<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.jeanlouisrenault.com/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Le blog du management</title>
  <link>http://www.jeanlouisrenault.com/</link>
  <atom:link href="http://www.jeanlouisrenault.com/feed/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le management sans jamais oser le demander !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 15:12:23 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Les Poles du management se créent à Lyon</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/Les-Poles-du-management-se-cr%C3%A9ent-%C3%A0-Lyon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd06102e598f3169f0fe1da319a83cf6</guid>
    <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 08:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les Pôles du Management sont des cercles de réflexion sur les nouveaux
enjeux managériaux. Leur objectif est de réunir les meilleures compétences pour
réfléchir sur des thématiques très opérationnelles de management (par exemple :
le management participatif, la gestion du conflit au sein de ses équipes, la
conduite de projet).&lt;/p&gt;    En confrontant les expériences personnelles, en analysant des situations
concrètes, les Pôles rapidement devenus, là où ils sont présents, un lieu
unique d'échange sur les pratiques professionnelles ou sectorielles et ont pour
seul crédo celui de l'entreprise.&lt;br /&gt;
Ces groupes informels s'adressent exclusivement aux chefs d’entreprises et aux
cadres de direction : experts ou acteurs de la vie économique et sociale,
cadres supérieurs de l'industrie, des services ou de la distribution, hauts
fonctionnaires, journalistes, consultants ou chercheurs.&lt;br /&gt;
Les Pôles du Management sont déjà établis à Nancy et Metz et très prochainement
à Strasbourg. Le Pôle de Nancy (le Pôle Sud Lorrain créé il y a 18 mois) est
composé de plus de 140 dirigeants et cadres supérieurs basés en Meurthe et
Moselle et dans les Vosges. Celui de Metz (Pôle Haut Lorrain lancé il y a 6
mois) est composé de 90 chefs d’entreprises de la Meuse, de la Moselle et du
Luxembourg.&lt;br /&gt;
Jean-François ROCHE, fondateur des Pôles du Management et responsable des Pôles
Lorrains, m’a confié la responsabilité de créer, développer et d’animer le Pôle
Lyon Rhône (PLR). Je compte m’atteler, avec son aide et celle des autres
animateurs régionaux, à cette tâche pour déployer rapidement ce concept à Lyon.
Si vous souhaitez être informé(e) de l’évolution de la constitution du PLR,
n’hésitez pas rentrer en contact avec moi.&lt;br /&gt;
Jean-Louis Renault&lt;br /&gt;
Responsable du Pôle Lyon Rhône (PLR)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/jeanlouisrenault@gmail.com&quot;&gt;jeanlouisrenault@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des membres par secteur de l'économie (Nancy – Metz)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BTP : 4%&lt;br /&gt;
Commerce : 6%&lt;br /&gt;
Industrie : 26%&lt;br /&gt;
Services : 48%&lt;br /&gt;
Services publics : 16%&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des membres par genre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hommes : 70%&lt;br /&gt;
Femmes : 30%</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/Les-Poles-du-management-se-cr%C3%A9ent-%C3%A0-Lyon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/25/Les-Poles-du-management-se-cr%C3%A9ent-%C3%A0-Lyon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/489733</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Bien-être et efficacité au travail – 10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8a5ab0a72fc3b7d7581f2ead0e211959</guid>
    <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 21:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Présenté par&lt;/span&gt; 
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Henri
LACHMANN&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Président du conseil surveillance
de Schneider Electric;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Christian
LAROSE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vice-président du Conseil économique,
social ;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Muriel PENICAUD&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Directrice générale des de ressources humaines et
environnemental de Danone&lt;/span&gt; et&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;em&gt;a&lt;/em&gt;vec le
support de &lt;strong&gt;Marguerite MOLEUX&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; membre de l’Inspection
générale des affaires sociales. Février 2010&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;Avant propos&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le 5 novembre
2009, le Premier ministre nous a demandé de lui proposer des mesures pour
améliorer les conditions de santé psychologique au travail. Le présent rapport
est le fruit de nos travaux, qui se sont déroulés du 15 novembre 2009 au 15
février 2010. Il ne s’agit pas d’un rapport d’experts mais de «praticiens » :
notre ambition était de mettre notre connaissance pratique du monde des
salariés et de l’entreprise au service de ce sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les dix
propositions qui suivent, centrées sur l’entreprise privée, sont le reflet de
nos expériences respectives, des nombreuses auditions que nous avons menées,
mais aussi d’une conviction commune, celle que le sujet de la santé au travail
réconcilie le social et l’économique. Investir dans la santé au travail est
d’abord une obligation sur le plan humain : de plus, ce n’est pas une charge,
c’est un atout pour la performance. Parce que social, santé, organisation et
management sont indissociables, nous n’avons pas souhaité entrer dans le sujet
sous l’angle du seul traitement de la souffrance : pour nous, l’amélioration de
la santé psychologique au travail ne doit pas se limiter à la gestion du stress
professionnel. Le vrai enjeu est le bien-être des salariés et leur valorisation
comme principale ressource de l’entreprise. En France, la fierté du travail
bien fait occupe une place importante. Le métier n’est pas qu’une source de
rémunération : il est partie prenante de l’épanouissement personnel, de
l’intégration et du lien social. Ce lien essentiel avec le travail place
l’entreprise au cœur des solutions. « &lt;em&gt;Un état de stress survient lorsqu’il
y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui
impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources
pour y faire face&lt;/em&gt; ». Si le stress au travail n’est pas un phénomène
nouveau, le terme de risques psychosociaux (stress, incivilités, harcèlement)
n’est passé que progressivement dans le vocabulaire courant : ses
manifestations, ses conséquences, et sa visibilité se sont parallèlement
accrues. Deux chiffres parmi d’autres mettent en évidence cet état de fait : au
niveau européen, près d’un tiers des travailleurs estime que sa santé est
affectée par le stress ressenti sur le lieu de travail. En France, les
consultations pour risque psychosocial sont devenues en 2007 la première cause
de consultation pour pathologie professionnelle. Les grandes « familles » de
facteurs de stress ont fait l’objet de nombreux travaux d’experts. Dans notre
perspective de praticiens, nous retenons en particulier : -&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;la fréquence
accrue des réorganisations, restructurations et changements de périmètre des
entreprises, qui impactent tout ou partie de l’organisation et modifient
parfois brutalement les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur
activité ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;la peur du
chômage et l’incertitude sur l’avenir, qui génèrent chez les salariés un
sentiment d’insécurité et les rendent plus démunis face aux difficultés
rencontrées sur le lieu de travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’accélération et l’augmentation des exigences des clients dans une économie
fortement tertiarisée depuis trente ans, marquée par de nouveaux modes de
services (&lt;em&gt;call centers&lt;/em&gt;, guichets, caissières…)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’utilisation
parfois à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les
relations humaines : elle fragilise la frontière entre vie privée et vie
professionnelle, dépersonnalise la relation de travail au profit d’échanges
virtuels et accélère le rapport au temps de travail – introduisant une
confusion entre ce qui est urgent et ce qui est important. En une génération,
on est passé d’un collectif de travail physiquement réuni à une communauté
d’individus connectés mais isolés et éloignés les uns des autres&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;le
développement de nouvelles formes de taylorisme dans le domaine tertiaire.
Caractérisées par la standardisation et la parcellisation des tâches et des
relations, elles peuvent faire perdre le sens du travail. Lorsque les méthodes
de management incitent simultanément à la prise d’initiative, les salariés se
trouvent en situation d’injonction paradoxale. Les &lt;em&gt;process&lt;/em&gt; doivent
rester un moyen : ils ne règlent pas les enjeux humains, qui se jouent dans la
proximité du management&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’intériorisation par le management de la financiarisation accrue de
l’économie. Elle fait de la performance financière la seule échelle de valeur
dans les comportements managériaux et dans la mesure de la performance, sans
prise en compte suffisante de la performance sociale ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;la
mondialisation, conjuguée avec une centralisation des organisations, qui
éloigne les salariés des centres de décision, décrédibilise le management de
proximité et crée un sentiment d’impuissance collective et individuelle
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;le
développement des organisations matricielles et du &lt;em&gt;reporting&lt;/em&gt;
permanent, ainsi que certains comportements managériaux, qui contribuent au
sentiment de perte d’autonomie, d’efficacité et d’utilité des équipes
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;les
difficultés dans les relations de travail, au sein d’une équipe ou avec le
supérieur hiérarchique, notamment lorsque l’isolement réduit les occasions
d’échange ou d’écoute ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;les
contraintes de transport, notamment dans les grandes agglomérations ou dans les
zones géographiques mal desservies, qui créent de nouvelles tensions, surtout
lorsqu’elles se cumulent avec des questions d’organisation personnelle qui
pèsent particulièrement sur les femmes (modes de garde des enfants etc.)
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’augmentation des attentes en matière de lien social vis-à-vis des
entreprises, avec la diminution des autres formes de lien social (famille,
école, cité, églises…), qui devient critique lorsque difficultés personnelles
et professionnelles se cumulent.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans ce
contexte, il nous paraît indispensable de repenser des modes de management,
d’organisation et de vie sociale dans l’entreprise qui permettent de créer un
nouvel équilibre, intégrant la performance tant sociale qu’économique. Si
l’entreprise ne fait pas toujours partie du problème, elle fait toujours partie
des solutions. Se dit de la situation où l’individu est confronté à deux
contraintes qui s’opposent et dont chacune empêche la réalisation de l’autre
(exemple : respecter un mode de travail normé et faire preuve
d’initiative).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Parce qu’ils
sont la manifestation d’une question plus large, celle de la place dans
l’entreprise des hommes qui la composent, nous sommes convaincus que les sujets
de santé psychologique au travail doivent être portés au plus haut niveau : le
conseil d’administration et la direction générale doivent s’y intéresser. C’est
la seule solution pour que toute l’entreprise intègre ces enjeux dans sa
culture de travail et leur donne une traduction concrète à travers le
management de proximité. Si les hommes constituent la ressource stratégique
majeure, il faut que les dirigeants s’en préoccupent au même titre que les
enjeux économiques&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ce
sont les salariés qui font la performance de l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais le
management ne constitue pas le seul acteur. L’implication des partenaires
sociaux doit être renforcée, à travers les instances représentatives. C’est à
cette condition que se diffuseront la sensibilisation, la connaissance et les
compétences pour traiter d’un sujet qui concerne tous les secteurs, tous les
métiers et toutes les relations de travail. Le dialogue sur ces questions,
selon des modalités liées aux spécificités françaises des institutions
représentatives du personnel, est une garantie indispensable de la qualité de
leur prise en charge : il commence par la réalisation d’un diagnostic
objectivé, partagé par l’ensemble des acteurs, et ciblé. De très gros progrès
restent à faire en la matière, y compris sous des formes nouvelles et adaptées
aux plus petites entreprises. Des expériences innovantes peuvent guider les
solutions. Une condition complémentaire est le développement et l’utilisation
des compétences des services pluridisciplinaires de santé au travail, pour
qu’ils tiennent toute leur place en matière de prévention et d’accompagnement.
Dans la mesure où un projet de réforme est en cours dans ce domaine, nous
n’avons pas souhaité aborder spécifiquement la question des services de santé
au travail, qui n’en reste pas moins un élément essentiel de prévention et de
prise en charge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les nombreuses
auditions d’experts français et étrangers, d’entreprises, d’organisations
d’employeurs et de salariés nous ont permis de nourrir notre réflexion : qu’ils
en soient sincèrement remerciés ici. Les dix propositions que nous formulons
s’adressent aux pouvoirs publics, aux partenaires sociaux et surtout aux
entreprises. Certaines sont des recommandations de bonnes pratiques, d’autres
explorent des modifications normatives de la politique de santé au travail.
Elles sont présentées dans les pages qui suivent. Nous avons centré nos travaux
sur le secteur privé : en revanche, nous recommandons vivement qu’un travail
similaire de diagnostic et de propositions soit effectué pour le secteur
public, qui est lui aussi confronté à des enjeux majeurs de développement du
bien-être au travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Liste
des propositions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1.
L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est
indispensable.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’évaluation de la performance
doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2. La
santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise
pas.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les managers de proximité sont les premiers
acteurs de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3.
Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Restaurer des espaces de discussion et d’autonomie dans le
travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4.
Impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de
santé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le dialogue social, dans l’entreprise et
en dehors, est une priorité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5. La
mesure induit les comportements.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mesurer les
conditions de santé et sécurité au travail est une condition du développement
du bien-être en entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6.
Préparer et former les managers au rôle de manager.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Affirmer et concrétiser la responsabilité du manager vis-à-vis
des équipes et des hommes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;7. Ne
pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Valoriser la performance collective pour rendre les
organisations de travail plus motivantes et plus efficientes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;8.
Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Tout projet de réorganisation ou de restructuration doit mesurer
l’impact et la faisabilité humaine du changement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;9. La
santé au travail ne se limite pas aux frontières de
l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’entreprise a un impact humain
sur son environnement, en particulier sur ses fournisseurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;10. Ne
pas laisser le salarié seul face à ses problèmes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. Accompagner les salariés en difficulté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Propositions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La santé n’est
pas l’absence de stress ou de maladie : c’est « &lt;em&gt;un état de complet bienêtre
physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de
maladie ou d'infirmité&lt;/em&gt; », selon la définition donnée par l’organisation
mondiale de la santé. Si santé égale bien-être, alors les entreprises ne
peuvent limiter leur action aux risques psychosociaux. Celle-ci demeure
indispensable : mais elle n’est qu’un élément d’un enjeu plus large, la
valorisation du bien-être des salariés dans l’entreprise. Il s’agit pour les
entreprises d’une démarche à la fois sociale et économique : car la santé des
salariés est une source incontestable d’efficacité dans le travail, et donc de
performance individuelle et collective. Travail et santé entretiennent même une
double relation : d’une part, la santé est la condition d’un travail de
qualité. D’autre part, le travail, effectué dans des conditions adéquates, est
facteur de santé et de réalisation personnelle. Les dix propositions qui
suivent déclinent dans les différents aspects de la vie en entreprise l’idée
selon laquelle la valeur d’une structure est celle des hommes qui la composent.
Elles constituent un matériau que chaque métier, chaque secteur et chaque
entreprise pourra s’approprier et mettre en oeuvre en fonction de ses enjeux et
en tenant compte de sa culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1.
L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est
indispensable : l’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain,
et donc la santé des salariés.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les hommes
constituent la principale ressource stratégique de l’entreprise. La
responsabilité des dirigeants sur ce sujet est primordiale : d’abord pour
définir et mettre en œuvre une véritable politique de santé, en repensant
notamment les modes de management, d’organisation et de vie au travail ;
ensuite pour impliquer l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Deux conditions
sont essentielles pour y parvenir : un débat régulier et direct, au sein de la
direction générale, sur les sujets de santé au travail, et la prise en compte
des résultats en matière de santé dans l’évaluation de la performance sociale.
L’objectif est de responsabiliser davantage l’ensemble de la direction de
l’entreprise sur les sujets humains. Pour garantir l’effectivité de cette
démarche, nous encourageons les entreprises à :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sensibiliser et impliquer le conseil
d’administration&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;, soit en rendant compte
annuellement de la responsabilité sociale de l’entreprise – incluant la santé
des salariés –, soit par la création d’un comité de responsabilité sociale
examinant aussi les questions de santé et de sécurité au travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Compléter les critères d’attribution de la rémunération variable aux
managers dirigeants&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: la performance économique
ne peut être le seul critère d’attribution de la rémunération
variable&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; La performance sociale doit aussi être prise en compte,
incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de
travail par exemple le &lt;em&gt;turn over&lt;/em&gt;, les accidents du travail, la
satisfaction des salariés, la promotion interne ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Affirmer une culture d’entreprise soucieuse de la santé des
salariés&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: aménager des espaces de travail
ergonomiques, afficher clairement les règles de vie et d’usage (via des chartes
des relations de travail et d’usage des NTIC, par exemple) permet aux salariés
de mieux s’approprier les valeurs de l’entreprise. L’espace de travail est un
facteur incontestable de bien–être au travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Valoriser le rôle du collectif dans l’évaluation de la
performance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: des indicateurs de performance
exclusivement individuels nuisent à l’efficacité collective du travail et au
lien social ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Définir le bon niveau et la bonne utilisation des procédures de
&lt;em&gt;reporting&lt;/em&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;pour éviter de
déresponsabiliser les managers et de réduire excessivement le temps consacré au
management des équipes.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 La
santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise
pas : les managers de proximité sont les premiers acteurs de
santé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La santé des
salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne peut pas s’externaliser.
Au quotidien, le manager de proximité, qui organise le collectif de travail et
prend les décisions au plus près des salariés, en est le premier garant. Il est
aussi un relais essentiel avec la hiérarchie de l’entreprise : c’est lui qui
fait remonter les difficultés rencontrées par les salariés et qui informe ces
derniers sur les orientations et projets de l’entreprise. Son rôle d’écoute est
fondamental : il est intéressant de noter que 64% des salariés souhaiteraient,
pour mieux être entendus, développer les occasions d’échange informel avec leur
supérieur hiérarchique immédiat. Or les managers de proximité se trouvent
confrontés à des difficultés nouvelles de positionnement : l’augmentation du
nombre de cadres « experts » au détriment des fonctions de management,
l’éloignement géographique entre les équipes, le poids croissant des procédures
dans les relations de travail, l’insuffisante association des managers de
proximité aux décisions ou encore le développement d’organisations matricielles
contribuent à déstabiliser ce maillon essentiel de l’organisation. Pour
réinvestir sur la proximité du management, les entreprises peuvent explorer
plusieurs pistes :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Atténuer le caractère excessivement matriciel de certaines
organisations&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: chaque salarié doit pouvoir
identifier clairement son supérieur hiérarchique, faute de quoi il ne sera pas
en mesure de dire quelle est sa place dans l’entreprise. Dans un organigramme
trop exclusivement matriciel, la relation de proximité entre le salarié et son
manager immédiat n’est plus garantie. Il ne s’agit pas de renoncer aux
organisations en mode projet, mais de maintenir au moins un lien hiérarchique
structurant pour le salarié ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réaffirmer les compétences de décision et pas seulement d’exécution du
manager de proximité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: le manager de proximité
ne doit pas être simplement une courroie de transmission. Il doit disposer de
marges d’adaptation et de décision pour optimiser l’efficacité et la cohésion
de son équipe.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3.
Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail : restaurer des
espaces de discussion et d’autonomie dans le travail.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La performance et l’innovation font appel à l’intelligence
collective des salariés : les occasions de leur redonner de l’initiative
doivent donc être favorisées. Tout salarié veut être efficace et utile, c’est
ce qui donne du sens et de la fierté à son travail. Il est souvent le mieux
placé pour identifier les dysfonctionnements et proposer des pistes
d’amélioration de l’efficacité. La pression de modes d’organisation
tayloristes, notamment dans ses nouvelles formes dans le secteur tertiaire (par
exemple les &lt;em&gt;call centers)&lt;/em&gt;, peut donner aux salariés le sentiment de ne
pas être maîtres de leur activité : le risque est de ne pas permettre
l’implication personnelle et la mobilisation des savoir-faire, qui sont
pourtant des leviers non seulement de bien-être mais aussi d’une bonne
efficacité. Les conditions sur le marché du travail introduisent une pression
supplémentaire, ne permettant pas aux salariés de changer d’activité ou
d’employeur comme ils le souhaitent. Aider aux transitions professionnelles est
un levier de limitation du stress. Les espaces de régulation et de discussion
sont donc indispensables, à plusieurs titres : pour que les salariés
s’approprient leurs pratiques professionnelles sur le plan technique et
éthique, pour donner sa place à la performance collective dans le travail, et
enfin pour prévenir les conflits au travail par des espaces de partage et de
dialogue sur les difficultés rencontrées. Les espaces de discussion sur le
travail permettent de décharger les problèmes au travail d’une partie de leur
dimension émotionnelle : le salarié n’est plus seul face à son problème. Si les
salariés constituent la ressource stratégique de l’entreprise, ils doivent
pouvoir s’exprimer et prendre des initiatives. Cela suppose de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Généraliser les espaces de discussion sur les pratiques
professionnelles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;, sous la forme de groupes de
travail sur le métier ou sur le modèle des anciens cercles de qualité, afin de
créer des lieux où développer un retour collectif sur le travail et sur la
qualité du métier ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Systématiser les marges d’autonomie dans l’organisation, y compris dans
l’application des &lt;em&gt;process&lt;/em&gt; (notamment les ERP7) et dans les métiers les
plus répétitifs et contraints&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: à titre
d’exemple, une répartition autonome des plages de travail au sein d’une équipe
permet d’adapter au mieux la présence de chacun et de ne pas rajouter un
facteur de stress par l’imposition d’horaires inadaptés aux contraintes
personnelles (déplacements, conciliation avec la vie familiale, modes de garde)
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Systématiser les possibilités de recours au supérieur hiérarchique de niveau
n+2&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;et à un responsable de ressources humaines
de proximité en cas de problème avec le supérieur hiérarchique immédiat
(dispositif sur le modèle « one over one »), afin d’agir contre le stress
généré par des relations interpersonnelles difficiles.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4.
Impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de santé
: le dialogue social, dans l’entreprise et en dehors, est une
priorité.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’employeur
est légalement responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés et a
une obligation de résultat en la matière. Néanmoins, l’ensemble des acteurs
doit être impliqués : la santé au travail est l’affaire de tous. Pourtant, près
d’un an après l’extension de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 2
juillet 2008 sur le stress professionnel, qui transpose l’accord cadre européen
du 8 octobre 2004, le dialogue social sur ce sujet demeure inégal : seule une
toute petite partie des branches professionnelles et des entreprises disposent
d’un accord spécifique sur la prévention des risques psychosociaux. Cet état de
fait illustre les difficultés qu’éprouvent encore les partenaires sociaux à se
saisir de problématiques qu’ils connaissent mal en comparaison des questions de
sécurité physique. Outre un manque de formation, la&lt;span&gt; &lt;/span&gt;
faiblesse du dialogue social résulte aussi de la réticence à s’engager sur un
sujet complexe mêlant organisation du travail et problématiques individuelles.
Les organisations patronales devraient notamment investir davantage ces
questions. Il est prioritaire de recréer de la régulation sociale sur les
sujets de santé au travail en relançant la négociation : &lt;strong&gt;Au niveau de
la branche, en négociant sur les facteurs de risques pour la santé
psychologique propres à chaque métier&lt;/strong&gt; et sur les bonnes pratiques
existant pour les prendre en charge, à une fréquence à déterminer ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les
entreprises de plus de 50 salariés devraient prévoir un bilan et un plan
d’action annuels&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;sur le sujet des risques
psychosociaux, qui permettrait de nourrir le programme de prévention. Ce bilan
devrait être effectué sur la base d’un diagnostic objectivé puis partagé ; -
les branches professionnelles pourraient par ailleurs être investies d’une
mission particulière de &lt;strong&gt;soutien à la prise en charge des risques
psychosociaux au sein des très petites entreprises (TPE),&lt;/strong&gt; en négociant
la mise en place de plans d’action, appuyés par des fiches pratiques incluant
des solutions « clef en main ». Des instances &lt;em&gt;ad hoc&lt;/em&gt; pourraient être
mises en place, comme l’ont fait les partenaires sociaux du secteur agricole à
travers la mise en place d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions
de travail (CHSCT) départemental inter entreprises. Au sein de l’entreprise,
les CHSCT demeurent trop en retrait sur ce sujet. Longtemps relégué au second
plan, le CHSCT a acquis au fil du temps et de la jurisprudence une importance
centrale, mais parfois trop formelle, dans l’appréciation des conditions de
travail. Pour qu’il puisse exercer pleinement ses missions, les dispositions du
Code du travail relatives au CHSCT pourraient être modifiées afin de : -
&lt;strong&gt;renforcer la formation de ses membres sur les sujets de santé
psychologique&lt;/strong&gt; : à sa prise de fonctions, chaque membre bénéficie d’une
formation de trois à cinq jours, renouvelée au bout de quatre ans. Cette
formation, trop courte, est insuffisamment axée sur les sujets de santé
psychologique. Elle devrait être renforcée, avec l’appui du réseau des
organismes de prévention, et articulée avec les programmes annuels de
prévention ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Donner une nouvelle légitimité au CHSCT&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;par
l’élection directe de ses membres et une présidence plus fréquente des réunions
à un niveau décisionnel dans l’entreprise. Le nom du CHSCT devrait également
être changé en comité de santé, de sécurité et des conditions de travail, en
accord avec ses compétences effectives ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Clarifier la répartition de ses compétences avec les autres institutions
représentatives du personnel&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: l’articulation
entre le comité d’entreprise et le CHSCT demeure insuffisante, alors même que
les sujets économiques et les conditions de travail sont fortement connectés.
Une redéfinition des modes d’articulation entre ses instances devrait être
recherchée (possibilité d’accord des membres des CHSCT pour effectuer une
expertise unique sur les sujets stratégiques). Dans certains cas, en fonction
des secteurs d’activité ou des effectifs, il pourrait être envisagé de
regrouper à moyens constants les compétences du comité d’entreprise et du CHSCT
dans une instance unique, sous réserve de l’accord des partenaires sociaux
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Adapter ses moyens aux enjeux de sa mission&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;:
chaque membre du CHSCT dispose d’un minimum de deux à vingt heures de
délégation par mois en fonction de la taille de l’entreprise et peut mutualiser
son crédit d’heures avec les autres membres du CHSCT (articles L. 4614-3 et
suivants du Code du travail). Outre une meilleure utilisation de ces moyens, le
seuil d’heures minimal pourrait être réévalué, et le nombre d’heures adapté en
fonction des programmes de prévention dans l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5. La
mesure induit les comportements : mesurer les conditions de santé et sécurité
au travail est une condition du développement du bien-être en
entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sans outils de mesure, il n’est pas
possible de modifier les comportements : mesurer les conditions de santé au
travail est le préalable à la définition d’une stratégie et à sa mise en œuvre.
De nombreux travaux d’experts sont venus documenter cette question et ont
permis d’établir un panorama détaillé des facteurs associés à une augmentation
du stress subi par les salariés. En revanche, les entreprises demeurent
confrontées à une offre complexe de services et de référentiels qu’elles
éprouvent parfois du mal à s’approprier. Avant toute démarche, deux questions
doivent se poser : d’abord, que cherche-t-on à connaître ? Ensuite, sur quoi
veut-on intervenir : en amont des risques psychosociaux, en prévention de la
dégradation des situations ou en réparation de situations dégradées ? Selon les
situations, les entreprises peuvent engager une ou plusieurs démarches :
l’important est de savoir clairement les distinguer, et de chercher à
intervenir le plus en amont possible. Il n’existe pas d’outil unique pour
établir un diagnostic : la démarche doit être adaptée le plus concrètement
possible aux problématiques propres à chaque entreprise. Les outils utilisés
doivent être suffisamment simples pour se traduire en plans d’action. Il faut
pour cela :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Élaborer un diagnostic objectivé et discuté par l’ensemble des parties
prenantes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;(management, partenaires sociaux,
services de santé au travail…), étape clef pour la conception et la réussite du
plan d’action ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Adapter la gamme d’outils disponible sur la base du constat
partagé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: l’adaptation des outils de mesure à la
situation de l’entreprise doit faire l’objet d’une discussion entre toutes les
parties prenantes au projet. Cette étape est indispensable pour que
l’entreprise s’approprie la démarche et la décline ensuite en un plan d’action
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Inscrire les évaluations dans la durée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: une
seule évaluation ne suffit pas. Il faut mettre en place des outils suffisamment
simples et robustes pour être réutilisés à intervalles réguliers par les
entreprises : en effet, il est aussi important de mesurer l’évolution d’une
situation dans la durée que de disposer d’un état des lieux détaillé à un
moment donné ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Utiliser des méthodes suffisamment simples pour induire des plans
d’actions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: pour que les démarches d’évaluation
soient opérationnelles il vaut mieux disposer d’un très petit nombre
d’indicateurs ou de questions, mais les traduire tous en actions, que de
réaliser un état des lieux très fouillé mais trop complexe pour être suivi
d’actions ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Privilégier les fiches-actions pour les petites et moyennes
entreprises&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: dans le cas des PME, une étape de
diagnostic dit « complet » peut s’avérer inadaptée. Il est dans ce cas
préférable d’utiliser des fiches pratiques « clefs en main », dont certaines
ont déjà été validées par l’expérience, et d’établir un bilan annuel, avec les
partenaires sociaux, des actions accomplies.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6.
Préparer et former les managers au rôle de manager : affirmer et concrétiser la
responsabilité du manager vis-à-vis des équipes et des hommes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il ne peut y avoir de santé au travail sans vrais managers. Il
n’y a pas de substitut à un manager. Or les salariés promus managers ne sont
souvent ni préparés ni formés à leurs responsabilités de &lt;em&gt;leader&lt;/em&gt;
d’équipe. Le manque d’expérience de la vie sociale au moment de l’entrée sur le
marché du travail rend par ailleurs plus difficile l’apprentissage du rôle et
des savoir-faire de manager dans une équipe de travail – notamment être capable
de négocier, d’écouter et de dialoguer, de gérer les rapports de travail,
d’utiliser au mieux les talents au sein de l’équipe et de marquer de la
reconnaissance. La formation au management proposée dans les écoles de commerce
et d’ingénieurs, ainsi que dans les cursus universitaires, n’est pas une
formation à la conduite des équipes. D’après une étude réalisée par la
commission des titres d’ingénieur8, 65% des ingénieurs interrogés estiment que
leur formation initiale ne les a pas préparés à « s’intégrer dans une
organisation, à l’animer et à la faire évoluer ». Seuls 15% s’estiment
sensibilisés par leurs études « aux relations sociales ». La première exigence
est donc d’intégrer systématiquement la dimension humaine dans la formation
initiale des futurs managers : d’ici trois ans, &lt;strong&gt;les diplômes de titre I
ou II délivrés par les écoles de commerce et d’ingénieurs devraient tous
inclure obligatoirement un module de formation à la responsabilité sociale et
au management d’équipes.&lt;/strong&gt; Les entreprises devraient :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Investir beaucoup plus fortement dans des programmes de formation de leurs
managers à la conduite des hommes et des équipes, et aux comportements
managériaux&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. Les &lt;em&gt;process&lt;/em&gt; et les outils
de management ne suffisent pas ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Accompagner systématiquement la promotion à un poste de manager d’une
formation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;conséquente aux responsabilités
sociales et humaines du manager.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le
passage par une institution représentative du personnel devrait pouvoir être
valorisé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;dans les promotions à des postes de
managers, afin de mieux utiliser les salariés disposant d’une bonne expérience
des relations sociales et du rôle de &lt;em&gt;leader&lt;/em&gt; au sein de
l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;7. Ne
pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus : valoriser la
performance collective pour rendre les organisations de travail plus motivantes
et plus efficientes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les collectifs de travail
tendent à céder la place à un management extrêmement individualisé, voire
virtuel et à distance. Les NTIC peuvent être un formidable outil de
communication et de collaboration. Mais leur usage sans limites et à mauvais
escient génère une certaine déshumanisation des rapports humains, qu’il
convient de réguler et d’équilibrer par davantage de proximité, d’écoute et de
dialogue. La disparition des espaces et temps de dialogue dans le travail, qui
ont une utilité sociale et économique, accroît l’isolement physique et
psychologique des salariés et peut casser le lien social. Les entreprises
peuvent développer le collectif de différentes façons :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Par
des marges de manœuvre dans l’organisation collective du
travail&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;: il s’agit de valoriser les solutions
collectives apportées aux difficultés dans le travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Par
la valorisation collective de la performance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;, en
introduisant dans la rémunération variable des managers des critères collectifs
et pas seulement individuels.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;8.
Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements : tout projet de
réorganisation ou de restructuration doit mesurer l’impact et la faisabilité
humaine du changement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’impact social et humain
du changement est insuffisamment pris en compte : - dans les projets de
changement et de réorganisation ou de restructuration, les impacts et la
faisabilité humaine et sociale sont insuffisamment pris en compte dans le
processus de décision, et ne sont traités au mieux que comme un accompagnement
des individus directement concernés ; - dans les restructurations plus
particulièrement, l’impact humain est sous-estimé : on ne s’occupe au mieux que
de l’aide à la recherche d’emploi mais très rarement de la santé des salariés
concernés et de l’impact sur ceux qui restent dans l’entreprise. La priorité
est trop souvent donnée à la communication externe plutôt qu’à l’accompagnement
dans la durée des salariés ; - les changements, même minutieusement préparés,
sont trop souvent mis en oeuvre très rapidement voire brutalement, tant pour
des raisons de procédure (risque de délit d’entrave) que de sous-estimation des
impacts. Nous recommandons aux entreprises de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Faire
précéder toute démarche de changement majeur d’une étude d’impact
humain&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;(par analogie avec les études d’impact
environnemental), c’est-à-dire d’une analyse des conséquences humaines du
changement, y compris les risques psychosociaux et les besoins de compétences,
en associant les partenaires sociaux et le management de proximité
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Enrichir d’un volet « santé » les différentes étapes du dialogue social dans
la mise en œuvre des restructurations&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. Dans le
cadre des consultations légales et existantes des institutions représentatives
du personnel, il serait important d’inclure un volet « santé ».&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;9. La
santé au travail ne se limite pas aux frontières de l’entreprise : l’entreprise
a un impact humain sur son environnement, en particulier sur ses
fournisseurs.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les entreprises doivent veiller à
ne pas transférer les risques psychosociaux sur leurs fournisseurs. Nous
recommandons notamment :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;D’intégrer l’impact humain chez les fournisseurs dans les délais de mise en
œuvre des décisions économiques ;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;De
mettre en place des chartes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;exigeant des
fournisseurs qu’ils respectent un certain nombre de critères sociaux (droit du
travail, santé, sécurité).&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;10. Ne
pas laisser le salarié seul face à ses problèmes : accompagner les salariés en
difficulté.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’accent mis sur le développement,
le plus en amont possible, de conditions de bien-être au travail, ne doit pas
occulter la nécessité d’agir lorsque des salariés se trouvent en situation de
stress. La détection et l’accompagnement efficace des situations de stress sont
un complément indispensable à l’ensemble des préconisations formulées
précédemment. Cela implique de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Sensibiliser le plus largement possible l’ensemble des acteurs à la santé au
travail&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;:la sensibilisation de l’ensemble des
acteurs à la santé au travail est indispensable pour permettre de mieux repérer
les signaux faibles des risques psychosociaux lorsqu’ils se présentent
;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;S’appuyer sur les services de santé au travail.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans les entreprises qui disposent d’un service de santé au travail en
propre (médecins, infirmiers, ergonomes, psychologues…), ce service doit
permettre de repérer les difficultés le plus en amont possible. L’utilisation,
dans le cadre de la visite médicale, d’un questionnaire individuel sur le
stress ressenti par les salariés peut également permettre d’accompagner le
salarié en difficulté le plus précocement possible, tout en repérant des zones
de risque collectives ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Redonner de la place à l’écoute sur les lieux de travail&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;: la mise en place, à côté des managers, de responsables des
ressources humaines de proximité, ou encore l’instauration de temps réservés au
dialogue au sein des équipes, en liaison avec les membres des organisations
syndicales, peut permettre le repérage des difficultés et le traitement en
amont des problèmes.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Toutes ces
recommandations ont pour objectif de développer davantage de bienêtre et
d’efficacité au travail, par une meilleure prise en compte des sujets de santé
au sein de l’entreprise. Face à la complexité de ces problèmes, il faut
néanmoins rester humbles et réintroduire du bon sens, voire du sens, dans la
conduite des hommes. C’est en comprenant bien et en agissant le plus possible
en amont que l’on préviendra au mieux les risques psychosociaux et que l’on
développera dans un même mouvement bien-être au travail et
efficacité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Annexes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Annexe
1 – Liste des personnes auditionnées&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1.
ENTREPRISES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Adecco -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. François
DAVY&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Air France -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Jean-François COLIN ; Mme Anne GRJEBINE ; M. Alain
BENLEZAR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Bouygues Construction -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. François JACQUEL ; M. Jean-Manuel SOUSSAN ; Mme Claire
PINARD ; Mme Cécile ROSENBERG&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Capgemini -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Alain
DONZEAUD : M. Jeremy ROFFE-VIDAL; M. Jacques ADOUE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Carrefour -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mme Cécile
CLOAREC ; M. Jean-Luc DELENNE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Centre des jeunes dirigeants d’entreprise
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Gontrand LEJEUNE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Essilor -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Xavier
FONTANET ; M. Joël GAVAZZI&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;France Télécom -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Stéphane RICHARD&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;GMF -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;M.
Thierry DEREZ; M. Joachim PINHEIRO&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;IBM -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Tim STEVENS; Mme Josiane GAIN;
M. Jean-Louis PLEYNET&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lafarge -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Philippe
JACQUESSON&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;PSA -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Denis
MARTIN ; M. Philippe DORGE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Publicis -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;M. Benoît ROGER-VASSELIN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;Renault -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Bernard OLLIVIER: Mme
Louise D’HARCOURT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vivendi -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Stéphane
ROUSSEL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2.
PARTENAIRES SOCIAUX&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Organisations syndicales de salariés&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération française de l’encadrement – confédération
générale des cadres (CFECGC)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Bernard
SALENGRO&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération française démocratique du travail (CFDT)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Henri FOREST ; M. Jean-Louis
MALYS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération française des travailleurs chrétiens
(CFTC) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Joseph THOUVENEL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération générale du travail (CGT)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Yves BONGIORNO ; M. Alain
DELAUNAY&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Force ouvrière (FO) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Jean-Marc BILQUEZ ; M. Bertrand NEYDANS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Organisations d’employeurs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Confédération générale des petites et moyennes
entreprises (CGPME) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Georges TISSIE ;
M. Pierre THILLAUD&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Fédération nationale des syndicats d’exploitants
agricoles (FNSEA) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mme Muriel CAILLAT ; M.
Gilles DEBAIRE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mouvement des entreprises de France (MEDEF)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Benoît ROGER-VASSELIN ; Mme Véronique
CAZALS ; Mme Nathalie BUET&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Union nationale des professions libérales (UNA-PL)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Gérard GOUPIL ; Mme Chirine
MERCIER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Union professionnelle de l’artisanat (UPA)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Pierre BURBAN ; Mme Houria
SANDAL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3.
PERSONNALITES QUALIFIEES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Agence nationale pour l’amélioration des conditions de
travail (ANACT) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Benjamin SAHLER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Altedia -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Xavier
LACOSTE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Caisse nationale des accidents du travail et maladies
professionnelles (CATMP) -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Jean-François
NATON ; M. Stéphane SEILLIER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Capital santé -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Romain
CRISTOFINI&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Jean-Pierre LE GOFF&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Centre de recherche en économie et statistique (CREST)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Michel GOLLAC&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;M. Yves CLOT; M.
William DAB&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Institut français d’action sur le stress (IFAS)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Eric ALBERT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Université de Laval, Québec / Stimulus -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Jean-Pierre BRUN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Technologia -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M.
Jean-Claude DELGENES&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Violences, travail, environnement (VTE)
-&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;M. Michel DEBOUT ; M. Yves
GRASSET&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Merci par
ailleurs à toutes les personnes auditionnées individuellement par des membres
de la mission et qui ont contribué à sa réflexion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Annexe
2 – Quelques documents pour aller plus loin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Cette
annexe présente le site de référence ainsi que deux exemples pratiques. Les
rapports d’experts, qui ont contribué de façon précieuse à la compréhension et
à la prise en charge du sujet, sont disponibles sur le site du ministère du
Travail&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;. &lt;em&gt;Nous avons fait ici un choix sélectif
pour mettre en évidence deux pratiques particulièrement innovantes, qui
témoignent de la capacité d’agir dans toutes les branches, toutes les
entreprises et à tous les niveaux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/%E2%97%8F%20www.travailler-mieux.gouv.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
●&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;www.travailler-mieux.gouv.fr&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Élaboré par le
ministère du Travail, ce site propose un ensemble d’éléments de diagnostic, de
bonnes pratiques et de pistes d’intervention sur les différents sujets ayant
trait à la qualité des conditions de travail, et notamment les risques
psychosociaux. Il est enrichi régulièrement et permet notamment d’identifier
les ressources publiques existantes (accords, textes, outils, fiches pratiques,
acteurs et territoires, études sur des sujets spécifiques comme les NTIC) pour
aider les entreprises à mettre en place une démarche de prévention.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Jean-Pierre Brun, Caroline Biron, France St-Hilaire,
&lt;em&gt;Guide pour une démarche stratégique de prévention des problèmes de santé
psychologique au travail&lt;/em&gt;, juin 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réalisé
par des chercheurs des universités de Laval et de Lancaster, ce guide propose
des étapes et des outils simples pour les organisations qui souhaitent
entreprendre une démarche de prévention en matière de santé psychologique au
travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Son contenu,
réparti en cinq étapes stratégiques, comprend notamment une cartographie des
facteurs de risque, des questions pour un état des lieux, ainsi qu’un outil
d’aide à la mise en place d’un plan d’action.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Accord national du 23 décembre 2008 sur les conditions
de travail en agriculture&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Conclu par les
principales organisations professionnelles et syndicales de l’agriculture, cet
accord : -&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Donne une
définition du stress et en isolant un certain nombre de facteurs comme les
conditions de travail, le management, le rythme du travail ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Propose aux
entreprises un certain nombre d’indicateurs utiles pour repérer des situations
de stress&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Développe le
rôle de comités départementaux d’hygiène, de sécurité et des conditions de
travail. Il propose aux petites entreprises, notamment du secteur de la
production agricole, de bénéficier de dispositifs d’aide à l’investissement
dans l’amélioration des conditions de travail dont des Conventions de
développement de l’ergonomie reposant sur un système de chèques conseil, ou
encore des formations à l’hygiène, la sécurité et aux conditions de travail
éligibles au droit individuel à la formation. Il peut constituer une piste
intéressante de dialogue social pour aider les petites entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;●&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Capgemini, Contribution des NTIC à la qualité des
relations interpersonnelles dans une organisation de travail, janvier
2010&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réalisé à la demande de la mission, ce
document étudie l’impact des NTIC sur les relations et les organisations de
travail. Il propose des pistes pour utiliser au mieux leur potentiel de
communication et de collaboration, en déjouant les risques de
dépersonnalisation de la relation de travail qu’elles peuvent comporter. Cela
implique de développer un environnement de travail comportant davantage de
lien, d’attention et de proximité, ainsi que d’encadrer l’usage des NTIC,
notamment sur le plan éthique, et d’y former dans la durée les utilisateurs.
L’intégralité de cette contribution est disponible sur le site &lt;a href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/www.travailler-mieux.gouv.fr.&quot;&gt;www.travailler-mieux.gouv.fr.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/24/Bien-%C3%AAtre-et-efficacit%C3%A9-au-travail-%E2%80%93-10-propositions-pour-am%C3%A9liorer-la-sant%C3%A9-psychologique-au-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/489636</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Management &quot;La fin des terminators&quot; par Claude Emannuel Triomphe</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/04/Management-%22La-fin-des-terminators%22-par-Claude-Emannuel-Triomphe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4f68fac8fafa3243b07e0f338cfb6e2e</guid>
    <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Innover en management</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous vu Georges Clooney dans&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cinemovies.fr/bande-annonce-17415-30781.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;« In the Air »&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; où il joue
le rôle d'un « agent de transition professionnelle&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;»
(yes !)... A ses côtés, le plus grand rôle est celui de... l'avion où le
film suggère un management vu du ciel avec ces villes et ces entreprises où
l'on est parachuté. Pour ne rien dire de la terminologie car à force de
pratiquer les &lt;em&gt;terminations&lt;/em&gt; - l'équivalent américain de licenciement -
on devient un Terminator !  Manager - qui au passage vient du
français manège - ne se résume évidement pas à jouer les terminators !
Mais restructurer s'impose désormais comme une tâche récurrente du management.
Coïncidence, la Cour des Comptes française critique durement le système des
cellules de reclassement pour son inefficacité :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/10012501.pdf&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/10012501.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;lisez le rapport&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, nous y
reviendrons en cours d'année.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Si la polémique sur les bonus est internationale, la crise du management
est-elle un mal français ? Nous avons interrogé plusieurs de nos
correspondants européens. &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/performance-individuelle-force-et-faiblesse-du-nouveau-capitalisme_fr_70_art_28684.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Michal Kurtyka&lt;/a&gt; nous dit que la nouvelle élite managériale à
l'Est, et notamment en Pologne, a une confiance très limitée dans les
institutions et qu'elle est pleine d'autodidactes qui comptent d'abord sur
eux-mêmes, qui n'arrêtent pas de se débrouiller, de bricoler avec une vison du
moyen et long terme en général absente. Quant à Ola Bergström,&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/manager-en-suede-c-est-depasse_fr_70_art_28679.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;il nous explique&lt;/a&gt; pourquoi en Suède le concept de management
devient dépassé et que ce qui compte désormais pour des élites - qui sont
toutes passées par l'université et ne connaissent pas le système dual
université/grandes écoles aujourd'hui largement débattu chez certains ! Un
peu partout le comportement des dirigeants de très grandes entreprises,
notamment en matière de rémunérations extravagantes - au regard de l'écart qui
s'est tissé depuis 20 ans dans les entreprises- est sévèrement critiqué. Mais
de crise managériale, point. De là à&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/choisissez-votre-patron-com_fr_70_art_28687.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;choisir son patron&lt;/a&gt; au vu d'une évaluation faite par ses
salariés comme certains le proposent... faudrait voir à voir comme on dit par
chez nous.
&lt;p&gt;Revenons donc en France. Selon la dernière&lt;a style=&quot;text-decoration: underline;&quot; href=&quot;http://metiseurope.eu/%28www.tns-sofres.com/_assets/files/2009.11.30-salaries-sortie-de-crise.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;étude réalisée fin 2009&lt;/a&gt;par la Sofres pour le cabinet
Altedia seuls 42,7 % de salariés du privé - et à peine 30% des
fonctionnaires - déclarent avoir &lt;em&gt;confiance dans les dirigeants&lt;/em&gt; de leur
entreprise ou de leur administration. En outre, &lt;a href=&quot;http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-crise-economique-la-fraude-en-entreprise-va-augmenter-selon-les-salaries-20151.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-crise-economique-la-fraude-en-entreprise-va-augmenter-selon-les-salaries-20151.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une autre étude menée par Ernst and Young&lt;/a&gt; indiquait que
l'intégrité des dirigeants était plus largement mise en cause en France que
dans le reste de l'Europe : seuls 12% des salariés français pensent que
leurs dirigeants font toujours preuve d'un niveau élevé d'intégrité. On notera
aussi que si la crise a aggravé la confiance déjà faible des Français envers
leurs dirigeants et envers l'entrepise, elle l'a plutôt améliorée en Allemagne,
en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi - à l'exception très notable des petites entreprises - une telle
rupture de la confiance entre les salariés et leurs dirigeants ? Est-ce du
à l'incompréhension face aux orientations stratégiques de leurs
entreprises ? Cette crise est encore plus sévère dans le secteur public,
où s'applique de façon aveugle une révision générale des politiques publiques
élaborée et mise en œuvre en contradiction à peu près complète avec tous les
principes de gestion responsable du changement que l'Etat continue à prôner
dans le privé ? Faut-il aller jusqu'à parler &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/france-telecom-les-restructurations-reprennent-malgre-tout_fr_70_art_28674.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/france-telecom-les-restructurations-reprennent-malgre-tout_fr_70_art_28674.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;comme le fait Pierre Gojat&lt;/a&gt;, de l'Observatoire du stress et
des mobilités forcées de France Telecom-Orange de maltraitance managériale
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs contributions dans notre dossier s'y attèlent. La France est-elle
victime de son système monarchique et hiérarchique dépassé, d'un modèle
« militaire » dont l'armée se serait d'ailleurs éloignée et qui
tendrait à dépersonnaliser le travail et à priver les salariés de leur
« quant à soi » &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-le-grand-malaise_fr_70_art_28671.html&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-le-grand-malaise_fr_70_art_28671.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;comme nous le dit Frédéric Mispelblom-Beyer&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-le-grand-malaise_fr_70_art_28671.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;/a&gt;ou comme d'une manière beaucoup plus drôle le met en
scène Michel Audiard dans notre video du mois ? Le management se serait-il
réduit à ne plus penser l'entreprise qu'en termes de marché comme le suggère
&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-management-par-le-marche-financier_fr_70_art_28686.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-management-par-le-marche-financier_fr_70_art_28686.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean-Claude Dupuis&lt;/a&gt; ? Sommes-nous dans une crise politique
et morale du capitalisme où les pratiques de pouvoir - mais aussi de contre
-pouvoir - seraient trop en rupture avec les finalités d'émancipation de
l'individu comme &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/derives-manageriales-suicidaires_fr_70_art_28669.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/derives-manageriales-suicidaires_fr_70_art_28669.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;se risque à le penser Henri Vacquin&lt;/a&gt; dans sa critique des
postulats ultra libéraux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid de ces encadrants qui n'ont plus idée de ce qu'ils encadrent, de ce
sur-reporting, de cette sur-gestion qui voulant tout appréhender dans l'instant
serait contraire au véritable management, celui qui donne du sens et ne se
conçoit que dans la durée ? Il y a de cela dans &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/crise-sur-gestion-et-sous-management-perdurent_fr_70_art_28670.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la thèse de Xavier Baron&lt;/a&gt; qui se plaît à rêver de
réenchanter l'entreprise par le management... Peut-être faut-il regarder aussi
les choses par des gestes de base ? A condition évidement que l'on ne
pense pas se débarrasser de la question par un sourire et un bonjour le matin
pour introduire plus de zénitude et de bravitude au travail ! &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/eve-chiapello-long-terme-de-l-education-et-court-terme-des-entreprises_fr_70_art_28696.html&quot;&gt;
Eve Chiapello&lt;/a&gt; nous propose de revenir non seulement sur les éléments qui
caractérisent les organisations du travail contemporaines, mais aussi sur
l'enseignement du management et les révisions en profondeur auxquelles les
écoles de toutes sortes devraient s'attaquer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-mentoring-explique-a-mon-pere_fr_70_art_28678.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-mentoring-explique-a-mon-pere_fr_70_art_28678.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La pratique du mentoring&lt;/a&gt; au Royaume-Uni semble positive et
plus substantielle que le fameux tutorat. Côté secteur public, &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/suisse-l-hopital-en-cure-d-amincissement_fr_70_art_28675.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;tout espoir n'est pas perdu pour Brigitte Rorive&lt;/a&gt; qui
travaille dans les hôpitaux (de Genève, mais lisez ce qu'elle écrit et ça
pourrait se passer dans bien des endroits en Europe !). Dans un précédent
article elle nous avait montré combien &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-client-est-aujourd-hui-au-centre-du-travail_fr_70_art_28642.html&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/le-client-est-aujourd-hui-au-centre-du-travail_fr_70_art_28642.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le client était au centre du travail&lt;/a&gt;  Aujourd'hui elle
est convaincue que l'on peut allier meilleure qualité des soins, prise en
compte du patient et réduction des coûts... On voudrait y croire... Comme on
aimerait suivre &lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/performance-des-organisations-la-preuve-par-le-handicap_fr_70_art_28672.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le raisonnement de Rodolphe Christin&lt;/a&gt; sur l'intégration des
handicapés comme signe de la performance organisationnelle. Le débat est loin
d'être clos et les angles sont multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Réformer la finance d'urgence et repenser la &amp;quot;fluidité&amp;quot; de
l'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, si débat il y a sur le diagnostic, débat il doit y avoir sur les
réponses et les sorties de crise ! Envisager le management autrement, corriger
les trop nombreux dérapages de ces dernières années, n'ira pas de soi. Le débat
sur l'emprise, et donc la réforme de la finance, est à cet égard crucial. En
Europe, mais aussi et surtout aux USA, les réformes esquissées dans ce domaine
pourraient - et devraient - être d'ampleur ! Sans desserrement de ces
contraintes - ne parlons pas de celles de la dette avec tout le poids qu'elle
va faire peser durablement sur nos choix publics et privés, collectifs et
individels - les marges de manoeuvre risquent d'être ténues. Il nous faut
penser les multiples interactions de la finance au travail en passant par la
gouvernance des entreprises et une certaine forme d'entreprisation du monde, y
compris quand celle-ci se veut humaniste en se proclamant socialement
responsable.  A la liquidité des marchés financiers correspond la fluidité
de l'emploi et des marchés du travail, dont les limites ont été révélées par la
crise des conditions de travail qui sévit un peu partout dans le monde
industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, revenir à la situation passée - qui était loin d'être glorieuse
- relève de l'illusion: il convient aujourd'hui de concevoir le management de
l'après-crise, de l'après- mondialisation et d'imaginer, d'expérimenter ce qui
pourrait être un nouveau compromis économique, social et environnemental. Le
pari sur une compétitivité-qualité - alors que de fait nous nous sommes
engouffrés, plus en France qu'en Allemagne par exemple dans une
compétitivité-coût - en fait partie selon les thèses de Benjamin Coriat (sur
lesquelles nous reviendrons prochainement).  Le retour à des gestes de
base: l'écoute, la proximité - bref un retour à l'humain - ferait aussi partie
d'un nouveau printemps du management auxquels rêvent certains... Sans parler de
tout ce qui se passe du côté du &amp;quot;co&amp;quot;: co-opération, co-réalisation voire
co-détermination et j'en passe. Mais de quoi s'empareront les citoyens, les
forces sociales et économiques, sans parler des politiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Metis accompagnera cette réflexion au long cours, initiée entre autres par
l'association &lt;a href=&quot;http://www.astrees.org/&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.astrees.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Astrees&lt;/a&gt; en partenarait avec
&lt;a href=&quot;http://www.rds.asso.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Réalités du Dialogue
social&lt;/a&gt;, et qui se développera dans nos prochaines éditions. Au passage,
nous vous invitons à y contribuer par des témoignages ou par des
analyses : écrivez-nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces grands sujets vous ennuient, allez voir un film belge ! Le
dernier, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=wE4GURNBoEM&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=wE4GURNBoEM&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la merditude des
choses&lt;/a&gt;, un joli film flamand qui côté humour peut rivaliser avec les Frères
Dardenne (bon, pardon à nos lecteurs outre-Quiévrain qui vont tous s'unir pour
m'en vouloir !). Mais si vous préférez rire, jetez un coup d'œil sur ce
que fait la troupe de &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NUw8AOzguv4&amp;amp;feature=related&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NUw8AOzguv4&amp;amp;feature=related&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;clowns russes Licedei.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.metiseurope.eu/management-la-fin-des-terminators_fr_70_art_28685.html&quot;&gt;
 Management: la fin des terminators&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/04/Management-%22La-fin-des-terminators%22-par-Claude-Emannuel-Triomphe#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/02/04/Management-%22La-fin-des-terminators%22-par-Claude-Emannuel-Triomphe#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/481818</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La crise soulage nos pulsions agressives par Jean-Pierre Winter Interview publiée dans Pschychologie Magazine</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/01/15/La-crise-soulage-nos-pulsions-agressives-par-Jean-Pierre-Winter-Interview-publi%C3%A9e-dans-Pschychologie-Magazine</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:71c7b75de9e9163d95379f68581b1fcc</guid>
    <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 15:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
            
    <description>    &lt;strong&gt;Psychologies : Comment la crise se manifeste-t-elle dans votre cabinet
?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Winter : Ce qui est certain, c’est qu’elle a des effets concrets
beaucoup plus immédiats que les précédentes : je reçois de plus en plus de gens
qui sont en réelles difficultés économiques.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Vous avez sans doute moins de patients…&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Non ! Disons plutôt que les patients et leurs problématiques ne
sont plus les mêmes. J’en entends de plus en plus qui se sentent menacés dans
leur avenir immédiat – crainte de licenciement, perte de salaire – ou dans leur
avenir à plus long terme, c’est-à-dire qui désespèrent à l’idée que cela ne se
passe pas mieux pour leurs enfants que pour eux. Je n’avais jamais connu cela
avant dans ma pratique. Ce qui m’apparaît aussi, c’est que la crise mobilise
les gens : ils ont envie de devenir un peu plus acteurs de ce qui se passe. En
même temps, chacun sent sur ses épaules le poids de son impuissance. Une
impuissance qu’il est facile de confondre avec de l’impossible.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Comment l’expliquez-vous ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Depuis ces dernières années, la plupart des gens ressentent la vie
sociale et économique comme une vaste confrontation à du semblant. Ce qui se
dévoile, encore plus brutalement avec la crise, c’est que ceux qui gouvernent –
au nom du fait qu’ils sont au pouvoir, qu’ils ont le savoir, ou les deux
(autrement dit les ministres, dirigeants d’entreprise, économistes,
sociologues) – font semblant de savoir et d’avoir le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voulez-vous dire qu’il s’agit d’une crise de confiance
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Oui. Pensez aux déclarations péremptoires de certains économistes
comme Alain Minc : pendant une quinzaine d’années, ils nous ont expliqué que
notre système était le meilleur et que notre société ne pouvait pas fonctionner
autrement. On peut se dire, après coup, qu’il n’y avait pas une grande
différence entre ces propos et des prédictions astrologiques ! Sauf que ces
économistes prétendent s’appuyer sur toujours plus de « scientificité ».
Confrontées à la réalité d’aujourd’hui, ces déclarations prouvent que leur ton
définitif et arrogant n’était que du semblant.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Quels en sont les effets sur chacun de nous ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Les gens croient de moins en moins que les « sachants » savent
quelque chose, et cela les désarme. Car plus il est manifeste que tout est
dirigé à coups de semblant, plus l’insécurité est grande. Surtout, cela a pour
effet secondaire de discréditer les maîtres et les professeurs. Le savoir dont
ils seraient les transmetteurs est globalement, presque intuitivement,
appréhendé par la jeunesse comme une parade amoureuse, une tromperie en vue de
séduire. Ils le paient d’une véritable crise d’autorité. D’où ce à quoi nous
assistons aujourd’hui au sein de l’école : dévalorisation de la figure de
l’enseignant et surcroît de violence.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Notre problème serait donc la perte de repères…&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Oui, d’autant que cette aventure du capitalisme libéral nous a
privés du repère fondamental qu’est l’État. Ces trente, quarante dernières
années, les discours dominants se sont fondés, notamment, sur les théories du
prix Nobel d’économie Milton Friedman [en 1976, ndlr], faisant de l’État la
source de tous les maux : selon lui, il faut laisser faire le marché et la
concurrence, et avoir confiance. Nous en voyons les conséquences sur le plan
économique. Et sur le plan psychologique, la démolition de ce repère qu’est
l’État a comme résonance la disparition d’une fonction symbolique
essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est-à-dire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : L’État n’est pas matériel, il n’est pas « désignable » : c’est
vous, moi, nous tous et des quantités d’autres éléments. Il est donc un symbole
qui réfère à la volonté collective. En tant que tel, il pose des limites à ce
que nous pouvons faire ou pas. Si vous supprimez l’État, il ne reste plus que
la loi du marché, c’est-à-dire la loi du plus fort, la compétition. Nous
entrons alors dans un système délirant – au sens psychopathologique.
C’est-à-dire, un système où la jouissance égoïste est au poste de
commandement.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Quelle en est la conséquence ? L’hyperindividualisme ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Oui, dans le sens où l’État est ce qui permet de faire lien, de
nous identifier les uns aux autres. Mais aussi dans le sens où la jouissance
est d’abord individualiste. Chacun jouit dans son coin. Cette jouissance
individuelle est nocive en ce qu’elle est la mise en acte de la pulsion de
mort, du voeu de destruction – d’abord de soi, mais comme on ne veut pas
entendre parler de sa propre mort, on détourne ce voeu sur l’autre, sous forme
d’agressivité.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;En quoi cette jouissance individuelle et agressive est-elle liée à la
crise actuelle ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Elle est au coeur de la crise ! Parce que le moteur du capitalisme
est une force qui tend vers la jouissance, par exemple celle de l’accumulation
: il s’agit d’aller vers le toujours plus. Au point que cette jouissance
devient autonome par rapport à la réalité, au matériel. C’est évident dans la
sphère économique : la sphère financière s’est déconnectée de la réalité de la
production, elle ne reflète plus le véritable travail. Or, ne pas être
directement connecté au travail, cela signifie ne plus être connecté au désir ;
nous agissons, nous produisons, nous travaillons, mais il n’y a plus de visée,
plus de désir. Cette rupture entre jouissance et désir se retrouve à tous les
niveaux de notre vie. Chacun entre dans une logique de rentier, ou d’avare : il
s’agit d’accumuler toujours plus de biens et de consommer sans cesse. Ce qui
est un acte agressif : consommer c’est, au sens premier, dévorer. Et, au final,
nous ne désirons plus rien. Parce que le désir, c’est ce qui n’est pas
consommable, au sens où il naît du manque et qu’il faut constamment le
renouveler.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;contenu&quot;&gt;&lt;strong&gt;Constatant les limites de ce système, ne peut-on
pas espérer que nous désirions en finir avec cet individualisme et cette
violence, pour aller vers plus d’égalité et nous engager dans ce que le
philosophe Régis Debray appelle la fraternité ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Regardez la réalité. Où voyez-vous ce mouvement de masse ? Moi, je
vois des îlots révoltés, je vois des salariés s’associer dans leur entreprise,
mais cela ne dépasse jamais leur secteur.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Tout de même, nous sentons bien monter l’entraide, le soutien, la
compassion d’une majorité de gens envers ces révoltes…&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Oui, tout le monde ou presque les soutient… de chez soi, devant
son poste de télévision. Mais si je me fie à ce que j’entends dans mon cabinet,
je peux vous dire que, paradoxalement, la crise, « ça soulage ».&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Ça soulage quoi ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : La satisfaction de la pulsion de mort qui est en chacun de nous et
que nous nous employons à refouler. Tout à coup, avec la crise, nous trouvons
une légitimité à exprimer nos pulsions agressives. Par exemple, c’est un
patient qui, évoquant ces patrons qui perdent leur argent me dit : « Tant pis
pour eux ! » Ou un autre qui, évoquant la chute de l’économie américaine,
s’exclame : « Ils n’ont que ce qu’ils méritent ! » Cette satisfaction des
pulsions agressives, même si elle est parfois ressentie fortement, ne s’exprime
pas, habituellement… sauf en situation de crise et dans le cabinet d’un
psy.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;contenu&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous sommes donc loin de trouver la paix et de
nous relier les uns aux autres…&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Rien n’est gagné… mais ni d’un côté, ni de l’autre. Ce que Régis
Debray appelle la fraternité, c’est ce que Freud appelle Éros, et qui est en
combat continu contre Thanatos – cette pulsion de mort. Mais si vous lisez
&lt;em&gt;Malaise dans la civilisation&lt;/em&gt; ( Sigmund Freud - PUF, 1992), vous verrez
que la victoire de l’un ou de l’autre est indécidable. D’autant qu’Éros est
toujours combiné avec Thanatos : les pulsions vitales, qui font que nous sommes
en recherche de fraternité et de lien, se mêlent toujours avec les pulsions de
mort. Si bien que, au fond, nous ne savons jamais très bien si nous avons
affaire à l’une ou à l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans l’histoire de cet enfant vivant dans l’atelier de
confection de son père. Pendant que celui-ci faisait sa sieste, le fils a
découpé les manches de sa veste posée sur un mannequin sans bras. À son réveil,
le père était évidemment furieux. Mais des années après, en analyse, cet enfant
devenu adulte raconte qu’il voulait rendre service à son père, persuadé que
celui-ci préférerait voir le vêtement bien ajusté au mannequin ! Ce que le père
avait interprété comme un acte agressif qu’il fallait punir était en réalité un
geste d’amour qui s’était mal exprimé. Donc, la fraternité, certes, c’est bien
; il faut espérer la victoire d’Éros. Mais cela ne garantit rien. Et, en tant
que psychanalyste, j’entends moins souvent un élan de bons sentiments que la
mise en oeuvre d’une jouissance mortifère et nocive.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;En japonais, « crise » peut aussi signifier « opportunité ». Du pire ne
peut-il pas surgir le meilleur ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Les économistes ont souvent soutenu cette idée de la négativité
créatrice. L’économiste autrichien Joseph Schumpeter [1883-1950, ndlr] le
disait : le capitalisme est au service de la destruction créatrice. Mais cette
vision de la marche du monde est d’un cynisme terrible qui est, en lui-même,
une violence. Car cela revient à dire que nous pourrions programmer la
destruction en vue d’une reconstruction. C’est mettre la pulsion de mort au
poste de commande. Il n’y a vraiment aucune nécessité de penser que les choses
doivent se passer ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une image me vient : celle du génie souffrant qui pense qu’il ne serait pas
un génie s’il ne tirait pas son inspiration de sa douleur. Pourquoi serait-il
indispensable de passer par la négation de soi et des autres pour être génial ?
Les contre-exemples sont nombreux : Freud en est un, qui ne s’est jamais flatté
de tirer son invention de ses souffrances et qui est resté gentil jusqu’à la
fin de ses jours.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;D’accord, mais puisque nous sommes de plain-pied dans la crise, autant
en tirer des leçons et tenter de changer d’état d’esprit, non ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Certains, dont le philosophe allemand Peter Sloterdijk (auteur du
&lt;em&gt;Palais de cristal, à l'intérieur du capitalisme planétaire&lt;/em&gt; - Hachette
Littératures, 2008), disent en effet que la solution est de « changer notre vie
». C’est bien joli, mais cela ne se fait pas comme ça. Ce n’est possible qu’à
une condition : ne pas faire l’impasse sur l’existence incompressible et
incontournable de la pulsion de mort, mais sans lui donner le rôle dominant.
Nous ne pouvons pas changer notre vie en misant exclusivement sur nos pulsions
vitales de gentillesse et de générosité. Au niveau individuel, un exemple me
vient à l’esprit. Celui d’un patient qui avait été élevé selon une éducation
catholique particulièrement rigoureuse et qui est devenu un criminel. Pourquoi
? Parce que son éducation était beaucoup trop exigeante par rapport à ce que
ses pulsions, refoulées, lui enjoignaient de faire. Au niveau collectif,
pensons au système soviétique, dont Freud avait d’ailleurs pu prédire, en son
temps, qu’il s’effondrerait : parce qu’il niait la pulsion de mort, au nom de
grandes idées telles que la collectivisation. Ne faisons pas les mêmes
erreurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel serait, selon vous, un bon système ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : Un système qui prendrait en compte la pulsion de mort et se
chargerait de la limiter, pas de l’interdire. Une confusion s’est créée au
cours de ces dernières années entre limitation et interdiction. Du coup, nous
nous retrouvons dans des paradoxes terribles. Comme d’interdire de rouler
au-delà de 130 km/h sur les autoroutes tout en vendant des voitures qui montent
à 280 km/h. Cela revient à ce nous disions sur la fonction symbolique de l’État
: il est là pour encadrer la jouissance, c’est-à-dire la permettre tout en lui
donnant des limites. C’est pour cela, aussi, que je suis très énervé contre les
écologistes virulents qui voudraient nous faire croire qu’il pourrait exister
un monde débarrassé de la pulsion de mort. Nous n’en finirons jamais avec la
tendance immodérée de l’humain à détruire ce par quoi il est porté dans la vie.
Prendre cela en compte amène à tenir des positions considérées comme libérales
plutôt que progressistes : une sorte d’individualisme socialiste, qui ferait la
synthèse entre le sens de la fraternité et celui de l’individualisme.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Faites-vous un lien entre cette crise et la crise de la psychanalyse
?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : La crise de la psychanalyse ? Où ça ? C’est quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Sa remise en question par d’autres thérapeutes, ses luttes
intestines…&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;J.-P.W. : La crise de la psychanalyse existe depuis que la psychanalyse
existe. Les attaques étaient même beaucoup plus virulentes dans les années
1920-1930. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que le système ultralibéral a
produit des disciplines dont il a eu besoin pour écarter les aspects les plus
subversifs de la psychanalyse. Je pense à toutes les thérapies faciles que nous
retrouvons dans les universités, les hôpitaux, c’est-à-dire partout où le
pouvoir s’exerce. Parce que la psychanalyse, c’est long… Par conséquent, tout
ce qui se propose de court-circuiter le temps, donc de produire davantage, a
toutes ses chances contre la psychanalyse. En fait, celle-ci est justement la
discipline qui met en question tout ce dont nous venons de parler, parce
qu’elle est une tentative pour chacun de se réapproprier la pulsion de mort
plutôt que de s’en dégager, notamment en faisant des économies qui coûtent très
cher. Parce que, comme le rappelait Freud, la névrose coûte plus cher que la
psychanalyse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/01/15/La-crise-soulage-nos-pulsions-agressives-par-Jean-Pierre-Winter-Interview-publi%C3%A9e-dans-Pschychologie-Magazine#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2010/01/15/La-crise-soulage-nos-pulsions-agressives-par-Jean-Pierre-Winter-Interview-publi%C3%A9e-dans-Pschychologie-Magazine#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/475768</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Etude TNS SOFRES: Crise: Quel impact sur la relation des salariés à leur travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/Etude-TNS-SOFRES%3A-Crise%3A-Quel-impact-sur-la-relation-des-salari%C3%A9s-%C3%A0-leur-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4c03850ba634e739be7e3d7b14f85902</guid>
    <pubDate>Mon, 26 Oct 2009 10:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;TNS Sofres vient de reconduire, en partenariat avec le cabinet de conseil
EUROGROUP, son &lt;strong&gt;Observatoire International des Salariés&lt;/strong&gt;, dont
l’objet est d’analyser le climat psychologique et social au sein du monde du
travail dans les principaux pays occidentaux&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/48B20A00B7FA4CF399DCE23614CB32B2.aspx&quot;&gt;http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/48B20A00B7FA4CF399DCE23614CB32B2.aspx&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    &lt;p&gt;La précédente édition de l’OIS (Observatoire International des salariés)
date de 2007. Un an plus tard éclatait la crise économique et financière la
plus marquante de ces 50 dernières années. La plupart des entreprises ont cessé
les embauches, se sont restructurées, ou ont licencié. Les modes de management
se sont durcis. Quel en a été l’impact sur le climat psychologique au sein des
populations salariées ? La relation au travail, à l’entreprise, s’en est-elle
trouvée affectée ? En quoi ? Les tendances sont-elles communes aux principaux
pays occidentaux, ou au contraire variables selon les pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces questions cruciales pour les décideurs économiques comme pour les
responsables de ressources humaines, les résultats de l’OIS 2009, comparés à
2007, apportent des réponses précieuses et inédites.&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: center&quot;&gt;La crise n'a pas affecté la satisfaction
professionnelle au quotidien de la grande  majorité des salariés&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier constat, inattendu, est que la crise n’a pas affecté la
satisfaction professionnelle au quotidien de la grande  majorité des
salariés, et ceci en France comme chez nos grands partenaires occidentaux. Les
salariés français, en particulier, se montrent toujours très largement
satisfaits de l’intérêt de leur travail, de l’ambiance, de l’autonomie et de la
possibilité de développer leurs compétences dont ils bénéficient. Ils restent
également souvent frustrés, et beaucoup plus que dans les autres pays, du «
retour sur investissement » qui leur est accordé (reconnaissance,
rémunération).&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Pour autant, la perception du travail
s'est altérée&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, même si la satisfaction quotidienne a peu évolué, les systèmes
de représentation ont changé. La perception du travail, comme le lien à
l’entreprise, se sont altérés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les 4 pays occidentaux couverts, la perception du travail s’est
altérée :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li class=&quot;first&quot;&gt;Le travail est ressenti comme plus menacé, donc plus
indispensable, mais aussi plus contraint, ayant perdu du sens.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il en va de même du lien affectif à l’entreprise, en France du moins : la
confiance s’est érodée, et les sentiments négatifs vis-à-vis de son entreprise
l’emportent désormais sur les sentiments positifs. L’hexagone constitue un cas
particulier : dans les autres pays la crise a plutôt renforcé le lien affectif
vis-à-vis d’employeurs qui résistent dans la tourmente. Cette exception
française est partiellement imputable à nos particularismes culturels. Mais
elle est aussi le produit de déficiences dans la communication interne : A la
différence des employeurs étrangers, les entreprises françaises n’ont pas su
faire de la crise une opportunité de mobilisation de leurs collaborateurs.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;last&quot;&gt;Pour l’avenir, se dessinent des attentes fortes de
reconnaissance plus individualisée des collaborateurs, de leurs contributions,
de leurs sensibilités. Les Français en sont particulièrement  demandeurs,
ainsi que d’une meilleure prise en compte du moyen terme dans des entreprises
jugées trop focalisées sur les échéances immédiates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Étude online réalisée en juin et juillet 2009 auprès d’un échantillon
de 2000 salariés de grandes entreprises ou d’administrations, sur 4 pays : la
France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, et les États-Unis (soit 500 salariés
par pays).)&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/Etude-TNS-SOFRES%3A-Crise%3A-Quel-impact-sur-la-relation-des-salari%C3%A9s-%C3%A0-leur-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/Etude-TNS-SOFRES%3A-Crise%3A-Quel-impact-sur-la-relation-des-salari%C3%A9s-%C3%A0-leur-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/454434</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>le travail qui fait mal</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/le-travail-qui-fait-mal</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:28f3b61f7e50ee982fec6c6ccd4e96f6</guid>
    <pubDate>Mon, 26 Oct 2009 09:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Excellent article paru dans le Nouvel Obs  &lt;a href=&quot;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2343/articles/a409903-.html?xtmc=veroniqueradierletravailquifaitmal&amp;amp;xtcr=1&quot;&gt;
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2343/articles/a409903-.html?xtmc=veroniqueradierletravailquifaitmal&amp;amp;xtcr=1&lt;/a&gt;
et qui traite du rapport des salariés à leur entreprise. Les variantes avec nos
voisins sont assez surprenantes. Comme quoi le regard que nous portons sur
notre environnement impacte réellement sur notre quotidien.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dépression, harcèlement, suicides... L'actualité nous
rappelle combien notre relation au travail peut se révéler malsaine. Au centre
de la vie sociale, l'activité professionnelle devrait être un mode
d'accomplissement personnel. Pourquoi et comment devient-elle un cauchemar
?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Tatiana aurait
dû se méfier quand Raymond, son mari, a commencé à tourner la nuit dans leur
lit. A se relever pour allumer l'écran de l'ordinateur. A perdre du poids, à ne
plus rigoler avec les copains comme avant. Jurer que ce n'était pas vrai, que
tout allait bien, qu'il y arriverait. Raymond a fini par se pendre. Il était
dessinateur chez Renault. Renault, première alerte. Première prise de
conscience. Depuis le début du mois de septembre, les suicides à France Télécom
- 24 en dix-huit mois - et ailleurs résonnent singulièrement dans l'opinion
publique. Signe des temps, la dernière chanson de Miossec, «Chiens de paille»,
évoque la souffrance des salariés : &lt;em&gt;«Du col blanc au bleu de travail/ C'est
toujours la même bataille/Travailler pour qui pour quoi/Pour quel résultat/Pour
quelle vie tu crois/Je n'en peux plus de cette vie-là/Je craquerai avant la fin
du mois.»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Tous les
malheureux au boulot ne mettent pas fin à leur jour, fort heureusement. Mais le
malaise est là. Identifié, des médecins du travail aux ergonomes. Partagé sur
les sites internet. &lt;em&gt;«A Aéroports de Paris, mon épouse subit des pressions
déplus en plus dures. Son chef vocifère («Je serai sur vous comme une tique sur
un chien»), menace et frappe du poing - sur la table pour le moment. (...)
Croyez-moi, c'est très dur de voir son épouse rentrer à la maison et pleurer,
même devant ses enfants...»&lt;/em&gt; En cause, bien sûr, ces «petits chefs»
pervers, adeptes du «harcèlement moral». Mais pas seulement. L'organisation du
travail depuis une vingtaine d'années y est aussi pour beaucoup. La
compétitivité effrénée engendrée par la mondialisation provoque des
bouleversements incessants et déstructurants pour les salariés du privé comme
du public. Comment, à 50 ans, un technicien de France Télécom peut-il se
transformer, sans dégâts, en vendeur dans une boutique Orange ? Comment exiger
d'un postier habitué à distribuer du courrier de commercialiser des produits
financiers ? Les entreprises réclament toujours plus de flexibilité. Toujours
plus de résultats. Et les salariés sous pression se plaignent du manque de
reconnaissance et de perspectives. La mutation est douloureuse. Et les
spécificités françaises, des 35 heures à un anticapitalisme historique,
n'arrangent rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/#&quot; alt=&quot;http://uniprix.nouvelobs.com/5/NOUVELOBS/RG/1902472733/Middle1/OasDefault/AP_BIBLIOBS_MBPV_1009/ALL_AP_LQA_MPAVE_0208.html/35613164323337643461393661323830?&amp;amp;_RM_EMPTY_&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L'affaire est
d'autant plus paradoxale que les Français, plus qu'ailleurs, sont très attachés
au travail, &lt;em&gt;«une valeur historiquement forte dans les pays
catholiques»&lt;/em&gt;, avance l'économiste Philippe Askenazy. &lt;em&gt;«Les Anglo-
Saxons ont un rapport utilitariste à leur emploi&lt;/em&gt;, analyse Eric Chauvet,
directeur adjoint de TNS-Sofres. &lt;em&gt;Pour eux, c'est avant tout un gagne-pain.
Pour les Français, c'est bien plus passionnel.»&lt;/em&gt; La preuve, ils exigent de
lui non seulement un salaire, mais aussi épanouissement et plaisir... &lt;em&gt;«Les
Français y mettent beaucoup trop d'affect&lt;/em&gt;, confirme le psychiatre Eric
Albert (1), fondateur de l'Ifas (Institut français d'Action sur le Stress).
&lt;em&gt;La finalité de la sphère professionnelle, c'est l'efficacité. Le bonheur,
c'est la vie privée.»&lt;/em&gt; Mais en France, sans boulot, on n'est pas
grand-chose. Ici plus qu'ailleurs, il confère statut et prestige social. Alors,
même malheureux, chacun s'accroche à son job, hanté par la peur de le perdre.
En France, le chômage bat des records. Ajoutez à cela un niveau de salaire
médiocre (12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rang sur 21 en Europe) et un taux de productivité
élevé, et vous obtenez l'équation du mécontentement des salariés français
souvent bons derniers dans les baromètres internationaux de satisfaction en
entreprise. &lt;em&gt;«L'horreur absolue, c'est d'être au chômage; mais le bonheur
absolu, c'est de partir à la retraite»&lt;/em&gt;, résume Eric Albert. La solution ?
Dans une récente lettre aux cadres, Jean-Paul Bailly président de La Poste,
affiche une nouvelle priorité : &lt;em&gt;«A la dureté de la crise ne doit pas
s'ajouter la dureté du management. Cela doit se manifester dans les
comportements au quotidien, dans la qualité de l'écoute et dans le respect des
personnes»&lt;/em&gt; Chiche !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1 -
Peu d'actifs, beaucoup de pression&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;«Bonjour
paresse», proclamait en 2004 Corinne Maier, psychanalyste malicieuse salariée
d'EDF à mi-temps, faisant la une des journaux américains. Car outre-Atlantique,
et aux yeux de nos voisins, la France reste avant tout ce
pays-heureux-où-les-gens- travaillent-si-peu. Alors, des Français hédonistes
qui ont gagné depuis les 35 heures une après-midi par semaine pour se consacrer
au jardinage ou au tennis ? Derrière cette belle fiction, la réalité est tout
autre. &lt;em&gt;«Contrairement à ce que l'on croit souvent, la durée annuelle du
travail, 1 600 heures, est restée dans la moyenne européenne»&lt;/em&gt;, rappelle le
sociologue Jérôme Pelisse, chercheur à l'IDHE Cachan (Institutions et
Dynamiques historiques de l'Economie). Révisons nos clichés : nous ne
travaillons pas moins que nos voisins, notre productivité, autrement dit
l'intensité de l'effort au travail, compte parmi les plus élevées au monde, en
outre l'activité est fortement concentrée sur une seule tranche d'âge : les
25-45 ans. &lt;em&gt;«Nous sommes sans doute le pays où l'âge du travail est k plus
contraint : les jeunes sont tenus à l'écart, et les seniors ont longtemps été
encouragés au départ.»&lt;/em&gt; Sur ces actifs repose toute la pression, qui s'est
accentuée avec les 35 heures. &lt;em&gt;«Lorsqu'elles n'ont pas créé d'emplois, les
entreprises se sont contentées de partager la même masse de travail sur un
temps plus court»&lt;/em&gt;, constate Jérôme Pelisse. Depuis les lois Aubry, nous
sommes aussi entrés dans le club des champions de la flexibilité des horaires.
Même devant les Etats-Unis ! L'annualisation que les 35 heures autorisaient a
en effet permis aux entreprises de moduler librement les horaires au gré de
leurs besoins. Pour les salariés, c'est une contrainte considérable. &lt;em&gt;«Je
pense aux ouvrières d'une usine qui auparavant se sentaient libres de refuser
les heures supplémentaires et qui peuvent maintenant être sollicitées à
n'importe quel moment»&lt;/em&gt;, ajoute Jérôme Pelisse. Beaucoup de stress, moins
de liberté d'esprit, d'organisation, pour un gain parfois mince. Certains
patrons ont saisi l'occasion pour resserrer les boulons, calculer chaque
minute. L'économiste Philippe Askenazy rappelle dans «les Désordres du travail»
(Seuil) que sur quatre heures de temps libre promises, une fois rogné les
pauses, le temps d'habillage, certaines ouvrières du textile n'ont gagné, au
bout du compte, qu'une heure trente ! Et Jérôme Pelisse de conclure : &lt;em&gt;«Les
RTT ont détérioré les conditions de travail des salariés les plus
faibles.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; Il s'agit pour notre pays d'augmenter le taux
d'activité de la population en insérant les jeunes... Et en aménageant la fin
de carrière des quinquagénaires, qui sont encore trop nombreux à faire les
frais des «mesures d'âge» avant la retraite légale. La clé : améliorer la
formation des jeunes, notamment par le recours à l'alternance école-entreprise,
et préserver l'employabilité des seniors par la mise à jour des compétences
(formation professionnelle).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 -
Les conditions de travail négligées&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le
travail rend aussi malade, au sens propre du terme. &lt;em&gt;«En France, cela fait
plus d'un siècle que la santé dans les usines et les bureaux est
négligée»&lt;/em&gt;, constate Philippe Askenazy, économiste et coauteur de «Bas
Salaires et qualité de l'emploi : l'exception française ?» (Editions Rue
d'Ulm). En matière de pathologies professionnelles, d'accidents du travail,
notre pays est l'un des plus mauvais élèves du monde occidental. Les fameux
troubles musculo-squelettiques, qui sont des atteintes articulaires
particulièrement handicapantes (de loin la première maladie du travail), ont
ainsi été multipliés par quatre ces dix dernières années. Alors qu'ils ont
diminué dès le début des années 1990 aux Etats-Unis, et des années 2000 en
Allemagne et en Grande-Bretagne. Citons encore, dans la liste des retards
français, la silicose (affection des poumons), reconnue comme maladie
professionnelle en 1947, treize bonnes années après les recommandations de
l'Organisation internationale du Travail (OIT), ou l'usage de l'amiante,
interdit en 1996 seulement, plusieurs décennies après la plupart de nos
voisins. Etat, partenaires sociaux, experts, organismes officiels... tous
semblent négliger la question. Les dernières avancées législatives
significatives datent de 1982, avec les lois Auroux, qui ont notamment instauré
les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il n'y
avait que quelques lignes sur le thème dans les programmes des principaux
candidats à l'élection présidentielle. Et depuis que Nicolas Sarkozy a été élu,
rien n'a été fait ou presque (mis à part un rapport sur les risques
psychosociaux, remis en mars 2008 à Xavier Bertrand, alors ministre du Travail,
et qui doit déboucher sur un peu coercitif observatoire). &lt;em&gt;«En France, les
questions du chômage et de l'emploi ont continué de primer sur la santé au
travail»&lt;/em&gt;, résume Philippe Askenazy. En clair, si on a la chance d'avoir un
boulot, on n'a pas à se plaindre.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; C'est sous la pression des assurances (aux
Etats-Unis) ou des salariés en position de force sur le marché du travail (en
Allemagne et en Grande-Bretagne) que les entreprises ont réagi chez nos
voisins. Pour conserver un personnel performant et en bonne santé, elles ont
offert de meilleures conditions de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3 -
Responsables et paniques&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il fut un temps où
le travailleur français, à l'usine ou au bureau, accomplissait sa tâche
quotidienne sans trop se poser de questions. Parfois dure, souvent répétitive,
sa mission avait le mérite d'être cadrée. Ses horaires étaient réguliers, il
n'obéissait qu'à un seul chef et côtoyait les mêmes collègues tout au long de
sa vie professionnelle. Cette vie d'exécutant, monotone, solitaire mais
rassurante, s'écoulait doucement jusqu'à la retraite. &lt;em&gt;«Pendant les Trente
Glorieuses, la fonction de l'entreprise a été de protéger ses salariés&lt;/em&gt;,
rappelle le sociologue François Dupuy (2). &lt;em&gt;Le client, on s'en
fichait.»&lt;/em&gt; Or vint un temps où l'irruption de la concurrence bouleversa les
règles du jeu. &lt;em&gt;«Il a fallu prendre en compte les besoins du client avant
celui des salariés»&lt;/em&gt;, explique François Dupuy. Pour réduire les coûts et
réagir rapidement à la demande, l'entreprise proposa à ses salariés
d'«enrichir» leur boulot : de travailler en équipe, d'être plus autonomes, plus
«polyvalents», de moderniser leurs outils de travail. Un job a priori plus
intéressant, et donc plus épanouissant. C était oublier un peu vite le stress
qui l'accompagnait. Le travail en équipe ? &lt;em&gt;«Forcément&lt;/em&gt; conflictuel, dit
François Dupuy. &lt;em&gt;J'ai vu des chefs de projet dans l'industrie automobile
pleurer le soir dans le bureau du DRH tellement la gestion des équipes
était douloureuse.» «A force de changer d'horaires et de collègues en fonction
des dossiers, les travailkurs se sont finalement sentis plus isolés»&lt;/em&gt;,
enchaîne Philippe Askenazy. De verticale, la hiérarchie est devenue
transversale, donc plus floue, et les ordres, parfois contradictoires. La
polyvalence a aussi son revers : &lt;em&gt;«Elle implique de devoir fréquemment
abandonner une tâche pour en effectuer une autre»&lt;/em&gt;, écrit Askenazy. Elle
peut même parfois être dangereuse physiquement. &lt;em&gt;«Si les manutentionnaires
dans un magasin sont déjà occupés, poursuit-il, un chef de rayon peut lui-même
réaliser la mise en rayon, aller dans les stocks, commettre une erreur de
manipulation et recevoir un carton sur la tête.»&lt;/em&gt; Les nouvelles
technologies ont, elles aussi, été source &lt;em&gt;d'angoisse. «Des magasiniers se
sont mis en grève quand on a introduit les code-barres&lt;/em&gt;, raconte Eric
Albert, consultant, spécialiste du &lt;em&gt;stress. Objectivement, ça leur
facilitait la tâche, ils n'avaient pas à entrer leurs marchandises à la main.
Mais personne n'a pris en compte k fait que le changement était déstabilisant.
L'entreprise doit aider à dépasser les freins
psychiques.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; Le contrat moral qui lie
chaque salarié à son entreprise doit être revu de fond en comble : l'entreprise
ne peut plus garantir à ses salariés une protection à vie, elle doit donc leur
offrir des atouts utiles sur le marché du travail, notamment des formations,
négociées dès l'embauche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4 - Le
règne de la défiance entre patrons et
salariés&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Jeune et brillant économiste,
Thomas Philippon s'est réfugié à l'Université de New York (NYU). Pour fuir la
France ? &lt;em&gt;«C'est plus compliqué que cela»&lt;/em&gt;, explique-t-il, mais il
reconnaît quVc &lt;em&gt;il suffit d'avoir eu une expérience à l'étranger pour
comprendre qu'il y a des endroits où l'on peut être plus heureux au travail. En
France, il y a une méfiance entre niveaux hiérarchiques qui n'existe pas, ou
beaucoup moins, ailleurs»&lt;/em&gt;. L'enquête sur la compétitivité des pays que
réalise l'IMD (l'HEC suisse) le confirme chaque année : lorsqu'on interroge les
dirigeants d'entreprise sur la qualité des relations au travail, la France
arrive toujours dans le peloton de queue (53&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sur 57 pays).&lt;br /&gt;
Comment expliquer cette contre-performance ? Pour Thomas Philippon, tout vient
d'un &lt;em&gt;«triangk infernal»&lt;/em&gt; qui s'est mis en place dans la seconde moitié
du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et dont le pays n'arrive pas à sortir : &lt;em&gt;«Un mouvement
ouvrier et syndical radical, un management réactionnaire et un Etat légiférant
dans tous les domaines.»&lt;/em&gt; Au fil des décennies, les relations entre ces
trois pôles sont moins violentes, mais la méfiance perdure. Les dirigeants
jugent les syndicats trop contestataires. Les salariés se syndiquent peu et
sont mal représentés dans les petites structures. Le dialogue social est
insuffisant au niveau de l'entreprise et, à l'échelon national, le consensus
social est pratiquement impossible à construire.&lt;br /&gt;
Cela coûte cher à la France : &lt;em&gt;«De l'ordre de plusieurs points de PIB»&lt;/em&gt;,
estime Thomas Philippon. &lt;em&gt;«Faute de confiance, la méritocratie dans
l'entreprise marche moins bien en France que dans les autres pays. On l'a donc
remplacée par un club d'élites fondé sur les diplômes, l'ancienneté ou le
parachutage. Au final, ça ne place pas forcément les bonnes personnes au bon
job. Cela renforce le mécontentement et la méfiance»&lt;/em&gt;, constate Thomas
Philippon (3).&lt;br /&gt;
Autre conséquence néfaste : l'incapacité du pays à se réformer. Si les Français
sont si hostiles au recul de l'âge de la retraite - déjà entériné dans de
nombreux pays -, ce serait à cause de leurs mauvaises relations avec leurs
supérieurs et leurs subordonnés. Passé 50 ans, beaucoup ne pensent qu'à en
sortir.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; La réforme de la représentativité syndicale votée
par le Parlement au printemps 2008 devrait contribuer à améliorer le dialogue
social. Dommage que Nicolas Sarkozy ait aussitôt brouillé le message positif
envoyé par le gouvernement et les syndicats au reste de la société en lançant
sa petite phrase provocatrice : &lt;em&gt;«Désormais, quand il y a une grève,
personne ne s'en aperçoit.»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5
-Trop fiers pour être heureux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ecoutez les
ouvriers de «Conti», les profs d'université, les techniciens de France Télécom
ou les producteurs laitiers... Chacun à leur manière, ils déplorent la fin des
métiers. De toute la France laborieuse monte une sourde angoisse : les
bouleversements de l'économie effacent les repères corporatifs, menacent les
identités professionnelles, dynamitent les statuts souvent chèrement
&lt;em&gt;acquis. «En France comme ailleurs, il a bien fallu trouver une manière de
concilier la dépendance de l'employé à l'égard de l'employeur et les vakurs de
la démocratie. Ce compromis notre organisation du travail&lt;/em&gt; - &lt;em&gt;repose sur
une certaine indépendance des salariés. Par-delà leur entreprise, ils se
sentent appartenir à une profession qui leur impose des devoirs, une éthique,
une solidarité»&lt;/em&gt;, dit Philippe d'Iribarne (4). Ce sociologue, qui a étudié
les cultures du travail dans une perspective comparative, analyse les effets de
la concurrence et de l'internationalisation capitalistique sur cette logique de
l'«honneur» &lt;em&gt;professionnel. «Tandis que les cadres dirigeants ont vu leurs
conditions matérielles s'améliorer, les cadres moyens ont perdu leur statut et
se sont trouvés déconsidérés. Le management à l'anglo-saxonne qui était censé
prendre le relais ne donne pas satisfaction. Chez nous, il s'affranchit des
procédures, des méthodes et de la convivialité qui le rend acceptable
ailleurs»&lt;/em&gt;, dit Philippe d'Iribarne. Conçu comme un professionnel de la
direction des hommes, le manager ne se voit reconnaître qu'une faible
légitimité : et pour cause, il n'est pas du métier ! Une enquête de la CFDT
menée dans le secteur de la métallurgie indique que 61% des salariés sont
contents de leurs relations avec une hiérarchie à compétence technique contre
seulement 14% de satisfaction à l'égard d'une hiérarchie exerçant un
commandement. &lt;em&gt;«La question en France est toujours de déterminer devant qui
il est digne ou indigne de s'abaisser»&lt;/em&gt;, ajoute Philippe d'Iribarne. D'où
l'insatisfaction manifestée par une majorité de salariés. &lt;em&gt;«Les Français
sont persuadés qu'ils valent mieux que leur sort professionnel&lt;/em&gt;, dit le
sociologue Jean-Pierre Ségal (5). &lt;em&gt;Le salarié veut déborder de son cadre,
que son excellence soit reconnue. Mais cette émulation vers k haut s'accompagne
d'un mépris vers le bas. Celui qui, pour quelque raison, ne donne pas
satisfaction est un nul !»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt; Pas facile de changer la culture gauloise de la
fierté et de la résistance à l'autorité. D'autant qu'elle fonctionne très bien
dans certains contextes. &lt;em&gt;«Chez Lafarge, j'ai pu observer que le modèle
français qui allie à la fois protection et autonomie satisfaisait les salariés
chinois car il n'existe pas chez eux»&lt;/em&gt;, observe Philippe d'Iribarne. Mieux
vaut donc, si l'on souhaite piloter le changement, s'appuyer sur des managers à
la compétence technique - la culture de l'ingénieur plutôt que celle du
financier - et, pour vaincre la crispation autour du statut, &lt;em&gt;«convaincre
les salariés qu'ils vont conquérir une position avantageuse, qu'ils seront
mieux considérés»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(1)&lt;em&gt;«Managers, faites-en moins !», Editions Eyrolles&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
(2)&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Auteur de &amp;quot;la Fatigue des élites&amp;quot;,
Seuil.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(3) &amp;quot;Le Capitalisme
d'héritiers&amp;quot;, Seuil.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(4)
Auteur de &amp;quot;l'Epreuve des différences&amp;quot;, Seuil&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;(5) Auteur de &amp;quot;Efficaces ensemble. Un défi
français&amp;quot; Seuil.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; Eve
Roger, Sylvain Courage, Véronique Radier, Nathalie Funès&lt;br /&gt;
Le Nouvel Observateur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/le-travail-qui-fait-mal#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/26/le-travail-qui-fait-mal#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/454421</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Décider moins pour dormir plus par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/24/D%C3%A9cider-moins-pour-dormir-plus-par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1ee2e7de3ead7eaf641e13ea14213755</guid>
    <pubDate>Sat, 24 Oct 2009 17:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous
connaissez certainement les « &lt;strong&gt;serial-killer&lt;/strong&gt; », ces
tueurs en série qui ont donné lieu a de bons livres et à des films au suspense
haletants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans un tout
autre genre, vous connaissez peut-être aussi les
&lt;strong&gt;kilo-killers&lt;/strong&gt; : là&lt;span&gt; &lt;/span&gt; il s’agit de
nouvelles potions magiques destinées à « tuer »  les kilos en
trop de ces Dames avant d’enfiler le maillot de bain. On les trouve dans les
rayons de parapharmacie.&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Un nouvel assassin a fraîchement débarqué dans les mêmes
officines : l’&lt;strong&gt;age-killer.&lt;/strong&gt; Comme quoi on n’arrête pas le
progrès !&lt;/span&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Les aficionados du management qui
parcourent ce blog&lt;span&gt; &lt;/span&gt; connaissent sûrement
les&lt;span&gt; &lt;/span&gt; « &lt;strong&gt;innovation-killer&lt;/strong&gt; » dont
j’ai parlé dans un précédent billet. Ce sont ces experts qui ont le
savoir-faire très particulier de tuer dans l’œuf tout germe d’innovation dans
l’entreprise. Du moins dès lors qu’ils n’en sont pas les géniteurs, cela va
sans dire : on ne tue pas ses enfants !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Voici maintenant un nouveau venu dans la
famille : le &lt;strong&gt;sales-killer&lt;/strong&gt;. Je me doutais qu’il devait exister,
mais surtout je pensais que, « la crise » aidant, il se cacherait.
Pas du tout ! Un vendeur de mes amis vient de me confirmer leur existence,
et, tenez vous bien, ils exerceraient au grand jour ! J’ai donc décidé de
porter l’information à votre connaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En effet, l’histoire de ce vendeur me
semble être un bon cas d’école que l’on pourrait enseigner (peut-être même que
c’est déjà le cas) à HEC, à l’ESSEC, ou à Sup’de Co.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ce vendeur, appelons-le Roger (je crois que
c’est un prénom de « bon vendeur »), est chargé par sa direction de
proposer à des Salons de coiffure un système qui permet aux clientes de
visualiser facilement leur future nouvelle coupe ou coloration sur leur propre
visage. Il existe déjà des choses similaires, mais ce nouveau concept est
saisissant de facilité d’emploi et de réalisme, peu coûteux, et fonctionne avec
internet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;C’est pratique, moderne, et c’est un atout
sur la concurrence, pour attirer plus de clientes et les satisfaire
agréablement. La coiffure féminine, c’est important ! Compte tenu de son
faible prix, le retour sur investissement du produit est annoncé comme très
rapide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Roger visite plusieurs Salons appartenant à
un grand groupe, et rencontre l’enthousiasme immédiat des responsables, mais
voilà,…. ils ne sont pas décideurs. De l’avis unanime il faut voir le
responsable régional.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pas de problème, rien ne saurait arrêter
Roger-le-vendeur, d’autant qu’il se sent appuyé par « la
base » : les nombreux responsables de Salons qu’il a
rencontrés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il contacte le responsable régional, qui
est « &lt;em&gt;très occupé&lt;span&gt; &lt;/span&gt; mais qui veut bien le
recevoir &lt;/em&gt;». Toutefois dit-il par avance, « &lt;em&gt;je ne suis pas
décisionnaire&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;Bon, je comprends,&lt;span&gt; &lt;/span&gt;
mais il faut quand même que je vous rencontre, tout le monde me le
conseille &lt;/em&gt;» lui répond Roger-le-vendeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le rendez-vous a lieu. Présentation du
produit et exposé des avis favorables des responsables de Salons visités.
Remise d’une documentation. Le responsable régional remercie, rappelle qu’il
n’est pas décisionnaire, et qu’il va « &lt;em&gt;transmettre au
marketing &lt;/em&gt;». Il communique d’ailleurs à Roger les coordonnées
complètes de ce service et de son directeur..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quinze jours passent et Roger appelle le
marketing pour savoir si tout va bien et si une décision a été prise.
Réponse : la documentation a bien été reçue, non aucune décision n’a été
prise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Quinze jours passent encore, et Roger (je
vous avais bien dit que c’était un bon vendeur) appelle à nouveau le marketing.
Non, aucune décision n’a encore été prise. Y a-t-il un avis ? Non, ce
n’est ni oui ni non. Roger argumente, envoie des couriels pour rester présent à
l’esprit de son prospect, rappelle l’intérêt manifesté par les responsables des
Salons, fait des propositions commerciales alléchantes « compte tenu
de la dimension de l’enseigne »,… Bref, il fait son travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais voilà qu’un jour, un responsable de
Salon qui avait été visité, appelons-le Philippe, (c’est un bon nom pour un
responsable de Salon de coiffure je crois), appelle Roger pour prendre des
nouvelles de la décision prise par sa hiérarchie. Roger raconte ses démarches
et conclue par le célèbre : «&lt;em&gt;donc
j’attends&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Philippe se fâche, dit qu’il veut tester le
système, qu’il est payé sur ses résultats, et suggère à Roger une mise en place
gratuite du système dans son Salon à titre de test, pour convaincre la
hiérarchie avec des chiffres..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Roger dit pourquoi pas, interroge sa
direction qui dit OK immédiatement..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Installation et… patatras ! Le
système étant relié à Internet, le service informatique du siège du groupe s’en
rend compte immédiatement, alerte le marketing (« &lt;em&gt;il se passe quelque
chose de bizarre au Salon de Philippe »),&lt;/em&gt; qui appelle le responsable
régional qui déclare «&lt;em&gt;je ne suis pas au courant&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le marketing appelle donc Philippe, qui
explique ce qu’il a voulu faire et tente de se
justifier&lt;span&gt;  &lt;/span&gt; : « ça ne coûte rien, au moins on
saura…. Etc.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Réaction immédiate : le téléphone
portable de Roger sonne, et au bout du fil (oui, je sais il n’y a pas de fil
mais ça ne change rien) le directeur du marketing furieux lui rappelle qu’il
n’a pas donné le feu vert pour ce concept, qui est à l’étude.
Il&lt;span&gt; &lt;/span&gt; exige que l’installation soit immédiatement stoppée.
Roger argumente sur la gratuité, le test, l’absence d’engagement sur le futur….
Rien à faire. On enlève tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Voici maintenant un tableau récapitulatif
de la situation et des états d’esprit des acteurs&lt;span&gt; &lt;/span&gt;
:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;a)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le directeur du marketing du groupe a sévèrement tancé le responsable
régional qui ne tient pas ses troupes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;b)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le
responsable régional a rappelé à Philippe au cours d’une réunion houleuse,
qu’il a une hiérarchie, et « qu’elle sert à quelque chose ». Il faut
attendre son feu vert. Il n’a pas respecté le fonctionnement de la
société.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;c)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Philippe est furieux, et il est psychologiquement bloqué vis à vis de sa
hiérarchie. Il est démotivé, et ne veut pas s’excuser pour son initiative. Il
dit que les prises de décision du siège sont trop lentes, et ne pas avoir à
demander d’autorisation pour faire plus de ventes, dès lors que ça ne coûte
rien à l’entreprise d’essayer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;span&gt;d)&lt;span style=&quot;&quot;&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;Roger
se mord les doigts d’avoir accepté l’idée du test gratuit, bien qu’elle lui
paraisse, même après coup, un bon moyen de convaincre l’entreprise de l’intérêt
de sa proposition. Le directeur du marketing lui a d’ailleurs fait savoir qu’il
n’avait pas apprécié cette action, et qu’il était possible qu’elle compromette
leurs relations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Aux dernières nouvelles rien n’a bougé, et
trois mois se sont écoulés depuis l’affaire. Il n’y a pas eu de décision, ni
dans un sens ni dans l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;ins&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Question&lt;/span&gt;&lt;/ins&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; : vous êtes Roger-le-vendeur, que faites-vous ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1) Vous êtes d’accord avec la
hiérarchie : elle a sûrement ses raisons, et ce n’est pas parce qu’on ne
les connaît pas qu’elles ne sont pas bonnes. Roger ne doit plus bouger et
attendre patiemment que la hiérarchie analyse le projet et donne son feu vert.
C’est la règle d’un bon management.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2) Vous informez le marketing que vous
annulez toutes vos propositions commerciales et que vous ne souhaitez plus
travailler avec le groupe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3) Vous écrivez au PDG pour lui raconter
l’histoire, avec les noms, les dates, les lieux, et vous lui demandez
d’intervenir pour débloquer la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4) Vous invitez le directeur du marketing à
déjeuner pour détendre l’atmosphère. Ou Philippe. Ou le responsable régional.
Ou&lt;span&gt; &lt;/span&gt; tout le monde…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;5) Vous faites des propositions
commerciales encore plus alléchantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6) Vous jurez qu’on ne vous y reprendra
pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;6) Vous laissez tomber et vous allez voir
les concurrents en espérant que cela va faire bouger les choses de ce
côté-ci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;7) Vous demandez à Philippe de prendre ses
responsabilités : après tout c’était son idée cette histoire de test, à
lui de débloquer la situation avec sa hiérarchie. Mais je vous rappelle que
pour le moment il ne veut rien savoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;8) Autres idées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Merci ! Je transmettrai à Roger vos
idées, soyez-en sûrs, et je vous raconterai le dénouement réel, ici-même,
(lorsqu’il aura lieu).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais avant de terminer je voudrais
confirmer par ma propre expérience du terrain, l’existence d’un réel problème
de démission de la base en matière d’esprit d’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;De très nombreux commerces sont aujourd’hui
des franchises, ou des unités appartenant à un groupe régional ou national. La
crise a paraît-il modifié le comportement du consommateur : plus malin,
plus libre (c’est à dire plus infidèle) que jamais), comparant tout sur place
avec son iPhone en poche, le « chasser » suppose d’être aussi mobile
et réactif que lui. Si vous prenez trop de temps pour charger votre fusil et
viser, l’oiseau s’est envolé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Or il n’en est rien : le terrain n’a
pratiquement pas de pouvoir d’initiative.. Entrez dans une telle enseigne
nationale pour proposer un moyen de vendre plus, là, dans ce magasin où vous
êtes, voici le dialogue que vous aurez :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Le boss du magasin : « Ce n’est
pas moi qui décide »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous « Mais vous êtes responsable de
votre chiffre ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Oui bien
sûr ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous :
« Pensez-vous&lt;span&gt; &lt;/span&gt; que ce que je vous propose peut faire
progresser votre chiffre ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « oui, c’est
possible »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous : « Alors, vous devriez
pouvoir décider de votre action puisque vous êtes responsable de votre
chiffre !».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Oui, mais je ne peux pas,
ce n’est pas moi qui décide, il y a une organisation, des réunions, ce sont eux
qui décident, on doit tous faire pareil ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous : « Et vous pourriez
leur en parler ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Non, ils sont très
occupés, ils ont d’autres priorités actuellement, je ne crois pas que ce serait
utile».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Vous : « Alors comment
faire ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Lui : « Il faut appeler la
direction, je vous donne leur numéro ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Donc vous décidez de composer le numéro en
question. Vous avez le nom de la personne à contacter. Et là, au standard, on
vous demande « C’est à quel sujet ? » Vous expliquez
tout :&lt;span&gt; &lt;/span&gt; les gens que vous avez rencontré sur le terrain,
leur intérêt, etc,&lt;span&gt; &lt;/span&gt; bref vous vendez l’idée d’avoir un
rendez-vous avec cette personne, sur leurs conseils.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;OK. On vous demande de patienter. Vous
patientez, et la réponse est : «Il faut envoyer un e mail à l’adresse
suivante :  &lt;a href=&quot;mailto:standard@groupemachin.com&quot;&gt;standard@groupemachin.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Qu’on ne s’y méprenne pas : je ne dis
pas qu’il ne faut pas de l’organisation, de la cohérence, et de l’analyse avant
de décider. Je constate simplement que dans une période où le terrain est
confronté à une évolution significative des comportements des
consommateurs,&lt;span&gt; &lt;/span&gt; les organisations restent branchées sur un
modèle qui a fait ses preuves certes, mais qui présente aujourd’hui des
faiblesses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ils sont de moins en moins nombreux, ceux
qui, comme Philippe dans son Salon, prennent le risque de prendre une
initiative qui bousculerait l’organisation interne et froisserait la
hiérarchie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il n’est plus normal aujourd’hui, que ces
entrepreneurs, confrontés quotidiennement au terrain, et responsables de leur
chiffre et de leur rémunération,&lt;span&gt; &lt;/span&gt; trouvent parfaitement
normal de ne pas pouvoir prendre d’initiative locale pour faire mieux. Mais la
raison est simple : ils ont compris «&lt;strong&gt; qu’en décidant moins,
ils pouvaient dormir plus &lt;/strong&gt;». Qui va les
réveiller ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Alexandre Adjiman&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Auteur de « Quand je serai grand(e) je
ferai… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Editions Garamond&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;aussi sur &lt;a href=&quot;http://www.viadeo.com/&quot;&gt;www.viadeo.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ah ! J’oubliais : si vous êtes
PDG d’une grande enseigne de Salons de coiffure, ne cherchez pas chez vous.
L’histoire est absolument vraie, mais elle ne se passe pas dans ce secteur, ce
n’est pas le produit, et les noms sont tous fictifs !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Mais tout de même, si vous êtes PDG d’une
entreprise (quel que soit le secteur), assurez vous que votre organisation
n’est pas elle même «&lt;strong&gt;sales-killers&lt;/strong&gt;» ou qu’elle ne les engendre
pas dans les services ! C’est la crise non ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;e non ?&lt;/span&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://www.jeanlouisrenault.com/public/ALEXANDRE.jpg"
      length="1892" type="image/jpeg" />
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/24/D%C3%A9cider-moins-pour-dormir-plus-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/10/24/D%C3%A9cider-moins-pour-dormir-plus-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/454014</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment mettre son équipe en échec</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/07/29/Comment-mettre-son-equipe-en-echec</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9148fe9f554356ffdd27ed51839b7686</guid>
    <pubDate>Wed, 29 Jul 2009 11:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;Dans
les années 60, &lt;em&gt;Paul &lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;Watzlawitz&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;,&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;l’un des
fondateurs de l’école de Palo Alto, publiait un livre dont le titre était
&lt;em&gt;« Comment construire son propre
malheur ! »&lt;/em&gt;&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;
C’est en forme de clin d’œil que j’ai choisi de traiter des « mauvaises »
pratiques managériales. Vous trouverez donc ci-dessous toutes les pratiques à
mettre en œuvre si vous avez réellement le désir de mettre votre équipe en
échec. En suivant ses conseils, l’on peut ainsi, non seulement, construire son
propre malheur mais aussi celui des autres collaborateurs. En fonction de son
degré d’autorité, l’on peut aussi construire le malheur de toute
l’organisation. Il va de soi que toute ressemblance avec des personnes
existantes, ayant existées ou même ayant l’intention d’exister ne serait que
purement fortuite. Nous ne traitons là que&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-style: normal; font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;
de l’imaginaire inimaginable.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;51 RÈGLES A SUIVRE SCRUPULEUSEMENT.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpFirst&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;1 -  Penser à soi en toutes
circonstances, avant de penser aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;2 -  Être convaincu que seule sa
propre manière de voir les choses est la bonne&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;3 -  Ne tenir aucun compte des
propositions et suggestions de son entourage&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;4 -  Identifier chez ses
collaborateurs des micros détails de dysfonctionnements et se focaliser dessus
en permanence&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;5 -  Toujours voir en priorité ce
qui ne va pas et ne pas perdre de temps à parler de ce qui, va bien.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;6 -  Se focaliser sur les
résultats sans jamais regarder si la manière d’y parvenir est la bonne&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;7 -  Passer l’essentiel de son
temps à faire du contrôle et à parler de ce qui ne marche pas&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;8 -  Ne jamais prendre en compte
la démotivation de ses collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;9 -  Penser que si quelqu’un est
démotivé, c’est à lui de se débrouiller pour se remotiver tout seul&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;10 - Ne jamais établir de règles et
toujours exprimer son insatisfaction sur le fonctionnement de l’équipe, de
l’individu, voire de l’organisation&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;11 - Privilégier en toutes
circonstances le jugement et l’interprétation comme étant des facteurs de
vérité&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;12 - Considérer que les seuls
obstacles à la réalisation de ses projets, ce sont les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;13 -Penser que le salaire n’est pas un
élément de motivation, et justifiez en permanence l’impossibilité de pratiquer
de la reconnaissance monétaire&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;14 - Imposer à ses collaborateurs des
comportements qui ne correspondent pas à leur personnalité&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;15 -Laisser ses collaborateurs se
débrouiller « pour qu’ils comprennent »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;16 - Se considérer comme propriétaire
de ses collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;17 - Penser que ses collaborateurs
doivent se plier au projet de l’entreprise sans se soucier de leur propre
projet&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;18 - Déstabiliser ses collaborateurs
par des « non dits »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;19 - Considérer qu’une erreur et une
faute c’est du pareil au même « Il n’avait qu’à demander »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;20 - Tout faire pour avoir raison à
tout prix !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;21 - N’avoir des entretiens
individuels avec ses collaborateurs autres qu’en cas de recadrage ou
manifestation du mécontentement&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;22 - Ne jamais déléguer&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;23 - Estimer que la motivation est
obligatoire et exiger des résultats permanents&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;24 - Ne jamais définir clairement la
ou les missions de ses collaborateurs et estimer que parce qu’il a signé un
contrat; il connait son rôle&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;25 - Ne jamais accepter l’échec et
culpabiliser le collaborateur qui n’a pas atteint ses objectifs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;26 - Savoir punir efficacement&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;27 - Imposer les changements et nier
en bloc toutes les résistances&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;28 - Ne faire des réunions qu’en cas
de problèmes&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;29 - Profiter des réunions pour régler
ses comptes avec un ou plusieurs collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;30 - Faire de la réunion par ses actes
et ses paroles un moment propice à construire de l’improductivité&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;31 -Toujours chercher en permanence ce
que l’on peut faire pour rendre ses collaborateurs improductifs. : Les
brimer, faire des remarques désagréables, les isoler, mettre en œuvre
inconsciemment une réelle politique de démotivation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;32 - Penser que le management cela ne
s’apprend pas&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;33 - Être en toutes circonstances
convaincu que l’on a raison&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;34 - Privilégier le subjectif à
l’objectif&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;35 - Nier les faits&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;36 - Être exportateur de doutes et
destructeur de confiance&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;37 - Ne jamais pratiquer d’entretien
d’écoute avec ses collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;38 - Ne débriefer qu’en cas d’échec,
jamais en cas de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;39 - Considérer qu’un entretien annuel
d’évaluation, c’est suffisant&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;40 - Privilégier en toutes
circonstances le combien et le pourquoi au Comment&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;41 - En recrutement rechercher
exclusivement des clones de ce que l’on est et porter desjugements sur ceux qui
ne correspondent pas à sa propre vision (Pas de femmes, d’étrangers, de jeunes,
de vieux, de contestataires…..)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;42 - Toujours tout régler soi même&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;43 - Répondre à son téléphone et à se
s mails dès qu’ils se manifestent et devenir ainsi leur serviteur&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;44 - Ne jamais timer ses actions&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;45 - Livrer en toutes circonstances
tous les combats qui se présentent&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;46 -En vertu de la loi de Pareto, se
concentrer principalement sur les 80% d’actions qui génèrent les 20% de
résultats plutôt que l’inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;47 -Ne jamais programmer de temps de
management, c’est superflu : les gens savent ce qu’ils doivent faire et
sont payés pour cela, après tout !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;48 - Penser que la plupart des
décisions ne nécessitent pas de réflexion et relèvent du bon sens&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;49 - Penser que ce qui marche ailleurs
ne marchera pas chez soi&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;50 - Penser que l’autorité, la force
et si besoin est la rétorsion sont les meilleurs armes pour obtenir quelque
chose des salariés&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpLast&quot; style=&quot;margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;51 - Penser que dans une entreprise,
il n’y a pas de place pour les sentiments et pour les relations humaines. Les
employés sont là pour travailler, et leurs états d’âme ou leurs problèmes
personnels ne doivent pas interférer avec la bonne marche des affaires&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nul doute qu’en procédant
ainsi vous arriverez rapidement à obtenir de vos collaborateurs une
désimplication progressive, vous entretiendrez un niveau de démotivation
propice à une improductivité grimpante. Vous arriverez ainsi faute d’accroitre
l’absentéisme à créer un véritable présentéisme désimpliquant et contibuerez
ainsi à l’insatisfaction de tous : collaborateurs, actionnaires et
clients. &amp;quot;Yes you can&amp;quot; -;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/07/29/Comment-mettre-son-equipe-en-echec#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/07/29/Comment-mettre-son-equipe-en-echec#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/421862</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La santé facteur de performance du développement durable Par Yannick Coudert</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:91bab41473754fed6ce8d37436e046cf</guid>
    <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 12:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Face aux enjeux d’un monde traversant une crise structurelle sans précédent,
mettre en place les modalités d’un développement à la fois performant sur le
plan économique, responsable sur le plan social et environnemental, est un défi
qui se doit d’être relevé. Le développement durable « doit » autoriser
l’instauration d’un juste équilibre entre des aspirations sociales et un
développement économique qui satisfait les besoins de chaque génération, sans
compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.&lt;br /&gt;
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.entreprise-info.org/article-30628300.html&quot;&gt;http://www.entreprise-info.org/article-30628300.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    Malgré la multitude des approches en la matière et la diversité de leurs
fondements, tout le monde semble s’accorder sur le fait que le « développement
durable » correspond aujourd’hui à la recherche d’un nouvel équilibre, se
situant à l’intersection de trois axes fondamentaux :&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;•  Un axe économique, qui se traduit par une responsabilité vis-à-vis
des actionnaires, des salariés et de l’Etat,&lt;br /&gt;
•  Un axe social, qui indique que chacun doit être traité avec
équité,&lt;br /&gt;
•  Et un axe environnemental, qui spécifie que la société doit protéger
ces ressources.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce manque d’équité devant la considération de ces trois principes, montre les
dysfonctionnements et les excès de notre modèle d’aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Vers une économie responsable
:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’entreprise se voit confrontée à des pressions de plus en plus fortes que
se soit de la part des actionnaires, des salariés, des consommateurs, et par le
cadre réglementaire. Jusqu’ici les enjeux se formulaient uniquement en termes
de compétitivité, de rentabilité au détriment souvent de la transparence, de la
prévention des risques et d’une réputation exemplaire dans la vie de la cité.
La première définition de « L’entreprise » qui peu nous venir à l’esprit, est
simplement comme une entité organisée, ayant pour objet de produire des biens
et services économiques. Sauf qu’aujourd’hui cette simple définition est
obsolète et le développement durable doit être moteur pour un « retour à la
morale et une responsabilisation de l’économie».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En intégrant ces objectifs de responsabilisation, le management et
l’organisation du travail deviennent à la fois plus complexes et plus
importants. Ils apparaissent comme les leviers de la performance basée sur
l’engagement humain. Il faut en effet dépasser l’approche traditionnelle de
l’économie, qui s’intéresse trop exclusivement aux « relations des hommes aux
choses » pour en revenir « aux relations entre les hommes ». Parallèlement, il
est impératif d’avoir une éthique capable d’entraver les pouvoirs, que nous
possédons (des pouvoir aux potentialités parfois dévastatrices) et d’imposer
cette notion de responsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://idata.over-blog.com/0/48/33/25//entreprise_fotolia_7003414_S.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://img.over-blog.com/300x225/0/48/33/25//entreprise_fotolia_7003414_S.jpg&quot; class=&quot;CtreTexte&quot; height=&quot;225&quot; width=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’optimisation du management, un gage
de performances :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît clairement que cette nouvelle logique de développement,
représente une formidable opportunité pour de nouvelles voies d’innovations et
pas seulement environnementales. On constate que dans l’axe social, des notions
comme par exemple la prise en considération des risques psychosociaux, sont de
plus en plus abordées. En effet le thème de la santé au travail a rarement été
la préoccupation majeure dans l’actualité sociale, or elle est surement le
levier le plus puissant dans l’obtention de résultats. C’est bien dans le
travail, et en priorité dans ses dysfonctionnements, que ces risques
psychosociaux trouvent leur source : surcharge de travail, manque de
reconnaissance, relations tendues, soutien de l’encadrement insuffisant,
exigence de résultats démesurée… Le management par la pression du résultat est
devenu symptomatique de la société d’aujourd’hui. Il a un coût pour l’Homme: un
stress permanent. D’un côté, on détruit l’Homme et de l’autre on recourt à des
stages pour gérer son stress, pour apprendre à se relaxer… avec des résultats
qui ne peuvent être que ceux d’actions portant sur els conséquences et non sur
les causes. La montée du malaise au travail, n’est pas une affaire de mode.
C’est une réalité qui correspond à une transformation profonde du travail, de
ces conditions et de son environnement. Nous devons tenir compte de ces
transformations pour optimiser notre façon de manager. Si nous poursuivons sur
les méthodes actuelles on verra apparaître une contradiction de plus en plus
forte, entre les besoins de l’entreprise dont les exigences s’accroissent et
ceux des individus en demande de reconnaissance, et d’autonomie.  Ce
sentiment de «mal faire son travail», de ne plus parvenir à un « travail de
qualité », progressera encore plus, et cela engendrera pour l’entreprise une
perte d’efficacité considérable liées à l’absentéisme, au turn-over, à des
conflits, sources de baisse de production, de moindre qualité, de tensions
entre salariés ou avec les clients…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s’appuyant sur le management et l’organisation du travail, les salariés
vivront autrement leur quotidien professionnel, l’entreprise peut progresser en
terme de performance d’autant plus que les salariés motivés parce qu’ils font
et de ce fait en meilleure santé. L’axe social, dans le « Développement
Durable », est prépondérant dans l’atteinte des objectifs qui lui seront fixé.
Il est important de constater que la reconsidération de nos méthodes de
management et d’organisation de travail va agir sur l’amélioration des
performances mais également sur la santé. Ces améliorations sont étroitement
liées et en raison de la performance qu’elles
induisent.       &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;  &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La protection de nos
ressources, une notion indispensable aujourd’hui :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste de plus en plus à l’émergence d’une notion réactualisée, celle de
la responsabilité environnementale des entreprises. Compte tenu de la situation
actuelle et des relations entre l'Homme et son environnement, les capacités
scientifiques et techniques donnent à l'humanité les moyens d'influer
durablement sur l'ensemble de la planète, et sur les conditions de la vie sur
terre. Cela se traduit aujourd'hui par des effets néfastes (changement
climatique, contamination de l'air et de l'eau, diminution de la
biodiversité…). Mais ces évolutions n’ont rien d'inéluctable, et dépendent de
nos choix de vie et de notre sens de la responsabilité vis-à-vis de nos
enfants. Le concept de développement doit assurer une gestion pérenne des
ressources naturelles et la protection de l'environnement afin de traduire
notre responsabilité envers les générations futures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important que les entreprises perçoivent de mieux en mieux les attentes
émergentes, car cet engagement responsable est porteur de bien des vertus. Si à
court terme cela peut ne pas être rentable, à long terme il permet, d’améliorer
cette même performance financière, par la réduction des coûts liée à une
meilleure utilisation des matières premières et de l’énergie, mais également
d’augmenter ces ventes, car les clients sont plus fidèles envers une
organisation qui dispose de cette image d’entreprise. Il devient plus aisé
d’attirer et de conserver les compétences humaines nécessaires à l’activité et
a la progression de l’entreprise. Elle dispose d’avantages sur le plan
concurrentiel parce qu’elle développe des connaissances de durabilité, et cette
innovation est perturbante pour les concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si on voulait résumer cette approche, on pourrait dire que le
principal reproche fait au développement durable était de ne pas toujours être
rentable à court terme. Grâce à cette nouvelle approche de la composante
sociale, visant à optimiser le management et l’organisation du travail pour
améliorer la santé des salariés, on obtient de la performance à court terme,
performance qui apporte à la vision antérieure du développement durable la
rentabilité qui lui manquait à court terme.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/414074</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Lettre sur les aveugles&quot; Par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:dcae7d4456b87a90d563b2079031a26c</guid>
    <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 10:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p&gt;J'emprunte ce titre à Diderot (1713-1784), qui a publié en 1749 un essai
dont la lecture me parait d'une grande actualité. Diderot, philosophe et
scientifique, initiateur de l'Encyclopédie, s'interroge ici sur les mécanismes
de la connaissance, à travers une série d'expériences, d'enquêtes et de
discussions avec des aveugles. Il s'agit d'aveugles de naissance, ou de
personnes devenues aveugles accidentellement après avoir vécu voyants.&lt;/p&gt;    Voici quelques unes des questions qu'il se pose : un aveugle de naissance à qui
l'on redonne la vue, saura-t-il reconnaître les objets et les personnes qu'il
&amp;quot;connaissait&amp;quot; alors qu'il était aveugle ? La connaissance du monde d'un aveugle
de naissance qui recouvre la vue sera-t-elle plus étendue après qu'avant ?
Sera-t-il plus heureux après qu'avant ? Bien entendu, pour Diderot il ne s'agit
pas de donner les réponses imaginées par un voyant, mais bien celles de
l'aveugle lui-même. De là Diderot anime un intéressant débat entre ce que
croient les voyants sur les incapacités des aveugles, et ce que pensent les
aveugles, du monde des voyants qui les entoure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diderot a enquêté très sérieusement et scientifiquement, il a interrogé
directement les intéressés, rapporté des témoignages, et appelé les philosophes
à l'aide (Montaigne, Voltaire,..). Voici un petit extrait de réflexions venant
de ses discussions avec Mlle Mélanie de Salignac, aveugle de naissance, qui fut
son amie de cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les erreurs de la vue en avait beaucoup diminué le prix pour elle.(...) Elle
était dans ses vêtements, dans son linge, sur sa personne, d'une netteté
d'autant plus recherchée que, ne voyant point, elle n'était jamais assez sûre
d'avoir fait ce qu'il fallait pour épargner à ceux qui voient le dégoût du vice
opposé. (...) Elle était peu sensible aux charmes de la jeunesse et peu choquée
des rides de la vieillesse. Elle disait qu'il n'y avait que les qualités du
cœur et de l'esprit qui fussent à redouter pour elle.(...) Elle parlait peu et
écoutait beaucoup. En rapprochant ce qu'elle avait entendu d'un jour à l'autre,
elle était révoltée de la contradiction de nos jugements. Il lui paraissait
presque indifférent d'être louée ou blâmée par des êtres si
inconséquents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diderot parvient à la conclusion que &amp;quot;le secours que se prêtent nos sens
mutuellement les empêchent de se perfectionner&amp;quot;. Personnellement j'ajouterai
qu'un handicap confère probablement au handicapé une attitude de doute et de
questionnement permanents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En refermant cette Lettre sur les aveugles je me suis demandé si finalement
nous n'avons pas été (et ne serions pas encore) trompés par la puissance que
semble nous conférer l'exercice de tous nos sens, dans le management de nos
entreprises et de nos économies. Puisque l'absence de la vue développe chez les
aveugles des qualités quasiment inaccessibles aux voyants, est-ce que
l'apparente facilité avec laquelle nous percevons les choses ne nous aurait pas
leurrés dans les analyses et les pratiques que nous développons depuis des
années ? Est-ce que malgré toutes ces facultés dont nous sommes pleinement
dotés, nous nous apercevons de &amp;quot;la contradiction de nos jugements&amp;quot;, comme le
ressentait parfaitement Mlle de Salignac à l'écoute des voyants, elle qui était
aveugle ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la réponse devait être &amp;quot;non, nous ne voyons pas toujours la contradiction de
nos jugements&amp;quot;, ou même simplement &amp;quot;peut-être pas&amp;quot;, cela voudrait-il dire que
la situation actuelle aurait pu être évitée ? Et si tel est le cas, sera-t-il
possible de remédier à notre manque de clairvoyance pour l'avenir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu de temps après avoir terminé &amp;quot;La lettre&amp;quot;, le hasard m'a fait rencontrer
Huguette et Michel, un couple d'agriculteurs de 75 et 77 ans, à la retraite
dans son village d'Indre-et-Loire, non loin de chez moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'ils soient voyants, ils m'ont paru avoir conduit leur vie avec le
pragmatisme de personnes &amp;quot;attentives à ne pas se contredire dans leurs
jugements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils m'ont en effet raconté l'histoire de l'un de leurs confrères, qui, cédant
aux propositions d'un banquier spécialisé en financement de l'agriculture, a
investi plusieurs millions (de francs) dans des bâtiments et équipements de
porcheries et d'étables. De telle sorte que, pendant que eux mêmes, travaillant
&amp;quot;en équipe&amp;quot;, (Michel produisant les céréales et Huguette nourrissant les bêtes
avec lesdites céréales dont elle faisait le bon mélange et la farine),
obtenaient des produits de haute qualité qu'ils vendaient le bon prix, et
qu'ils pouvaient financer eux-mêmes leurs équipements, leur collègue devait
faire du volume pour payer ses emprunts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant ce que faisaient ses voisins, il aurait voulu les imiter, mais sa
situation financière ne lui permettait pas de modifier ses méthodes : il était
condamné à produire vite, en travaillant beaucoup, car la qualité médiocre
dégageait trop peu de marge financière, le tout dans le seul but de faire face
à ses engagements bancaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis demandé si nous n'avions pas là une illustration assez frappante de
certains de nos errements en management. J'en ai aussi déduit que Michel et
Huguette avaient... vu qu'il fallait parfois être ... aveugle (!) aux
propositions qui auraient pu leur nuire, et qu'ils s'en sont tenus à une
conception saine de la finalité de leur entreprise, et de son équilibre
budgétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple d'Huguette et Michel serait-il en train de se répandre ? Ne voyons
nous pas de nombreux articles de presse sur les nouveaux comportements des
consommateurs, lesquels se mettraient soudainement à &amp;quot;réfléchir avant
d'acheter&amp;quot;, à comparer, à réparer même, le tout appuyé par des sondages sur la
préférence du durable au jetable, etc. La &amp;quot;crise&amp;quot; nous a-t-elle crevé les yeux,
tant et si bien que nous développons maintenant de nouveaux sens plus aiguisés
que par le passé ? Ah ! mais pourquoi n'avons pas été aveugles plus tôt aux
mirages de la bourse et au toc de la consommation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, c'est finalement une idée qui rejoint assez bien le sujet central
développé dans &amp;quot;Quand je serai grand(e) je ferai...&amp;quot;, puisque dans cet essai je
propose que, chacun prenne quelques minutes pour fermer les yeux, s'imaginer à
17 ans, et répondre une nouvelle fois à la célèbre et belle question qui nous
avait tant torturés : &amp;quot;et toi, qu'est-ce que tu feras quand tu seras plus grand
(e) ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiche !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexandre Adjiman&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt; Editions Garamond et Cie.&lt;br /&gt;
Diderot : Lettre sur les aveugles, Le livre de poche, 1,50</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/318669</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Ou en sont les dogmes ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:40354c93ec1d96308802d02cd640e341</guid>
    <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 10:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si ce que l’on a appelé les lumières du 18&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
siècle ont eu comme effet d’éclairer les consciences, force est de constater
que celles-ci sont en train de régresser. Notre société croit s’épanouir en
cédant aux sirènes de la consommation et devient de ce fait de plus en plus
dépendante vis-à-vis de ses besoins d’avoir. L’avoir et le désir qu’il induit
priment plus que jamais dans les aspirations occidentales, l’idée même d’une
décroissance économique et la peur généralisée qu’elle entraine en sont un
vivant exemple. Il y a quelques mois je traitais sur &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37178&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;Agoravox&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et sur un ton
humoristique de l’irruption prochaine d’une probable décroissance. Ca y est, on
y est !&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Peut-on aborder la situation actuelle en imaginant qu’il
ne s’agit que d’une crise parmi tant d’autres ? Est-on comme certains
l’annoncent en train de changer de société. ?. Le désir de consommer,
d’avoir, de posséder va-t-il continuer à être le moteur de l’activité
économique, ou l’individu est-il en train de modifier son rapport à la
consommation ? Est-il si déraisonnable de s’imaginer que le consommateur
serait entré dans une phase privilégiant dans ses comportements, l’essentiel au
superflu ? Serait-on en train d’entrer dans une phase de conscientisation
des comportements d’achats pouvant amener à terme à une décroissance
maitrisée ? Personne ne peut répondre à ces questions, mais ne pas se les
poser serait une forme de politique de l’autruche. Si, au contraire, les
comportements du consommateur s’avéraient être entrés dans une phase de
changement, nous serions en train d’assister en direct à un affaiblissement des
dogmes, à commencer par celui qui consiste à s’imaginer qu’il ne peut y avoir
de société pérenne sans croissance économique forte. La vision d’une croissance
obligatoire forte et soutenue relève t-elle d’une approche rationnelle et
pragmatique, où d’une vison dogmatique ? Où en sommes-nous en 2008 dans toutes
les formes de dogmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le dogme religieux Chrétien et principalement Catholique
Romain qui a prévalu jusqu’à la fin du 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle s’est vu
remplacer par les dogmes politiques. Toutes les formes politiques ont été
visitées, explorées, appliquées et parfois dénaturées durant le
20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle : Socialisme, Capitalisme, Libéralisme, Centrisme,
Environnementalisme, nationalisme, fascisme… L’affaiblissement des dogmatismes
politiques a commencé au milieu des années 1980. L’absentéisme électoral en
était un indicateur. Mais rien ne s’est substitué à ces dogmatismes, laissant
ainsi place à un grand vide de pensée. Une chose est sure, ce ne sont pas les
dogmes, religieux ou politiques, qui permettront de répondre à la crise
actuelle. Ce ne sont pas eux non plus, qui permettront d’élever le niveau de
conscience. Pourtant, pour ce qui concerne les dogmes politiques, on semble
assister depuis quelques mois à une certaine déstructuration de la pensée
politique, comme si l’immense espoir de 2007 (Les 84% de participation) avait
laissé place à une certaine amertume. « Entendez-vous dans les campagnes
mugir ces féroces désespoirs ? » « Aux larmes, citoyens »
semble être le nouvel hymne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La nouvelle mode politique se tournerait elle vers le
pragmatisme ? Les militants socialistes viennent d’élire une nouvelle
1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; secrétaire. Verra-t-on dans les prochains mois des propositions
pragmatiques permettant de relancer le débat politique. L’absence d’opposition
n’est jamais saine pour une démocratie. Quel est aujourd’hui l’état des partis
en France : Un PS sans programme ; un PC qui n’est plus que l’ombre
de lui-même ; un FN qui s’écroule (On ne va pas s’en plaindre), mais ne
nous leurrons pas l’extrême droite Française a toujours fait partie du paysage
politique ; Des Verts qui palissent ; Un MODEM qui n’a pas encore
l’ADSL ; Une UMP dans laquelle les composantes (Gaullistes, libéraux et
centristes…) tentent de vivre ensemble et d’exister. Le refuge politique des
dogmatismes serait il en voie d’extinction ? Quand Bertrand Delanoë prône
les vertus du libéralisme, est-on toujours dans le dogme socialiste, dans une
approche socio démocrate ou dans une approche politicienne. Quand Ségolène
Royal fait les yeux doux à François Bayrou est-ce une manœuvre ou la vision
d’une nouvelle société. Et quand notre Président adopte des mesures qui
seraient perçus dans le monde économique comme concurrence déloyale, est on
toujours dans une pensée de droite ou dans une approche pragmatique des
situations ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si les dogmes disparaissaient, l’on ne pourrait que s’en
réjouir mais que resterait-il comme forme de pensée ? Le niveau de
conscience de l’individu est-il suffisamment développé pour lui permettre
d’affronter une société qui offrirait plus d’ouvertures au questionnement que
de réponses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quels sont les nouveaux vecteurs de pensée, si l’on
accepte de ne plus raisonner de manière dogmatique, si l’on accepte
d’approfondir les raisonnements plutôt que de se contenter de l’aspect
superficiel des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Où est la notion de conscience dans ce monde de prêt à
penser qui fait jacasser l’Homme sur tous les sujets, l’amenant à privilégier
les réponses toutes faites, aux réflexions, questionnements et interrogations
introspectives qui seules, pourraient lui permettre d’élever son niveau de
conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ou est la notion de conscience quand l’individu se
contente à partir.des informations qu’il reçoit (souvent par le biais des
médias) d’exprimer, non pas le fond de sa pensée, mais la superficielle
interprétation qu’il en a entendu ou faîte ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ou est la notion de conscience dans la montée des
individualismes qui amènent l’individu à s’imaginer qu’il n’a pas besoin des
autres pour vivre, oubliant ainsi son origine grégaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Agit-il dans ces situations en conscience ou de manière
non consciente ? &lt;span style=&quot;&quot;&gt;« Ce dont on ne peut parler, il faut le
taire »&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;disait Wittgenstein. «Penses par toi-même
« disait Kant au siècle des lumières. Les lumières ont-elles la même
intensité aujourd’hui qu’hier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L’homo sapiens occidental du 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle
semble plus, dans sa vie quotidienne, continuer à privilégier les réponses et
les certitudes qu’à utiliser la partie intelligente de son cerveau. Imaginons
les progrès que l’homme ferait s’il utilisait ces capacités cognitives, non
émotionnelles, pour se découvrir avec la même intensité que celles qu’il a
utilisées pour accomplir ces 130 dernières années toutes les découvertes,
industrielles, économiques, médicales, technologiques, culturelles… Imaginons
les progrès que ferait l’humanité si l’on consacrait autant de moyens et
d’énergie à élever le niveau de conscience qu’on en a consacré à toutes les
découvertes du 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Imaginons les progrès que l’Homme
ferait s’il cessait de se laisser bercer par le son des dogmes pour privilégier
la réflexion et le questionnement à la réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Doit-on réinventer le siècle des lumières pour y
parvenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Etre en conscience, c’est comprendre et
découvrir que l’Homme n’est que partie d’un tout indissociable. N’est ce pas
parce qu’au fil du temps, l’Homme s’est éparpillé, grisé au son des sirènes des
dogmes, qu’ils soient religieux ou politique, qu’il en a oublié sa quête de la
vérité. L’Homme ne pourra véritablement se réconcilier avec lui-même que dès
lors qu’il aura compris, que le verbe être prime sur le verbe avoir et que
l’avoir, se doit de rester au service de l’être et non l’inverse,&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;comme trop souvent, notre société nous le démontre.&lt;/span&gt;
L’élévation du niveau de conscience de chaque individu serait de nature à
assurer un progrès qui réconcilierait potentiel économique et potentiel humain.
Alors à quand un Grenelle de la conscience ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/304177</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Pour un management plus raisonnable par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:01c7ce485c4846f09fc5b4a80a88d799</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 23:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Étant un innovateur
impénitent, et ayant exercé cette &amp;quot;activité&amp;quot; tant en entreprise qu'en qualité
d'indépendant reconnu par les services fiscaux comme &amp;quot;inventeur&amp;quot;, je suis
toujours à l'affut d'histoires de produits et de réflexions autour de ce
thème.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La créativité et&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; l'innovation ont toujours joué un rôle important dans le
développement des entreprises, et&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de très nombreux
experts en analyse des&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; évolutions &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;économiques&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; s'accordent aujourd'hui
pour dire que&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; face à la concurrence des pays
émergents, le &amp;quot;vieux monde&amp;quot; devra innover beaucoup plus qu'auparavant, pour
continuer à tenir un minimum de place dans les échanges.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'où un certain intérêt à
réfléchir sur le lien management-innovation, objet de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous raconte trois
histoires qui se sont produites à 60 ans de distance, puis nous verrons quelles
conclusions nous pourrions en tirer sur le plan du management de la créativité
et sur celui du management en général.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première histoire se passe
aux Etats-Unis, en 1946. Une jeune femme du nom de Marion Donovan vient d'avoir
son premier bébé, et vit ce qu'ont vécu beaucoup de femmes à cette époque, à
savoir l'utilisation et les contraintes liées aux langes : bébé rarement au
sec, lavage quotidien, séchage, repassage, rotation parfois trop lente du cycle
en question, fatigue, etc. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Elle se dit que ce n'est
pas possible de continuer ainsi, il faut faire quelque chose. Elle crée un
système comportant une feuille étanche et de l'ouate. En fait de faille étanche
elle a utilisé de la toile de parachute! Son avocat lui conseille de déposer un
brevet, ce qu'elle fait, et elle se rend ensuite chez les plus grands
fabricants de langes américains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les divers experts en
marketing, production, et autres managers, l'ont&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
tous écoutée attentivement, et après étude, lui ont écrit que, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;finalement, il ne pouvait pas&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; y
avoir de marché pour son idée, car ils n'avaient décelé aucune demande de la
part des mamans, qui achètent toutes leurs culottes (langes) et en sont très
satisfaites.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Heureusement,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; 10 ans plus tard un monsieur du nom de Victor Mills lui achète
son brevet, et sort les premières couches culottes, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;qui s'appelleront un peu plus tard : Pampers!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les deux autres histoires
sont des témoignages vécus personnellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je représentais à l'étranger
un accessoire du téléphone portable, plus précisément un chargeur manuel de
batteries, inventé par un ingénieur français qui m'en avait confié le
développement. Pour ce développement je prends contact par téléphone avec le
plus gros client potentiel pour ce genre de produit dans le pays, un opérateur
de téléphones mobiles. Environ 300 magasins, bref : le leader.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'occasion de cet appel
j'apprends &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;qu'il existe justement dans cette
entreprise un groupe, composé de personnes de divers départements, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;chargé d'examiner les produits nouveaux. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&amp;quot;Quel plaisir !&amp;quot; me dis-je en moi-même : j'ai eu l'occasion de
proposer des dizaines de produits nouveaux à des dizaines de sociétés, et c'est
la première fois que je vois une telle démarche. D'habitude je rencontre le
marketing, ou la direction commerciale,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ou la
production, et ça limite toujours un peu le dialogue. Il faut ensuite qu'ils
transmettent aux autres départements, etc. Vous connaissez.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On me fixe rendez-vous
rapidement (l'innovation n'attend pas), je me présente, j'expose les arguments,
je montre le produit, je parle marché, prix de vente, marges, monopole (grâce
au brevet), je réponds aux questions nombreuses et intéressées. En conclusion,
j'informe le groupe que s'agissant d'un produit nouveau, je suis disposé à
faire à mes frais un test sur quelques magasins, avec des hôtesses qui feraient
la démonstration du produit aux clients, jusqu'à la vente: en clair je montre
que j'y crois.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;Fin de la réunion: on m'annonce une réponse dans 15
jours maximum. Fantastique! Vraiment novatrice à tous les niveaux cette
entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous n'allez me croire, et
c'est pourtant vrai: dans le délai annoncé, on m'informe que le groupe
&amp;quot;produits nouveaux&amp;quot; s'est mis d'accord sur le fait que le produit étant encore
inconnu du public, il lui paraissait difficile de le commercialiser.
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Ne souriez pas et réfléchissez, parce qu'un tel
exemple s'est peut-être déjà produit pas loin de votre bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par la suite j'ai vendu le
produit à plus de 3000 exemplaires, en moins d'un an, mais bien entendu j'aurai
pu faire beaucoup plus avec ce partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autre démarche, autre cas de
figure. Je m'adresse au N°1 de la capsule de café (200 milliards de capsules
écoulées par an) pour lui proposer un accessoire à ses capsules. Je téléphone:
il faut envoyer un dossier. J'ai le nom et l'adresse de l'interlocuteur,
j'envoie mon dossier. Je reçois rapidement une réponse de la personne : votre
affaire est internationale, je transmets à mon collègue qui s'occupe de
l'international. Je me dis que je suis sur la bonne voie: c'est vrai, c'est
international, on a lu et compris mon dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelque temps plus tard, je
reçois une lettre accusant réception de mon dossier, avec
remerciements&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et m'indiquant que la politique de la
Société, c'est que les idées ne peuvent être émises que par le personnel de la
société. Fermeture du dossier *.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Conclusion: depuis 1946 et la
proposition de Mme Marion Donovan avec son idée de couches jetables,
l'organisation des entreprises en matière de management de l'innovation ne
semble pas avoir beaucoup évolué. Bien sûr, les entreprises innovent, de
nouveaux produits naissent régulièrement, mais telle n'est pas la vraie
question.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La vraie question est dans la
nécessité &lt;strong style=&quot;&quot;&gt;d'innover encore plus&lt;/strong&gt; que par le passé, car
comme je le disais dans les premières lignes, la plupart des experts
s'accordent pour dire que cela devrait être la priorité des entreprises pour
faire face à la concurrence effrénée des pays qui ont soif de conquête de
nouveaux marchés. : Chine, Inde, Corée, Thaïlande… Cela veut dire que si
laisser passer des opportunités était sans véritables&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; conséquences il y a 10 ans, aujourd'hui cela pourrait être
fatal.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De plus je ne crois pas qu'il
y ait pénurie d'idées. Les progrès de la technique sont tellement énormes, que
les champs de créativité sont partout autour de nous. Un Japonais ne vient-il
pas de démontrer la possibilité d'utiliser une imprimante à jet d'encre pour
créer des nouvelles cellules humaines qui pourraient à terme permettre de créer
peut-être des organes destinés à des greffes ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En revanche, l'entreprise
doit faire attention à ce que son organisation sache mieux qu'auparavant,
saisir toutes les opportunités.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Elle doit notamment
examiner si par hasard ses collaborateurs ne freinent pas, consciemment ou
inconsciemment, les idées nouvelles. Sont notamment visés tous ceux que l'on
considère comme&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &amp;quot;experts&amp;quot;, qu'il s'agisse de
groupes, commissions, comités…&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ou d'individus. Car
aujourd'hui, trop savoir n'est plus savoir :&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;  
 &lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;Au sein de cet environnement instable et turbulent, un seul
élément reste constant: le changement&amp;quot;&lt;/em&gt; Dalaï-lama, 14&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Outre les rapports
hiérarchiques ou de lutte interne d'influence des personnes et des groupes dans
une société, qui jouent un rôle considérable dans les blocages, ce que nous
savons limite bien souvent notre imagination. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Tel
est notamment&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; le cas dans les exemples exposés
ci-dessus, et vous en trouverez sûrement&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; dans votre
propre expérience, qu'elle soit professionnelle ou personnelle d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si le sujet vous intéresse,
vous lirez avec passion &amp;quot;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;The innovation killer&lt;/strong&gt;&amp;quot; de
Cynthia Barton Rabe, une réflexion nourrie d'illustres exemples d'erreurs de
jugement commises&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; par de groupes de travail,
composes d'éminentes personnalités au savoir mondialement reconnu, en raison
soit de l'influence d'un expert, soit de la pression exercée par la majorité
sur une minorité qui est dans &amp;quot;l'opposition&amp;quot; et qui s'en trouve bâillonnée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, si vous croyez que
l'innovation n'est pas seulement l'apanage de la production, mais qu'elle peut
se trouver partout, dans les services et dans l'organisation des décisions en
général, vous accepterez sans doute l'idée que beaucoup de choses sont à
changer. Car l'organisation d'aujourd'hui est bien souvent encore celle de
&amp;quot;l'abondance&amp;quot;, celle où on pouvait encore &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;se
permettre de dire &lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;je ne sais pas, donc je ne fais pas, je ne suis
pas sûr, donc je n'y crois pas&amp;quot;,&lt;/em&gt; ou, en exagérant peut être un peu
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;ce n'est pas mon idée, ce n'est pas une bonne idée&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette attitude n'est plus
raisonnable, pour autant qu'elle ait pu l'être un jour! Le management
raisonnable va consister à prendre quelques nouvelles précautions à l'égard de
ce que nous savons, et de ceux qui croient savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans son livre Mme Rabe
suggère d'ailleurs de s'entourer de ce qu'elle appelle des &amp;quot;zero gravity
thinkers&amp;quot; : ce sont des personnes qui, tout en ayant une certaine connaissance
des sujets abordés par un groupe, en sont indépendants tant du point de vue de
leur implication personnelle dans les décisions que du point de la
connaissance. Zero gravity&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; lui vient de l'idée que
ces intervenants ne sont pas &amp;quot;lestés&amp;quot; par leur savoir et par leur dépendance à
l'égard du groupe ou de l'un de ses éléments. Ils portent à la fois un œil neuf
sur le contenu et l'objet des discussions, et une forme de &amp;quot;naïveté&amp;quot; à l'égard
de ce qui est considéré comme acquis, et peut-être vont-ils bousculer des idées
reçues sans même s'en rendre compte…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La prise de décision dans
l'entreprise va devoir s'orienter très rapidement vers de nouveaux critères et
par là même l'organisation de ces prises de décision. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;C'est sans doute par elle que devrait commencer la remise en
cause. Car finalement, comme le dit le philosophe espagnol Daniel Innerarity :
&amp;quot;les relations entre savoir et pouvoir doivent être repensées, puisqu'il faut
désormais intégrer le non-savoir dans les prises de décisions&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alexandre Adjiman&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Auteur de &amp;quot;Quand je serai
grand(e) &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;je ferai…&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.zerofauteorthographe.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.zerofauteorthographe.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;* puisque je n'ai pas cherché
à me faire embaucher!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/289986</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>RH2.0 Par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/RH20-Par-Alexandre-ADJIMAN</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:233a4fe0d424c0cd72bc8de2e4eabf43</guid>
    <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 11:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
        <category>Adjiman</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;&amp;quot;Quand je serai grand(e)&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; je ferai…&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je reviens des Philippines où j'ai vécu une expérience
intéressante sur le plan des relations humaines de ce côté de la Mer de
Chine.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans ce pays où, comme dans toute l'Asie, la carte de
visite est un élément particulièrement important&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de
votre image, et fait l'objet d'un cérémonial précis, mon image sur ce plan
était particulièrement &amp;quot;light&amp;quot; (l'anglais est ici la langue
officielle).&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En effet, n'ayant encore aucune société établie dans le
pays, et mon objectif n'étant pas de créer une filiale d'une société Française
qui aurait pu figurer sur la carte, mais bien de créer une société sur place
pour proposer des services, ma carte de visite portait simplement mon
nom,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et une adresse e-mail ! &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Pas de numéro de téléphone,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; pas de
fax, pas de mobile, pas d'adresses &amp;quot;internationales&amp;quot;. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Face aux &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;cartes de visite de
&amp;quot;Présidente&amp;quot; ou de &amp;quot;Directrice Générale&amp;quot; (aux Philippines 75% des entreprises
sont dirigées par des femmes), comportant &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;8 à 10
lignes, je proposais donc mes&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; 2 petites lignes
!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je savais que cela pouvait être un problème, mais je
voulais jouer…&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &amp;quot;Cartes sur table&amp;quot;, si on peut dire
! Bluffer sur une carte ronflante avec domiciliation sur les Champs (Elysées)
eut été facile. &amp;quot;Personne ne va vérifier&amp;quot;, comme on dit. Bien sûr, mais quel
intérêt ? Et comment poursuivre ultérieurement des relations sérieuses dans un
contexte aussi mal enraciné au départ ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Puisque visiblement, selon ma carte, je ne représentais
que moi-même, j'ai donc imaginé d'inverser la situation.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; J'ai voulu tenter l'expérience d'amener mes interlocuteurs à
se &amp;quot;débarrasser&amp;quot; en quelque sorte de l'image véhiculée par leur carte de
visite, pour discuter de mon projet &amp;quot;avec leur personne&amp;quot; plus qu'avec leur
&amp;quot;fonction&amp;quot;. Objectif : mettre nos deux images (nos deux cartes de visite) au
même niveau : le mien !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cela a parfaitement fonctionné, et si cette technique est
certainement déjà utilisée de temps à autre, je me demande s'il ne faudrait pas
en faire une utilisation plus courante.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Comment fait-on pour parvenir à &amp;quot;passer derrière la carte
de visite&amp;quot; &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de son interlocuteur, c'est-à-dire
derrière sa fonction, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;pour trouver la personne
?&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Cela peut dépendre de ce que vous avez à
proposer, mais le principe de base est d'arriver assez vite à impliquer votre
vis-à -vis en tant qu'usager du service ou du produit que vous proposez.
Peut-être que ce n'est pas toujours possible, mais quand ça l'est, c'est
particulièrement efficace pour créer des liens assez forts, et détendre une
atmosphère. Bien entendu il y faut de l'empathie puisque &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;votre interlocuteur doit accepter votre procédé. Je n'ai jamais
dit que c'était facile, il peut y avoir de la méfiance, des blocages. Peut-être
que le fait que la plupart de mes interlocuteurs étaient des femmes facilitait
les choses ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Finalement, j'ai essayé &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; dépasser la classique
confrontation de niveaux : celle du commercial (fonction décrite sur sa carte
de visite) essayant de prouver quelque chose à un client, lequel reste figé
dans sa position de client &amp;quot;examinateur&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans le cas de figure de mes interlocutrices aux
PHILIPPINES, le sourire est rapidement sur les lèvres, on plaisante, et on fait
référence à des expériences personnelles. Bref, c'est bien parti. Pourtant les
risques étaient grands de ne pas être pris au sérieux, à cause de ce bout de
carton que je tendais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; En fait, si j'ai utilisé cette approche sur un plan
commercial, c'est que&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; je l'ai souvent expérimentée
avec succès dans les relations humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai dirigé des ouvriers, des commerciaux des chauffeurs
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;routiers, des techniciens et des ingénieurs, des
administratifs. …&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans une entreprise, nous avons tous notre &amp;quot;carte de
visite&amp;quot; (même si elle n'existe pas physiquement parce qu'on est standardiste ou
comptable et qu'elle n'est pas physiquement utile). Notre carte de visite c'est
évidemment la fonction, le rôle qu'on nous a confié,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et que nous avons accepté. Et la plupart du temps, nous nous
adressons la parole de carte de visite à carte de visite. Dans la vie
quotidienne de l'entreprise, cela ne pose pas de problème. Mais il existe des
circonstances, relativement nombreuses, où il y aurait un grand intérêt à se
parler plutôt de &amp;quot;personne à personne&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Par exemple en cas de restructuration, en cas de simple
déplacement de bureaux, en cas de licenciement, en cas de difficultés de
l'entreprise, ou de changement de stratégies, en cas de modifications
hiérarchiques, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai envie d'appeler cela la Relation Humaine
2.0&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; pour emprunter l'image de l'évolution du Web,
qui d'apporteur est devenu échangeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le web 2.0 c'est&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; la
contribution fondée sur l'égalité&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de traitement :
je peux désormais contribuer à une encyclopédie, quelle que soit ma carte de
visite !&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Je n'ai plus besoin d'être
académicien.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Résultat : avec&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; le concept du Web 2.0 plus rien n'est comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je crois qu'aujourd'hui c'est ce type de management qu'il
faut apporter à nos collaborateurs et à nos collaboratrices pour leur conserver
leur motivation à leur poste. Il y a évidemment de nombreuses raisons à cela,
mais probablement l'une des raisons les plus importantes réside dans le fait
qu'ils ont découvert, hors des murs de l'entreprise, qu'ils pouvaient donner
leur avis, contribuer (par exemple à&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; une
encyclopédie comme le faisaient les illustres &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;contemporains de Diderot, mais aussi à des quantités de
sujets), discuter avec des gens de tous horizons dans le monde entier, bref
être pris en considération en tant que personnes ayant, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;à priori&lt;/strong&gt;, une vraie valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dès lors, si une fois passé le pas de porte de
l'entreprise, nos collaborateurs ne sont plus que rarement considérés en tant
que personnes capables de jugements&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; propres, si on
ne prend que de façon épisodique (voire intéressée) leurs &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;préoccupations personnelles dans le cadre de leur travail, ils
n'auront qu'une seule hâte, c'est de terminer leur journée pour aller voir du
côté où ils se sentent exister en tant que personnes , ayant un droit
d'expression susceptible d'être pris en considération.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Car le collaborateur n'est plus cette personne qui
attendait parfois de l'entreprise une possibilité de devenir&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; quelqu'un, d'exister socialement.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
Son point de vue sur ce que lui apporte l'entreprise n'est donc plus le même
qu'il y a quelques années. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/www.amazon.fr&quot;&gt;&amp;quot;Quand je serai grand(e), je ferai…&amp;quot;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;je donne l'exemple de licenciements auxquels j'ai dû
procéder. Chaque fois que j'ai pu le faire, et après l'entretien formel et
obligatoire,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; j'ai essayé de rencontrer la
Personne.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; J'ai&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; essayé
de l'amener à se déclarer par rapport à la satisfaction réelle qu'elle avait et
de son poste et de l'entreprise, et notamment à parler sincèrement
de&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ses aspirations profondes sur le plan personnel
et professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Lorsque j'y suis parvenu (il y a ici aussi beaucoup de
méfiance au départ, chacun ayant une &amp;quot;carte de visite&amp;quot; en tête) j'ai souvent
trouvé en face de moi des personnes qui&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; acceptaient
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de regarder leur nouvelle situation comme un
tremplin possible, en tout cas autrement que comme un échec. Elles ont même
parfois pris conscience d'une certaine médiocrité de leur&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; situation, à laquelle elles pouvaient s'attacher à remédier en
repensant leur orientation ou leur secteur d'activité sur de nouvelles
bases.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/07/01/leonid-hurwicz-prix-nobel-d-economie_1064981_3382.html&quot;&gt;
Léonid Hurwicz&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;est l'auteur d'une théorie
macro-économique&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; qui lui a valu le prix Nobel
d'Economie en 2007. Il dit (en simplifiant bien sûr) que pour qu'une
organisation puisse survivre, (en l'occurrence il parlait des Etats), il faut
quelle puisse prendre les bonnes décisions.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Et pour
prendre les bonnes décisions il faut avoir les bonnes informations,
c'est-à-dire la vérité. Et Léonid Hurwitz de conclure que dans toute
organisation il est indispensable d'avoir des collaborateurs qui savent comment
faire (comment créer les incitations) pour obtenir la vérité de la part de ceux
qui y travaillent, à tous les niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bon sens&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; évidement, mais
combien de managers se préoccupent réellement d'obtenir la vérité, c'est-à-dire
de savoir réellement ce que pensent leurs collaborateurs en tant que personnes,
de la situation qu'ils doivent gérer, des relations humaines dans
l'organisation, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Des opposants &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;à cette idée
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;il y en aura, puisqu' elle va déranger tous ceux
pour qui la relation &amp;quot;employeur /employé&amp;quot; est, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;et
ne peut que rester, celle d'un rapport de force, (comme au bon vieux
temps).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais tout comme&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; les
enseignants ne pourront plus longtemps&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ignorer que
leurs élèves ont&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; appris&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
à travers l'utilisation de leur batterie d'écrans divers et variés qu'il
existait autre chose que la relation du Maître et de l'Elève qu'ils leurs
proposent, et qu'ils vont devoir modifier leur vision de &amp;quot;la classe&amp;quot;, les
personnes&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; qui ont une responsabilité de management,
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;aussi &amp;quot;petite&amp;quot; soit-elle, ne pourront pas longtemps
faire semblant de ne pas savoir que leur personnel est devenu grand.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/RH20-Par-Alexandre-ADJIMAN#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/RH20-Par-Alexandre-ADJIMAN#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/265073</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>L'intelligence émotionnelle en politique</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/15/L-intelligence-emotionnelle-en-politique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1d580f75d4bc4cf979b17d473b375123</guid>
    <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 18:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les hommes politiques n'échappent pas à la règle. Nous ne sommes pas
toujours conscient de l'impact de nos paroles et de nos comportements sur les
autres et Nicolas Sarkozy n'y échappe pas.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Président Sarkozy n' échappe effectivement pas à cette règle. Certes, il
est, comme le qualifie certains, un enfant de la télé, le 1er président à être
né au milieu de la baby Boom génération (1955), le 1er président à n'avoir pas
connu la deuxième guerre mondiale, le 1er président a avoir assisté à l'éveil
des technologies et à la mutation d'une société qui se transforme à la rapidité
de la mutation d'un papillon. Le président de la République est un enfant de la
télé dont il sait d'ailleurs merveilleusement se servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt trois années le séparent du plus jeune Président ayant exercé avant
lui, Jacques Chirac (né en 1932). Non par rapport à l'age à la prise de
fonction, Valéry Giscard D'estaing était plus jeune quand il a été élu, il
avait 48 ans (né en 1926) mais par rapport à la date de naissance. Jacques
Chirac est né en 1932. Avant lui les précédents présidents étaient
successivement né, pour François Mitterand en 1916, pour Georges Pompidou en
1911. Quand au Général de Gaulle, il était né à la fin du 19ème siècle en
1890.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre temps, autres mœurs, et Nicolas Sarkozy est d'un autre temps. Celui de
la génération né dix ans après la deuxième guerre mondiale. Ceci peut expliquer
les comportements qu'il adopte et qui choquent parfois ces concitoyens. Des
comportements qui reflètent des positions émotionnelles permanentes, mais en
phase avec cette société qui vit toute situation sous un angle émotionnel
exacerbé. Ce qui choque chez Nicolas Sarkozy est le fait que pour la 1ère fois,
nous avons en France aux plus hautes fonctions de l'état, un Président qui qui
nous apparait politiquement incorrect. Un président qui, tour à tour, peut nous
rappeler d'autres figures emblématiques de la deuxième moitié du 20ème siècle
et qui toutes ont été contreversées. Il peut ainsi nous rappeler Bernard Tapie,
quand il adopte son ton gouailleur en brisant les syllabes &lt;em&gt;&amp;quot;j'comprends les
Français&amp;quot;, J'vais vous dire eunchose&amp;quot;&lt;/em&gt;.. Un président qui connait à la
perfection, use se sert et abuse de tous les médias et parfois même offre
l'image d'un Homme de scène: &lt;em&gt;&amp;quot;On n's'aperçoit même plus qu'les syndicats
sont en grève!.&amp;quot;&lt;/em&gt; nous faisant ainsi penser à un chansonnier sur scène. Un
mélange de Coluche, de Bedos voire de Jacques Martin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy est un enfant de la télé, il est un pur produit de la baby
Boom génération et il adopte par certains comportements des attitudes
littéralement opposées à ses prédécesseurs pour qui, le pouvoir se devait
d'être exercé auréolé d'une pointe de sacré. Imagine-t-on Le Général de Gaulle
dire à un concitoyen &lt;em&gt;&amp;quot;casses toi connard&amp;quot;&lt;/em&gt;. Certes non, cela ne
l'empêchait pourtant pas de le penser. Quand à la libération de Paris, du
balcon de l'Hôtel de ville ou il était acclamé, Georges Pompidou lui dit
&lt;em&gt;&amp;quot;C'est vous qu'ils acclament mon Général&amp;quot;&lt;/em&gt;  Celui-ci répondit
&lt;em&gt;&amp;quot;Mon Cher Georges, ceux qui m'acclament aujourd'hui sont ceux qui
acclamaient Pétain, il y a 5 ans&amp;quot;&lt;/em&gt; ponctuant sa phrase d'un &amp;quot;&lt;em&gt;Les
Français sont des veaux !&amp;quot;&lt;/em&gt; Qu'aurait on dit de cette réflexion, si des
images avaient immortalisée cet instant ? Ce n'étais pas l'époque du règne
omnipotent des médias et il fallut attendre la publication des mémoires de
Georges Pompidou pour découvrir cette anecdote, près de 30 ans après les faits.
Mais après tout, Nicolas Sarkozy ne se situe t-il pas dans la lignée du général
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, Nicolas Sarkozy est politiquement incorrect. Ce qui peut être considéré
comme un paradoxe quand on exerce les fonctions que sont les siennes. Mais
n'est il pas par la même occasion le représentant du comportement de nombres de
nos concitoyens ? S'il n'était Président de la république, l'on pourrait dire
de lui qu'il est un rebelle. Seulement voilà, il est Président de la
république. Toute la question est de savoir si l'on peut rester rebelle quand
on exerce le pouvoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exercer le pouvoir c'est aussi, comme on dit en management être référent. Et
un référent se doit d'être exemplaire, car il incarne le reflet que ses
collaborateurs adopteront dans leur management. L'enfant imite les
comportements de ses parents, l'adolescent se rebelle (Tiens, tiens!) et
l'adulte imite les comportements des autres adultes. Donc, quand le Président
se livre à des échappées émotionnelles volontaires ou inconscientes, il ne se
rend pas compte que par ce type de comportements, il porte atteinte à la notion
même de civisme et d'exemplarité qu'il prône dans certains de ces discours.
Qu'il s'adresse à un visiteur du salon de l'agriculture, à un marin pécheur ou
aux forces armées, quand il parle face à des caméras, ce n'est pas seulement
Nicolas Sarkozy qui s'exprime, c'est aussi la fonction. C'est le Président de
la République qui s'exprime. Et s'exprimant ainsi, il légitime ce comportement
comme pouvant être une ligne de conduite adaptable par tous. Sauf à s'inscrire
dans le &lt;em&gt;&amp;quot;Faites ce que dis, pas ce que je fais!&amp;quot;&lt;/em&gt;  Ce qui
apparemment, semblerait aller à l'encontre de qu'il exprime en d'autres
circonstances. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'émotion dans ses expressions positives nous aide à nous construire et à
développer notre conscience de manière agréable, l'émotion dans ses expressions
négatives (colère, insultes, emportements, victimisation) ne sont pas de nature
à construire cette part de bonheur que recherche tout individu et qui peut lui
permettre de passer de la survie à la vie.&lt;/p&gt;
Donc tout comme pour le manager qui dirige 3, 4 ou 50 personnes ou  plus,
notre président ne doit pas oublier que chacune de ses paroles, chacun de ses
comportements publics sont de nature à être jugés et que ceux ci peuvent soit
servir son projet, soit le desservir. En l'occurrence servir ou desservir la
nation. Il en est de même en management, la relation que nous construisons avec
ceux avec lesquels nous travaillons au quotidien, collègues, collaborateurs,
supérieurs, clients ou autres se construit au travers de tous les actes que
nous posons, de tous les comportements que nous adoptons et des toutes les
paroles que nous prononçons. Nous construisons ainsi nos relations de demain
avec nos comportements d'aujourd'hui. Consciemment ou inconsciemment.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/15/L-intelligence-emotionnelle-en-politique#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/15/L-intelligence-emotionnelle-en-politique#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/260689</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Confiance, méfiance, défiance...</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:971deae5741d3f651eeaa3ace101042b</guid>
    <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 19:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
        <category>confiance</category><category>défiance</category>    
    <description>&lt;p&gt;La question est souvent posée dans les séminaires de management: &lt;em&gt;&amp;quot;La
confiance se mérite-t-elle ou s'octroie-t-elle ?&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    Face à cette question les « managers » se divisent en plusieurs catégories :
Ceux qui connaissent et pratiquent un management selon les règles de l’art,
ceux qui agissent de manière intuitive, puis les théoriciens : Ceux qui disent
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » Comme l’indique Alain Pichon dans
son livre &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782130565598/livre-les-cadres-a-l-epreuve.php&quot;&gt;
« Les cadres à l’épreuve, confiance, méfiance, défiance, PUF, 2008 »&lt;/a&gt; pour
nombre de dirigeants, de cadres et de subalternes, la «confiance» reste une
notion vague, aux contours et aux mécanismes flous, et à la définition
incertaine. Quand cette question d’octroi ou de mérite de la confiance se pose,
la bonne question pour lancer le débat est alors la suivante : « Si la
confiance se mérite, que doit faire le collaborateur pour la mériter ? » Quels
sont les critères auxquels il doit répondre pour gagner cette confiance ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doit-il répondre aux attentes non exprimées de son « manager « et tenter de
comprendre le non-dit ?&lt;br /&gt;
Doit-il deviner ce que son « manager » attend de lui en matière de
comportements ?&lt;br /&gt;
Doit-il répondre à des règles qui n’ont jamais été fixées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les attentes de son «manager» sont elles professionnelles ou relèvent elles
d’une attente de la part de ce dernier visant à satisfaire des besoins
personnels non liés à l’exercice managérial ? : Besoin de contrôler;
Assouvissement de pouvoir; Subjectivité du regard; Rigidité du cadre de
référence; Certitudes trop ancrées; Syndrome paranoïaque. Le comportement de
cette catégorie de « managers » est-il condamnable ?&lt;br /&gt;
Pas obligatoirement !&lt;br /&gt;
Parmi ces «managers» l’on distingue encore plusieurs catégories. Ceux qui
managent de manière intuitive et n’ont pas toujours conscience de l’impact de
leurs mots et de leurs comportements sur leurs collaborateurs. Ceux qui croient
connaître le fonctionnement humain mais qui n’en ont qu’une vision théorique
souvent liée à un manque de pratique ou d’expérience et ceux qui connaissent le
fonctionnement humain, maitrisent les fondamentaux du management de manière
factuelle mais peuvent néanmoins agir en restant prisonnier de leurs dogmes de
pensée, de leurs certitudes, de leurs croyances, bref de leur cadre de
référence. Suffit-il alors d’octroyer sa confiance pour que les relations
soient au beau fixe ?&lt;br /&gt;
Pas toujours hélas, mais ce sont les conditions d’une base relationnelle saine.
D’autant plus, que si le «manager» attend de son « collaborateur » que celui-ci
gagne sa confiance, qu’en est-il du collaborateur ? Peut-il accorder sa
confiance à quelqu’un qui ne lui donne pas la sienne. Certes il ne le dira
jamais. Mais s’il ne le dit pas, n’est ce pas par manque de confiance quand à
la réaction que pourrait avoir son supérieur s’il lui disait &lt;em&gt;« Vous voulez
que je gagne votre confiance, d’accord, mais vous qu’allez vous faire pour
gagner la mienne ? »&lt;/em&gt; la confiance ne s’achète pas ! ? Si donc, ne
bénéficiant pas de cette confiance recherchée, ce collaborateur décidait à sont
tour de limiter la sienne envers son « manager » quelles pourraient en être les
conséquences sur son implication et sa motivation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La motivation est un produit qui se fabrique, alors la confiance ne se mérite
pas mais s’octroie. C’est sur la base d’une confiance librement accordée,
librement consentie et librement acceptée par les deux parties qu’une relation
durable peut se construire. Sans confiance, pas de progrès. Sans confiance pas
de motivation. Sans motivation pas de performance.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/258622</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Exprimer ses émotions sur son lieu de travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/01/Exprimer-ses-ressentis-emotionnels-sur-son-lieu-de-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1072c81aaee67769265349854d64af74</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 15:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>L’entreprise est un lieu d’expression d’affects. Même s’ils s’en protégent, les
salariés, cadres et employés, peuvent parfois être altérés par des émotions
négatives : frustration, dépendance affective à la reconnaissance,
difficulté à s’affirmer, difficulté à dire non ou à négocier des délais, des
demandes, des exigences...    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ces situations sont elles de nature à améliorer la
productivité de l’organisation. Certes non ! Il y a belle lurette que tout
le monde a compris que les résultats qui s’obtiennent sous la pression ou le
stress négatif, la culpabilisation et la remise en justification permanente ne
durent qu’un temps. Ces situations engendrent souvent frustration, turn-over,
absentéisme, démotivation et désimplication.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Nombreux sont ceux qui attendent de
l’autre, collègue, collaborateur, supérieur hiérarchique que celui-ci soit à
l’image de ce qu’ils en attendent. Plusieurs réactions sont alors
possibles :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1 - L’autre accepte cette attente, essaie
sans bien toujours savoir comment, de se conformer à ce que l’on attend de lui.
Procédant comme tel, il se dénie la possibilité d’être ce qu’il est
réellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 - Il fait comme l’on dit contre mauvaise
fortune, bon cœur et engrange frustration sur frustration. Combien de temps
peut durer cette situation ? Et quel sera le prix à payer par les
parties ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3 - Il lutte pour affirmer son identité en
bridant ses émotion et en n’exprimant pas ses ressentis. Combien de temps peut
durer cette situation ? Et quel sera le prix à payer par les
parties ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4 - Il lutte pour affirmer son identité et
exprime ses émotions et ressentis&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans les 3 premiers cas, les ressentis non
exprimées vont agir directement, tant sur le mental de la personne, que sur son
niveau de performance professionnel. Ces ressentis non exprimés vont également
altérer son rapport à l’entreprise et par la même provoquer une perte de sens
(à l’action). On a là tous les ingrédients d’un futur conflit interpersonnel.
La stratégie de la fuite ou de l’évitement n’est jamais la meilleure manière
d’affronter une situation. Il ne s’agit souvent que d’une simple facilité qui
contourne le problème. Cette émotion porte un nom : &lt;strong&gt;la
peur.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Exprimer ses ressentis avec bienveillance
sans être dans une attitude offensive ou défensive permet de réguler les
relations interpersonnelles et d’introduire une dose d’intelligence
relationnelle. Les émotions sont faites pour être exprimées. Si on les brident,
elles peuvent par compression se libérer brusquement et se déchainer de manière
véhémente et parfois décalée. Ne pas exprimer ses ressentis, c’est prendre le
risque d’accumuler un contentieux de troubles relationnels. Maitriser ses
émotions est nécessaire, notamment en management mais les maitriser sans
exprimer ses ressentis peut pénaliser la relation à l’autre. Pour reprendre
l’expression d’un collègue, le monde professionnel n’est pas un univers de
« Bisounours »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En conclusion, n’attendons pas de l’autre
qu’il soit ce que l’on voudrait qu’il soit, mais accompagnons le dans un
Process d’intelligence relationnelle à devenir ce qu’il est ou qu’il souhaite
lui même devenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/01/Exprimer-ses-ressentis-emotionnels-sur-son-lieu-de-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/01/Exprimer-ses-ressentis-emotionnels-sur-son-lieu-de-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/205958</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Réconcilier potentiel économique et Humain</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/05/27/Reconcilier-potentiel-economique-et-Humain</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:79fff9e6cbd679c348eb988374a6fdb3</guid>
    <pubDate>Tue, 27 May 2008 11:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>Interrogez les salariés autour de vous sur leur état de bien-être au travail.
Vous constaterez que très souvent un grand nombre ne trouvent plus de sens à
leur quotidien professionnel. Pire, ils ne savent pas toujours à quoi sert ce
qu’ils font tout au long de la journée. Or, l’être humain ne peut vivre dans un
monde qui n’a pas de sens. Si nous n’agissons pas, il y a fort à parier que les
millions de salariés qui aujourd’hui déjà ne trouvent plus de sens à leur
travail ne développent une contagion du mal être en entreprise. La motivation
est rarement contaminante. La démotivation, oui !    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Le 22 mai dernier, se
tenait à Paris, au siège de l’UNESCO, l’assemblée générale de l’association
citoyenne, &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;l’élan
nouveau des citoyens&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Présidé par le Docteur
&lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/philippe_rodet_1026.htm&quot;&gt;Philippe
RODET&lt;/a&gt;, cette association a, entre autres, pour vocation, à remettre
l’homme, le citoyen, au cœur de la cité. Il n’est donc pas surprenant de voir
siéger à la présidence d’honneur de cette association &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/jacqueline_de_romilly_1024.htm&quot;&gt;Jacqueline de
Romilly&lt;/a&gt; de l’Académie Française, Historienne et spécialiste internationale
de la culture grecque antique et le spationaute &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/jean_loup_chretien_1014.htm&quot;&gt;Jean Loup
Chrétien&lt;/a&gt; . La conjugaison de la tête dans les étoiles et des pieds sur
terre, le mariage du futur de l’espace avec le passé de notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’un des orateurs, Fabrice
POLLET, chef d’entreprise et membre du &lt;a href=&quot;http://www.cjd.net/&quot;&gt;Centre des
Jeunes Dirigeants&lt;/a&gt; (CJD) a traité dans son intervention de la perte de sens
qu’il constate dans les entreprises et des efforts que lui-même et son équipe
développent dans son entreprise, afin d’y pallier. Son intervention a beaucoup
tourné autour de mots ou d'expressions comme : engagement,  sens de
l'action, valeurs, projets. Des mots et expressions qui rejoignent les
réflexions de Christian Lemoine un avant-gardiste en matière de conseil en
management, qui avait coutume de dire lors de ces interventions, qu’un homme en
projet est imbattable, infatigable, et ajouterais t-il probablement
aujourd’hui, moins sensible au « mauvais » stress. Il n’est
d’ailleurs pas surprenant que le CJD, tout comme l’élan nouveau des citoyens
aient fait de la lutte contre les stress l’un de leurs atouts majeurs pour
2008-2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Le constat fait au
quotidien dans certaines entreprises, laisse apparaître que le stress, est
parfois du à l'inexistence même des mots évoqués plus haut : Sens de
l’action, valeurs projets, engagement. Tant que ne seront pas réhabilités les
notions d’engagement et de valeurs professionnelles et que les employeurs ne
développeront pas d’efforts pour redonner du sens au travail, alors nous
risquons de continuer à glisser sur la pente de la morosité et d’une certaine
forme de déconstruction sociétale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Les entreprises touchés
par ce phénomène sont elles si démunies qu’elles n’entrevoient plus de
solutions ? Pourtant ce ne sont pas les propositions qui manquent.
Quantité d’ouvrages paraissent sur le sujet ; L’un des derniers en date
&lt;a href=&quot;http://www.observatoire-immateriel.com/spip.php?article126&quot;&gt;« L’entreprise
réconciliée ».&lt;/a&gt; de Jean-Marie Descarpentries et Philippe Korda propose
avec beaucoup de pertinence de réconcilier potentiel économique et potentiel
humain en offrant une multitude de pistes dont certaines ne semblent relever
que d’un simple bon sens. Mais le bon sens existe-t-il ou n’est –il que le
reflet de notre façon de voir les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Quoi qu’il en soit, la
conjugaison au cynisme de l'époque que nous traversons, associée à une forme de
développement sauvage de l'individualisme ainsi qu'à la perte des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« anciens repères »&lt;/em&gt; : Religion, politique, spiritualité
et philosophie, conduit un certain nombre de salariés et même d'organisations à
ne plus trouver de sens à leur quotidien et parfois à offrir ainsi des terrains
propices au développement du stress. Est-ce à dire qu’il faut réhabiliter les
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;« anciens repères »&lt;/em&gt; Je ne me hasarderais pas sur ce
terrain, étant par nature adogmatique et respectueux de toutes des formes de
convictions, de croyances ou de religions, dès lors, bien sur, que celles-ci
sont conformes à ce que j’appellerais la citoyenneté éthique et donc non
nuisibles aux citoyens de cette société. Mais fil est curieux de se rappeler
que l’on rejoint là une citation prêtée à André Malraux : « Le
21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle » disait-il ‘Sera spirituel ou ne sera
pas ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Je ne développerais pas
les raisons de la perte de sens au travail qui s’amplifie année après année, en
France, mais force est de constater que le domaine d'activité, l’environnement
social, l'attrait ou l'absence d'attraits, tant du poste que de l’organisation
impactent également sur le rapport du salarié à son entreprise. Travailler chez
Google, dans une start-up, ou dans des univers que les anglo-saxons qualifient
de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« sexy » &lt;/em&gt;: mode, pub, médias, Hi Tech etc.
peut être générateur de sens pour un grand nombre de salariés de ces
structures, mais qu'en est-il pour les millions de salariés qui travaillent
dans des organisations ou à des postes qui peuvent être ressentis comme étant
moins attrayants Ne voulant heurter aucune organisation professionnelles
privées ou publiques, je m’abstiendrais de citer , tant des domaines
d’activités que des postes qui pourraient et sont souvent ressentis comme
n’étant pas particulièrement attrayants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Certes, parmi ces
salariés, certains seront porteurs de projets personnels ou professionnels
(ambition, plan de carrière etc..) Mais pour tous ceux qui n'ont pas de
projets, pas de but, pas de vision. Qui n'ont plus accès aux « anciens
repères » ou qui s’en sont détachés, quelle est la réponse à ce mal
être ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien, dans une répétitivité de taches et face à une nouvelle forme de
taylorisme tertiaire naissant ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand le management « baisse les bras ? » voire quand
il y a un management digne de ce nom&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du
sens à son quotidien quand il ne connaît pas l’utilité de son travail et que le
management est inexistant ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand l’exigence s’amplifie et que dans le même temps, la
reconnaissance, dont on ne peut ignorer qu’elle est un facteur impératif à
l’implication, la motivation et par le même à la performance professionnelle
n’existe pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand des mots comme autonomie et créativité sont absents du discours
managérial et surtout des méthodes de travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand l’entreprise entreprend changements sur changements sans même
valoriser et reconnaitre les efforts fournis et ayant permis l’aboutissement
des changements précédents ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Doit-on tenir rigueur au
dirigeant des organisations dans lesquelles travaillent les salariés décrits
ci-dessus ? Certes non, s’ils ont des responsabilités dans cette
situation, ils n’en sont pas pour autant coupable (Pardonnez moi ce trait
d’humour involontaire)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Mais ne l’oublions pas, il
y a 10 ans la perte de sens au travail était balbutiante. Il restait un
reliquat des « anciens repères » qui continuent à se désagréger.
Autre temps, autres mœurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Force également est de
constater qu’antérieurement à ces 10 ans, le lien social conjugué à la
convivialité dans un monde ou le « politiquement correct » n’existait
pas encore, donnait plus de liant aux relations professionnelles et offrait
ainsi plus de sens à au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Nous sommes entrés depuis
10 ans dans l’ère de la mondialisation, certains l’appellent la globalisation.
Pas de retour en arrière possible. Bien où mal n’est pas le thème de la
réflexion. Nous ne pouvons pas changer hier, mais nous pouvons agir
aujourd’hui, ici et maintenant pour faire un meilleur « demain ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il faut donc, si nous
voulons continuer à construire du progrès, tant social qu’économique, si nous
voulons redonner du sens au quotidien, si nous voulons prévenir le stress et
non le traiter, réconcilier les potentiels économiques et humains de toutes nos
organisations professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Remettre l’homme au cœur
de toutes les actions, au cœur de la cité, au cœur des organisations
professionnelles et publiques. Se rappeler que l’économie est au service de
l’homme et pas l’inverse. Pas d’économie sans l’homme, mais sans l’homme, pas
besoin d’économie. Ces deux forces doivent se réunir sans contraintes, sans
s’opposer et à défaut de regarder la même chose, regarder dans la même
direction.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Si nous n’agissons pas, il
y a fort à parier que les millions de salariés qui aujourd’hui déjà ne trouvent
plus de sens à leur travail ne développent une contagion du mal être en
entreprise. La motivation est rarement contaminante. La démotivation,
oui !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Comme le dit Philippe
Rodet dans son livre &lt;a href=&quot;http://www.le-stress-nouvelles-voies.com/&quot;&gt;« Le stress, nouvelles
voies »&lt;/a&gt; le salarié doit être convaincu de l’utilité de son activité à
l’égard de ses collègues, d’autrui et d’une manière plus générale de la
société. Henri Bergson, ajoute t-il faisait déjà état du lien naturel entre
« intérêt personnel et « intérêt général ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’on entend souvent parler
de la notion de « Projet entreprise ». Est-ce à dire qu’il faut un
projet d’entreprise fort pour mobiliser les effectifs ? Une chose est
sure, si c’est le cas ce n’est en rien nuisible. Mais l’absence de projet
d’entreprise est elle préjudiciable à la pérennité de l’organisation ?
Heureusement, non ! Car il y a des palliatifs qui peuvent réunir une
entreprise, une organisation et ses salariés autours de visions partagées
autres que le « projet d’entreprise. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’association d’une
entreprise ou d’une organisation professionnelle à une action citoyenne en est
une possibilité. L’investissement dans une action dont le but est d’améliorer
la vie des citoyens de la cité est propice à fédérer des salariés autour de
cette action. Il y a nature à créer une vision partagée entre salariés et
employeurs et ainsi recréer du liant, du lien, lutter efficacement contre le
stress et surtout redonner du sens au quotidien. Et ce ne sont pas les
associations qui manquent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il y a quelques années
jean Boissonnat écrivait : Si l’on veut que les choses changent par en
haut, on risque d’attendre longtemps ou d’y perdre notre liberté. Si on veut
qu’elles changent par en bas, il faut construire et diffuser une culture de la
responsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Un grand nombre
d’entreprises sont aujourd’hui citoyennes, responsables et impliquées dans la
vie de la cité. Quand elles partagent leurs actions d’implication dans la vie
de la cité en soutenant des initiatives citoyennes et qu’elles y associent les
collaborateurs qui veulent s’y engager, alors les mots et termes: engagement,
sens de l’action, conscience professionnelle, autonomie et créativité font
partie de leur culture. Ce sont des entreprises en progrès qui ont compris que
la performance cela se construit et qu’au-delà des compétences, c’est l’envie
et la motivation qui donnent du sens à l’action.&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://www.jeanlouisrenault.com/public/livre_entreprise_reconciliee140.jpg"
      length="13388" type="image/jpeg" />
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/05/27/Reconcilier-potentiel-economique-et-Humain#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/05/27/Reconcilier-potentiel-economique-et-Humain#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/244249</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les négociations sur le stress entre syndicats et patronat reprennent le 7 avril</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:72f6f29bd65db6f7bcc558991b73f4c5</guid>
    <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 14:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Les banques dont la vocation était jadis d’être des lieux «feutrés» sont à leur
tour touchées par la vague des suicides au travail. Coup sur coup, c’est deux
suicides qui sont révélés par la presse. Dans le même temps des accords signés
depuis octobre 2004, mais toujours pas mis en application font l’objet de
nouvelles négociations à compter du 7 avril.    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’hécatombe continue. Le
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; concerne un salarié de la banque HSBC à Paris-La Défense qui
s’est suicidé sur son lieu de travail en décembre dernier et dont le corps n’a
été retrouvé que le 2 janvier, plusieurs jours après son suicide (information
révélée entre autres par &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt; dans son édition du 23 février).
Aujourd’hui, on apprend qu’un autre salarié du secteur bancaire : il
s’agit cette fois de la BNP de Villefranche de Rouergue dans l’Aveyron a été
retrouvé pendu sur son lieu de travail le 21 janvier dernier. L’information est
révélée aujourd’hui (4 mars).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Ces suicides que nous
apprenons par la presse émanent en général de grandes organisations
professionnelles (Renault-Peugeot-La Poste-France Telecom-BNP-HSBC). Qu’en
est-il de tous ceux qui ne sont pas portés à notre connaissance ? Les
suicides professionnels anonymes. Ceux qui ne bénéficient pas de relais
syndicaux ou autres, pour être portés à la connaissance du public. Je rappelle
que le vice-président du Conseil économique et social, Christian Larose,
déclarait à &lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; l’année dernière que le nombre de suicides au
travail serait de l’ordre de 3 à 400 par an.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Depuis plusieurs années le
traitement du stress en entreprise est souvent géré de manière curative. On
intervient après et il est souvent trop tard. Même si rien ne permet de penser
que ces suicides sur lieux de travail sont directement ou uniquement liés à des
raisons professionnelles, ce geste ultime et le lieu où il se déroule ont peu
de probabilités d’être sans lien avec la sphère professionnelle. Il est temps
de traiter le stress en entreprise de manière préventive et non plus
curative.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;C’est d’ailleurs à partir
du 7 avril que &lt;span class=&quot;cap&quot;&gt;p&lt;/span&gt;atronat et syndicats vont commencer
ou, plutôt, poursuivre des négociations sur le sujet du stress au travail.
Poursuivre, parce que ces négociations avaient débuté en octobre 2004 et
avaient à l’époque donné lieu à la signature d’un accord-cadre européen qui n’a
pas encore été mis en application en France.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Trois ans et demi plus
tard, donc, ces négociations reprennent. Il y a tout lieu de penser que les
plannings des participants devaient être assez chargés, sinon comment expliquer
qu’il leur faille attendre plus de trois ans et près d’un millier de décès (Si
l’on en croit Christian Larose cité plus haut) pour se remettre au boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il n’est pas difficile
d’imaginer la souffrance hormis de la famille et des amis, des collaborateurs,
collègues et patrons de ces suicidés du travail. A une époque où la notion de
travail se dévalorise, de telles situations ne sont pas de nature à remonter le
moral des ménages et à donner du sens au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;De grâce, Mesdames et
Messieurs les partenaires sociaux, n’attendez pas trois ans pour faire mettre
en oeuvre des mesures immédiatement applicables dans le monde professionnel. On
parle là de vies humaines, mais aussi de pérennité sociale. Comment combler les
vides abyssaux des fonds publics quand on sait que selon certaines études le
coût de ce stress au travail serait en France de l’ordre de 51 milliards
d’euros par an.&lt;/p&gt;
A vous lire sur le site de l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des
&lt;a href=&quot;http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/1/524354.PDF&quot;&gt;conditions de
travail&lt;/a&gt;), vous seriez déjà d’accord. Alors décidez et signez rapidement les
mesures de mise en application de cet accord. Vous ferez d’une pierre plusieurs
coups : vous contribuerez au progrès social, vous réduirez la charge
publique, vous épargnerez des vies, vous redonnerez du sens à l’action
quotidienne de millions de salariés des secteurs privés et publics et
participerez par vos décisions à l’essor économique par l’accroissement de la
performance. Vous le savez, un salarié épanoui sur son lieu de travail
développe une contagion du bon, du bien et de la performance. Le bien-être au
travail ne nuit pas à l’intérêt économique, bien au contraire ! Il lui
profite.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/217321</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Grenelle de la santé en entreprise</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:45445edf96a0cf117da9f4ccd47df006</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Mar 2008 10:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Selon l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail, 50 à 60% des
cas d’absentéisme seraient directement liés au stress. Faudra-t-il tenir un
&amp;quot;Grenelle de la santé en entreprise&amp;quot; pour faire face à cette contrainte
psychosociale qui pèse de plus en plus lourd sur la performance économique.    &lt;h2 style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma; font-weight: normal;&quot;&gt;L’ agence
européenne pour la santé et la sécurité au travail &lt;a href=&quot;http://osha.europa.eu/topics/stress&quot;&gt;indique sur son site&lt;/a&gt; que près de 25%
des salariés européens souffrent du stress et que celui-ci serait à l’origine
de 50 à 60% de l’absentéisme dans les entreprises. Un prix énorme à payer, tant
en termes de souffrance humaine qu’en termes de réduction de la performance
économique des entreprises touchées.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h2 style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma; font-weight: normal;&quot;&gt;Les principales
causes du stress professionnel sont connues.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Surenchère à la performance
et à la compétitivité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Incertitude quant à l’avenir, perte de
sens quant à l’action quotidienne, absence de visibilité stratégique ou absence
de communication de la hiérarchie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Réduction des
effectifs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Rationalisations :
restructurations et concentrations&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Nuisance et mauvaise
conception des lieux de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Fonctionnement dans
l’urgence permanente&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Intensification des charges de
travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Accroissement de la
complexité organisationnelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Ordres contradictoires et
manque d’encadrement intermédiaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Tensions dans les relations
de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Absence de reconnaissance
du travail accompli&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Délitement de la notion de
collectif de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Agressivité
ambiante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Un véritable inventaire à
la Prévert !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Cette agence indique que la
réduction du stress au travail et des risques psychosociaux qu’il induit est un
impératif moral et légal. Au-delà de la réduction des souffrances humaines, qui
à elles seules justifieraient la mise en place d’une véritable politique de
santé, il y a également le critère économique et financier. Si rien n’est
rapidement entrepris, il y a tout lieu de penser qu’après le Grenelle de
l’environnement, il y aura lieu de tenir dans les plus brefs délais un
&amp;quot;Grenelle de la santé au travail&amp;quot;. Sauf à accepter de voir s’altérer la santé
financière et les performances économiques de toutes nos organisations
professionnelles privées et publiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Si nous acceptons, encore
une fois, de renoncer en partie à notre sacro-sainte exception culturelle,
économico-dogmatique, alors nous pourrons suivre des pistes sur lesquelles
nombre de pays se sont déjà engagés. C’est le cas du Canada qui travaille
depuis de nombreuses années sur les sujets touchant au stress. Ils viennent de
mettre en place une certification &lt;a href=&quot;http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2008022668&quot;&gt;
&amp;quot;Entreprise en santé&amp;quot;&lt;/a&gt;. Selon le directeur du bureau de normalisation du
Québec, Jacques Girard, il s’agirait d’une première mondiale. Les entreprises
qui souhaiteront être certifiées &amp;quot;Entreprise en santé&amp;quot; devront déployer quatre
axes destinés à impacter positivement sur la vie de leurs collaborateurs. Elles
devront intégrer dans leur gestion, des services et conseils en matière de
nutrition ou de gestion du stress ; veiller à offrir un meilleur équilibre
vie/travail par l’intégration d’horaires flexibles, garderie en lieu de
travail... ; offrir un environnement de travail convivial intégrant entre
autres des aménagements d’aires de relaxation ou salles de gym. Elles devront
aussi mettre en place des formations et accompagnements destinés à optimiser la
performance managériale dans son aspect reconnaissance et dans une vision
humanisée de la relation employeurs/employés qui privilégierait ainsi l’être
sur l’avoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Cette initiative est à
porter au crédit d’une association, &lt;a href=&quot;http://www.gp2s.net/index.php?option=com_content&amp;amp;task=category&amp;amp;sectionid=4&amp;amp;id=14&amp;amp;Itemid=90&quot;&gt;
GPS2,&lt;/a&gt; qui à l’instar de l’association &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;L’élan nouveau des
citoyens&lt;/a&gt; contribue à prôner l’exercice d’une politique dans l’essence
grecque du terme &lt;em&gt;politis&lt;/em&gt;. Un mouvement venant du bas vers le haut, et
non l’inverse comme cela est souvent le cas aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Le stress n’est pas une
fatalité. Mais si rien n’est fait, alors il faudra ajouter à la longue liste
des difficultés économiques (mondialisation, concurrence, exigence des
marchés...) un nouvel adversaire qui porte comme nom :
démotivation.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/215910</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Stress et suicides au travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/27/Stress-et-suicides-au-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1a19df7658c8469d960eff1604917909</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 19:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Qu’est-ce qui a poussé mardi dernier un homme de 52 ans à mettre fin à ses
jours en se pendant sur son lieu de travail dans un bureau du central
téléphonique d’Amboise en Indre-et-Loire?    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Après Renault, La Poste
et la Police nationale, les suicides sur les lieux de travail se développent
dans la morosité ambiante d’un grand nombre d’entreprise et d’organisations
professionnelles et dans un quasi-anonymat. L’année dernière, Christian Larose,
vice-président du Conseil économique et social, et membre de la CGT indiquait à
&lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; qu’une personne par jour se donnait la mort pour des raisons
liées aux mauvaises conditions de travail. Les chiffres avancés vont de l’ordre
de 3 à 400 suicides par an. Causes personnelles, causes professionnelles ?
Qu’est-ce qui peut pousser un individu à mettre fin à ses jours sur son lieu de
travail ? Le suicide sur le lieu de travail n’est pas une nouveauté, mais
plus le nombre augmente, plus il se banalise. Selon Bernard Salengro de la
CFR-CGC, le coût du stress pour la société serait de l’ordre de 50 milliards
d’euros par an.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Les théories avancées
mettent en avant une intensification du stress liée à l’accroissement de
l’exigence. Exigence des actionnaires, des patrons, des managers, des
clients... Jusqu’où devra aller cette exigence, combien de personnes, de vies,
faudra-t-il sacrifier pour comprendre que la pression d’enjeu du toujours plus
ne crée pas d’économie durable. Pour être performant au travail, un individu a
besoin de croire en ce qu’il fait. Il a aussi besoin de croire en ce qu’il est.
Il a besoin de trouver du sens à son action. Il a besoin d’être motivé. C’est
d’ailleurs l’une des questions que pose tout recruteur qui se respecte.
&amp;quot;&lt;em&gt;Quel est votre motivation ?&amp;quot;&lt;/em&gt; &lt;span&gt;Il n’y a pas de&lt;/span&gt;
motivation dans le stress. Le stress au travail est relié à la démotivation. Le
stress au travail est directement lié au management, et nombre de managers
n’exercent plus ou n’ont plus les moyens d’exercer leur métier. Faut-il les
blâmer ? Comment concilier l’hyper-exigence à tous les niveaux quand on
sait que dans nombre d’entreprises le leitmotiv est « Faites plus, plus
vite et avec les mêmes, voire avec moins de moyens ». Comment concilier
les faramineux résultats des entreprises du CAC avec le quasi-gel des salaires
depuis plus de cinq ans. La littérature et la presse regorgent de chiffres et
d’analyses qui déplorent cet état de fait. Quoi qu’il en soit, si aucune prise
de conscience collective ne s’effectue, si les entreprises restent dans la
théorie du toujours plus et continuent sur la même lancée, il y a fort à parier
que le coût social lié à l’augmentation des maladies professionnelles sera
phénoménal. Il avoisine aujourd’hui les 2 % du PIB. Qui
paiera ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Les seuls critères
décisifs et durables de la compétitivité des entreprises sont de s’attaquer
avec urgence au stress, de travailler sur la motivation des salariés, de
réduire la pression d’enjeu, de diminuer les exigences en accroissant la
reconnaissance auprès de tous les salariés de l’entreprise. Tous les acteurs de
l’entreprise doivent s’engager à construire du sens, à réhabiliter la notion de
plaisir au travail. Sauf à vouloir nuire à l’intérêt même de l’enjeu
capitalistique. Les entreprises qui continuent à penser que la pression d’enjeu
toujours croissante est de nature à favoriser l’expansion se livrent au même
geste que leurs salariés désespérés. Une sorte de suicide
économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/27/Stress-et-suicides-au-travail#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/27/Stress-et-suicides-au-travail#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.jeanlouisrenault.com/feed/atom/comments/214586</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>