes en situation d'échec
chronique. Nous programmons des activités censées nous rapprocher de nos buts
mais, dans les faits, nous nous en éloignons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2°) Déficit d'espérance : tout être humain a besoin de se projeter de façon
positive dans l'avenir. Cette fonction vitale est assurée par l'Idéal du Moi.
C'est grâce à lui que nous pouvons nous mettre en tension et supporter
certaines frustrations. Cependant l'Idéal du Moi s'affaiblit quand chaque jour,
nous faisons le constat que nous régressons par rapport à ce que nous avions et
que nos espérances se transforment en déception.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce malaise se traduit de différentes façons. Il n'est certainement pas sans
lien avec la montée lancinante du thème de la souffrance au travail dans les
organisations. Cette tristesse pour Ehrenberg se traduit par une fatigue bien
particulière qu'il appelle &amp;quot; la fatigue d'être soi &amp;quot;. On peut poser l'hypothèse
quelle est en relation avec la rupture des idéaux qui sous tendaient notre
imaginaire collectif. Le début du XX° siècle avait commencé avec la promesse
d'un monde meilleur. Cette promesse s'était concrétisée jusqu'en dans les
années 1990 et brusquement tout ce à quoi les membres de la société espéraient
semble s'écrouler. Nous entrons comme le souligne Gilles Lipovetsky dans &amp;quot; la
société de la déception &amp;quot;. Chacun se trouve confronté à un Moi qui ne peut plus
s'appuyer sur les ressources &amp;quot; fantasmatiques &amp;quot; de l'Idéal du Moi collectif.
Ainsi, livré à lui-même, il ne dispose plus d'énergie suffisante pour entrer en
&amp;quot; utopie &amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci se traduit concrètement par l'absence d'idéologies humainement
structurantes. Le libre marché n'a pas non plus tenu ses promesses d'une
société meilleure. Il a au contraire exacerbé les intérêts d'actionnaires &amp;quot;
invisibles &amp;quot; et accru les inégalités entre le Capital et le Travail.&lt;br /&gt;
Les sociétés se retrouvent alors sans projet. C'est &amp;quot; l'ère du vide &amp;quot; et les
hommes n'ont plus de rêves. Un proverbe africain déjà évoqué illustre cette
situation : &amp;quot; Quand un homme ne rêve plus il meurt &amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Selon Lipovetsky, la conception libérale de l'existence serait à l'origine
de notre malaise individuel et collectif&lt;br /&gt;
Beaucoup considèrent cette tristesse comme l'expression d'un sentiment
personnel, et adoptent une position auto-accusatrice en se considérant à
l'origine de ce sentiment. Le philosophe Gilles Lipovetsky, nous invite au
contraire à considérer que notre subjectivité personnelle est &amp;quot; encastrée &amp;quot;
dans une dynamique collective globale. Il nous propose une grille de lecture
intéressante pour comprendre que notre manière de concevoir nos vies est
largement surdéterminée par notre vision libérale du marché. Au début du XX°,
cette conception libérale s'annonçait prometteuse de progrès pour l'homme, mais
elle produit aujourd'hui une &amp;quot; réelle désillusion &amp;quot; en engendrant angoisse et
incertitude pour les individus et les collectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; (…) Tout indique que l’âge moderne a contribué à précipiter les désillusions
des classes moyennes et à accroitre le nombre de mécontents aigris par une
réalité incapable de concorder avec les idéaux démocratiques. Alors que les
sociétés de tradition encadrant strictement les désirs et les aspirations ont
réussi à limiter l’ampleur de la déception, les sociétés hyper-modernes
apparaissent comme des sociétés de l’inflation déceptive. Quand le bonheur est
promis à tous et les plaisirs exaltés à tous les coins de rue, le vécu
quotidien est à rude épreuve. (…) Aux techniques régulées communautairement par
le monde de la religion ont succédées les médications diversifiées et
dérégulées de l’univers individualiste en libre-service &amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Pour Ehrenberg : La revendication à l'autonomie entraîne la disparition des
solidarités&lt;br /&gt;
Pour le sociologue Ehrenberg, il faut sortir de la &amp;quot; déploration &amp;quot; en
relativisant ce que nous ressentons. La méthode qu'il propose passe par la
compréhension des évolutions de notre société à travers l' histoire et par la
comparaison à d'autres cultures. Depuis la révolution française nous n'avons
jamais cessé de revendiquer l'autonomie des personnes. Il ne faudrait pas selon
l'auteur attribuer la montée de l'individualisme au seul libéralisme. C'est une
aspiration sociale qui a émergé dès la renaissance, bien avant l'apparition de
ce que certains auteurs appellent la &amp;quot; modernité néolibérale &amp;quot;. Cette
dramatisation du &amp;quot; mal &amp;quot; qui s'exprime aujourd'hui à travers un langage qui
emprunte de plus en plus à la psychopathologie ne serait que l'expression de
notre peur à agir de façon autonome, alors même que nous le revendiquons. La
société américaine assumerait toujours selon lui beaucoup mieux cette
revendication à l'autonomie inséparable de la notion de compétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce malaise dans la société ne serait donc pas dû à la mondialisation libérale
mais davantage à la difficulté à assumer réellement notre individuation (la
capacité à être soi), qui est indissociable d'une certaine &amp;quot; déliaison sociale
&amp;quot;. Tandis que les américains appréhendent &amp;quot; l'individualisme comme équité et
choix &amp;quot;, paradoxalement nous la vivons comme l'abandon de l'individu aux forces
du marché. L'adversaire ne saurait donc se réduire aux formes modernes du
capitalisme. Il importe de clarifier les sources des souffrances psychiques. &amp;quot;
Il faut une élaboration sociologique &amp;quot; pour avoir une idée plus claire de ce
qui se joue. Contrairement à la doxa populaire, nous n'entrions pas dans un
déclin mais dans &amp;quot; un nouvel arrangement institutionnel républicain &amp;quot;. Nous
sommes dans un discours passionnel de dénonciation de disparition des
solidarités alors que celles-ci ne font que se renouveler. Même si Alain
Ehrenberg n'est pas totalement convaincant, il est intéressant de prendre
conscience que nous sommes dans une vision franco-française du malaise que
traverse notre société. Cette perception est d'ailleurs confirmée par tous les
étrangers qui découvrent avec étonnement et scepticisme ce que certains
pourraient qualifier de &amp;quot; jérémiades à la française &amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Pour JC Liaudet, le néolibéralisme conduit à une &amp;quot; impasse narcissique
&amp;quot;&lt;br /&gt;
Nous sommes dans une époque dite moderne. Celle-ci se caractérise par le fait
que le sujet a le pouvoir de devenir autonome. Autrefois, il était façonné par
la religion, puis un peu plus tard par l'Etat ; aujourd'hui, en
s'affranchissant de toute autorité (en particulier paternel), il se croit tout
puissant et prétend se fonder lui-même en se pensant libre de toute contrainte.
Mais l'Individu hypermoderne (Aubert, 2004) est loin d'être libre car son Idéal
du moi a en réalité totalement épousé (à son insu) les lois du marché. Il se
croit à l'origine de ses désirs alors qu'il est en réalité totalement manipulé
par les idéaux libéraux qui prônant un individualisme acharné conduit à une
indifférence de l'autre. L'Idéal du Moi, cette instance inconsciente &amp;quot; où
s'inscrivent la voix de l'identification aux parents aimés &amp;quot; est désormais sous
le joug de l'imaginaire néo-libérale. Il pense la réalisation de soi à travers
la satisfaction de tous ses besoins. La sublimation n'est plus nécessaire. Il
faut jouir de tout, tout de suite. Pour JC Liaudet cette perspective conduit à
une nouvelle forme d'aliénation : la névrose néo-libérale qui prétend proposer
aux individus d'atteindre le bonheur s'ils parviennent à satisfaire tous leur
désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéologie néo-libérale nous promet donc le bonheur si nous parvenons à tout
posséder. Alors pour avoir &amp;quot; Tout &amp;quot;, nous menons une quête acharnée qui ne
s'achève jamais, puisque le &amp;quot; Tout &amp;quot;, c'est l'impossible. Selon cette nouvelle
religion où le marché a remplacé les anciennes idoles, pour connaître la joie,
il ne faudrait donc renoncer à rien. L'idéologie néolibérale nous place dans
une quête de toute puissance que nous n'atteindrons jamais puisque la vie de
l'Homme est finie et limitée. Pour &amp;quot; avoir plus &amp;quot; et être le plus fort, nous
entrons alors dans une concurrence acharnée, sans nous rendre compte que cela
repose en partie sur &amp;quot; l'anéantissement d'autrui &amp;quot;. Dans cet univers, nos
relations ne sont plus guidés par le respect de l'Autre, mais par le désir
sauvage de l'enfant pré-oedipien. Cela se vérifie aisément dans la file
d'attente d'une cafétéria...A cette défaillance des idéaux se superpose
l'effondrement du Surmoi collectif. Freud dans Totem et Tabou a bien décrit la
fonction du Surmoi. Il permet pour une communauté de se donner une Loi. Or la
Loi, c'est ce qui protège de la violence primitive et permet la
sublimation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais quand un travailleur occidental &amp;quot; se trouve en concurrence avec un ouvrier
chinois et qu'aucune loi ne vient réguler ce face à face &amp;quot;, on peut parler, au
niveau collectif, d'un déficit du Surmoi. Quand un trader sous l'incitation de
sa hiérarchie, une entreprise (Enron) ou un pays (La Grèce) avec la complicité
des institutions de certification en viennent, à falsifier leurs comptes pour
cacher leurs pertes provenant de pratiques spéculatives, les référents
imaginaires et symboliques qui structuraient les relations entre les membres
d'une société se disloquent. L'Homme, dont les pulsions archaïques ne sont plus
contenues devient &amp;quot; un loup pour l'Homme &amp;quot; (Hobbes). Dans cette situation,
l'individu régresse à un stade pré-oedipien où règne &amp;quot; une Mère toute puissante
&amp;quot; qui renvoie à l'univers oral de la consommation quand ce n'est pas dans la
rivalité oedipienne  où chacun devient un concurrent qu'il faut dépasser,
voire supprimer pour exister (qui témoignerait d'une fixation au stade sadique
anal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transposer dans le domaine de l'économie politique, &amp;quot; le refus des lois déclare
JC Liaudet s'appelle déréglementation &amp;quot; et &amp;quot; mondialisation &amp;quot;. C'est ce modèle
néolibérale exalté par le FMI depuis 25 ans que nous avons intériorisé dans nos
consciences qui fait qu'Avoir c'est Etre. Et comme nous ne pouvons pas tout
posséder et que nous sommes incapables de l'accepter, l'insatisfaction
permanente devient notre lot. Dans ce modèle, se réaliser c'est posséder,
consommer autrui pour ne pas ressentir le Manque. . Cela devrait nous conduire
au bonheur mais cela nous emmène au vide, à l'absence de sens car la jouissance
de l'Avoir ne peut remplacer la joie d''Etre. Pour JC Liaudet, il est possible
de se dégager de cette aliénation en prenant conscience de la manière dont nous
nous &amp;quot; identifions au surmoi collectif (inconscient) de la névrose libérale &amp;quot;,
que nous avons intériorisé en nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Gregory Bateson, les sociétés modernes produisent des injonctions
paradoxales qui peuvent rendre fou&lt;br /&gt;
Nous associons deux auteurs qui furent presque contemporains mais qui ne sont
guère fréquentés. Pourtant leur conception de la souffrance humaine est très
complémentaire. L'anthropologue Gregory Bateson est l'auteur du concept de &amp;quot;
doubles contraintes &amp;quot;, traduit souvent par le terme &amp;quot; d'injonctions paradoxales
&amp;quot;. Ces travaux ont surtout été repris par Paul Watzlavick dans le cadre d'une
nouvelle approche thérapeutique &amp;quot; la thérapie systémique &amp;quot;. Gregory Bateson
avec sa femme Margaret Mead ont passé de longues années à observer la vie des
tribus indigènes notamment en Nouvelle Guinée et à Bali. Ces études les ont
amenés à analyser les effets de la culture sur le développement du caractère
individuel. Cette analyse interactionnelle des comportements humains leur a
permis de fonder une nouvelle grille de lecture de l’équilibre social des
communautés. Ils ont notamment mis en évidence que les relations entre les
membres d'un même groupe se caractérisent parfois par des interactions
paradoxales que Watzlawick a appelé plus tard des &amp;quot; injonctions paradoxales &amp;quot;.
Les injonctions paradoxales se caractérisent par l'énoncé de contraintes
contradictoires qui peuvent placé le sujet dans l'impossible. Placé entre deux
obligations qui se contrarie, le sujet se trouve alors en inhibition d'action
(H. Laborit). Gregory Bateson l'exprime ainsi : &amp;quot; vous êtes damné si vous le
faites, et vous êtes damné si vous ne le faites pas &amp;quot;. Une retranscription
proposé est : Si tu ne fais pas A, tu ne (survivras pas, ne seras pas en
sécurité, n'auras pas de plaisir, etc.) Mais si tu fais A, tu ne (survivras
pas, ne seras pas en sécurité, n'auras pas de plaisir, etc.) &amp;quot;. Le site
Bibliothèque Psy fondé par Bernard Robinet donne aussi une excellent définition
de cette situation paradoxale : &amp;quot; On nomme double contrainte (double-bind) une
paire d’injonctions paradoxales consistant en une paire d’ordres explicites ou
implicites intimés à quelqu’un qui ne peut en satisfaire un sans violer
l’autre. To bind (bound) signifie &amp;quot; coller &amp;quot;, &amp;quot; accrocher &amp;quot; à deux ordres
impossibles à exécuter avec un troisième ordre qui interdit la désobéissance et
tout commentaire sur l’absurdité de cette situation d’ordre et de contre-ordre
dans l’unité de temps et de lieu. Sans cette troisième contrainte, ce ne serait
qu’un simple dilemme, avec une indécidabilité plus-ou-moins grande suivant
l’intensité des attracteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La double contrainte existe seulement dans une relation d’autorité qui ordonne
un choix impossible et qui interdit tout commentaire sur l’absurdité de la
situation. Dans une situation d’indécidabilité, le dilemme est une nécessité de
choisir (Comme dans le Cid de Corneille où les aléas de la vie place le héros
face à un choix difficile), tandis que l’injonction paradoxale est une
obligation (un ordre) de choisir &amp;quot;. Cette pathologie de la communication &amp;quot;
sournoise &amp;quot; n'est pas réservée à des tribus lointaines ou des individus en
souffrance, elle concerne la société toute entière quand on tente de nous
contraindre à penser :&lt;br /&gt;
- &amp;quot; qu'il faut travailler plus longtemps alors que le taux d'emplois des
seniors est un des plus faibles d'Europe&amp;quot;&lt;br /&gt;
- &amp;quot; qu'il est préférable d'acheter &amp;quot; moins cher &amp;quot; des produits importés dans
des pays à bas coût de main d'oeuvre alors que simultanément ce choix contribue
à détruire nos emplois indsutriels. &amp;quot;&lt;br /&gt;
- &amp;quot; que les capitaux peuvent circuler librement sur la planète entière alors
que les contrôles sur les personnes ne font qu'augmenter. &amp;quot;&lt;br /&gt;
- &amp;quot; qu'il faut faire preuve d'éthique alors que de nombreux investisseurs
institutionnels et privés tirent la majorité de leurs profits de spéculations
effrénées. &amp;quot; A la lumière des théories de Gregory Bateson, on comprend que
cette inflation de paradoxes ne peut être sans conséquences sur le psychisme
des individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.4tempsdumanagement.com/1-26-Comment-lutter-contre-la-morosite-au-quotidien_a4301.html?TOKEN_RETURN&quot;&gt;
http://www.4tempsdumanagement.com/1-26-Comment-lutter-contre-la-morosite-au-quotidien_a4301.html?TOKEN_RETURN&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/07/05/Comment-lutter-contre-la-morosit%C3%A9-au-quotidien#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/07/05/Comment-lutter-contre-la-morosit%C3%A9-au-quotidien#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/531472</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Conduire des entretiens d'écoute managériaux</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/03/19/Conduire-des-entretiens-d-%C3%A9coute-manag%C3%A9riaux</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4732721f21c17bf8b295045e1148e60e</guid>
    <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>Toutes les entreprises cherchent à construire de la performance. Performance
technique, performance de gestion, performance commerciale, performance
d’exploitation, performance financière, performance sociale    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pourquoi conduire des entretiens d’écoute
avec ses collaborateurs ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La ressource commune à toutes ses performances est la ressource
Humaine. L’humain n’est ni un process, ni une convention juridique, ni un
tableau Excel, ni même une variable d’ajustement mais une personne dont la
dominante principale est l’émotion. Emotion qui peut se manifester dans
l’univers professionnel sous toutes ses formes : Joie, plaisir,
implication, motivation à agir, solidarité, esprit d’équipe, engagement,
volontarisme, envie de bien faire…. Mais aussi : peur, colère,
désimplication, absentéisme, présentéisme, jalousie, démotivation etc. Le
management qu’un salarié reçoit va directement impacter sur l’expression de ses
émotions. Le management juste et avec de la reconnaissance favorise les
émotions positives. L’absence ou une faible reconnaissance positive favorise
l’expression des émotions négatives. Reconnaitre ce n’est pas seulement
complimenter et féliciter, c’est s’intéresser sincèrement, réellement,
activement à l’autre. Tout ce que l’on de donne pas en reconnaissance ou en
portant quotidiennement intérêt à l’autre en croyant gagner du temps, on le
donnera en faisant face à de l’absentéisme, du turnover, et en résolvant une
multitude de micros-dysfonctionnements opérationnels et
comportementaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En règle générale, à quelques exceptions près, l’individu est
prêt à donner le meilleur de lui-même dès lors qu’il est reconnu. Reconnu en
tant qu’individu, reconnu dans son identité, dans sa personne, dans son
travail. Il appartient au management de veiller à ce que cette reconnaissance
soit exercée. Et l’exemple en toutes circonstances doit venir du haut. Le
cadre, manager d’équipe, tous ceux qui ont pour mission de manager ont,
entre-autres, pour mission de veiller à ce que cette reconnaissance soit
appliquée par leurs collaborateurs directs mais ils doivent aussi veiller à
appliquer et à pratiquer cette reconnaissance envers l’ensemble de leur
collaborateurs. Les entretiens d’écoute managériaux visent à mettre en œuvre
cette reconnaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pourquoi pratiquer de la
reconnaissance ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La reconnaissance est un besoin vital pour l’être Humain (cf
Pyramide de MASLOW). Elle est vitale au même titre que les besoins
physiologiques (boire, manger, dormir, se protéger…) La reconnaissance est
aussi importante que les besoins de sécurité (Assurance, salaire, emploi,
protection sociale…) Elle est aussi importante que le besoin d’appartenance
(Famille- amis, groupe, entreprise, équipe, réseaux sociaux…) et elle est
nécessaire pour que l’individu accède à la réalisation de soi. Les besoins sont
toutefois différents selon les individus. De même que certains sont de gros
mangeurs (Excès de besoins physiologiques) ou obnubilés par leur sécurité,
accros aux réseaux virtuels de toute sortes (Internet ou besoin d’appartenir à
plusieurs groupes) certains peuvent être, plus que d’autres, demandeurs de
reconnaissance. L’entretien d’écoute permet, entre-autres, de répondre à cette
demande de reconnaissance. L’individu ne vient pas seulement travailler pour
percevoir un salaire. Ce salaire est destiné à répondre à ses besoins primaires
(Physiologiques et sécuritaires) Il vient aussi pour assouvir se réaliser,
s’accomplir, être reconnu. Le travail est un lieu de construction sociale et de
l’identité. L’individu donnera le meilleur de lui-même dès lors qu’il sera
reconnu. Sans reconnaissance, pas de performance, pas d’envie, service
minimum !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’entretien d’écoute doit-il être
formel ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Oui, il vient en complément de tous les autres actes de
reconnaissance qui doivent être pratiqués au quotidien par le
« Manager »…Les autres actes au quotidien vont de la première prise
de contact de la journée « Bonjour » avec le sourire, lien de
communication, de relation et de reconnaissance de l’autre » La formule
« Comment ça va ? » est une formule de politesse et de
reconnaissance, on s’enquiert de l’autre, on humanise la relation et les
rapports professionnels, on lui montre qu’on lui porte de l’intérêt. Porter
attention sur un détail vestimentaire, de coiffure, d’accessoire sont également
des manières de pratiquer de la reconnaissance au travail. Pratiquer de la
reconnaissance au quotidien commence simplement par le « Bonjour, comment
ça va ? » et les 180 ou 240 secondes, 3 ou 4 minutes que l’on va
passer avec l’autre en, s’intéressant à lui, de manière gratuite renforceront
son autonomie, sa disponibilité et sa performance. Viendront ensuite, tout le
long de la journée, pendant les 1 728 000 secondes de la journée ou
480 minutes ou 8 heures, le temps de l’exigence, des objectifs, des remarques
et des constats d’amélioration. L’entretien d’écoute est un entretien durant
lequel le « Manager» va se mettre à disposition de son collaborateur pour
l’écouter, écouter ses remarques, ses envies, ses doutes, ses interrogations.
Ce n’est pas un entretien de confrontation. Celui qui conduit l’entretien doit
veiller à ne pas se justifier, ne pas s’excuser, ne pas prendre d’engagements
qu’il ne pourrait tenir, ne pas remettre en question ce que dit l’autre (Dans
la mesure du respect mutuel, bien entendu)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le temps de parole sera donc essentiellement utilisé par le
collaborateur. Sa durée comprise entre 15 et 30 minutes. Il durera parfois
moins longtemps. Si le Manager identifie de réels problèmes exprimés par le
collaborateur, il conviendra de refixer un autre RV pour résoudre les
difficultés rencontrées. Un écart de 10 à 12 semaines entre 2 rencontres est
une bonne pratique. Pratiquer des entretiens d’écoute formels et réguliers avec
tous ses collaborateurs c’est :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Contribuer à la réduction
de l’absentéisme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Donner du sens à l’action
quotidienne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Construire de la
performance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Réduire les anomalies
sociales potentielles&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Augmenter l’image de
marque de l’entreprise&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Accroitre la cooptation et
faciliter les recrutements&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Augmenter le niveau de
motivation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Accroitre le niveau
d’implication&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Favoriser un
« Bon » climat social&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Réduire le Turn
Over&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;·         Favoriser l’épanouissement
personnel, source de progrès et de performance économique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quelles sont les questions qui peuvent être
posées ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;D’une manière générale les questions à poser devront être
imaginées et crées par le « Manager» Ce sont ces mots, ses phrases qui
doivent être privilégiés. L’entretien doit se dérouler assis face à face (sans
notion hiérarchique de siège : pas dans son bureau) Pour le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;
entretien, il est nécessaire d’en donner la raison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ex : Nous avons décidé de conduire régulièrement, 5 à 6
fois par an et avec l’ensemble des collaborateurs, des entretiens d’écoute. Ces
entretiens sont destinés à recevoir vos remarque, à vous permettre d’exprimer
vos éventuelles insatisfactions, à recueillir les axes d’amélioration qui ont
pu vous venir à l’esprit et à avoir une relation professionnelle en toute
transparence axé sur la satisfaction de tous. Nous sommes convaincus que c’est
la somme des satisfactions individuelles qui fait la satisfaction collective et
que c’est la satisfaction collective qui crée du progrès social et
économique.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Encore une fois il faut adapter cette phrase à sa propre
personnalité, mais il faut expliquer la raison de ses entretiens, avec ses
mots. L’essentiel est que le collaborateur comprenne que ces entretiens lui
sont dédiés, sont pour lui un moment d’expression privilégiée et qu’il peut
lors de ces entretiens tout exprimer. Il faudra, avec certains plusieurs
entretiens pour qu’ils se dévoilent et acceptent « le jeu ». Le
« Manager » doit faire preuve d’une réelle patience et d’un réel
intérêt à l’autre. En aucun cas cet entretien devra servir au manager à
exprimer des insatisfactions ou révéler des dysfonctionnement, aussi bien
opérationnels que comportementaux. Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Il devra
donc veiller à mettre à l’aise son collaborateur par des sourires et lui porter
une réelle attention.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; étape est donc la présentation de l’entretien
et ses raisons &lt;strong&gt;NB &lt;/strong&gt;: il faut adapter ses questions à sa
personnalité et à son interlocuteur. Plus on connait l’autre, plus les
questions seront simples, et bien connaitre l’autre c’est passer quelques
dizaines de secondes régulièrement à son contact à s’enquérir de lui
« Comment se sont passées tes vacances ? Es tu content de ta nouvelle
voiture ? …) (Connaitre ses gouts, ses loisirs, ce qu’il fait en dehors de
son business, voir tout simplement « Comment ça va ? En marquant un
temps pour l’écouter répondre en le regardant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’entretien peut soit tourner autour du travail mais aussi
autour d’autres centres d’intérêt de l’autre (Sport, loisirs, vacances,
famille…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Plus on
connait l’autre au travers de micros discussions au quotidien, en s’intéressant
à lui, plus ces entretiens seront riches. Avant toute chose, avant de commencer
ses entretiens dont le déroulement peut être complexe, il faut découvrir
l’autre au quotidien : « Bonjour, comment ça va ? »
« Tu as l’air fatigué » ou » tu as l’air en pleine forme »
« J’aime bien ta nouvelle coiffure », « J’aime bien ta montre,
tes chaussures etc., » « Alors ces vacances ? » « Tu
pars pendant tes vacances ? » Si le collaborateur pratique un sport,
un loisir connu de tous, l’interroger sur le sujet, s’il y a eu une compétition
ou sur la pratique du sport « Tu fais toujours de….. ? Comment ça se
passe ? « Comment s’est passé ta
compétition ? ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Nous ne manquons pas de temps, nous n’utilisons pas celui dont
nous disposons de la bonne manière. 80% des efforts que nous fournissons
produisent 20% de nos résultats. 20% de nos efforts produisent donc 80% de nos
résultats. Pratiquer de la reconnaissance en s’intéressant à l’autre c’est
porter ses efforts sur les 20% qui génèrent les 80% de résultats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ces entretiens d’écoute entrent dans le cadre de la
reconnaissance autravail sujet de prédilection de Christophe Laval &lt;a href=&quot;http://www.livrebusiness.com/plaidoyer-pour-reconnaissance-travail-xml-206-633.html&quot;&gt;
&lt;span&gt;http://www.livrebusiness.com/plaidoyer-pour-reconnaissance-travail-xml-206-633.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;
à qui j’ai emprunté les informations ci-dessous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les 8 formes de reconnaissance au travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance formelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle découle
des normes, règles et valeurs qui soutiennent l’organisation du travail au sein
de l’entreprise. Elle doit être conçue comme un ensemble d’activités
structurées et planifiées. Exemples: Avantages sociaux collectifs (mutuelle,
tickets repas …), Accès à des programmes de formation, .programme d'aménagement
du temps de travail et d'horaire variable&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance informelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle s’inscrit
au quotidien. Elle est de nature spontanée et naturelle : Partager 
des connaissances entre collègues. Saluer nos collègues et dire merci pour le
travail accompli. Rencontre sociale spontanée (par exemple: un dîner au
restaurant, une pause collective...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance publique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle assure
une visibilité aux actions exceptionnelles. Elle transmet et diffuse des
pratiques de salariés que l’organisation estime intéressante, pertinentes et
innovatrices &lt;em&gt;(Cf. Innovation chez Air France)&lt;/em&gt; Tableau d’honneur pour
souligner les réussites. Cérémonie de reconnaissance des efforts investis dans
un projet. Affichage des réussites d'équipe sur l'intranet. Remerciements
publics pour les efforts déployés dans un projet spécifique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance privée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle s'adresse
essentiellement à un individu ou à un groupe d'employés lors d'une interaction
ciblée, dans un cadre restreint de relations. Elle comporte un caractère plus
personnalisé. Lettre personnalisée pour souligner la contribution d’un membre
de l’organisation à l’atteinte d’un objectif. Soutien  lors d’un événement
difficile. Carte d'anniversaire à un collègue. Envoi d'un courriel à un
employé pour le remercier de s'être dévoué pour une mission spéciale ou un
délégation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance monétaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle consiste
en une rétribution financière ou un avantage économique distribué pour
récompenser un rendement ou une performance spécifique, et souvent
exceptionnelle Primes de  surperformance, Journée de congé additionnelle
pour féliciter un membre de l’organisation de sa réalisation
professionnelle.  Prime de motivation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance non monétaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle se situe
dans le registre de l'intangible, du psychologique et du relationnel. Elle
représente une rétroaction positive ou constructive. Remerciements verbaux pour
la réalisation d'un projet.  Envoi d'un courriel pour souligner la
créativité d'une équipe de travail. Attribution de missions spécifiques à un
travailleur dévoué.  Inscription d'une note dans le journal de
l'entreprise visant à reconnaître les exploits d'une équipe de
travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance individuelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle est
destinée essentiellement à une personne en particulier. Lettre personnalisée de
félicitations à la suite de la réalisation d'une mission particulière.
Applaudissements pour souligner les efforts d'un collaborateur. Prise en
considération de la charge et de la difficulté du travail d'un individu dans
l'évaluation des résultats obtenus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance collective&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Elle est
adressée à des groupes de salariés plus ou moins nombreux. Affichage
des remerciements d'un client satisfait du service à la clientèle. Moment
(cérémonie ou pot) de reconnaissance pour le travail d'équipe. Consultation du
personnel avant la prise de décision. Organisation d'activités sociales pour
les employés après une période de travail intense&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les 8 critères de qualité des pratiques de
reconnaissance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sincérité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;:&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L'expression de la reconnaissance doit être authentique et empreinte de
franchise et d'honnêteté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réactivité :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;La reconnaissance doit être
manifestée après l'accomplissement du travail, l'obtention du résultat ou le
comportement et ce, dans les plus brefs délais. L'immédiateté devient le signe
d'une attention particulière, une marque de suivi et d'un intérêt vigilant, un
symbole d'existence, voire d'importance au sein de l'entreprise&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Proximité hiérarchique :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;La
reconnaissance doit être exprimée par le N+1. Cependant, il est important de
prendre en considération le fait qu'il existe des exceptions : la
reconnaissance provenant d'une personne occupant un poste hiérarchiquement
supérieur ou d'un collègue peut constituer une source de fierté et de
valorisation pour certains employés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Variabilité :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il faut varier les
expressions de reconnaissance. Celle-ci doit être exprimée par l'intermédiaire
d'un éventail de moyens diversifiés. Les actions nécessitent d'être
réinventées  en fonction de la personnalité et des attentes des employés
qui varient selon les circonstances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Personnalisation :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il faut varier les
expressions de reconnaissance. Celle-ci doit être exprimée par l'intermédiaire
d'un éventail de moyens diversifiés. Les actions nécessitent d'être
réinventées  en fonction de la personnalité et des attentes des employés
qui varient selon les circonstances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Légitimité :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les sources de
reconnaissance doivent être significatives et crédibles pour la personne qui en
reçoit le témoignage. En fait, la reconnaissance paraîtra plus légitime si elle
est exprimée par une personne qui connaît bien le métier, les défis et les
exigences rencontrés par la pratique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Spécificité :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;La reconnaissance doit
être formulée de façon précise afin que la personne à qui s'adresse le
témoignage soit apte à comprendre la gratitude exprimée. Le message doit
clairement refléter  la réalisation, l'effort, le trait de personnalité,
l'attitude, ou tout autre élément qui fait l'objet du témoignage et de la
considération professionnelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Cohérence :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les pratiques de
reconnaissance doivent être en lien avec les objectifs et les priorités de
l'organisation. Dans le même ordre d'idées, les discours des membres de
l'organisation doivent correspondre à leurs gestes et aux mesures
qu'ils adoptent. Les discours et les actions doivent véhiculer le même
message.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; font-weight: bold;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les effets positifs de la reconnaissance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Effets
sur les personnes:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -17.85pt; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;•    Construction identitaire, Estime de
soi,  Santé mentale au travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Effets
sur l’organisation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -17.85pt; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;•    Mobilisation du personnel, Bon climat de
travail et amélioration des relations interpersonnelles, Valeur ajoutée en
matière de productivité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; font-weight: bold;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les effets pervers de la non reconnaissance au
travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;•    Démotivation au travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;•    Manque d’investissement de la part des
salariés, Perte de qualité, Laisser-aller de la part des salariés, Préjugés
négatifs de la part des collaborateurs concernant les actions
organisationnelles et rumeurs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/03/19/Conduire-des-entretiens-d-%C3%A9coute-manag%C3%A9riaux#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/03/19/Conduire-des-entretiens-d-%C3%A9coute-manag%C3%A9riaux#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/500918</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les Poles du management se créent à Lyon</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/Les-Poles-du-management-se-cr%C3%A9ent-%C3%A0-Lyon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd06102e598f3169f0fe1da319a83cf6</guid>
    <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 08:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les Pôles du Management sont des cercles de réflexion sur les nouveaux
enjeux managériaux. Leur objectif est de réunir les meilleures compétences pour
réfléchir sur des thématiques très opérationnelles de management (par exemple :
le management participatif, la gestion du conflit au sein de ses équipes, la
conduite de projet).&lt;/p&gt;    En confrontant les expériences personnelles, en analysant des situations
concrètes, les Pôles rapidement devenus, là où ils sont présents, un lieu
unique d'échange sur les pratiques professionnelles ou sectorielles et ont pour
seul crédo celui de l'entreprise.&lt;br /&gt;
Ces groupes informels s'adressent exclusivement aux chefs d’entreprises et aux
cadres de direction : experts ou acteurs de la vie économique et sociale,
cadres supérieurs de l'industrie, des services ou de la distribution, hauts
fonctionnaires, journalistes, consultants ou chercheurs.&lt;br /&gt;
Les Pôles du Management sont déjà établis à Nancy et Metz et très prochainement
à Strasbourg. Le Pôle de Nancy (le Pôle Sud Lorrain créé il y a 18 mois) est
composé de plus de 140 dirigeants et cadres supérieurs basés en Meurthe et
Moselle et dans les Vosges. Celui de Metz (Pôle Haut Lorrain lancé il y a 6
mois) est composé de 90 chefs d’entreprises de la Meuse, de la Moselle et du
Luxembourg.&lt;br /&gt;
Jean-François ROCHE, fondateur des Pôles du Management et responsable des Pôles
Lorrains, m’a confié la responsabilité de créer, développer et d’animer le Pôle
Lyon Rhône (PLR). Je compte m’atteler, avec son aide et celle des autres
animateurs régionaux, à cette tâche pour déployer rapidement ce concept à Lyon.
Si vous souhaitez être informé(e) de l’évolution de la constitution du PLR,
n’hésitez pas rentrer en contact avec moi.&lt;br /&gt;
Jean-Louis Renault&lt;br /&gt;
Responsable du Pôle Lyon Rhône (PLR)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/jeanlouisrenault@gmail.com&quot;&gt;jeanlouisrenault@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des membres par secteur de l'économie (Nancy – Metz)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BTP : 4%&lt;br /&gt;
Commerce : 6%&lt;br /&gt;
Industrie : 26%&lt;br /&gt;
Services : 48%&lt;br /&gt;
Services publics : 16%&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des membres par genre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hommes : 70%&lt;br /&gt;
Femmes : 30%</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/Les-Poles-du-management-se-cr%C3%A9ent-%C3%A0-Lyon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/Les-Poles-du-management-se-cr%C3%A9ent-%C3%A0-Lyon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/489733</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Bien-être et efficacité au travail – 10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8a5ab0a72fc3b7d7581f2ead0e211959</guid>
    <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 21:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Présenté par&lt;/span&gt; 
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Henri
LACHMANN&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Président du conseil surveillance
de Schneider Electric;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Christian
LAROSE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vice-président du Conseil économique,
social ;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Muriel PENICAUD&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Directrice générale des de ressources humaines et
environnemental de Danone&lt;/span&gt; et&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;em&gt;a&lt;/em&gt;vec le
support de &lt;strong&gt;Marguerite MOLEUX&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; membre de l’Inspection
générale des affaires sociales. Février 2010&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;Avant propos&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le 5 novembre
2009, le Premier ministre nous a demandé de lui proposer des mesures pour
améliorer les conditions de santé psychologique au travail. Le présent rapport
est le fruit de nos travaux, qui se sont déroulés du 15 novembre 2009 au 15
février 2010. Il ne s’agit pas d’un rapport d’experts mais de «praticiens » :
notre ambition était de mettre notre connaissance pratique du monde des
salariés et de l’entreprise au service de ce sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les dix
propositions qui suivent, centrées sur l’entreprise privée, sont le reflet de
nos expériences respectives, des nombreuses auditions que nous avons menées,
mais aussi d’une conviction commune, celle que le sujet de la santé au travail
réconcilie le social et l’économique. Investir dans la santé au travail est
d’abord une obligation sur le plan humain : de plus, ce n’est pas une charge,
c’est un atout pour la performance. Parce que social, santé, organisation et
management sont indissociables, nous n’avons pas souhaité entrer dans le sujet
sous l’angle du seul traitement de la souffrance : pour nous, l’amélioration de
la santé psychologique au travail ne doit pas se limiter à la gestion du stress
professionnel. Le vrai enjeu est le bien-être des salariés et leur valorisation
comme principale ressource de l’entreprise. En France, la fierté du travail
bien fait occupe une place importante. Le métier n’est pas qu’une source de
rémunération : il est partie prenante de l’épanouissement personnel, de
l’intégration et du lien social. Ce lien essentiel avec le travail place
l’entreprise au cœur des solutions. « &lt;em&gt;Un état de stress survient lorsqu’il
y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui
impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources
pour y faire face&lt;/em&gt; ». Si le stress au travail n’est pas un phénomène
nouveau, le terme de risques psychosociaux (stress, incivilités, harcèlement)
n’est passé que progressivement dans le vocabulaire courant : ses
manifestations, ses conséquences, et sa visibilité se sont parallèlement
accrues. Deux chiffres parmi d’autres mettent en évidence cet état de fait : au
niveau européen, près d’un tiers des travailleurs estime que sa santé est
affectée par le stress ressenti sur le lieu de travail. En France, les
consultations pour risque psychosocial sont devenues en 2007 la première cause
de consultation pour pathologie professionnelle. Les grandes « familles » de
facteurs de stress ont fait l’objet de nombreux travaux d’experts. Dans notre
perspective de praticiens, nous retenons en particulier : -&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;la fréquence
accrue des réorganisations, restructurations et changements de périmètre des
entreprises, qui impactent tout ou partie de l’organisation et modifient
parfois brutalement les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur
activité ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;la peur du
chômage et l’incertitude sur l’avenir, qui génèrent chez les salariés un
sentiment d’insécurité et les rendent plus démunis face aux difficultés
rencontrées sur le lieu de travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’accélération et l’augmentation des exigences des clients dans une économie
fortement tertiarisée depuis trente ans, marquée par de nouveaux modes de
services (&lt;em&gt;call centers&lt;/em&gt;, guichets, caissières…)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’utilisation
parfois à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les
relations humaines : elle fragilise la frontière entre vie privée et vie
professionnelle, dépersonnalise la relation de travail au profit d’échanges
virtuels et accélère le rapport au temps de travail – introduisant une
confusion entre ce qui est urgent et ce qui est important. En une génération,
on est passé d’un collectif de travail physiquement réuni à une communauté
d’individus connectés mais isolés et éloignés les uns des autres&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;le
développement de nouvelles formes de taylorisme dans le domaine tertiaire.
Caractérisées par la standardisation et la parcellisation des tâches et des
relations, elles peuvent faire perdre le sens du travail. Lorsque les méthodes
de management incitent simultanément à la prise d’initiative, les salariés se
trouvent en situation d’injonction paradoxale. Les &lt;em&gt;process&lt;/em&gt; doivent
rester un moyen : ils ne règlent pas les enjeux humains, qui se jouent dans la
proximité du management&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’intériorisation par le management de la financiarisation accrue de
l’économie. Elle fait de la performance financière la seule échelle de valeur
dans les comportements managériaux et dans la mesure de la performance, sans
prise en compte suffisante de la performance sociale ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;la
mondialisation, conjuguée avec une centralisation des organisations, qui
éloigne les salariés des centres de décision, décrédibilise le management de
proximité et crée un sentiment d’impuissance collective et individuelle
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;le
développement des organisations matricielles et du &lt;em&gt;reporting&lt;/em&gt;
permanent, ainsi que certains comportements managériaux, qui contribuent au
sentiment de perte d’autonomie, d’efficacité et d’utilité des équipes
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;les
difficultés dans les relations de travail, au sein d’une équipe ou avec le
supérieur hiérarchique, notamment lorsque l’isolement réduit les occasions
d’échange ou d’écoute ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;les
contraintes de transport, notamment dans les grandes agglomérations ou dans les
zones géographiques mal desservies, qui créent de nouvelles tensions, surtout
lorsqu’elles se cumulent avec des questions d’organisation personnelle qui
pèsent particulièrement sur les femmes (modes de garde des enfants etc.)
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’augmentation des attentes en matière de lien social vis-à-vis des
entreprises, avec la diminution des autres formes de lien social (famille,
école, cité, églises…), qui devient critique lorsque difficultés personnelles
et professionnelles se cumulent.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans ce
contexte, il nous paraît indispensable de repenser des modes de management,
d’organisation et de vie sociale dans l’entreprise qui permettent de créer un
nouvel équilibre, intégrant la performance tant sociale qu’économique. Si
l’entreprise ne fait pas toujours partie du problème, elle fait toujours partie
des solutions. Se dit de la situation où l’individu est confronté à deux
contraintes qui s’opposent et dont chacune empêche la réalisation de l’autre
(exemple : respecter un mode de travail normé et faire preuve
d’initiative).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Parce qu’ils
sont la manifestation d’une question plus large, celle de la place dans
l’entreprise des hommes qui la composent, nous sommes convaincus que les sujets
de santé psychologique au travail doivent être portés au plus haut niveau : le
conseil d’administration et la direction générale doivent s’y intéresser. C’est
la seule solution pour que toute l’entreprise intègre ces enjeux dans sa
culture de travail et leur donne une traduction concrète à travers le
management de proximité. Si les hommes constituent la ressource stratégique
majeure, il faut que les dirigeants s’en préoccupent au même titre que les
enjeux économiques&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ce
sont les salariés qui font la performance de l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais le
management ne constitue pas le seul acteur. L’implication des partenaires
sociaux doit être renforcée, à travers les instances représentatives. C’est à
cette condition que se diffuseront la sensibilisation, la connaissance et les
compétences pour traiter d’un sujet qui concerne tous les secteurs, tous les
métiers et toutes les relations de travail. Le dialogue sur ces questions,
selon des modalités liées aux spécificités françaises des institutions
représentatives du personnel, est une garantie indispensable de la qualité de
leur prise en charge : il commence par la réalisation d’un diagnostic
objectivé, partagé par l’ensemble des acteurs, et ciblé. De très gros progrès
restent à faire en la matière, y compris sous des formes nouvelles et adaptées
aux plus petites entreprises. Des expériences innovantes peuvent guider les
solutions. Une condition complémentaire est le développement et l’utilisation
des compétences des services pluridisciplinaires de santé au travail, pour
qu’ils tiennent toute leur place en matière de prévention et d’accompagnement.
Dans la mesure où un projet de réforme est en cours dans ce domaine, nous
n’avons pas souhaité aborder spécifiquement la question des services de santé
au travail, qui n’en reste pas moins un élément essentiel de prévention et de
prise en charge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les nombreuses
auditions d’experts français et étrangers, d’entreprises, d’organisations
d’employeurs et de salariés nous ont permis de nourrir notre réflexion : qu’ils
en soient sincèrement remerciés ici. Les dix propositions que nous formulons
s’adressent aux pouvoirs publics, aux partenaires sociaux et surtout aux
entreprises. Certaines sont des recommandations de bonnes pratiques, d’autres
explorent des modifications normatives de la politique de santé au travail.
Elles sont présentées dans les pages qui suivent. Nous avons centré nos travaux
sur le secteur privé : en revanche, nous recommandons vivement qu’un travail
similaire de diagnostic et de propositions soit effectué pour le secteur
public, qui est lui aussi confronté à des enjeux majeurs de développement du
bien-être au travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Liste
des propositions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1.
L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est
indispensable.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’évaluation de la performance
doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2. La
santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise
pas.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les managers de proximité sont les premiers
acteurs de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3.
Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Restaurer des espaces de discussion et d’autonomie dans le
travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4.
Impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de
santé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le dialogue social, dans l’entreprise et
en dehors, est une priorité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5. La
mesure induit les comportements.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mesurer les
conditions de santé et sécurité au travail est une condition du développement
du bien-être en entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6.
Préparer et former les managers au rôle de manager.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Affirmer et concrétiser la responsabilité du manager vis-à-vis
des équipes et des hommes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;7. Ne
pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Valoriser la performance collective pour rendre les
organisations de travail plus motivantes et plus efficientes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;8.
Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Tout projet de réorganisation ou de restructuration doit mesurer
l’impact et la faisabilité humaine du changement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;9. La
santé au travail ne se limite pas aux frontières de
l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’entreprise a un impact humain
sur son environnement, en particulier sur ses fournisseurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;10. Ne
pas laisser le salarié seul face à ses problèmes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. Accompagner les salariés en difficulté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Propositions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La santé n’est
pas l’absence de stress ou de maladie : c’est « &lt;em&gt;un état de complet bienêtre
physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de
maladie ou d'infirmité&lt;/em&gt; », selon la définition donnée par l’organisation
mondiale de la santé. Si santé égale bien-être, alors les entreprises ne
peuvent limiter leur action aux risques psychosociaux. Celle-ci demeure
indispensable : mais elle n’est qu’un élément d’un enjeu plus large, la
valorisation du bien-être des salariés dans l’entreprise. Il s’agit pour les
entreprises d’une démarche à la fois sociale et économique : car la santé des
salariés est une source incontestable d’efficacité dans le travail, et donc de
performance individuelle et collective. Travail et santé entretiennent même une
double relation : d’une part, la santé est la condition d’un travail de
qualité. D’autre part, le travail, effectué dans des conditions adéquates, est
facteur de santé et de réalisation personnelle. Les dix propositions qui
suivent déclinent dans les différents aspects de la vie en entreprise l’idée
selon laquelle la valeur d’une structure est celle des hommes qui la composent.
Elles constituent un matériau que chaque métier, chaque secteur et chaque
entreprise pourra s’approprier et mettre en oeuvre en fonction de ses enjeux et
en tenant compte de sa culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1.
L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est
indispensable : l’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain,
et donc la santé des salariés.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les hommes
constituent la principale ressource stratégique de l’entreprise. La
responsabilité des dirigeants sur ce sujet est primordiale : d’abord pour
définir et mettre en œuvre une véritable politique de santé, en repensant
notamment les modes de management, d’organisation et de vie au travail ;
ensuite pour impliquer l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Deux conditions
sont essentielles pour y parvenir : un débat régulier et direct, au sein de la
direction générale, sur les sujets de santé au travail, et la prise en compte
des résultats en matière de santé dans l’évaluation de la performance sociale.
L’objectif est de responsabiliser davantage l’ensemble de la direction de
l’entreprise sur les sujets humains. Pour garantir l’effectivité de cette
démarche, nous encourageons les entreprises à :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sensibiliser et impliquer le conseil
d’administration&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;, soit en rendant compte
annuellement de la responsabilité sociale de l’entreprise – incluant la santé
des salariés –, soit par la création d’un comité de responsabilité sociale
examinant aussi les questions de santé et de sécurité au travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Compléter les critères d’attribution de la rémunération variable aux
managers dirigeants&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: la performance économique
ne peut être le seul critère d’attribution de la rémunération
variable&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; La performance sociale doit aussi être prise en compte,
incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de
travail par exemple le &lt;em&gt;turn over&lt;/em&gt;, les accidents du travail, la
satisfaction des salariés, la promotion interne ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Affirmer une culture d’entreprise soucieuse de la santé des
salariés&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: aménager des espaces de travail
ergonomiques, afficher clairement les règles de vie et d’usage (via des chartes
des relations de travail et d’usage des NTIC, par exemple) permet aux salariés
de mieux s’approprier les valeurs de l’entreprise. L’espace de travail est un
facteur incontestable de bien–être au travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Valoriser le rôle du collectif dans l’évaluation de la
performance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: des indicateurs de performance
exclusivement individuels nuisent à l’efficacité collective du travail et au
lien social ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Définir le bon niveau et la bonne utilisation des procédures de
&lt;em&gt;reporting&lt;/em&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;pour éviter de
déresponsabiliser les managers et de réduire excessivement le temps consacré au
management des équipes.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 La
santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise
pas : les managers de proximité sont les premiers acteurs de
santé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La santé des
salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne peut pas s’externaliser.
Au quotidien, le manager de proximité, qui organise le collectif de travail et
prend les décisions au plus près des salariés, en est le premier garant. Il est
aussi un relais essentiel avec la hiérarchie de l’entreprise : c’est lui qui
fait remonter les difficultés rencontrées par les salariés et qui informe ces
derniers sur les orientations et projets de l’entreprise. Son rôle d’écoute est
fondamental : il est intéressant de noter que 64% des salariés souhaiteraient,
pour mieux être entendus, développer les occasions d’échange informel avec leur
supérieur hiérarchique immédiat. Or les managers de proximité se trouvent
confrontés à des difficultés nouvelles de positionnement : l’augmentation du
nombre de cadres « experts » au détriment des fonctions de management,
l’éloignement géographique entre les équipes, le poids croissant des procédures
dans les relations de travail, l’insuffisante association des managers de
proximité aux décisions ou encore le développement d’organisations matricielles
contribuent à déstabiliser ce maillon essentiel de l’organisation. Pour
réinvestir sur la proximité du management, les entreprises peuvent explorer
plusieurs pistes :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Atténuer le caractère excessivement matriciel de certaines
organisations&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: chaque salarié doit pouvoir
identifier clairement son supérieur hiérarchique, faute de quoi il ne sera pas
en mesure de dire quelle est sa place dans l’entreprise. Dans un organigramme
trop exclusivement matriciel, la relation de proximité entre le salarié et son
manager immédiat n’est plus garantie. Il ne s’agit pas de renoncer aux
organisations en mode projet, mais de maintenir au moins un lien hiérarchique
structurant pour le salarié ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réaffirmer les compétences de décision et pas seulement d’exécution du
manager de proximité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: le manager de proximité
ne doit pas être simplement une courroie de transmission. Il doit disposer de
marges d’adaptation et de décision pour optimiser l’efficacité et la cohésion
de son équipe.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3.
Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail : restaurer des
espaces de discussion et d’autonomie dans le travail.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La performance et l’innovation font appel à l’intelligence
collective des salariés : les occasions de leur redonner de l’initiative
doivent donc être favorisées. Tout salarié veut être efficace et utile, c’est
ce qui donne du sens et de la fierté à son travail. Il est souvent le mieux
placé pour identifier les dysfonctionnements et proposer des pistes
d’amélioration de l’efficacité. La pression de modes d’organisation
tayloristes, notamment dans ses nouvelles formes dans le secteur tertiaire (par
exemple les &lt;em&gt;call centers)&lt;/em&gt;, peut donner aux salariés le sentiment de ne
pas être maîtres de leur activité : le risque est de ne pas permettre
l’implication personnelle et la mobilisation des savoir-faire, qui sont
pourtant des leviers non seulement de bien-être mais aussi d’une bonne
efficacité. Les conditions sur le marché du travail introduisent une pression
supplémentaire, ne permettant pas aux salariés de changer d’activité ou
d’employeur comme ils le souhaitent. Aider aux transitions professionnelles est
un levier de limitation du stress. Les espaces de régulation et de discussion
sont donc indispensables, à plusieurs titres : pour que les salariés
s’approprient leurs pratiques professionnelles sur le plan technique et
éthique, pour donner sa place à la performance collective dans le travail, et
enfin pour prévenir les conflits au travail par des espaces de partage et de
dialogue sur les difficultés rencontrées. Les espaces de discussion sur le
travail permettent de décharger les problèmes au travail d’une partie de leur
dimension émotionnelle : le salarié n’est plus seul face à son problème. Si les
salariés constituent la ressource stratégique de l’entreprise, ils doivent
pouvoir s’exprimer et prendre des initiatives. Cela suppose de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Généraliser les espaces de discussion sur les pratiques
professionnelles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;, sous la forme de groupes de
travail sur le métier ou sur le modèle des anciens cercles de qualité, afin de
créer des lieux où développer un retour collectif sur le travail et sur la
qualité du métier ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Systématiser les marges d’autonomie dans l’organisation, y compris dans
l’application des &lt;em&gt;process&lt;/em&gt; (notamment les ERP7) et dans les métiers les
plus répétitifs et contraints&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: à titre
d’exemple, une répartition autonome des plages de travail au sein d’une équipe
permet d’adapter au mieux la présence de chacun et de ne pas rajouter un
facteur de stress par l’imposition d’horaires inadaptés aux contraintes
personnelles (déplacements, conciliation avec la vie familiale, modes de garde)
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Systématiser les possibilités de recours au supérieur hiérarchique de niveau
n+2&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;et à un responsable de ressources humaines
de proximité en cas de problème avec le supérieur hiérarchique immédiat
(dispositif sur le modèle « one over one »), afin d’agir contre le stress
généré par des relations interpersonnelles difficiles.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4.
Impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de santé
: le dialogue social, dans l’entreprise et en dehors, est une
priorité.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’employeur
est légalement responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés et a
une obligation de résultat en la matière. Néanmoins, l’ensemble des acteurs
doit être impliqués : la santé au travail est l’affaire de tous. Pourtant, près
d’un an après l’extension de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 2
juillet 2008 sur le stress professionnel, qui transpose l’accord cadre européen
du 8 octobre 2004, le dialogue social sur ce sujet demeure inégal : seule une
toute petite partie des branches professionnelles et des entreprises disposent
d’un accord spécifique sur la prévention des risques psychosociaux. Cet état de
fait illustre les difficultés qu’éprouvent encore les partenaires sociaux à se
saisir de problématiques qu’ils connaissent mal en comparaison des questions de
sécurité physique. Outre un manque de formation, la&lt;span&gt; &lt;/span&gt;
faiblesse du dialogue social résulte aussi de la réticence à s’engager sur un
sujet complexe mêlant organisation du travail et problématiques individuelles.
Les organisations patronales devraient notamment investir davantage ces
questions. Il est prioritaire de recréer de la régulation sociale sur les
sujets de santé au travail en relançant la négociation : &lt;strong&gt;Au niveau de
la branche, en négociant sur les facteurs de risques pour la santé
psychologique propres à chaque métier&lt;/strong&gt; et sur les bonnes pratiques
existant pour les prendre en charge, à une fréquence à déterminer ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les
entreprises de plus de 50 salariés devraient prévoir un bilan et un plan
d’action annuels&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;sur le sujet des risques
psychosociaux, qui permettrait de nourrir le programme de prévention. Ce bilan
devrait être effectué sur la base d’un diagnostic objectivé puis partagé ; -
les branches professionnelles pourraient par ailleurs être investies d’une
mission particulière de &lt;strong&gt;soutien à la prise en charge des risques
psychosociaux au sein des très petites entreprises (TPE),&lt;/strong&gt; en négociant
la mise en place de plans d’action, appuyés par des fiches pratiques incluant
des solutions « clef en main ». Des instances &lt;em&gt;ad hoc&lt;/em&gt; pourraient être
mises en place, comme l’ont fait les partenaires sociaux du secteur agricole à
travers la mise en place d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions
de travail (CHSCT) départemental inter entreprises. Au sein de l’entreprise,
les CHSCT demeurent trop en retrait sur ce sujet. Longtemps relégué au second
plan, le CHSCT a acquis au fil du temps et de la jurisprudence une importance
centrale, mais parfois trop formelle, dans l’appréciation des conditions de
travail. Pour qu’il puisse exercer pleinement ses missions, les dispositions du
Code du travail relatives au CHSCT pourraient être modifiées afin de : -
&lt;strong&gt;renforcer la formation de ses membres sur les sujets de santé
psychologique&lt;/strong&gt; : à sa prise de fonctions, chaque membre bénéficie d’une
formation de trois à cinq jours, renouvelée au bout de quatre ans. Cette
formation, trop courte, est insuffisamment axée sur les sujets de santé
psychologique. Elle devrait être renforcée, avec l’appui du réseau des
organismes de prévention, et articulée avec les programmes annuels de
prévention ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Donner une nouvelle légitimité au CHSCT&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;par
l’élection directe de ses membres et une présidence plus fréquente des réunions
à un niveau décisionnel dans l’entreprise. Le nom du CHSCT devrait également
être changé en comité de santé, de sécurité et des conditions de travail, en
accord avec ses compétences effectives ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Clarifier la répartition de ses compétences avec les autres institutions
représentatives du personnel&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: l’articulation
entre le comité d’entreprise et le CHSCT demeure insuffisante, alors même que
les sujets économiques et les conditions de travail sont fortement connectés.
Une redéfinition des modes d’articulation entre ses instances devrait être
recherchée (possibilité d’accord des membres des CHSCT pour effectuer une
expertise unique sur les sujets stratégiques). Dans certains cas, en fonction
des secteurs d’activité ou des effectifs, il pourrait être envisagé de
regrouper à moyens constants les compétences du comité d’entreprise et du CHSCT
dans une instance unique, sous réserve de l’accord des partenaires sociaux
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Adapter ses moyens aux enjeux de sa mission&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;:
chaque membre du CHSCT dispose d’un minimum de deux à vingt heures de
délégation par mois en fonction de la taille de l’entreprise et peut mutualiser
son crédit d’heures avec les autres membres du CHSCT (articles L. 4614-3 et
suivants du Code du travail). Outre une meilleure utilisation de ces moyens, le
seuil d’heures minimal pourrait être réévalué, et le nombre d’heures adapté en
fonction des programmes de prévention dans l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5. La
mesure induit les comportements : mesurer les conditions de santé et sécurité
au travail est une condition du développement du bien-être en
entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sans outils de mesure, il n’est pas
possible de modifier les comportements : mesurer les conditions de santé au
travail est le préalable à la définition d’une stratégie et à sa mise en œuvre.
De nombreux travaux d’experts sont venus documenter cette question et ont
permis d’établir un panorama détaillé des facteurs associés à une augmentation
du stress subi par les salariés. En revanche, les entreprises demeurent
confrontées à une offre complexe de services et de référentiels qu’elles
éprouvent parfois du mal à s’approprier. Avant toute démarche, deux questions
doivent se poser : d’abord, que cherche-t-on à connaître ? Ensuite, sur quoi
veut-on intervenir : en amont des risques psychosociaux, en prévention de la
dégradation des situations ou en réparation de situations dégradées ? Selon les
situations, les entreprises peuvent engager une ou plusieurs démarches :
l’important est de savoir clairement les distinguer, et de chercher à
intervenir le plus en amont possible. Il n’existe pas d’outil unique pour
établir un diagnostic : la démarche doit être adaptée le plus concrètement
possible aux problématiques propres à chaque entreprise. Les outils utilisés
doivent être suffisamment simples pour se traduire en plans d’action. Il faut
pour cela :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Élaborer un diagnostic objectivé et discuté par l’ensemble des parties
prenantes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;(management, partenaires sociaux,
services de santé au travail…), étape clef pour la conception et la réussite du
plan d’action ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Adapter la gamme d’outils disponible sur la base du constat
partagé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: l’adaptation des outils de mesure à la
situation de l’entreprise doit faire l’objet d’une discussion entre toutes les
parties prenantes au projet. Cette étape est indispensable pour que
l’entreprise s’approprie la démarche et la décline ensuite en un plan d’action
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Inscrire les évaluations dans la durée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: une
seule évaluation ne suffit pas. Il faut mettre en place des outils suffisamment
simples et robustes pour être réutilisés à intervalles réguliers par les
entreprises : en effet, il est aussi important de mesurer l’évolution d’une
situation dans la durée que de disposer d’un état des lieux détaillé à un
moment donné ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Utiliser des méthodes suffisamment simples pour induire des plans
d’actions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: pour que les démarches d’évaluation
soient opérationnelles il vaut mieux disposer d’un très petit nombre
d’indicateurs ou de questions, mais les traduire tous en actions, que de
réaliser un état des lieux très fouillé mais trop complexe pour être suivi
d’actions ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Privilégier les fiches-actions pour les petites et moyennes
entreprises&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: dans le cas des PME, une étape de
diagnostic dit « complet » peut s’avérer inadaptée. Il est dans ce cas
préférable d’utiliser des fiches pratiques « clefs en main », dont certaines
ont déjà été validées par l’expérience, et d’établir un bilan annuel, avec les
partenaires sociaux, des actions accomplies.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6.
Préparer et former les managers au rôle de manager : affirmer et concrétiser la
responsabilité du manager vis-à-vis des équipes et des hommes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il ne peut y avoir de santé au travail sans vrais managers. Il
n’y a pas de substitut à un manager. Or les salariés promus managers ne sont
souvent ni préparés ni formés à leurs responsabilités de &lt;em&gt;leader&lt;/em&gt;
d’équipe. Le manque d’expérience de la vie sociale au moment de l’entrée sur le
marché du travail rend par ailleurs plus difficile l’apprentissage du rôle et
des savoir-faire de manager dans une équipe de travail – notamment être capable
de négocier, d’écouter et de dialoguer, de gérer les rapports de travail,
d’utiliser au mieux les talents au sein de l’équipe et de marquer de la
reconnaissance. La formation au management proposée dans les écoles de commerce
et d’ingénieurs, ainsi que dans les cursus universitaires, n’est pas une
formation à la conduite des équipes. D’après une étude réalisée par la
commission des titres d’ingénieur8, 65% des ingénieurs interrogés estiment que
leur formation initiale ne les a pas préparés à « s’intégrer dans une
organisation, à l’animer et à la faire évoluer ». Seuls 15% s’estiment
sensibilisés par leurs études « aux relations sociales ». La première exigence
est donc d’intégrer systématiquement la dimension humaine dans la formation
initiale des futurs managers : d’ici trois ans, &lt;strong&gt;les diplômes de titre I
ou II délivrés par les écoles de commerce et d’ingénieurs devraient tous
inclure obligatoirement un module de formation à la responsabilité sociale et
au management d’équipes.&lt;/strong&gt; Les entreprises devraient :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Investir beaucoup plus fortement dans des programmes de formation de leurs
managers à la conduite des hommes et des équipes, et aux comportements
managériaux&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. Les &lt;em&gt;process&lt;/em&gt; et les outils
de management ne suffisent pas ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Accompagner systématiquement la promotion à un poste de manager d’une
formation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;conséquente aux responsabilités
sociales et humaines du manager.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le
passage par une institution représentative du personnel devrait pouvoir être
valorisé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;dans les promotions à des postes de
managers, afin de mieux utiliser les salariés disposant d’une bonne expérience
des relations sociales et du rôle de &lt;em&gt;leader&lt;/em&gt; au sein de
l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;7. Ne
pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus : valoriser la
performance collective pour rendre les organisations de travail plus motivantes
et plus efficientes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les collectifs de travail
tendent à céder la place à un management extrêmement individualisé, voire
virtuel et à distance. Les NTIC peuvent être un formidable outil de
communication et de collaboration. Mais leur usage sans limites et à mauvais
escient génère une certaine déshumanisation des rapports humains, qu’il
convient de réguler et d’équilibrer par davantage de proximité, d’écoute et de
dialogue. La disparition des espaces et temps de dialogue dans le travail, qui
ont une utilité sociale et économique, accroît l’isolement physique et
psychologique des salariés et peut casser le lien social. Les entreprises
peuvent développer le collectif de différentes façons :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Par
des marges de manœuvre dans l’organisation collective du
travail&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: il s’agit de valoriser les solutions
collectives apportées aux difficultés dans le travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Par
la valorisation collective de la performance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;, en
introduisant dans la rémunération variable des managers des critères collectifs
et pas seulement individuels.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;8.
Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements : tout projet de
réorganisation ou de restructuration doit mesurer l’impact et la faisabilité
humaine du changement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’impact social et humain
du changement est insuffisamment pris en compte : - dans les projets de
changement et de réorganisation ou de restructuration, les impacts et la
faisabilité humaine et sociale sont insuffisamment pris en compte dans le
processus de décision, et ne sont traités au mieux que comme un accompagnement
des individus directement concernés ; - dans les restructurations plus
particulièrement, l’impact humain est sous-estimé : on ne s’occupe au mieux que
de l’aide à la recherche d’emploi mais très rarement de la santé des salariés
concernés et de l’impact sur ceux qui restent dans l’entreprise. La priorité
est trop souvent donnée à la communication externe plutôt qu’à l’accompagnement
dans la durée des salariés ; - les changements, même minutieusement préparés,
sont trop souvent mis en oeuvre très rapidement voire brutalement, tant pour
des raisons de procédure (risque de délit d’entrave) que de sous-estimation des
impacts. Nous recommandons aux entreprises de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Faire
précéder toute démarche de changement majeur d’une étude d’impact
humain&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;(par analogie avec les études d’impact
environnemental), c’est-à-dire d’une analyse des conséquences humaines du
changement, y compris les risques psychosociaux et les besoins de compétences,
en associant les partenaires sociaux et le management de proximité
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Enrichir d’un volet « santé » les différentes étapes du dialogue social dans
la mise en œuvre des restructurations&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. Dans le
cadre des consultations légales et existantes des institutions représentatives
du personnel, il serait important d’inclure un volet « santé ».&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;9. La
santé au travail ne se limite pas aux frontières de l’entreprise : l’entreprise
a un impact humain sur son environnement, en particulier sur ses
fournisseurs.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les entreprises doivent veiller à
ne pas transférer les risques psychosociaux sur leurs fournisseurs. Nous
recommandons notamment :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;D’intégrer l’impact humain chez les fournisseurs dans les délais de mise en
œuvre des décisions économiques ;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;De
mettre en place des chartes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;exigeant des
fournisseurs qu’ils respectent un certain nombre de critères sociaux (droit du
travail, santé, sécurité).&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;10. Ne
pas laisser le salarié seul face à ses problèmes : accompagner les salariés en
difficulté.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’accent mis sur le développement,
le plus en amont possible, de conditions de bien-être au travail, ne doit pas
occulter la nécessité d’agir lorsque des salariés se trouvent en situation de
stress. La détection et l’accompagnement efficace des situations de stress sont
un complément indispensable à l’ensemble des préconisations formulées
précédemment. Cela implique de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sensibiliser le plus largement possible l’ensemble des acteurs à la santé au
travail&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;:la sensibilisation de l’ensemble des
acteurs à la santé au travail est indispensable pour permettre de mieux repérer
les signaux faibles des risques psychosociaux lorsqu’ils se présentent
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;S’appuyer sur les services de santé au travail.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans les entreprises qui disposent d’un service de santé au travail en
propre (médecins, infirmiers, ergonomes, psychologues…), ce service doit
permettre de repérer les difficultés le plus en amont possible. L’utilisation,
dans le cadre de la visite médicale, d’un questionnaire individuel sur le
stress ressenti par les salariés peut également permettre d’accompagner le
salarié en difficulté le plus précocement possible, tout en repérant des zones
de risque collectives ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Redonner de la place à l’écoute sur les lieux de travail&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;: la mise en place, à côté des managers, de responsables des
ressources humaines de proximité, ou encore l’instauration de temps réservés au
dialogue au sein des équipes, en liaison avec les membres des organisations
syndicales, peut permettre le repérage des difficultés et le traitement en
amont des problèmes.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Toutes ces
recommandations ont pour objectif de développer davantage de bienêtre et
d’efficacité au travail, par une meilleure prise en compte des sujets de santé
au sein de l’entreprise. Face à la complexité de ces problèmes, il faut
néanmoins rester humbles et réintroduire du bon sens, voire du sens, dans la
conduite des hommes. C’est en comprenant bien et en agissant le plus possible
en amont que l’on préviendra au mieux les risques psychosociaux et que l’on
développera dans un même mouvement bien-être au travail et
efficacité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Annexes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Annexe
1 – Liste des personnes auditionnées&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1.
ENTREPRISES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Adecco -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. François
DAVY&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Air France -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Jean-François COLIN ; Mme Anne GRJEBINE ; M. Alain
BENLEZAR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Bouygues Construction -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. François JACQUEL ; M. Jean-Manuel SOUSSAN ; Mme Claire
PINARD ; Mme Cécile ROSENBERG&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Capgemini -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Alain
DONZEAUD : M. Jeremy ROFFE-VIDAL; M. Jacques ADOUE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Carrefour -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mme Cécile
CLOAREC ; M. Jean-Luc DELENNE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Centre des jeunes dirigeants d’entreprise
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Gontrand LEJEUNE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Essilor -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Xavier
FONTANET ; M. Joël GAVAZZI&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;France Télécom -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Stéphane RICHARD&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;GMF -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;M.
Thierry DEREZ; M. Joachim PINHEIRO&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;IBM -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Tim STEVENS; Mme Josiane GAIN;
M. Jean-Louis PLEYNET&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lafarge -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Philippe
JACQUESSON&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;PSA -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Denis
MARTIN ; M. Philippe DORGE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Publicis -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;M. Benoît ROGER-VASSELIN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Renault -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Bernard OLLIVIER: Mme
Louise D’HARCOURT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vivendi -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Stéphane
ROUSSEL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2.
PARTENAIRES SOCIAUX&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Organisations syndicales de salariés&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération française de l’encadrement – confédération
générale des cadres (CFECGC)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Bernard
SALENGRO&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération française démocratique du travail (CFDT)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Henri FOREST ; M. Jean-Louis
MALYS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération française des travailleurs chrétiens
(CFTC) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Joseph THOUVENEL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération générale du travail (CGT)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Yves BONGIORNO ; M. Alain
DELAUNAY&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Force ouvrière (FO) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Jean-Marc BILQUEZ ; M. Bertrand NEYDANS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Organisations d’employeurs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération générale des petites et moyennes
entreprises (CGPME) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Georges TISSIE ;
M. Pierre THILLAUD&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Fédération nationale des syndicats d’exploitants
agricoles (FNSEA) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mme Muriel CAILLAT ; M.
Gilles DEBAIRE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mouvement des entreprises de France (MEDEF)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Benoît ROGER-VASSELIN ; Mme Véronique
CAZALS ; Mme Nathalie BUET&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Union nationale des professions libérales (UNA-PL)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Gérard GOUPIL ; Mme Chirine
MERCIER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Union professionnelle de l’artisanat (UPA)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Pierre BURBAN ; Mme Houria
SANDAL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3.
PERSONNALITES QUALIFIEES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Agence nationale pour l’amélioration des conditions de
travail (ANACT) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Benjamin SAHLER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Altedia -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Xavier
LACOSTE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Caisse nationale des accidents du travail et maladies
professionnelles (CATMP) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Jean-François
NATON ; M. Stéphane SEILLIER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Capital santé -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Romain
CRISTOFINI&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Jean-Pierre LE GOFF&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Centre de recherche en économie et statistique (CREST)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Michel GOLLAC&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;M. Yves CLOT; M.
William DAB&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Institut français d’action sur le stress (IFAS)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Eric ALBERT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Université de Laval, Québec / Stimulus -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Jean-Pierre BRUN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Technologia -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Jean-Claude DELGENES&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Violences, travail, environnement (VTE)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Michel DEBOUT ; M. Yves
GRASSET&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Merci par
ailleurs à toutes les personnes auditionnées individuellement par des membres
de la mission et qui ont contribué à sa réflexion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Annexe
2 – Quelques documents pour aller plus loin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Cette
annexe présente le site de référence ainsi que deux exemples pratiques. Les
rapports d’experts, qui ont contribué de façon précieuse à la compréhension et
à la prise en charge du sujet, sont disponibles sur le site du ministère du
Travail&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. &lt;em&gt;Nous avons fait ici un choix sélectif
pour mettre en évidence deux pratiques particulièrement innovantes, qui
témoignent de la capacité d’agir dans toutes les branches, toutes les
entreprises et à tous les niveaux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/%E2%97%8F%20www.travailler-mieux.gouv.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;www.travailler-mieux.gouv.fr&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Élaboré par le
ministère du Travail, ce site propose un ensemble d’éléments de diagnostic, de
bonnes pratiques et de pistes d’intervention sur les différents sujets ayant
trait à la qualité des conditions de travail, et notamment les risques
psychosociaux. Il est enrichi régulièrement et permet notamment d’identifier
les ressources publiques existantes (accords, textes, outils, fiches pratiques,
acteurs et territoires, études sur des sujets spécifiques comme les NTIC) pour
aider les entreprises à mettre en place une démarche de prévention.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Jean-Pierre Brun, Caroline Biron, France St-Hilaire,
&lt;em&gt;Guide pour une démarche stratégique de prévention des problèmes de santé
psychologique au travail&lt;/em&gt;, juin 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réalisé
par des chercheurs des universités de Laval et de Lancaster, ce guide propose
des étapes et des outils simples pour les organisations qui souhaitent
entreprendre une démarche de prévention en matière de santé psychologique au
travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Son contenu,
réparti en cinq étapes stratégiques, comprend notamment une cartographie des
facteurs de risque, des questions pour un état des lieux, ainsi qu’un outil
d’aide à la mise en place d’un plan d’action.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Accord national du 23 décembre 2008 sur les conditions
de travail en agriculture&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Conclu par les
principales organisations professionnelles et syndicales de l’agriculture, cet
accord : -&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Donne une
définition du stress et en isolant un certain nombre de facteurs comme les
conditions de travail, le management, le rythme du travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Propose aux
entreprises un certain nombre d’indicateurs utiles pour repérer des situations
de stress&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Développe le
rôle de comités départementaux d’hygiène, de sécurité et des conditions de
travail. Il propose aux petites entreprises, notamment du secteur de la
production agricole, de bénéficier de dispositifs d’aide à l’investissement
dans l’amélioration des conditions de travail dont des Conventions de
développement de l’ergonomie reposant sur un système de chèques conseil, ou
encore des formations à l’hygiène, la sécurité et aux conditions de travail
éligibles au droit individuel à la formation. Il peut constituer une piste
intéressante de dialogue social pour aider les petites entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Capgemini, Contribution des NTIC à la qualité des
relations interpersonnelles dans une organisation de travail, janvier
2010&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réalisé à la demande de la mission, ce
document étudie l’impact des NTIC sur les relations et les organisations de
travail. Il propose des pistes pour utiliser au mieux leur potentiel de
communication et de collaboration, en déjouant les risques de
dépersonnalisation de la relation de travail qu’elles peuvent comporter. Cela
implique de développer un environnement de travail comportant davantage de
lien, d’attention et de proximité, ainsi que d’encadrer l’usage des NTIC,
notamment sur le plan éthique, et d’y former dans la durée les utilisateurs.
L’intégralité de cette contribution est disponible sur le site &lt;a href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/www.travailler-mieux.gouv.fr.&quot;&gt;www.travailler-mieux.gouv.fr.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/489636</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Management &quot;La fin des terminators&quot; par Claude Emannuel Triomphe</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/04/Management-%22La-fin-des-terminators%22-par-Claude-Emannuel-Triomphe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4f68fac8fafa3243b07e0f338cfb6e2e</guid>
    <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Innover en management</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous vu Georges Clooney dans&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cinemovies.fr/bande-annonce-17415-30781.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;« In the Air »&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; où il joue
le rôle d'un « agent de transition professionnelle&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;»
(yes !)... A ses côtés, le plus grand rôle est celui de... l'avion où le
film suggère un management vu du ciel avec ces villes et ces entreprises où
l'on est parachuté. Pour ne rien dire de la terminologie car à force de
pratiquer les &lt;em&gt;terminations&lt;/em&gt; - l'équivalent américain de licenciement -
on devient un Terminator !  Manager - qui au passage vient du
français manège - ne se résume évidement pas à jouer les terminators !
Mais restructurer s'impose désormais comme une tâche récurrente du management.
Coïncidence, la Cour des Comptes française critique durement le système des
cellules de reclassement pour son inefficacité :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/10012501.pdf&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/10012501.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;lisez le rapport&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, nous y
reviendrons en cours d'année.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Si la polémique sur les bonus est internationale, la crise du management
est-elle un mal français ? Nous avons interrogé plusieurs de nos
correspondants européens. &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/performance-individuelle-force-et-faiblesse-du-nouveau-capitalisme_fr_70_art_28684.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Michal Kurtyka&lt;/a&gt; nous dit que la nouvelle élite managériale à
l'Est, et notamment en Pologne, a une confiance très limitée dans les
institutions et qu'elle est pleine d'autodidactes qui comptent d'abord sur
eux-mêmes, qui n'arrêtent pas de se débrouiller, de bricoler avec une vison du
moyen et long terme en général absente. Quant à Ola Bergström,&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/manager-en-suede-c-est-depasse_fr_70_art_28679.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;il nous explique&lt;/a&gt; pourquoi en Suède le concept de management
devient dépassé et que ce qui compte désormais pour des élites - qui sont
toutes passées par l'université et ne connaissent pas le système dual
université/grandes écoles aujourd'hui largement débattu chez certains ! Un
peu partout le comportement des dirigeants de très grandes entreprises,
notamment en matière de rémunérations extravagantes - au regard de l'écart qui
s'est tissé depuis 20 ans dans les entreprises- est sévèrement critiqué. Mais
de crise managériale, point. De là à&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/choisissez-votre-patron-com_fr_70_art_28687.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;choisir son patron&lt;/a&gt; au vu d'une évaluation faite par ses
salariés comme certains le proposent... faudrait voir à voir comme on dit par
chez nous.
&lt;p&gt;Revenons donc en France. Selon la dernière&lt;a style=&quot;text-decoration: underline;&quot; href=&quot;http://metiseurope.eu/%28www.tns-sofres.com/_assets/files/2009.11.30-salaries-sortie-de-crise.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;étude réalisée fin 2009&lt;/a&gt;par la Sofres pour le cabinet
Altedia seuls 42,7 % de salariés du privé - et à peine 30% des
fonctionnaires - déclarent avoir &lt;em&gt;confiance dans les dirigeants&lt;/em&gt; de leur
entreprise ou de leur administration. En outre, &lt;a href=&quot;http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-crise-economique-la-fraude-en-entreprise-va-augmenter-selon-les-salaries-20151.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-crise-economique-la-fraude-en-entreprise-va-augmenter-selon-les-salaries-20151.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une autre étude menée par Ernst and Young&lt;/a&gt; indiquait que
l'intégrité des dirigeants était plus largement mise en cause en France que
dans le reste de l'Europe : seuls 12% des salariés français pensent que
leurs dirigeants font toujours preuve d'un niveau élevé d'intégrité. On notera
aussi que si la crise a aggravé la confiance déjà faible des Français envers
leurs dirigeants et envers l'entrepise, elle l'a plutôt améliorée en Allemagne,
en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi - à l'exception très notable des petites entreprises - une telle
rupture de la confiance entre les salariés et leurs dirigeants ? Est-ce du
à l'incompréhension face aux orientations stratégiques de leurs
entreprises ? Cette crise est encore plus sévère dans le secteur public,
où s'applique de façon aveugle une révision générale des politiques publiques
élaborée et mise en œuvre en contradiction à peu près complète avec tous les
principes de gestion responsable du changement que l'Etat continue à prôner
dans le privé ? Faut-il aller jusqu'à parler &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/france-telecom-les-restructurations-reprennent-malgre-tout_fr_70_art_28674.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/france-telecom-les-restructurations-reprennent-malgre-tout_fr_70_art_28674.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;comme le fait Pierre Gojat&lt;/a&gt;, de l'Observatoire du stress et
des mobilités forcées de France Telecom-Orange de maltraitance managériale
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs contributions dans notre dossier s'y attèlent. La France est-elle
victime de son système monarchique et hiérarchique dépassé, d'un modèle
« militaire » dont l'armée se serait d'ailleurs éloignée et qui
tendrait à dépersonnaliser le travail et à priver les salariés de leur
« quant à soi » &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-le-grand-malaise_fr_70_art_28671.html&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-le-grand-malaise_fr_70_art_28671.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;comme nous le dit Frédéric Mispelblom-Beyer&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-le-grand-malaise_fr_70_art_28671.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;/a&gt;ou comme d'une manière beaucoup plus drôle le met en
scène Michel Audiard dans notre video du mois ? Le management se serait-il
réduit à ne plus penser l'entreprise qu'en termes de marché comme le suggère
&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-management-par-le-marche-financier_fr_70_art_28686.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-management-par-le-marche-financier_fr_70_art_28686.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean-Claude Dupuis&lt;/a&gt; ? Sommes-nous dans une crise politique
et morale du capitalisme où les pratiques de pouvoir - mais aussi de contre
-pouvoir - seraient trop en rupture avec les finalités d'émancipation de
l'individu comme &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/derives-manageriales-suicidaires_fr_70_art_28669.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/derives-manageriales-suicidaires_fr_70_art_28669.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;se risque à le penser Henri Vacquin&lt;/a&gt; dans sa critique des
postulats ultra libéraux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid de ces encadrants qui n'ont plus idée de ce qu'ils encadrent, de ce
sur-reporting, de cette sur-gestion qui voulant tout appréhender dans l'instant
serait contraire au véritable management, celui qui donne du sens et ne se
conçoit que dans la durée ? Il y a de cela dans &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/crise-sur-gestion-et-sous-management-perdurent_fr_70_art_28670.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la thèse de Xavier Baron&lt;/a&gt; qui se plaît à rêver de
réenchanter l'entreprise par le management... Peut-être faut-il regarder aussi
les choses par des gestes de base ? A condition évidement que l'on ne
pense pas se débarrasser de la question par un sourire et un bonjour le matin
pour introduire plus de zénitude et de bravitude au travail ! &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/eve-chiapello-long-terme-de-l-education-et-court-terme-des-entreprises_fr_70_art_28696.html&quot;&gt;
Eve Chiapello&lt;/a&gt; nous propose de revenir non seulement sur les éléments qui
caractérisent les organisations du travail contemporaines, mais aussi sur
l'enseignement du management et les révisions en profondeur auxquelles les
écoles de toutes sortes devraient s'attaquer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-mentoring-explique-a-mon-pere_fr_70_art_28678.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-mentoring-explique-a-mon-pere_fr_70_art_28678.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La pratique du mentoring&lt;/a&gt; au Royaume-Uni semble positive et
plus substantielle que le fameux tutorat. Côté secteur public, &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/suisse-l-hopital-en-cure-d-amincissement_fr_70_art_28675.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;tout espoir n'est pas perdu pour Brigitte Rorive&lt;/a&gt; qui
travaille dans les hôpitaux (de Genève, mais lisez ce qu'elle écrit et ça
pourrait se passer dans bien des endroits en Europe !). Dans un précédent
article elle nous avait montré combien &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-client-est-aujourd-hui-au-centre-du-travail_fr_70_art_28642.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-client-est-aujourd-hui-au-centre-du-travail_fr_70_art_28642.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le client était au centre du travail&lt;/a&gt;  Aujourd'hui elle
est convaincue que l'on peut allier meilleure qualité des soins, prise en
compte du patient et réduction des coûts... On voudrait y croire... Comme on
aimerait suivre &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/performance-des-organisations-la-preuve-par-le-handicap_fr_70_art_28672.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le raisonnement de Rodolphe Christin&lt;/a&gt; sur l'intégration des
handicapés comme signe de la performance organisationnelle. Le débat est loin
d'être clos et les angles sont multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Réformer la finance d'urgence et repenser la &amp;quot;fluidité&amp;quot; de
l'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, si débat il y a sur le diagnostic, débat il doit y avoir sur les
réponses et les sorties de crise ! Envisager le management autrement, corriger
les trop nombreux dérapages de ces dernières années, n'ira pas de soi. Le débat
sur l'emprise, et donc la réforme de la finance, est à cet égard crucial. En
Europe, mais aussi et surtout aux USA, les réformes esquissées dans ce domaine
pourraient - et devraient - être d'ampleur ! Sans desserrement de ces
contraintes - ne parlons pas de celles de la dette avec tout le poids qu'elle
va faire peser durablement sur nos choix publics et privés, collectifs et
individels - les marges de manoeuvre risquent d'être ténues. Il nous faut
penser les multiples interactions de la finance au travail en passant par la
gouvernance des entreprises et une certaine forme d'entreprisation du monde, y
compris quand celle-ci se veut humaniste en se proclamant socialement
responsable.  A la liquidité des marchés financiers correspond la fluidité
de l'emploi et des marchés du travail, dont les limites ont été révélées par la
crise des conditions de travail qui sévit un peu partout dans le monde
industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, revenir à la situation passée - qui était loin d'être glorieuse
- relève de l'illusion: il convient aujourd'hui de concevoir le management de
l'après-crise, de l'après- mondialisation et d'imaginer, d'expérimenter ce qui
pourrait être un nouveau compromis économique, social et environnemental. Le
pari sur une compétitivité-qualité - alors que de fait nous nous sommes
engouffrés, plus en France qu'en Allemagne par exemple dans une
compétitivité-coût - en fait partie selon les thèses de Benjamin Coriat (sur
lesquelles nous reviendrons prochainement).  Le retour à des gestes de
base: l'écoute, la proximité - bref un retour à l'humain - ferait aussi partie
d'un nouveau printemps du management auxquels rêvent certains... Sans parler de
tout ce qui se passe du côté du &amp;quot;co&amp;quot;: co-opération, co-réalisation voire
co-détermination et j'en passe. Mais de quoi s'empareront les citoyens, les
forces sociales et économiques, sans parler des politiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Metis accompagnera cette réflexion au long cours, initiée entre autres par
l'association &lt;a href=&quot;http://www.astrees.org/&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.astrees.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Astrees&lt;/a&gt; en partenarait avec
&lt;a href=&quot;http://www.rds.asso.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Réalités du Dialogue
social&lt;/a&gt;, et qui se développera dans nos prochaines éditions. Au passage,
nous vous invitons à y contribuer par des témoignages ou par des
analyses : écrivez-nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces grands sujets vous ennuient, allez voir un film belge ! Le
dernier, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=wE4GURNBoEM&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=wE4GURNBoEM&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la merditude des
choses&lt;/a&gt;, un joli film flamand qui côté humour peut rivaliser avec les Frères
Dardenne (bon, pardon à nos lecteurs outre-Quiévrain qui vont tous s'unir pour
m'en vouloir !). Mais si vous préférez rire, jetez un coup d'œil sur ce
que fait la troupe de &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NUw8AOzguv4&amp;amp;feature=related&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NUw8AOzguv4&amp;amp;feature=related&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;clowns russes Licedei.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-la-fin-des-terminators_fr_70_art_28685.html&quot;&gt;
 Management: la fin des terminators&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/04/Management-%22La-fin-des-terminators%22-par-Claude-Emannuel-Triomphe#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/04/Management-%22La-fin-des-terminators%22-par-Claude-Emannuel-Triomphe#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/481818</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Etude TNS SOFRES: Crise: Quel impact sur la relation des salariés à leur travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/Etude-TNS-SOFRES%3A-Crise%3A-Quel-impact-sur-la-relation-des-salari%C3%A9s-%C3%A0-leur-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4c03850ba634e739be7e3d7b14f85902</guid>
    <pubDate>Mon, 26 Oct 2009 10:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;TNS Sofres vient de reconduire, en partenariat avec le cabinet de conseil
EUROGROUP, son &lt;strong&gt;Observatoire International des Salariés&lt;/strong&gt;, dont
l’objet est d’analyser le climat psychologique et social au sein du monde du
travail dans les principaux pays occidentaux&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/48B20A00B7FA4CF399DCE23614CB32B2.aspx&quot;&gt;http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/48B20A00B7FA4CF399DCE23614CB32B2.aspx&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    &lt;p&gt;La précédente édition de l’OIS (Observatoire International des salariés)
date de 2007. Un an plus tard éclatait la crise économique et financière la
plus marquante de ces 50 dernières années. La plupart des entreprises ont cessé
les embauches, se sont restructurées, ou ont licencié. Les modes de management
se sont durcis. Quel en a été l’impact sur le climat psychologique au sein des
populations salariées ? La relation au travail, à l’entreprise, s’en est-elle
trouvée affectée ? En quoi ? Les tendances sont-elles communes aux principaux
pays occidentaux, ou au contraire variables selon les pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces questions cruciales pour les décideurs économiques comme pour les
responsables de ressources humaines, les résultats de l’OIS 2009, comparés à
2007, apportent des réponses précieuses et inédites.&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: center&quot;&gt;La crise n'a pas affecté la satisfaction
professionnelle au quotidien de la grande  majorité des salariés&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier constat, inattendu, est que la crise n’a pas affecté la
satisfaction professionnelle au quotidien de la grande  majorité des
salariés, et ceci en France comme chez nos grands partenaires occidentaux. Les
salariés français, en particulier, se montrent toujours très largement
satisfaits de l’intérêt de leur travail, de l’ambiance, de l’autonomie et de la
possibilité de développer leurs compétences dont ils bénéficient. Ils restent
également souvent frustrés, et beaucoup plus que dans les autres pays, du «
retour sur investissement » qui leur est accordé (reconnaissance,
rémunération).&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Pour autant, la perception du travail
s'est altérée&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, même si la satisfaction quotidienne a peu évolué, les systèmes
de représentation ont changé. La perception du travail, comme le lien à
l’entreprise, se sont altérés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les 4 pays occidentaux couverts, la perception du travail s’est
altérée :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li class=&quot;first&quot;&gt;Le travail est ressenti comme plus menacé, donc plus
indispensable, mais aussi plus contraint, ayant perdu du sens.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il en va de même du lien affectif à l’entreprise, en France du moins : la
confiance s’est érodée, et les sentiments négatifs vis-à-vis de son entreprise
l’emportent désormais sur les sentiments positifs. L’hexagone constitue un cas
particulier : dans les autres pays la crise a plutôt renforcé le lien affectif
vis-à-vis d’employeurs qui résistent dans la tourmente. Cette exception
française est partiellement imputable à nos particularismes culturels. Mais
elle est aussi le produit de déficiences dans la communication interne : A la
différence des employeurs étrangers, les entreprises françaises n’ont pas su
faire de la crise une opportunité de mobilisation de leurs collaborateurs.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;last&quot;&gt;Pour l’avenir, se dessinent des attentes fortes de
reconnaissance plus individualisée des collaborateurs, de leurs contributions,
de leurs sensibilités. Les Français en sont particulièrement  demandeurs,
ainsi que d’une meilleure prise en compte du moyen terme dans des entreprises
jugées trop focalisées sur les échéances immédiates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Étude online réalisée en juin et juillet 2009 auprès d’un échantillon
de 2000 salariés de grandes entreprises ou d’administrations, sur 4 pays : la
France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, et les États-Unis (soit 500 salariés
par pays).)&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/Etude-TNS-SOFRES%3A-Crise%3A-Quel-impact-sur-la-relation-des-salari%C3%A9s-%C3%A0-leur-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/Etude-TNS-SOFRES%3A-Crise%3A-Quel-impact-sur-la-relation-des-salari%C3%A9s-%C3%A0-leur-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/454434</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>le travail qui fait mal</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/le-travail-qui-fait-mal</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:28f3b61f7e50ee982fec6c6ccd4e96f6</guid>
    <pubDate>Mon, 26 Oct 2009 09:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Excellent article paru dans le Nouvel Obs  &lt;a href=&quot;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2343/articles/a409903-.html?xtmc=veroniqueradierletravailquifaitmal&amp;amp;xtcr=1&quot;&gt;
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2343/articles/a409903-.html?xtmc=veroniqueradierletravailquifaitmal&amp;amp;xtcr=1&lt;/a&gt;
et qui traite du rapport des salariés à leur entreprise. Les variantes avec nos
voisins sont assez surprenantes. Comme quoi le regard que nous portons sur
notre environnement impacte réellement sur notre quotidien.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dépression, harcèlement, suicides... L'actualité nous
rappelle combien notre relation au travail peut se révéler malsaine. Au centre
de la vie sociale, l'activité professionnelle devrait être un mode
d'accomplissement personnel. Pourquoi et comment devient-elle un cauchemar
?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Tatiana aurait
dû se méfier quand Raymond, son mari, a commencé à tourner la nuit dans leur
lit. A se relever pour allumer l'écran de l'ordinateur. A perdre du poids, à ne
plus rigoler avec les copains comme avant. Jurer que ce n'était pas vrai, que
tout allait bien, qu'il y arriverait. Raymond a fini par se pendre. Il était
dessinateur chez Renault. Renault, première alerte. Première prise de
conscience. Depuis le début du mois de septembre, les suicides à France Télécom
- 24 en dix-huit mois - et ailleurs résonnent singulièrement dans l'opinion
publique. Signe des temps, la dernière chanson de Miossec, «Chiens de paille»,
évoque la souffrance des salariés : &lt;em&gt;«Du col blanc au bleu de travail/ C'est
toujours la même bataille/Travailler pour qui pour quoi/Pour quel résultat/Pour
quelle vie tu crois/Je n'en peux plus de cette vie-là/Je craquerai avant la fin
du mois.»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Tous les
malheureux au boulot ne mettent pas fin à leur jour, fort heureusement. Mais le
malaise est là. Identifié, des médecins du travail aux ergonomes. Partagé sur
les sites internet. &lt;em&gt;«A Aéroports de Paris, mon épouse subit des pressions
déplus en plus dures. Son chef vocifère («Je serai sur vous comme une tique sur
un chien»), menace et frappe du poing - sur la table pour le moment. (...)
Croyez-moi, c'est très dur de voir son épouse rentrer à la maison et pleurer,
même devant ses enfants...»&lt;/em&gt; En cause, bien sûr, ces «petits chefs»
pervers, adeptes du «harcèlement moral». Mais pas seulement. L'organisation du
travail depuis une vingtaine d'années y est aussi pour beaucoup. La
compétitivité effrénée engendrée par la mondialisation provoque des
bouleversements incessants et déstructurants pour les salariés du privé comme
du public. Comment, à 50 ans, un technicien de France Télécom peut-il se
transformer, sans dégâts, en vendeur dans une boutique Orange ? Comment exiger
d'un postier habitué à distribuer du courrier de commercialiser des produits
financiers ? Les entreprises réclament toujours plus de flexibilité. Toujours
plus de résultats. Et les salariés sous pression se plaignent du manque de
reconnaissance et de perspectives. La mutation est douloureuse. Et les
spécificités françaises, des 35 heures à un anticapitalisme historique,
n'arrangent rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/#&quot; alt=&quot;http://uniprix.nouvelobs.com/5/NOUVELOBS/RG/1902472733/Middle1/OasDefault/AP_BIBLIOBS_MBPV_1009/ALL_AP_LQA_MPAVE_0208.html/35613164323337643461393661323830?&amp;amp;_RM_EMPTY_&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L'affaire est
d'autant plus paradoxale que les Français, plus qu'ailleurs, sont très attachés
au travail, &lt;em&gt;«une valeur historiquement forte dans les pays
catholiques»&lt;/em&gt;, avance l'économiste Philippe Askenazy. &lt;em&gt;«Les Anglo-
Saxons ont un rapport utilitariste à leur emploi&lt;/em&gt;, analyse Eric Chauvet,
directeur adjoint de TNS-Sofres. &lt;em&gt;Pour eux, c'est avant tout un gagne-pain.
Pour les Français, c'est bien plus passionnel.»&lt;/em&gt; La preuve, ils exigent de
lui non seulement un salaire, mais aussi épanouissement et plaisir... &lt;em&gt;«Les
Français y mettent beaucoup trop d'affect&lt;/em&gt;, confirme le psychiatre Eric
Albert (1), fondateur de l'Ifas (Institut français d'Action sur le Stress).
&lt;em&gt;La finalité de la sphère professionnelle, c'est l'efficacité. Le bonheur,
c'est la vie privée.»&lt;/em&gt; Mais en France, sans boulot, on n'est pas
grand-chose. Ici plus qu'ailleurs, il confère statut et prestige social. Alors,
même malheureux, chacun s'accroche à son job, hanté par la peur de le perdre.
En France, le chômage bat des records. Ajoutez à cela un niveau de salaire
médiocre (12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rang sur 21 en Europe) et un taux de productivité
élevé, et vous obtenez l'équation du mécontentement des salariés français
souvent bons derniers dans les baromètres internationaux de satisfaction en
entreprise. &lt;em&gt;«L'horreur absolue, c'est d'être au chômage; mais le bonheur
absolu, c'est de partir à la retraite»&lt;/em&gt;, résume Eric Albert. La solution ?
Dans une récente lettre aux cadres, Jean-Paul Bailly président de La Poste,
affiche une nouvelle priorité : &lt;em&gt;«A la dureté de la crise ne doit pas
s'ajouter la dureté du management. Cela doit se manifester dans les
comportements au quotidien, dans la qualité de l'écoute et dans le respect des
personnes»&lt;/em&gt; Chiche !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1 -
Peu d'actifs, beaucoup de pression&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;«Bonjour
paresse», proclamait en 2004 Corinne Maier, psychanalyste malicieuse salariée
d'EDF à mi-temps, faisant la une des journaux américains. Car outre-Atlantique,
et aux yeux de nos voisins, la France reste avant tout ce
pays-heureux-où-les-gens- travaillent-si-peu. Alors, des Français hédonistes
qui ont gagné depuis les 35 heures une après-midi par semaine pour se consacrer
au jardinage ou au tennis ? Derrière cette belle fiction, la réalité est tout
autre. &lt;em&gt;«Contrairement à ce que l'on croit souvent, la durée annuelle du
travail, 1 600 heures, est restée dans la moyenne européenne»&lt;/em&gt;, rappelle le
sociologue Jérôme Pelisse, chercheur à l'IDHE Cachan (Institutions et
Dynamiques historiques de l'Economie). Révisons nos clichés : nous ne
travaillons pas moins que nos voisins, notre productivité, autrement dit
l'intensité de l'effort au travail, compte parmi les plus élevées au monde, en
outre l'activité est fortement concentrée sur une seule tranche d'âge : les
25-45 ans. &lt;em&gt;«Nous sommes sans doute le pays où l'âge du travail est k plus
contraint : les jeunes sont tenus à l'écart, et les seniors ont longtemps été
encouragés au départ.»&lt;/em&gt; Sur ces actifs repose toute la pression, qui s'est
accentuée avec les 35 heures. &lt;em&gt;«Lorsqu'elles n'ont pas créé d'emplois, les
entreprises se sont contentées de partager la même masse de travail sur un
temps plus court»&lt;/em&gt;, constate Jérôme Pelisse. Depuis les lois Aubry, nous
sommes aussi entrés dans le club des champions de la flexibilité des horaires.
Même devant les Etats-Unis ! L'annualisation que les 35 heures autorisaient a
en effet permis aux entreprises de moduler librement les horaires au gré de
leurs besoins. Pour les salariés, c'est une contrainte considérable. &lt;em&gt;«Je
pense aux ouvrières d'une usine qui auparavant se sentaient libres de refuser
les heures supplémentaires et qui peuvent maintenant être sollicitées à
n'importe quel moment»&lt;/em&gt;, ajoute Jérôme Pelisse. Beaucoup de stress, moins
de liberté d'esprit, d'organisation, pour un gain parfois mince. Certains
patrons ont saisi l'occasion pour resserrer les boulons, calculer chaque
minute. L'économiste Philippe Askenazy rappelle dans «les Désordres du travail»
(Seuil) que sur quatre heures de temps libre promises, une fois rogné les
pauses, le temps d'habillage, certaines ouvrières du textile n'ont gagné, au
bout du compte, qu'une heure trente ! Et Jérôme Pelisse de conclure : &lt;em&gt;«Les
RTT ont détérioré les conditions de travail des salariés les plus
faibles.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; Il s'agit pour notre pays d'augmenter le taux
d'activité de la population en insérant les jeunes... Et en aménageant la fin
de carrière des quinquagénaires, qui sont encore trop nombreux à faire les
frais des «mesures d'âge» avant la retraite légale. La clé : améliorer la
formation des jeunes, notamment par le recours à l'alternance école-entreprise,
et préserver l'employabilité des seniors par la mise à jour des compétences
(formation professionnelle).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 -
Les conditions de travail négligées&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le
travail rend aussi malade, au sens propre du terme. &lt;em&gt;«En France, cela fait
plus d'un siècle que la santé dans les usines et les bureaux est
négligée»&lt;/em&gt;, constate Philippe Askenazy, économiste et coauteur de «Bas
Salaires et qualité de l'emploi : l'exception française ?» (Editions Rue
d'Ulm). En matière de pathologies professionnelles, d'accidents du travail,
notre pays est l'un des plus mauvais élèves du monde occidental. Les fameux
troubles musculo-squelettiques, qui sont des atteintes articulaires
particulièrement handicapantes (de loin la première maladie du travail), ont
ainsi été multipliés par quatre ces dix dernières années. Alors qu'ils ont
diminué dès le début des années 1990 aux Etats-Unis, et des années 2000 en
Allemagne et en Grande-Bretagne. Citons encore, dans la liste des retards
français, la silicose (affection des poumons), reconnue comme maladie
professionnelle en 1947, treize bonnes années après les recommandations de
l'Organisation internationale du Travail (OIT), ou l'usage de l'amiante,
interdit en 1996 seulement, plusieurs décennies après la plupart de nos
voisins. Etat, partenaires sociaux, experts, organismes officiels... tous
semblent négliger la question. Les dernières avancées législatives
significatives datent de 1982, avec les lois Auroux, qui ont notamment instauré
les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il n'y
avait que quelques lignes sur le thème dans les programmes des principaux
candidats à l'élection présidentielle. Et depuis que Nicolas Sarkozy a été élu,
rien n'a été fait ou presque (mis à part un rapport sur les risques
psychosociaux, remis en mars 2008 à Xavier Bertrand, alors ministre du Travail,
et qui doit déboucher sur un peu coercitif observatoire). &lt;em&gt;«En France, les
questions du chômage et de l'emploi ont continué de primer sur la santé au
travail»&lt;/em&gt;, résume Philippe Askenazy. En clair, si on a la chance d'avoir un
boulot, on n'a pas à se plaindre.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; C'est sous la pression des assurances (aux
Etats-Unis) ou des salariés en position de force sur le marché du travail (en
Allemagne et en Grande-Bretagne) que les entreprises ont réagi chez nos
voisins. Pour conserver un personnel performant et en bonne santé, elles ont
offert de meilleures conditions de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3 -
Responsables et paniques&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il fut un temps où
le travailleur français, à l'usine ou au bureau, accomplissait sa tâche
quotidienne sans trop se poser de questions. Parfois dure, souvent répétitive,
sa mission avait le mérite d'être cadrée. Ses horaires étaient réguliers, il
n'obéissait qu'à un seul chef et côtoyait les mêmes collègues tout au long de
sa vie professionnelle. Cette vie d'exécutant, monotone, solitaire mais
rassurante, s'écoulait doucement jusqu'à la retraite. &lt;em&gt;«Pendant les Trente
Glorieuses, la fonction de l'entreprise a été de protéger ses salariés&lt;/em&gt;,
rappelle le sociologue François Dupuy (2). &lt;em&gt;Le client, on s'en
fichait.»&lt;/em&gt; Or vint un temps où l'irruption de la concurrence bouleversa les
règles du jeu. &lt;em&gt;«Il a fallu prendre en compte les besoins du client avant
celui des salariés»&lt;/em&gt;, explique François Dupuy. Pour réduire les coûts et
réagir rapidement à la demande, l'entreprise proposa à ses salariés
d'«enrichir» leur boulot : de travailler en équipe, d'être plus autonomes, plus
«polyvalents», de moderniser leurs outils de travail. Un job a priori plus
intéressant, et donc plus épanouissant. C était oublier un peu vite le stress
qui l'accompagnait. Le travail en équipe ? &lt;em&gt;«Forcément&lt;/em&gt; conflictuel, dit
François Dupuy. &lt;em&gt;J'ai vu des chefs de projet dans l'industrie automobile
pleurer le soir dans le bureau du DRH tellement la gestion des équipes
était douloureuse.» «A force de changer d'horaires et de collègues en fonction
des dossiers, les travailkurs se sont finalement sentis plus isolés»&lt;/em&gt;,
enchaîne Philippe Askenazy. De verticale, la hiérarchie est devenue
transversale, donc plus floue, et les ordres, parfois contradictoires. La
polyvalence a aussi son revers : &lt;em&gt;«Elle implique de devoir fréquemment
abandonner une tâche pour en effectuer une autre»&lt;/em&gt;, écrit Askenazy. Elle
peut même parfois être dangereuse physiquement. &lt;em&gt;«Si les manutentionnaires
dans un magasin sont déjà occupés, poursuit-il, un chef de rayon peut lui-même
réaliser la mise en rayon, aller dans les stocks, commettre une erreur de
manipulation et recevoir un carton sur la tête.»&lt;/em&gt; Les nouvelles
technologies ont, elles aussi, été source &lt;em&gt;d'angoisse. «Des magasiniers se
sont mis en grève quand on a introduit les code-barres&lt;/em&gt;, raconte Eric
Albert, consultant, spécialiste du &lt;em&gt;stress. Objectivement, ça leur
facilitait la tâche, ils n'avaient pas à entrer leurs marchandises à la main.
Mais personne n'a pris en compte k fait que le changement était déstabilisant.
L'entreprise doit aider à dépasser les freins
psychiques.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; Le contrat moral qui lie
chaque salarié à son entreprise doit être revu de fond en comble : l'entreprise
ne peut plus garantir à ses salariés une protection à vie, elle doit donc leur
offrir des atouts utiles sur le marché du travail, notamment des formations,
négociées dès l'embauche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4 - Le
règne de la défiance entre patrons et
salariés&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Jeune et brillant économiste,
Thomas Philippon s'est réfugié à l'Université de New York (NYU). Pour fuir la
France ? &lt;em&gt;«C'est plus compliqué que cela»&lt;/em&gt;, explique-t-il, mais il
reconnaît quVc &lt;em&gt;il suffit d'avoir eu une expérience à l'étranger pour
comprendre qu'il y a des endroits où l'on peut être plus heureux au travail. En
France, il y a une méfiance entre niveaux hiérarchiques qui n'existe pas, ou
beaucoup moins, ailleurs»&lt;/em&gt;. L'enquête sur la compétitivité des pays que
réalise l'IMD (l'HEC suisse) le confirme chaque année : lorsqu'on interroge les
dirigeants d'entreprise sur la qualité des relations au travail, la France
arrive toujours dans le peloton de queue (53&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sur 57 pays).&lt;br /&gt;
Comment expliquer cette contre-performance ? Pour Thomas Philippon, tout vient
d'un &lt;em&gt;«triangk infernal»&lt;/em&gt; qui s'est mis en place dans la seconde moitié
du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et dont le pays n'arrive pas à sortir : &lt;em&gt;«Un mouvement
ouvrier et syndical radical, un management réactionnaire et un Etat légiférant
dans tous les domaines.»&lt;/em&gt; Au fil des décennies, les relations entre ces
trois pôles sont moins violentes, mais la méfiance perdure. Les dirigeants
jugent les syndicats trop contestataires. Les salariés se syndiquent peu et
sont mal représentés dans les petites structures. Le dialogue social est
insuffisant au niveau de l'entreprise et, à l'échelon national, le consensus
social est pratiquement impossible à construire.&lt;br /&gt;
Cela coûte cher à la France : &lt;em&gt;«De l'ordre de plusieurs points de PIB»&lt;/em&gt;,
estime Thomas Philippon. &lt;em&gt;«Faute de confiance, la méritocratie dans
l'entreprise marche moins bien en France que dans les autres pays. On l'a donc
remplacée par un club d'élites fondé sur les diplômes, l'ancienneté ou le
parachutage. Au final, ça ne place pas forcément les bonnes personnes au bon
job. Cela renforce le mécontentement et la méfiance»&lt;/em&gt;, constate Thomas
Philippon (3).&lt;br /&gt;
Autre conséquence néfaste : l'incapacité du pays à se réformer. Si les Français
sont si hostiles au recul de l'âge de la retraite - déjà entériné dans de
nombreux pays -, ce serait à cause de leurs mauvaises relations avec leurs
supérieurs et leurs subordonnés. Passé 50 ans, beaucoup ne pensent qu'à en
sortir.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; La réforme de la représentativité syndicale votée
par le Parlement au printemps 2008 devrait contribuer à améliorer le dialogue
social. Dommage que Nicolas Sarkozy ait aussitôt brouillé le message positif
envoyé par le gouvernement et les syndicats au reste de la société en lançant
sa petite phrase provocatrice : &lt;em&gt;«Désormais, quand il y a une grève,
personne ne s'en aperçoit.»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5
-Trop fiers pour être heureux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ecoutez les
ouvriers de «Conti», les profs d'université, les techniciens de France Télécom
ou les producteurs laitiers... Chacun à leur manière, ils déplorent la fin des
métiers. De toute la France laborieuse monte une sourde angoisse : les
bouleversements de l'économie effacent les repères corporatifs, menacent les
identités professionnelles, dynamitent les statuts souvent chèrement
&lt;em&gt;acquis. «En France comme ailleurs, il a bien fallu trouver une manière de
concilier la dépendance de l'employé à l'égard de l'employeur et les vakurs de
la démocratie. Ce compromis notre organisation du travail&lt;/em&gt; - &lt;em&gt;repose sur
une certaine indépendance des salariés. Par-delà leur entreprise, ils se
sentent appartenir à une profession qui leur impose des devoirs, une éthique,
une solidarité»&lt;/em&gt;, dit Philippe d'Iribarne (4). Ce sociologue, qui a étudié
les cultures du travail dans une perspective comparative, analyse les effets de
la concurrence et de l'internationalisation capitalistique sur cette logique de
l'«honneur» &lt;em&gt;professionnel. «Tandis que les cadres dirigeants ont vu leurs
conditions matérielles s'améliorer, les cadres moyens ont perdu leur statut et
se sont trouvés déconsidérés. Le management à l'anglo-saxonne qui était censé
prendre le relais ne donne pas satisfaction. Chez nous, il s'affranchit des
procédures, des méthodes et de la convivialité qui le rend acceptable
ailleurs»&lt;/em&gt;, dit Philippe d'Iribarne. Conçu comme un professionnel de la
direction des hommes, le manager ne se voit reconnaître qu'une faible
légitimité : et pour cause, il n'est pas du métier ! Une enquête de la CFDT
menée dans le secteur de la métallurgie indique que 61% des salariés sont
contents de leurs relations avec une hiérarchie à compétence technique contre
seulement 14% de satisfaction à l'égard d'une hiérarchie exerçant un
commandement. &lt;em&gt;«La question en France est toujours de déterminer devant qui
il est digne ou indigne de s'abaisser»&lt;/em&gt;, ajoute Philippe d'Iribarne. D'où
l'insatisfaction manifestée par une majorité de salariés. &lt;em&gt;«Les Français
sont persuadés qu'ils valent mieux que leur sort professionnel&lt;/em&gt;, dit le
sociologue Jean-Pierre Ségal (5). &lt;em&gt;Le salarié veut déborder de son cadre,
que son excellence soit reconnue. Mais cette émulation vers k haut s'accompagne
d'un mépris vers le bas. Celui qui, pour quelque raison, ne donne pas
satisfaction est un nul !»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; Pas facile de changer la culture gauloise de la
fierté et de la résistance à l'autorité. D'autant qu'elle fonctionne très bien
dans certains contextes. &lt;em&gt;«Chez Lafarge, j'ai pu observer que le modèle
français qui allie à la fois protection et autonomie satisfaisait les salariés
chinois car il n'existe pas chez eux»&lt;/em&gt;, observe Philippe d'Iribarne. Mieux
vaut donc, si l'on souhaite piloter le changement, s'appuyer sur des managers à
la compétence technique - la culture de l'ingénieur plutôt que celle du
financier - et, pour vaincre la crispation autour du statut, &lt;em&gt;«convaincre
les salariés qu'ils vont conquérir une position avantageuse, qu'ils seront
mieux considérés»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(1)&lt;em&gt;«Managers, faites-en moins !», Editions Eyrolles&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
(2)&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Auteur de &amp;quot;la Fatigue des élites&amp;quot;,
Seuil.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(3) &amp;quot;Le Capitalisme
d'héritiers&amp;quot;, Seuil.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(4)
Auteur de &amp;quot;l'Epreuve des différences&amp;quot;, Seuil&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(5) Auteur de &amp;quot;Efficaces ensemble. Un défi
français&amp;quot; Seuil.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; Eve
Roger, Sylvain Courage, Véronique Radier, Nathalie Funès&lt;br /&gt;
Le Nouvel Observateur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/le-travail-qui-fait-mal#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/le-travail-qui-fait-mal#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/454421</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Décider moins pour dormir plus par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/24/D%C3%A9cider-moins-pour-dormir-plus-par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1ee2e7de3ead7eaf641e13ea14213755</guid>
    <pubDate>Sat, 24 Oct 2009 17:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous
connaissez certainement les « &lt;strong&gt;serial-killer&lt;/strong&gt; », ces
tueurs en série qui ont donné lieu a de bons livres et à des films au suspense
haletants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans un tout
autre genre, vous connaissez peut-être aussi les
&lt;strong&gt;kilo-killers&lt;/strong&gt; : là&lt;span&gt; &lt;/span&gt; il s’agit de
nouvelles potions magiques destinées à « tuer »  les kilos en
trop de ces Dames avant d’enfiler le maillot de bain. On les trouve dans les
rayons de parapharmacie.&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Un nouvel assassin a fraîchement débarqué dans les mêmes
officines : l’&lt;strong&gt;age-killer.&lt;/strong&gt; Comme quoi on n’arrête pas le
progrès !&lt;/span&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les aficionados du management qui
parcourent ce blog&lt;span&gt; &lt;/span&gt; connaissent sûrement
les&lt;span&gt; &lt;/span&gt; « &lt;strong&gt;innovation-killer&lt;/strong&gt; » dont
j’ai parlé dans un précédent billet. Ce sont ces experts qui ont le
savoir-faire très particulier de tuer dans l’œuf tout germe d’innovation dans
l’entreprise. Du moins dès lors qu’ils n’en sont pas les géniteurs, cela va
sans dire : on ne tue pas ses enfants !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Voici maintenant un nouveau venu dans la
famille : le &lt;strong&gt;sales-killer&lt;/strong&gt;. Je me doutais qu’il devait exister,
mais surtout je pensais que, « la crise » aidant, il se cacherait.
Pas du tout ! Un vendeur de mes amis vient de me confirmer leur existence,
et, tenez vous bien, ils exerceraient au grand jour ! J’ai donc décidé de
porter l’information à votre connaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En effet, l’histoire de ce vendeur me
semble être un bon cas d’école que l’on pourrait enseigner (peut-être même que
c’est déjà le cas) à HEC, à l’ESSEC, ou à Sup’de Co.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ce vendeur, appelons-le Roger (je crois que
c’est un prénom de « bon vendeur »), est chargé par sa direction de
proposer à des Salons de coiffure un système qui permet aux clientes de
visualiser facilement leur future nouvelle coupe ou coloration sur leur propre
visage. Il existe déjà des choses similaires, mais ce nouveau concept est
saisissant de facilité d’emploi et de réalisme, peu coûteux, et fonctionne avec
internet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;C’est pratique, moderne, et c’est un atout
sur la concurrence, pour attirer plus de clientes et les satisfaire
agréablement. La coiffure féminine, c’est important ! Compte tenu de son
faible prix, le retour sur investissement du produit est annoncé comme très
rapide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Roger visite plusieurs Salons appartenant à
un grand groupe, et rencontre l’enthousiasme immédiat des responsables, mais
voilà,…. ils ne sont pas décideurs. De l’avis unanime il faut voir le
responsable régional.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pas de problème, rien ne saurait arrêter
Roger-le-vendeur, d’autant qu’il se sent appuyé par « la
base » : les nombreux responsables de Salons qu’il a
rencontrés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il contacte le responsable régional, qui
est « &lt;em&gt;très occupé&lt;span&gt; &lt;/span&gt; mais qui veut bien le
recevoir &lt;/em&gt;». Toutefois dit-il par avance, « &lt;em&gt;je ne suis pas
décisionnaire&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;Bon, je comprends,&lt;span&gt; &lt;/span&gt;
mais il faut quand même que je vous rencontre, tout le monde me le
conseille &lt;/em&gt;» lui répond Roger-le-vendeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le rendez-vous a lieu. Présentation du
produit et exposé des avis favorables des responsables de Salons visités.
Remise d’une documentation. Le responsable régional remercie, rappelle qu’il
n’est pas décisionnaire, et qu’il va « &lt;em&gt;transmettre au
marketing &lt;/em&gt;». Il communique d’ailleurs à Roger les coordonnées
complètes de ce service et de son directeur..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quinze jours passent et Roger appelle le
marketing pour savoir si tout va bien et si une décision a été prise.
Réponse : la documentation a bien été reçue, non aucune décision n’a été
prise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quinze jours passent encore, et Roger (je
vous avais bien dit que c’était un bon vendeur) appelle à nouveau le marketing.
Non, aucune décision n’a encore été prise. Y a-t-il un avis ? Non, ce
n’est ni oui ni non. Roger argumente, envoie des couriels pour rester présent à
l’esprit de son prospect, rappelle l’intérêt manifesté par les responsables des
Salons, fait des propositions commerciales alléchantes « compte tenu
de la dimension de l’enseigne »,… Bref, il fait son travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais voilà qu’un jour, un responsable de
Salon qui avait été visité, appelons-le Philippe, (c’est un bon nom pour un
responsable de Salon de coiffure je crois), appelle Roger pour prendre des
nouvelles de la décision prise par sa hiérarchie. Roger raconte ses démarches
et conclue par le célèbre : «&lt;em&gt;donc
j’attends&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Philippe se fâche, dit qu’il veut tester le
système, qu’il est payé sur ses résultats, et suggère à Roger une mise en place
gratuite du système dans son Salon à titre de test, pour convaincre la
hiérarchie avec des chiffres..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Roger dit pourquoi pas, interroge sa
direction qui dit OK immédiatement..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Installation et… patatras ! Le
système étant relié à Internet, le service informatique du siège du groupe s’en
rend compte immédiatement, alerte le marketing (« &lt;em&gt;il se passe quelque
chose de bizarre au Salon de Philippe »),&lt;/em&gt; qui appelle le responsable
régional qui déclare «&lt;em&gt;je ne suis pas au courant&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le marketing appelle donc Philippe, qui
explique ce qu’il a voulu faire et tente de se
justifier&lt;span&gt;  &lt;/span&gt; : « ça ne coûte rien, au moins on
saura…. Etc.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réaction immédiate : le téléphone
portable de Roger sonne, et au bout du fil (oui, je sais il n’y a pas de fil
mais ça ne change rien) le directeur du marketing furieux lui rappelle qu’il
n’a pas donné le feu vert pour ce concept, qui est à l’étude.
Il&lt;span&gt; &lt;/span&gt; exige que l’installation soit immédiatement stoppée.
Roger argumente sur la gratuité, le test, l’absence d’engagement sur le futur….
Rien à faire. On enlève tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Voici maintenant un tableau récapitulatif
de la situation et des états d’esprit des acteurs&lt;span&gt; &lt;/span&gt;
:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;a)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le directeur du marketing du groupe a sévèrement tancé le responsable
régional qui ne tient pas ses troupes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;b)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le
responsable régional a rappelé à Philippe au cours d’une réunion houleuse,
qu’il a une hiérarchie, et « qu’elle sert à quelque chose ». Il faut
attendre son feu vert. Il n’a pas respecté le fonctionnement de la
société.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;c)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Philippe est furieux, et il est psychologiquement bloqué vis à vis de sa
hiérarchie. Il est démotivé, et ne veut pas s’excuser pour son initiative. Il
dit que les prises de décision du siège sont trop lentes, et ne pas avoir à
demander d’autorisation pour faire plus de ventes, dès lors que ça ne coûte
rien à l’entreprise d’essayer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;d)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Roger
se mord les doigts d’avoir accepté l’idée du test gratuit, bien qu’elle lui
paraisse, même après coup, un bon moyen de convaincre l’entreprise de l’intérêt
de sa proposition. Le directeur du marketing lui a d’ailleurs fait savoir qu’il
n’avait pas apprécié cette action, et qu’il était possible qu’elle compromette
leurs relations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Aux dernières nouvelles rien n’a bougé, et
trois mois se sont écoulés depuis l’affaire. Il n’y a pas eu de décision, ni
dans un sens ni dans l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;ins&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Question&lt;/span&gt;&lt;/ins&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; : vous êtes Roger-le-vendeur, que faites-vous ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1) Vous êtes d’accord avec la
hiérarchie : elle a sûrement ses raisons, et ce n’est pas parce qu’on ne
les connaît pas qu’elles ne sont pas bonnes. Roger ne doit plus bouger et
attendre patiemment que la hiérarchie analyse le projet et donne son feu vert.
C’est la règle d’un bon management.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2) Vous informez le marketing que vous
annulez toutes vos propositions commerciales et que vous ne souhaitez plus
travailler avec le groupe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3) Vous écrivez au PDG pour lui raconter
l’histoire, avec les noms, les dates, les lieux, et vous lui demandez
d’intervenir pour débloquer la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4) Vous invitez le directeur du marketing à
déjeuner pour détendre l’atmosphère. Ou Philippe. Ou le responsable régional.
Ou&lt;span&gt; &lt;/span&gt; tout le monde…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5) Vous faites des propositions
commerciales encore plus alléchantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6) Vous jurez qu’on ne vous y reprendra
pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6) Vous laissez tomber et vous allez voir
les concurrents en espérant que cela va faire bouger les choses de ce
côté-ci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;7) Vous demandez à Philippe de prendre ses
responsabilités : après tout c’était son idée cette histoire de test, à
lui de débloquer la situation avec sa hiérarchie. Mais je vous rappelle que
pour le moment il ne veut rien savoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;8) Autres idées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Merci ! Je transmettrai à Roger vos
idées, soyez-en sûrs, et je vous raconterai le dénouement réel, ici-même,
(lorsqu’il aura lieu).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais avant de terminer je voudrais
confirmer par ma propre expérience du terrain, l’existence d’un réel problème
de démission de la base en matière d’esprit d’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;De très nombreux commerces sont aujourd’hui
des franchises, ou des unités appartenant à un groupe régional ou national. La
crise a paraît-il modifié le comportement du consommateur : plus malin,
plus libre (c’est à dire plus infidèle) que jamais), comparant tout sur place
avec son iPhone en poche, le « chasser » suppose d’être aussi mobile
et réactif que lui. Si vous prenez trop de temps pour charger votre fusil et
viser, l’oiseau s’est envolé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Or il n’en est rien : le terrain n’a
pratiquement pas de pouvoir d’initiative.. Entrez dans une telle enseigne
nationale pour proposer un moyen de vendre plus, là, dans ce magasin où vous
êtes, voici le dialogue que vous aurez :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le boss du magasin : « Ce n’est
pas moi qui décide »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous « Mais vous êtes responsable de
votre chiffre ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Oui bien
sûr ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous :
« Pensez-vous&lt;span&gt; &lt;/span&gt; que ce que je vous propose peut faire
progresser votre chiffre ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « oui, c’est
possible »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous : « Alors, vous devriez
pouvoir décider de votre action puisque vous êtes responsable de votre
chiffre !».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Oui, mais je ne peux pas,
ce n’est pas moi qui décide, il y a une organisation, des réunions, ce sont eux
qui décident, on doit tous faire pareil ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous : « Et vous pourriez
leur en parler ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Non, ils sont très
occupés, ils ont d’autres priorités actuellement, je ne crois pas que ce serait
utile».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous : « Alors comment
faire ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Il faut appeler la
direction, je vous donne leur numéro ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Donc vous décidez de composer le numéro en
question. Vous avez le nom de la personne à contacter. Et là, au standard, on
vous demande « C’est à quel sujet ? » Vous expliquez
tout :&lt;span&gt; &lt;/span&gt; les gens que vous avez rencontré sur le terrain,
leur intérêt, etc,&lt;span&gt; &lt;/span&gt; bref vous vendez l’idée d’avoir un
rendez-vous avec cette personne, sur leurs conseils.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;OK. On vous demande de patienter. Vous
patientez, et la réponse est : «Il faut envoyer un e mail à l’adresse
suivante :  &lt;a href=&quot;mailto:standard@groupemachin.com&quot;&gt;standard@groupemachin.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Qu’on ne s’y méprenne pas : je ne dis
pas qu’il ne faut pas de l’organisation, de la cohérence, et de l’analyse avant
de décider. Je constate simplement que dans une période où le terrain est
confronté à une évolution significative des comportements des
consommateurs,&lt;span&gt; &lt;/span&gt; les organisations restent branchées sur un
modèle qui a fait ses preuves certes, mais qui présente aujourd’hui des
faiblesses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ils sont de moins en moins nombreux, ceux
qui, comme Philippe dans son Salon, prennent le risque de prendre une
initiative qui bousculerait l’organisation interne et froisserait la
hiérarchie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il n’est plus normal aujourd’hui, que ces
entrepreneurs, confrontés quotidiennement au terrain, et responsables de leur
chiffre et de leur rémunération,&lt;span&gt; &lt;/span&gt; trouvent parfaitement
normal de ne pas pouvoir prendre d’initiative locale pour faire mieux. Mais la
raison est simple : ils ont compris «&lt;strong&gt; qu’en décidant moins,
ils pouvaient dormir plus &lt;/strong&gt;». Qui va les
réveiller ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Alexandre Adjiman&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Auteur de « Quand je serai grand(e) je
ferai… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Editions Garamond&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;aussi sur &lt;a href=&quot;http://www.viadeo.com/&quot;&gt;www.viadeo.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ah ! J’oubliais : si vous êtes
PDG d’une grande enseigne de Salons de coiffure, ne cherchez pas chez vous.
L’histoire est absolument vraie, mais elle ne se passe pas dans ce secteur, ce
n’est pas le produit, et les noms sont tous fictifs !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais tout de même, si vous êtes PDG d’une
entreprise (quel que soit le secteur), assurez vous que votre organisation
n’est pas elle même «&lt;strong&gt;sales-killers&lt;/strong&gt;» ou qu’elle ne les engendre
pas dans les services ! C’est la crise non ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;e non ?&lt;/span&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://www.jeanlouisrenault.com/public/ALEXANDRE.jpg"
      length="1892" type="image/jpeg" />
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/24/D%C3%A9cider-moins-pour-dormir-plus-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/24/D%C3%A9cider-moins-pour-dormir-plus-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/454014</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment mettre son équipe en échec</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/07/29/Comment-mettre-son-equipe-en-echec</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9148fe9f554356ffdd27ed51839b7686</guid>
    <pubDate>Wed, 29 Jul 2009 11:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;Dans
les années 60, &lt;em&gt;Paul &lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;Watzlawitz&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;,&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;l’un des
fondateurs de l’école de Palo Alto, publiait un livre dont le titre était
&lt;em&gt;« Comment construire son propre
malheur ! »&lt;/em&gt;&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;
C’est en forme de clin d’œil que j’ai choisi de traiter des « mauvaises »
pratiques managériales. Vous trouverez donc ci-dessous toutes les pratiques à
mettre en œuvre si vous avez réellement le désir de mettre votre équipe en
échec. En suivant ses conseils, l’on peut ainsi, non seulement, construire son
propre malheur mais aussi celui des autres collaborateurs. En fonction de son
degré d’autorité, l’on peut aussi construire le malheur de toute
l’organisation. Il va de soi que toute ressemblance avec des personnes
existantes, ayant existées ou même ayant l’intention d’exister ne serait que
purement fortuite. Nous ne traitons là que&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;
de l’imaginaire inimaginable.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;51 RÈGLES A SUIVRE SCRUPULEUSEMENT.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpFirst&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;1 -  Penser à soi en toutes
circonstances, avant de penser aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;2 -  Être convaincu que seule sa
propre manière de voir les choses est la bonne&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;3 -  Ne tenir aucun compte des
propositions et suggestions de son entourage&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;4 -  Identifier chez ses
collaborateurs des micros détails de dysfonctionnements et se focaliser dessus
en permanence&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;5 -  Toujours voir en priorité ce
qui ne va pas et ne pas perdre de temps à parler de ce qui, va bien.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;6 -  Se focaliser sur les
résultats sans jamais regarder si la manière d’y parvenir est la bonne&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;7 -  Passer l’essentiel de son
temps à faire du contrôle et à parler de ce qui ne marche pas&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;8 -  Ne jamais prendre en compte
la démotivation de ses collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;9 -  Penser que si quelqu’un est
démotivé, c’est à lui de se débrouiller pour se remotiver tout seul&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;10 - Ne jamais établir de règles et
toujours exprimer son insatisfaction sur le fonctionnement de l’équipe, de
l’individu, voire de l’organisation&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;11 - Privilégier en toutes
circonstances le jugement et l’interprétation comme étant des facteurs de
vérité&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;12 - Considérer que les seuls
obstacles à la réalisation de ses projets, ce sont les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;13 -Penser que le salaire n’est pas un
élément de motivation, et justifiez en permanence l’impossibilité de pratiquer
de la reconnaissance monétaire&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;14 - Imposer à ses collaborateurs des
comportements qui ne correspondent pas à leur personnalité&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;15 -Laisser ses collaborateurs se
débrouiller « pour qu’ils comprennent »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;16 - Se considérer comme propriétaire
de ses collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;17 - Penser que ses collaborateurs
doivent se plier au projet de l’entreprise sans se soucier de leur propre
projet&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;18 - Déstabiliser ses collaborateurs
par des « non dits »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;19 - Considérer qu’une erreur et une
faute c’est du pareil au même « Il n’avait qu’à demander »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;20 - Tout faire pour avoir raison à
tout prix !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;21 - N’avoir des entretiens
individuels avec ses collaborateurs autres qu’en cas de recadrage ou
manifestation du mécontentement&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;22 - Ne jamais déléguer&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;23 - Estimer que la motivation est
obligatoire et exiger des résultats permanents&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;24 - Ne jamais définir clairement la
ou les missions de ses collaborateurs et estimer que parce qu’il a signé un
contrat; il connait son rôle&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;25 - Ne jamais accepter l’échec et
culpabiliser le collaborateur qui n’a pas atteint ses objectifs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;26 - Savoir punir efficacement&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;27 - Imposer les changements et nier
en bloc toutes les résistances&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;28 - Ne faire des réunions qu’en cas
de problèmes&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;29 - Profiter des réunions pour régler
ses comptes avec un ou plusieurs collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;30 - Faire de la réunion par ses actes
et ses paroles un moment propice à construire de l’improductivité&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;31 -Toujours chercher en permanence ce
que l’on peut faire pour rendre ses collaborateurs improductifs. : Les
brimer, faire des remarques désagréables, les isoler, mettre en œuvre
inconsciemment une réelle politique de démotivation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;32 - Penser que le management cela ne
s’apprend pas&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;33 - Être en toutes circonstances
convaincu que l’on a raison&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;34 - Privilégier le subjectif à
l’objectif&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;35 - Nier les faits&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;36 - Être exportateur de doutes et
destructeur de confiance&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;37 - Ne jamais pratiquer d’entretien
d’écoute avec ses collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;38 - Ne débriefer qu’en cas d’échec,
jamais en cas de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;39 - Considérer qu’un entretien annuel
d’évaluation, c’est suffisant&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;40 - Privilégier en toutes
circonstances le combien et le pourquoi au Comment&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;41 - En recrutement rechercher
exclusivement des clones de ce que l’on est et porter desjugements sur ceux qui
ne correspondent pas à sa propre vision (Pas de femmes, d’étrangers, de jeunes,
de vieux, de contestataires…..)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;42 - Toujours tout régler soi même&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;43 - Répondre à son téléphone et à se
s mails dès qu’ils se manifestent et devenir ainsi leur serviteur&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;44 - Ne jamais timer ses actions&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;45 - Livrer en toutes circonstances
tous les combats qui se présentent&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;46 -En vertu de la loi de Pareto, se
concentrer principalement sur les 80% d’actions qui génèrent les 20% de
résultats plutôt que l’inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;47 -Ne jamais programmer de temps de
management, c’est superflu : les gens savent ce qu’ils doivent faire et
sont payés pour cela, après tout !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;48 - Penser que la plupart des
décisions ne nécessitent pas de réflexion et relèvent du bon sens&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;49 - Penser que ce qui marche ailleurs
ne marchera pas chez soi&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;50 - Penser que l’autorité, la force
et si besoin est la rétorsion sont les meilleurs armes pour obtenir quelque
chose des salariés&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpLast&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;51 - Penser que dans une entreprise,
il n’y a pas de place pour les sentiments et pour les relations humaines. Les
employés sont là pour travailler, et leurs états d’âme ou leurs problèmes
personnels ne doivent pas interférer avec la bonne marche des affaires&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nul doute qu’en procédant
ainsi vous arriverez rapidement à obtenir de vos collaborateurs une
désimplication progressive, vous entretiendrez un niveau de démotivation
propice à une improductivité grimpante. Vous arriverez ainsi faute d’accroitre
l’absentéisme à créer un véritable présentéisme désimpliquant et contibuerez
ainsi à l’insatisfaction de tous : collaborateurs, actionnaires et
clients. &amp;quot;Yes you can&amp;quot; -;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/07/29/Comment-mettre-son-equipe-en-echec#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/07/29/Comment-mettre-son-equipe-en-echec#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/421862</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La santé facteur de performance du développement durable Par Yannick Coudert</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:91bab41473754fed6ce8d37436e046cf</guid>
    <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 12:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Face aux enjeux d’un monde traversant une crise structurelle sans précédent,
mettre en place les modalités d’un développement à la fois performant sur le
plan économique, responsable sur le plan social et environnemental, est un défi
qui se doit d’être relevé. Le développement durable « doit » autoriser
l’instauration d’un juste équilibre entre des aspirations sociales et un
développement économique qui satisfait les besoins de chaque génération, sans
compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.&lt;br /&gt;
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.entreprise-info.org/article-30628300.html&quot;&gt;http://www.entreprise-info.org/article-30628300.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    Malgré la multitude des approches en la matière et la diversité de leurs
fondements, tout le monde semble s’accorder sur le fait que le « développement
durable » correspond aujourd’hui à la recherche d’un nouvel équilibre, se
situant à l’intersection de trois axes fondamentaux :&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;•  Un axe économique, qui se traduit par une responsabilité vis-à-vis
des actionnaires, des salariés et de l’Etat,&lt;br /&gt;
•  Un axe social, qui indique que chacun doit être traité avec
équité,&lt;br /&gt;
•  Et un axe environnemental, qui spécifie que la société doit protéger
ces ressources.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce manque d’équité devant la considération de ces trois principes, montre les
dysfonctionnements et les excès de notre modèle d’aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Vers une économie responsable
:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’entreprise se voit confrontée à des pressions de plus en plus fortes que
se soit de la part des actionnaires, des salariés, des consommateurs, et par le
cadre réglementaire. Jusqu’ici les enjeux se formulaient uniquement en termes
de compétitivité, de rentabilité au détriment souvent de la transparence, de la
prévention des risques et d’une réputation exemplaire dans la vie de la cité.
La première définition de « L’entreprise » qui peu nous venir à l’esprit, est
simplement comme une entité organisée, ayant pour objet de produire des biens
et services économiques. Sauf qu’aujourd’hui cette simple définition est
obsolète et le développement durable doit être moteur pour un « retour à la
morale et une responsabilisation de l’économie».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En intégrant ces objectifs de responsabilisation, le management et
l’organisation du travail deviennent à la fois plus complexes et plus
importants. Ils apparaissent comme les leviers de la performance basée sur
l’engagement humain. Il faut en effet dépasser l’approche traditionnelle de
l’économie, qui s’intéresse trop exclusivement aux « relations des hommes aux
choses » pour en revenir « aux relations entre les hommes ». Parallèlement, il
est impératif d’avoir une éthique capable d’entraver les pouvoirs, que nous
possédons (des pouvoir aux potentialités parfois dévastatrices) et d’imposer
cette notion de responsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://idata.over-blog.com/0/48/33/25//entreprise_fotolia_7003414_S.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://img.over-blog.com/300x225/0/48/33/25//entreprise_fotolia_7003414_S.jpg&quot; class=&quot;CtreTexte&quot; height=&quot;225&quot; width=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’optimisation du management, un gage
de performances :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît clairement que cette nouvelle logique de développement,
représente une formidable opportunité pour de nouvelles voies d’innovations et
pas seulement environnementales. On constate que dans l’axe social, des notions
comme par exemple la prise en considération des risques psychosociaux, sont de
plus en plus abordées. En effet le thème de la santé au travail a rarement été
la préoccupation majeure dans l’actualité sociale, or elle est surement le
levier le plus puissant dans l’obtention de résultats. C’est bien dans le
travail, et en priorité dans ses dysfonctionnements, que ces risques
psychosociaux trouvent leur source : surcharge de travail, manque de
reconnaissance, relations tendues, soutien de l’encadrement insuffisant,
exigence de résultats démesurée… Le management par la pression du résultat est
devenu symptomatique de la société d’aujourd’hui. Il a un coût pour l’Homme: un
stress permanent. D’un côté, on détruit l’Homme et de l’autre on recourt à des
stages pour gérer son stress, pour apprendre à se relaxer… avec des résultats
qui ne peuvent être que ceux d’actions portant sur els conséquences et non sur
les causes. La montée du malaise au travail, n’est pas une affaire de mode.
C’est une réalité qui correspond à une transformation profonde du travail, de
ces conditions et de son environnement. Nous devons tenir compte de ces
transformations pour optimiser notre façon de manager. Si nous poursuivons sur
les méthodes actuelles on verra apparaître une contradiction de plus en plus
forte, entre les besoins de l’entreprise dont les exigences s’accroissent et
ceux des individus en demande de reconnaissance, et d’autonomie.  Ce
sentiment de «mal faire son travail», de ne plus parvenir à un « travail de
qualité », progressera encore plus, et cela engendrera pour l’entreprise une
perte d’efficacité considérable liées à l’absentéisme, au turn-over, à des
conflits, sources de baisse de production, de moindre qualité, de tensions
entre salariés ou avec les clients…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s’appuyant sur le management et l’organisation du travail, les salariés
vivront autrement leur quotidien professionnel, l’entreprise peut progresser en
terme de performance d’autant plus que les salariés motivés parce qu’ils font
et de ce fait en meilleure santé. L’axe social, dans le « Développement
Durable », est prépondérant dans l’atteinte des objectifs qui lui seront fixé.
Il est important de constater que la reconsidération de nos méthodes de
management et d’organisation de travail va agir sur l’amélioration des
performances mais également sur la santé. Ces améliorations sont étroitement
liées et en raison de la performance qu’elles
induisent.       &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;  &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La protection de nos
ressources, une notion indispensable aujourd’hui :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste de plus en plus à l’émergence d’une notion réactualisée, celle de
la responsabilité environnementale des entreprises. Compte tenu de la situation
actuelle et des relations entre l'Homme et son environnement, les capacités
scientifiques et techniques donnent à l'humanité les moyens d'influer
durablement sur l'ensemble de la planète, et sur les conditions de la vie sur
terre. Cela se traduit aujourd'hui par des effets néfastes (changement
climatique, contamination de l'air et de l'eau, diminution de la
biodiversité…). Mais ces évolutions n’ont rien d'inéluctable, et dépendent de
nos choix de vie et de notre sens de la responsabilité vis-à-vis de nos
enfants. Le concept de développement doit assurer une gestion pérenne des
ressources naturelles et la protection de l'environnement afin de traduire
notre responsabilité envers les générations futures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important que les entreprises perçoivent de mieux en mieux les attentes
émergentes, car cet engagement responsable est porteur de bien des vertus. Si à
court terme cela peut ne pas être rentable, à long terme il permet, d’améliorer
cette même performance financière, par la réduction des coûts liée à une
meilleure utilisation des matières premières et de l’énergie, mais également
d’augmenter ces ventes, car les clients sont plus fidèles envers une
organisation qui dispose de cette image d’entreprise. Il devient plus aisé
d’attirer et de conserver les compétences humaines nécessaires à l’activité et
a la progression de l’entreprise. Elle dispose d’avantages sur le plan
concurrentiel parce qu’elle développe des connaissances de durabilité, et cette
innovation est perturbante pour les concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si on voulait résumer cette approche, on pourrait dire que le
principal reproche fait au développement durable était de ne pas toujours être
rentable à court terme. Grâce à cette nouvelle approche de la composante
sociale, visant à optimiser le management et l’organisation du travail pour
améliorer la santé des salariés, on obtient de la performance à court terme,
performance qui apporte à la vision antérieure du développement durable la
rentabilité qui lui manquait à court terme.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/414074</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Lettre sur les aveugles&quot; Par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:dcae7d4456b87a90d563b2079031a26c</guid>
    <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 10:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p&gt;J'emprunte ce titre à Diderot (1713-1784), qui a publié en 1749 un essai
dont la lecture me parait d'une grande actualité. Diderot, philosophe et
scientifique, initiateur de l'Encyclopédie, s'interroge ici sur les mécanismes
de la connaissance, à travers une série d'expériences, d'enquêtes et de
discussions avec des aveugles. Il s'agit d'aveugles de naissance, ou de
personnes devenues aveugles accidentellement après avoir vécu voyants.&lt;/p&gt;    Voici quelques unes des questions qu'il se pose : un aveugle de naissance à qui
l'on redonne la vue, saura-t-il reconnaître les objets et les personnes qu'il
&amp;quot;connaissait&amp;quot; alors qu'il était aveugle ? La connaissance du monde d'un aveugle
de naissance qui recouvre la vue sera-t-elle plus étendue après qu'avant ?
Sera-t-il plus heureux après qu'avant ? Bien entendu, pour Diderot il ne s'agit
pas de donner les réponses imaginées par un voyant, mais bien celles de
l'aveugle lui-même. De là Diderot anime un intéressant débat entre ce que
croient les voyants sur les incapacités des aveugles, et ce que pensent les
aveugles, du monde des voyants qui les entoure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diderot a enquêté très sérieusement et scientifiquement, il a interrogé
directement les intéressés, rapporté des témoignages, et appelé les philosophes
à l'aide (Montaigne, Voltaire,..). Voici un petit extrait de réflexions venant
de ses discussions avec Mlle Mélanie de Salignac, aveugle de naissance, qui fut
son amie de cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les erreurs de la vue en avait beaucoup diminué le prix pour elle.(...) Elle
était dans ses vêtements, dans son linge, sur sa personne, d'une netteté
d'autant plus recherchée que, ne voyant point, elle n'était jamais assez sûre
d'avoir fait ce qu'il fallait pour épargner à ceux qui voient le dégoût du vice
opposé. (...) Elle était peu sensible aux charmes de la jeunesse et peu choquée
des rides de la vieillesse. Elle disait qu'il n'y avait que les qualités du
cœur et de l'esprit qui fussent à redouter pour elle.(...) Elle parlait peu et
écoutait beaucoup. En rapprochant ce qu'elle avait entendu d'un jour à l'autre,
elle était révoltée de la contradiction de nos jugements. Il lui paraissait
presque indifférent d'être louée ou blâmée par des êtres si
inconséquents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diderot parvient à la conclusion que &amp;quot;le secours que se prêtent nos sens
mutuellement les empêchent de se perfectionner&amp;quot;. Personnellement j'ajouterai
qu'un handicap confère probablement au handicapé une attitude de doute et de
questionnement permanents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En refermant cette Lettre sur les aveugles je me suis demandé si finalement
nous n'avons pas été (et ne serions pas encore) trompés par la puissance que
semble nous conférer l'exercice de tous nos sens, dans le management de nos
entreprises et de nos économies. Puisque l'absence de la vue développe chez les
aveugles des qualités quasiment inaccessibles aux voyants, est-ce que
l'apparente facilité avec laquelle nous percevons les choses ne nous aurait pas
leurrés dans les analyses et les pratiques que nous développons depuis des
années ? Est-ce que malgré toutes ces facultés dont nous sommes pleinement
dotés, nous nous apercevons de &amp;quot;la contradiction de nos jugements&amp;quot;, comme le
ressentait parfaitement Mlle de Salignac à l'écoute des voyants, elle qui était
aveugle ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la réponse devait être &amp;quot;non, nous ne voyons pas toujours la contradiction de
nos jugements&amp;quot;, ou même simplement &amp;quot;peut-être pas&amp;quot;, cela voudrait-il dire que
la situation actuelle aurait pu être évitée ? Et si tel est le cas, sera-t-il
possible de remédier à notre manque de clairvoyance pour l'avenir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu de temps après avoir terminé &amp;quot;La lettre&amp;quot;, le hasard m'a fait rencontrer
Huguette et Michel, un couple d'agriculteurs de 75 et 77 ans, à la retraite
dans son village d'Indre-et-Loire, non loin de chez moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'ils soient voyants, ils m'ont paru avoir conduit leur vie avec le
pragmatisme de personnes &amp;quot;attentives à ne pas se contredire dans leurs
jugements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils m'ont en effet raconté l'histoire de l'un de leurs confrères, qui, cédant
aux propositions d'un banquier spécialisé en financement de l'agriculture, a
investi plusieurs millions (de francs) dans des bâtiments et équipements de
porcheries et d'étables. De telle sorte que, pendant que eux mêmes, travaillant
&amp;quot;en équipe&amp;quot;, (Michel produisant les céréales et Huguette nourrissant les bêtes
avec lesdites céréales dont elle faisait le bon mélange et la farine),
obtenaient des produits de haute qualité qu'ils vendaient le bon prix, et
qu'ils pouvaient financer eux-mêmes leurs équipements, leur collègue devait
faire du volume pour payer ses emprunts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant ce que faisaient ses voisins, il aurait voulu les imiter, mais sa
situation financière ne lui permettait pas de modifier ses méthodes : il était
condamné à produire vite, en travaillant beaucoup, car la qualité médiocre
dégageait trop peu de marge financière, le tout dans le seul but de faire face
à ses engagements bancaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis demandé si nous n'avions pas là une illustration assez frappante de
certains de nos errements en management. J'en ai aussi déduit que Michel et
Huguette avaient... vu qu'il fallait parfois être ... aveugle (!) aux
propositions qui auraient pu leur nuire, et qu'ils s'en sont tenus à une
conception saine de la finalité de leur entreprise, et de son équilibre
budgétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple d'Huguette et Michel serait-il en train de se répandre ? Ne voyons
nous pas de nombreux articles de presse sur les nouveaux comportements des
consommateurs, lesquels se mettraient soudainement à &amp;quot;réfléchir avant
d'acheter&amp;quot;, à comparer, à réparer même, le tout appuyé par des sondages sur la
préférence du durable au jetable, etc. La &amp;quot;crise&amp;quot; nous a-t-elle crevé les yeux,
tant et si bien que nous développons maintenant de nouveaux sens plus aiguisés
que par le passé ? Ah ! mais pourquoi n'avons pas été aveugles plus tôt aux
mirages de la bourse et au toc de la consommation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, c'est finalement une idée qui rejoint assez bien le sujet central
développé dans &amp;quot;Quand je serai grand(e) je ferai...&amp;quot;, puisque dans cet essai je
propose que, chacun prenne quelques minutes pour fermer les yeux, s'imaginer à
17 ans, et répondre une nouvelle fois à la célèbre et belle question qui nous
avait tant torturés : &amp;quot;et toi, qu'est-ce que tu feras quand tu seras plus grand
(e) ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiche !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexandre Adjiman&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt; Editions Garamond et Cie.&lt;br /&gt;
Diderot : Lettre sur les aveugles, Le livre de poche, 1,50</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/318669</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Ou en sont les dogmes ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:40354c93ec1d96308802d02cd640e341</guid>
    <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 10:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si ce que l’on a appelé les lumières du 18&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
siècle ont eu comme effet d’éclairer les consciences, force est de constater
que celles-ci sont en train de régresser. Notre société croit s’épanouir en
cédant aux sirènes de la consommation et devient de ce fait de plus en plus
dépendante vis-à-vis de ses besoins d’avoir. L’avoir et le désir qu’il induit
priment plus que jamais dans les aspirations occidentales, l’idée même d’une
décroissance économique et la peur généralisée qu’elle entraine en sont un
vivant exemple. Il y a quelques mois je traitais sur &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37178&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;Agoravox&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et sur un ton
humoristique de l’irruption prochaine d’une probable décroissance. Ca y est, on
y est !&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Peut-on aborder la situation actuelle en imaginant qu’il
ne s’agit que d’une crise parmi tant d’autres ? Est-on comme certains
l’annoncent en train de changer de société. ?. Le désir de consommer,
d’avoir, de posséder va-t-il continuer à être le moteur de l’activité
économique, ou l’individu est-il en train de modifier son rapport à la
consommation ? Est-il si déraisonnable de s’imaginer que le consommateur
serait entré dans une phase privilégiant dans ses comportements, l’essentiel au
superflu ? Serait-on en train d’entrer dans une phase de conscientisation
des comportements d’achats pouvant amener à terme à une décroissance
maitrisée ? Personne ne peut répondre à ces questions, mais ne pas se les
poser serait une forme de politique de l’autruche. Si, au contraire, les
comportements du consommateur s’avéraient être entrés dans une phase de
changement, nous serions en train d’assister en direct à un affaiblissement des
dogmes, à commencer par celui qui consiste à s’imaginer qu’il ne peut y avoir
de société pérenne sans croissance économique forte. La vision d’une croissance
obligatoire forte et soutenue relève t-elle d’une approche rationnelle et
pragmatique, où d’une vison dogmatique ? Où en sommes-nous en 2008 dans toutes
les formes de dogmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le dogme religieux Chrétien et principalement Catholique
Romain qui a prévalu jusqu’à la fin du 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle s’est vu
remplacer par les dogmes politiques. Toutes les formes politiques ont été
visitées, explorées, appliquées et parfois dénaturées durant le
20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle : Socialisme, Capitalisme, Libéralisme, Centrisme,
Environnementalisme, nationalisme, fascisme… L’affaiblissement des dogmatismes
politiques a commencé au milieu des années 1980. L’absentéisme électoral en
était un indicateur. Mais rien ne s’est substitué à ces dogmatismes, laissant
ainsi place à un grand vide de pensée. Une chose est sure, ce ne sont pas les
dogmes, religieux ou politiques, qui permettront de répondre à la crise
actuelle. Ce ne sont pas eux non plus, qui permettront d’élever le niveau de
conscience. Pourtant, pour ce qui concerne les dogmes politiques, on semble
assister depuis quelques mois à une certaine déstructuration de la pensée
politique, comme si l’immense espoir de 2007 (Les 84% de participation) avait
laissé place à une certaine amertume. « Entendez-vous dans les campagnes
mugir ces féroces désespoirs ? » « Aux larmes, citoyens »
semble être le nouvel hymne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La nouvelle mode politique se tournerait elle vers le
pragmatisme ? Les militants socialistes viennent d’élire une nouvelle
1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; secrétaire. Verra-t-on dans les prochains mois des propositions
pragmatiques permettant de relancer le débat politique. L’absence d’opposition
n’est jamais saine pour une démocratie. Quel est aujourd’hui l’état des partis
en France : Un PS sans programme ; un PC qui n’est plus que l’ombre
de lui-même ; un FN qui s’écroule (On ne va pas s’en plaindre), mais ne
nous leurrons pas l’extrême droite Française a toujours fait partie du paysage
politique ; Des Verts qui palissent ; Un MODEM qui n’a pas encore
l’ADSL ; Une UMP dans laquelle les composantes (Gaullistes, libéraux et
centristes…) tentent de vivre ensemble et d’exister. Le refuge politique des
dogmatismes serait il en voie d’extinction ? Quand Bertrand Delanoë prône
les vertus du libéralisme, est-on toujours dans le dogme socialiste, dans une
approche socio démocrate ou dans une approche politicienne. Quand Ségolène
Royal fait les yeux doux à François Bayrou est-ce une manœuvre ou la vision
d’une nouvelle société. Et quand notre Président adopte des mesures qui
seraient perçus dans le monde économique comme concurrence déloyale, est on
toujours dans une pensée de droite ou dans une approche pragmatique des
situations ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si les dogmes disparaissaient, l’on ne pourrait que s’en
réjouir mais que resterait-il comme forme de pensée ? Le niveau de
conscience de l’individu est-il suffisamment développé pour lui permettre
d’affronter une société qui offrirait plus d’ouvertures au questionnement que
de réponses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quels sont les nouveaux vecteurs de pensée, si l’on
accepte de ne plus raisonner de manière dogmatique, si l’on accepte
d’approfondir les raisonnements plutôt que de se contenter de l’aspect
superficiel des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Où est la notion de conscience dans ce monde de prêt à
penser qui fait jacasser l’Homme sur tous les sujets, l’amenant à privilégier
les réponses toutes faites, aux réflexions, questionnements et interrogations
introspectives qui seules, pourraient lui permettre d’élever son niveau de
conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ou est la notion de conscience quand l’individu se
contente à partir.des informations qu’il reçoit (souvent par le biais des
médias) d’exprimer, non pas le fond de sa pensée, mais la superficielle
interprétation qu’il en a entendu ou faîte ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ou est la notion de conscience dans la montée des
individualismes qui amènent l’individu à s’imaginer qu’il n’a pas besoin des
autres pour vivre, oubliant ainsi son origine grégaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Agit-il dans ces situations en conscience ou de manière
non consciente ? &lt;span style=&quot;&quot;&gt;« Ce dont on ne peut parler, il faut le
taire »&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;disait Wittgenstein. «Penses par toi-même
« disait Kant au siècle des lumières. Les lumières ont-elles la même
intensité aujourd’hui qu’hier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L’homo sapiens occidental du 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle
semble plus, dans sa vie quotidienne, continuer à privilégier les réponses et
les certitudes qu’à utiliser la partie intelligente de son cerveau. Imaginons
les progrès que l’homme ferait s’il utilisait ces capacités cognitives, non
émotionnelles, pour se découvrir avec la même intensité que celles qu’il a
utilisées pour accomplir ces 130 dernières années toutes les découvertes,
industrielles, économiques, médicales, technologiques, culturelles… Imaginons
les progrès que ferait l’humanité si l’on consacrait autant de moyens et
d’énergie à élever le niveau de conscience qu’on en a consacré à toutes les
découvertes du 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Imaginons les progrès que l’Homme
ferait s’il cessait de se laisser bercer par le son des dogmes pour privilégier
la réflexion et le questionnement à la réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Doit-on réinventer le siècle des lumières pour y
parvenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Etre en conscience, c’est comprendre et
découvrir que l’Homme n’est que partie d’un tout indissociable. N’est ce pas
parce qu’au fil du temps, l’Homme s’est éparpillé, grisé au son des sirènes des
dogmes, qu’ils soient religieux ou politique, qu’il en a oublié sa quête de la
vérité. L’Homme ne pourra véritablement se réconcilier avec lui-même que dès
lors qu’il aura compris, que le verbe être prime sur le verbe avoir et que
l’avoir, se doit de rester au service de l’être et non l’inverse,&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;comme trop souvent, notre société nous le démontre.&lt;/span&gt;
L’élévation du niveau de conscience de chaque individu serait de nature à
assurer un progrès qui réconcilierait potentiel économique et potentiel humain.
Alors à quand un Grenelle de la conscience ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/304177</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Pour un management plus raisonnable par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:01c7ce485c4846f09fc5b4a80a88d799</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 23:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Étant un innovateur
impénitent, et ayant exercé cette &amp;quot;activité&amp;quot; tant en entreprise qu'en qualité
d'indépendant reconnu par les services fiscaux comme &amp;quot;inventeur&amp;quot;, je suis
toujours à l'affut d'histoires de produits et de réflexions autour de ce
thème.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La créativité et&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; l'innovation ont toujours joué un rôle important dans le
développement des entreprises, et&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de très nombreux
experts en analyse des&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; évolutions &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;économiques&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; s'accordent aujourd'hui
pour dire que&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; face à la concurrence des pays
émergents, le &amp;quot;vieux monde&amp;quot; devra innover beaucoup plus qu'auparavant, pour
continuer à tenir un minimum de place dans les échanges.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'où un certain intérêt à
réfléchir sur le lien management-innovation, objet de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous raconte trois
histoires qui se sont produites à 60 ans de distance, puis nous verrons quelles
conclusions nous pourrions en tirer sur le plan du management de la créativité
et sur celui du management en général.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première histoire se passe
aux Etats-Unis, en 1946. Une jeune femme du nom de Marion Donovan vient d'avoir
son premier bébé, et vit ce qu'ont vécu beaucoup de femmes à cette époque, à
savoir l'utilisation et les contraintes liées aux langes : bébé rarement au
sec, lavage quotidien, séchage, repassage, rotation parfois trop lente du cycle
en question, fatigue, etc. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Elle se dit que ce n'est
pas possible de continuer ainsi, il faut faire quelque chose. Elle crée un
système comportant une feuille étanche et de l'ouate. En fait de faille étanche
elle a utilisé de la toile de parachute! Son avocat lui conseille de déposer un
brevet, ce qu'elle fait, et elle se rend ensuite chez les plus grands
fabricants de langes américains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les divers experts en
marketing, production, et autres managers, l'ont&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
tous écoutée attentivement, et après étude, lui ont écrit que, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;finalement, il ne pouvait pas&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; y
avoir de marché pour son idée, car ils n'avaient décelé aucune demande de la
part des mamans, qui achètent toutes leurs culottes (langes) et en sont très
satisfaites.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Heureusement,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; 10 ans plus tard un monsieur du nom de Victor Mills lui achète
son brevet, et sort les premières couches culottes, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;qui s'appelleront un peu plus tard : Pampers!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les deux autres histoires
sont des témoignages vécus personnellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je représentais à l'étranger
un accessoire du téléphone portable, plus précisément un chargeur manuel de
batteries, inventé par un ingénieur français qui m'en avait confié le
développement. Pour ce développement je prends contact par téléphone avec le
plus gros client potentiel pour ce genre de produit dans le pays, un opérateur
de téléphones mobiles. Environ 300 magasins, bref : le leader.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'occasion de cet appel
j'apprends &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;qu'il existe justement dans cette
entreprise un groupe, composé de personnes de divers départements, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;chargé d'examiner les produits nouveaux. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&amp;quot;Quel plaisir !&amp;quot; me dis-je en moi-même : j'ai eu l'occasion de
proposer des dizaines de produits nouveaux à des dizaines de sociétés, et c'est
la première fois que je vois une telle démarche. D'habitude je rencontre le
marketing, ou la direction commerciale,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ou la
production, et ça limite toujours un peu le dialogue. Il faut ensuite qu'ils
transmettent aux autres départements, etc. Vous connaissez.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On me fixe rendez-vous
rapidement (l'innovation n'attend pas), je me présente, j'expose les arguments,
je montre le produit, je parle marché, prix de vente, marges, monopole (grâce
au brevet), je réponds aux questions nombreuses et intéressées. En conclusion,
j'informe le groupe que s'agissant d'un produit nouveau, je suis disposé à
faire à mes frais un test sur quelques magasins, avec des hôtesses qui feraient
la démonstration du produit aux clients, jusqu'à la vente: en clair je montre
que j'y crois.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;Fin de la réunion: on m'annonce une réponse dans 15
jours maximum. Fantastique! Vraiment novatrice à tous les niveaux cette
entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous n'allez me croire, et
c'est pourtant vrai: dans le délai annoncé, on m'informe que le groupe
&amp;quot;produits nouveaux&amp;quot; s'est mis d'accord sur le fait que le produit étant encore
inconnu du public, il lui paraissait difficile de le commercialiser.
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Ne souriez pas et réfléchissez, parce qu'un tel
exemple s'est peut-être déjà produit pas loin de votre bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par la suite j'ai vendu le
produit à plus de 3000 exemplaires, en moins d'un an, mais bien entendu j'aurai
pu faire beaucoup plus avec ce partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autre démarche, autre cas de
figure. Je m'adresse au N°1 de la capsule de café (200 milliards de capsules
écoulées par an) pour lui proposer un accessoire à ses capsules. Je téléphone:
il faut envoyer un dossier. J'ai le nom et l'adresse de l'interlocuteur,
j'envoie mon dossier. Je reçois rapidement une réponse de la personne : votre
affaire est internationale, je transmets à mon collègue qui s'occupe de
l'international. Je me dis que je suis sur la bonne voie: c'est vrai, c'est
international, on a lu et compris mon dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelque temps plus tard, je
reçois une lettre accusant réception de mon dossier, avec
remerciements&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et m'indiquant que la politique de la
Société, c'est que les idées ne peuvent être émises que par le personnel de la
société. Fermeture du dossier *.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Conclusion: depuis 1946 et la
proposition de Mme Marion Donovan avec son idée de couches jetables,
l'organisation des entreprises en matière de management de l'innovation ne
semble pas avoir beaucoup évolué. Bien sûr, les entreprises innovent, de
nouveaux produits naissent régulièrement, mais telle n'est pas la vraie
question.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La vraie question est dans la
nécessité &lt;strong style=&quot;&quot;&gt;d'innover encore plus&lt;/strong&gt; que par le passé, car
comme je le disais dans les premières lignes, la plupart des experts
s'accordent pour dire que cela devrait être la priorité des entreprises pour
faire face à la concurrence effrénée des pays qui ont soif de conquête de
nouveaux marchés. : Chine, Inde, Corée, Thaïlande… Cela veut dire que si
laisser passer des opportunités était sans véritables&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; conséquences il y a 10 ans, aujourd'hui cela pourrait être
fatal.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De plus je ne crois pas qu'il
y ait pénurie d'idées. Les progrès de la technique sont tellement énormes, que
les champs de créativité sont partout autour de nous. Un Japonais ne vient-il
pas de démontrer la possibilité d'utiliser une imprimante à jet d'encre pour
créer des nouvelles cellules humaines qui pourraient à terme permettre de créer
peut-être des organes destinés à des greffes ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En revanche, l'entreprise
doit faire attention à ce que son organisation sache mieux qu'auparavant,
saisir toutes les opportunités.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Elle doit notamment
examiner si par hasard ses collaborateurs ne freinent pas, consciemment ou
inconsciemment, les idées nouvelles. Sont notamment visés tous ceux que l'on
considère comme&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &amp;quot;experts&amp;quot;, qu'il s'agisse de
groupes, commissions, comités…&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ou d'individus. Car
aujourd'hui, trop savoir n'est plus savoir :&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;  
 &lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;Au sein de cet environnement instable et turbulent, un seul
élément reste constant: le changement&amp;quot;&lt;/em&gt; Dalaï-lama, 14&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Outre les rapports
hiérarchiques ou de lutte interne d'influence des personnes et des groupes dans
une société, qui jouent un rôle considérable dans les blocages, ce que nous
savons limite bien souvent notre imagination. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Tel
est notamment&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; le cas dans les exemples exposés
ci-dessus, et vous en trouverez sûrement&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; dans votre
propre expérience, qu'elle soit professionnelle ou personnelle d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si le sujet vous intéresse,
vous lirez avec passion &amp;quot;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;The innovation killer&lt;/strong&gt;&amp;quot; de
Cynthia Barton Rabe, une réflexion nourrie d'illustres exemples d'erreurs de
jugement commises&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; par de groupes de travail,
composes d'éminentes personnalités au savoir mondialement reconnu, en raison
soit de l'influence d'un expert, soit de la pression exercée par la majorité
sur une minorité qui est dans &amp;quot;l'opposition&amp;quot; et qui s'en trouve bâillonnée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, si vous croyez que
l'innovation n'est pas seulement l'apanage de la production, mais qu'elle peut
se trouver partout, dans les services et dans l'organisation des décisions en
général, vous accepterez sans doute l'idée que beaucoup de choses sont à
changer. Car l'organisation d'aujourd'hui est bien souvent encore celle de
&amp;quot;l'abondance&amp;quot;, celle où on pouvait encore &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;se
permettre de dire &lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;je ne sais pas, donc je ne fais pas, je ne suis
pas sûr, donc je n'y crois pas&amp;quot;,&lt;/em&gt; ou, en exagérant peut être un peu
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;ce n'est pas mon idée, ce n'est pas une bonne idée&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette attitude n'est plus
raisonnable, pour autant qu'elle ait pu l'être un jour! Le management
raisonnable va consister à prendre quelques nouvelles précautions à l'égard de
ce que nous savons, et de ceux qui croient savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans son livre Mme Rabe
suggère d'ailleurs de s'entourer de ce qu'elle appelle des &amp;quot;zero gravity
thinkers&amp;quot; : ce sont des personnes qui, tout en ayant une certaine connaissance
des sujets abordés par un groupe, en sont indépendants tant du point de vue de
leur implication personnelle dans les décisions que du point de la
connaissance. Zero gravity&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; lui vient de l'idée que
ces intervenants ne sont pas &amp;quot;lestés&amp;quot; par leur savoir et par leur dépendance à
l'égard du groupe ou de l'un de ses éléments. Ils portent à la fois un œil neuf
sur le contenu et l'objet des discussions, et une forme de &amp;quot;naïveté&amp;quot; à l'égard
de ce qui est considéré comme acquis, et peut-être vont-ils bousculer des idées
reçues sans même s'en rendre compte…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La prise de décision dans
l'entreprise va devoir s'orienter très rapidement vers de nouveaux critères et
par là même l'organisation de ces prises de décision. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;C'est sans doute par elle que devrait commencer la remise en
cause. Car finalement, comme le dit le philosophe espagnol Daniel Innerarity :
&amp;quot;les relations entre savoir et pouvoir doivent être repensées, puisqu'il faut
désormais intégrer le non-savoir dans les prises de décisions&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alexandre Adjiman&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Auteur de &amp;quot;Quand je serai
grand(e) &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;je ferai…&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.zerofauteorthographe.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.zerofauteorthographe.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;* puisque je n'ai pas cherché
à me faire embaucher!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/289986</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>
