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  <title>Le blog du management</title>
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  <description>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le management sans jamais oser le demander !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 07:26:50 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>La santé facteur de performance du développement durable Par YANNICK COUDERT</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/06/29/La-sante-facteur-de-performance-du-developpement-durable-Par-YANNICK-COUDERT</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 12:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Face aux enjeux d’un monde traversant une crise structurelle sans précédent,
mettre en place les modalités d’un développement à la fois performant sur le
plan économique, responsable sur le plan social et environnemental, est un défi
qui se doit d’être relevé. Le développement durable « doit » autoriser
l’instauration d’un juste équilibre entre des aspirations sociales et un
développement économique qui satisfait les besoins de chaque génération, sans
compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.&lt;br /&gt;
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.entreprise-info.org/article-30628300.html&quot;&gt;http://www.entreprise-info.org/article-30628300.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    Malgré la multitude des approches en la matière et la diversité de leurs
fondements, tout le monde semble s’accorder sur le fait que le « développement
durable » correspond aujourd’hui à la recherche d’un nouvel équilibre, se
situant à l’intersection de trois axes fondamentaux :&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;•  Un axe économique, qui se traduit par une responsabilité vis-à-vis
des actionnaires, des salariés et de l’Etat,&lt;br /&gt;
•  Un axe social, qui indique que chacun doit être traité avec
équité,&lt;br /&gt;
•  Et un axe environnemental, qui spécifie que la société doit protéger
ces ressources.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce manque d’équité devant la considération de ces trois principes, montre les
dysfonctionnements et les excès de notre modèle d’aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Vers une économie responsable
:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’entreprise se voit confrontée à des pressions de plus en plus fortes que
se soit de la part des actionnaires, des salariés, des consommateurs, et par le
cadre réglementaire. Jusqu’ici les enjeux se formulaient uniquement en termes
de compétitivité, de rentabilité au détriment souvent de la transparence, de la
prévention des risques et d’une réputation exemplaire dans la vie de la cité.
La première définition de « L’entreprise » qui peu nous venir à l’esprit, est
simplement comme une entité organisée, ayant pour objet de produire des biens
et services économiques. Sauf qu’aujourd’hui cette simple définition est
obsolète et le développement durable doit être moteur pour un « retour à la
morale et une responsabilisation de l’économie».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En intégrant ces objectifs de responsabilisation, le management et
l’organisation du travail deviennent à la fois plus complexes et plus
importants. Ils apparaissent comme les leviers de la performance basée sur
l’engagement humain. Il faut en effet dépasser l’approche traditionnelle de
l’économie, qui s’intéresse trop exclusivement aux « relations des hommes aux
choses » pour en revenir « aux relations entre les hommes ». Parallèlement, il
est impératif d’avoir une éthique capable d’entraver les pouvoirs, que nous
possédons (des pouvoir aux potentialités parfois dévastatrices) et d’imposer
cette notion de responsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://idata.over-blog.com/0/48/33/25//entreprise_fotolia_7003414_S.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://img.over-blog.com/300x225/0/48/33/25//entreprise_fotolia_7003414_S.jpg&quot; class=&quot;CtreTexte&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’optimisation du management, un gage
de performances :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît clairement que cette nouvelle logique de développement,
représente une formidable opportunité pour de nouvelles voies d’innovations et
pas seulement environnementales. On constate que dans l’axe social, des notions
comme par exemple la prise en considération des risques psychosociaux, sont de
plus en plus abordées. En effet le thème de la santé au travail a rarement été
la préoccupation majeure dans l’actualité sociale, or elle est surement le
levier le plus puissant dans l’obtention de résultats. C’est bien dans le
travail, et en priorité dans ses dysfonctionnements, que ces risques
psychosociaux trouvent leur source : surcharge de travail, manque de
reconnaissance, relations tendues, soutien de l’encadrement insuffisant,
exigence de résultats démesurée… Le management par la pression du résultat est
devenu symptomatique de la société d’aujourd’hui. Il a un coût pour l’Homme: un
stress permanent. D’un côté, on détruit l’Homme et de l’autre on recourt à des
stages pour gérer son stress, pour apprendre à se relaxer… avec des résultats
qui ne peuvent être que ceux d’actions portant sur els conséquences et non sur
les causes. La montée du malaise au travail, n’est pas une affaire de mode.
C’est une réalité qui correspond à une transformation profonde du travail, de
ces conditions et de son environnement. Nous devons tenir compte de ces
transformations pour optimiser notre façon de manager. Si nous poursuivons sur
les méthodes actuelles on verra apparaître une contradiction de plus en plus
forte, entre les besoins de l’entreprise dont les exigences s’accroissent et
ceux des individus en demande de reconnaissance, et d’autonomie.  Ce
sentiment de «mal faire son travail», de ne plus parvenir à un « travail de
qualité », progressera encore plus, et cela engendrera pour l’entreprise une
perte d’efficacité considérable liées à l’absentéisme, au turn-over, à des
conflits, sources de baisse de production, de moindre qualité, de tensions
entre salariés ou avec les clients…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s’appuyant sur le management et l’organisation du travail, les salariés
vivront autrement leur quotidien professionnel, l’entreprise peut progresser en
terme de performance d’autant plus que les salariés motivés parce qu’ils font
et de ce fait en meilleure santé. L’axe social, dans le « Développement
Durable », est prépondérant dans l’atteinte des objectifs qui lui seront fixé.
Il est important de constater que la reconsidération de nos méthodes de
management et d’organisation de travail va agir sur l’amélioration des
performances mais également sur la santé. Ces améliorations sont étroitement
liées et en raison de la performance qu’elles
induisent.       &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;  &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La protection de nos
ressources, une notion indispensable aujourd’hui :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste de plus en plus à l’émergence d’une notion réactualisée, celle de
la responsabilité environnementale des entreprises. Compte tenu de la situation
actuelle et des relations entre l'Homme et son environnement, les capacités
scientifiques et techniques donnent à l'humanité les moyens d'influer
durablement sur l'ensemble de la planète, et sur les conditions de la vie sur
terre. Cela se traduit aujourd'hui par des effets néfastes (changement
climatique, contamination de l'air et de l'eau, diminution de la
biodiversité…). Mais ces évolutions n’ont rien d'inéluctable, et dépendent de
nos choix de vie et de notre sens de la responsabilité vis-à-vis de nos
enfants. Le concept de développement doit assurer une gestion pérenne des
ressources naturelles et la protection de l'environnement afin de traduire
notre responsabilité envers les générations futures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important que les entreprises perçoivent de mieux en mieux les attentes
émergentes, car cet engagement responsable est porteur de bien des vertus. Si à
court terme cela peut ne pas être rentable, à long terme il permet, d’améliorer
cette même performance financière, par la réduction des coûts liée à une
meilleure utilisation des matières premières et de l’énergie, mais également
d’augmenter ces ventes, car les clients sont plus fidèles envers une
organisation qui dispose de cette image d’entreprise. Il devient plus aisé
d’attirer et de conserver les compétences humaines nécessaires à l’activité et
a la progression de l’entreprise. Elle dispose d’avantages sur le plan
concurrentiel parce qu’elle développe des connaissances de durabilité, et cette
innovation est perturbante pour les concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si on voulait résumer cette approche, on pourrait dire que le
principal reproche fait au développement durable était de ne pas toujours être
rentable à court terme. Grâce à cette nouvelle approche de la composante
sociale, visant à optimiser le management et l’organisation du travail pour
améliorer la santé des salariés, on obtient de la performance à court terme,
performance qui apporte à la vision antérieure du développement durable la
rentabilité qui lui manquait à court terme.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Lettre sur les aveugles&quot; Par Alexandre Adjiman</title>
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    <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 10:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p&gt;J'emprunte ce titre à Diderot (1713-1784), qui a publié en 1749 un essai
dont la lecture me parait d'une grande actualité. Diderot, philosophe et
scientifique, initiateur de l'Encyclopédie, s'interroge ici sur les mécanismes
de la connaissance, à travers une série d'expériences, d'enquêtes et de
discussions avec des aveugles. Il s'agit d'aveugles de naissance, ou de
personnes devenues aveugles accidentellement après avoir vécu voyants.&lt;/p&gt;    Voici quelques unes des questions qu'il se pose : un aveugle de naissance à qui
l'on redonne la vue, saura-t-il reconnaître les objets et les personnes qu'il
&amp;quot;connaissait&amp;quot; alors qu'il était aveugle ? La connaissance du monde d'un aveugle
de naissance qui recouvre la vue sera-t-elle plus étendue après qu'avant ?
Sera-t-il plus heureux après qu'avant ? Bien entendu, pour Diderot il ne s'agit
pas de donner les réponses imaginées par un voyant, mais bien celles de
l'aveugle lui-même. De là Diderot anime un intéressant débat entre ce que
croient les voyants sur les incapacités des aveugles, et ce que pensent les
aveugles, du monde des voyants qui les entoure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diderot a enquêté très sérieusement et scientifiquement, il a interrogé
directement les intéressés, rapporté des témoignages, et appelé les philosophes
à l'aide (Montaigne, Voltaire,..). Voici un petit extrait de réflexions venant
de ses discussions avec Mlle Mélanie de Salignac, aveugle de naissance, qui fut
son amie de cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les erreurs de la vue en avait beaucoup diminué le prix pour elle.(...) Elle
était dans ses vêtements, dans son linge, sur sa personne, d'une netteté
d'autant plus recherchée que, ne voyant point, elle n'était jamais assez sûre
d'avoir fait ce qu'il fallait pour épargner à ceux qui voient le dégoût du vice
opposé. (...) Elle était peu sensible aux charmes de la jeunesse et peu choquée
des rides de la vieillesse. Elle disait qu'il n'y avait que les qualités du
cœur et de l'esprit qui fussent à redouter pour elle.(...) Elle parlait peu et
écoutait beaucoup. En rapprochant ce qu'elle avait entendu d'un jour à l'autre,
elle était révoltée de la contradiction de nos jugements. Il lui paraissait
presque indifférent d'être louée ou blâmée par des êtres si
inconséquents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diderot parvient à la conclusion que &amp;quot;le secours que se prêtent nos sens
mutuellement les empêchent de se perfectionner&amp;quot;. Personnellement j'ajouterai
qu'un handicap confère probablement au handicapé une attitude de doute et de
questionnement permanents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En refermant cette Lettre sur les aveugles je me suis demandé si finalement
nous n'avons pas été (et ne serions pas encore) trompés par la puissance que
semble nous conférer l'exercice de tous nos sens, dans le management de nos
entreprises et de nos économies. Puisque l'absence de la vue développe chez les
aveugles des qualités quasiment inaccessibles aux voyants, est-ce que
l'apparente facilité avec laquelle nous percevons les choses ne nous aurait pas
leurrés dans les analyses et les pratiques que nous développons depuis des
années ? Est-ce que malgré toutes ces facultés dont nous sommes pleinement
dotés, nous nous apercevons de &amp;quot;la contradiction de nos jugements&amp;quot;, comme le
ressentait parfaitement Mlle de Salignac à l'écoute des voyants, elle qui était
aveugle ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la réponse devait être &amp;quot;non, nous ne voyons pas toujours la contradiction de
nos jugements&amp;quot;, ou même simplement &amp;quot;peut-être pas&amp;quot;, cela voudrait-il dire que
la situation actuelle aurait pu être évitée ? Et si tel est le cas, sera-t-il
possible de remédier à notre manque de clairvoyance pour l'avenir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu de temps après avoir terminé &amp;quot;La lettre&amp;quot;, le hasard m'a fait rencontrer
Huguette et Michel, un couple d'agriculteurs de 75 et 77 ans, à la retraite
dans son village d'Indre-et-Loire, non loin de chez moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'ils soient voyants, ils m'ont paru avoir conduit leur vie avec le
pragmatisme de personnes &amp;quot;attentives à ne pas se contredire dans leurs
jugements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils m'ont en effet raconté l'histoire de l'un de leurs confrères, qui, cédant
aux propositions d'un banquier spécialisé en financement de l'agriculture, a
investi plusieurs millions (de francs) dans des bâtiments et équipements de
porcheries et d'étables. De telle sorte que, pendant que eux mêmes, travaillant
&amp;quot;en équipe&amp;quot;, (Michel produisant les céréales et Huguette nourrissant les bêtes
avec lesdites céréales dont elle faisait le bon mélange et la farine),
obtenaient des produits de haute qualité qu'ils vendaient le bon prix, et
qu'ils pouvaient financer eux-mêmes leurs équipements, leur collègue devait
faire du volume pour payer ses emprunts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant ce que faisaient ses voisins, il aurait voulu les imiter, mais sa
situation financière ne lui permettait pas de modifier ses méthodes : il était
condamné à produire vite, en travaillant beaucoup, car la qualité médiocre
dégageait trop peu de marge financière, le tout dans le seul but de faire face
à ses engagements bancaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis demandé si nous n'avions pas là une illustration assez frappante de
certains de nos errements en management. J'en ai aussi déduit que Michel et
Huguette avaient... vu qu'il fallait parfois être ... aveugle (!) aux
propositions qui auraient pu leur nuire, et qu'ils s'en sont tenus à une
conception saine de la finalité de leur entreprise, et de son équilibre
budgétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple d'Huguette et Michel serait-il en train de se répandre ? Ne voyons
nous pas de nombreux articles de presse sur les nouveaux comportements des
consommateurs, lesquels se mettraient soudainement à &amp;quot;réfléchir avant
d'acheter&amp;quot;, à comparer, à réparer même, le tout appuyé par des sondages sur la
préférence du durable au jetable, etc. La &amp;quot;crise&amp;quot; nous a-t-elle crevé les yeux,
tant et si bien que nous développons maintenant de nouveaux sens plus aiguisés
que par le passé ? Ah ! mais pourquoi n'avons pas été aveugles plus tôt aux
mirages de la bourse et au toc de la consommation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, c'est finalement une idée qui rejoint assez bien le sujet central
développé dans &amp;quot;Quand je serai grand(e) je ferai...&amp;quot;, puisque dans cet essai je
propose que, chacun prenne quelques minutes pour fermer les yeux, s'imaginer à
17 ans, et répondre une nouvelle fois à la célèbre et belle question qui nous
avait tant torturés : &amp;quot;et toi, qu'est-ce que tu feras quand tu seras plus grand
(e) ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiche !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexandre Adjiman&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt; Editions Garamond et Cie.&lt;br /&gt;
Diderot : Lettre sur les aveugles, Le livre de poche, 1,50</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2009/01/18/Lettre-sur-les-aveugles-Par-Alexandre-Adjiman#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ou en sont les dogmes ?</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/11/30/Ou-en-sont-les-dogmes</link>
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    <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 10:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si ce que l’on a appelé les lumières du 18&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
siècle ont eu comme effet d’éclairer les consciences, force est de constater
que celles-ci sont en train de régresser. Notre société croit s’épanouir en
cédant aux sirènes de la consommation et devient de ce fait de plus en plus
dépendante vis-à-vis de ses besoins d’avoir. L’avoir et le désir qu’il induit
priment plus que jamais dans les aspirations occidentales, l’idée même d’une
décroissance économique et la peur généralisée qu’elle entraine en sont un
vivant exemple. Il y a quelques mois je traitais sur &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37178&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;Agoravox&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et sur un ton
humoristique de l’irruption prochaine d’une probable décroissance. Ca y est, on
y est !&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Peut-on aborder la situation actuelle en imaginant qu’il
ne s’agit que d’une crise parmi tant d’autres ? Est-on comme certains
l’annoncent en train de changer de société. ?. Le désir de consommer,
d’avoir, de posséder va-t-il continuer à être le moteur de l’activité
économique, ou l’individu est-il en train de modifier son rapport à la
consommation ? Est-il si déraisonnable de s’imaginer que le consommateur
serait entré dans une phase privilégiant dans ses comportements, l’essentiel au
superflu ? Serait-on en train d’entrer dans une phase de conscientisation
des comportements d’achats pouvant amener à terme à une décroissance
maitrisée ? Personne ne peut répondre à ces questions, mais ne pas se les
poser serait une forme de politique de l’autruche. Si, au contraire, les
comportements du consommateur s’avéraient être entrés dans une phase de
changement, nous serions en train d’assister en direct à un affaiblissement des
dogmes, à commencer par celui qui consiste à s’imaginer qu’il ne peut y avoir
de société pérenne sans croissance économique forte. La vision d’une croissance
obligatoire forte et soutenue relève t-elle d’une approche rationnelle et
pragmatique, où d’une vison dogmatique ? Où en sommes-nous en 2008 dans toutes
les formes de dogmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le dogme religieux Chrétien et principalement Catholique
Romain qui a prévalu jusqu’à la fin du 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle s’est vu
remplacer par les dogmes politiques. Toutes les formes politiques ont été
visitées, explorées, appliquées et parfois dénaturées durant le
20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle : Socialisme, Capitalisme, Libéralisme, Centrisme,
Environnementalisme, nationalisme, fascisme… L’affaiblissement des dogmatismes
politiques a commencé au milieu des années 1980. L’absentéisme électoral en
était un indicateur. Mais rien ne s’est substitué à ces dogmatismes, laissant
ainsi place à un grand vide de pensée. Une chose est sure, ce ne sont pas les
dogmes, religieux ou politiques, qui permettront de répondre à la crise
actuelle. Ce ne sont pas eux non plus, qui permettront d’élever le niveau de
conscience. Pourtant, pour ce qui concerne les dogmes politiques, on semble
assister depuis quelques mois à une certaine déstructuration de la pensée
politique, comme si l’immense espoir de 2007 (Les 84% de participation) avait
laissé place à une certaine amertume. « Entendez-vous dans les campagnes
mugir ces féroces désespoirs ? » « Aux larmes, citoyens »
semble être le nouvel hymne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La nouvelle mode politique se tournerait elle vers le
pragmatisme ? Les militants socialistes viennent d’élire une nouvelle
1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; secrétaire. Verra-t-on dans les prochains mois des propositions
pragmatiques permettant de relancer le débat politique. L’absence d’opposition
n’est jamais saine pour une démocratie. Quel est aujourd’hui l’état des partis
en France : Un PS sans programme ; un PC qui n’est plus que l’ombre
de lui-même ; un FN qui s’écroule (On ne va pas s’en plaindre), mais ne
nous leurrons pas l’extrême droite Française a toujours fait partie du paysage
politique ; Des Verts qui palissent ; Un MODEM qui n’a pas encore
l’ADSL ; Une UMP dans laquelle les composantes (Gaullistes, libéraux et
centristes…) tentent de vivre ensemble et d’exister. Le refuge politique des
dogmatismes serait il en voie d’extinction ? Quand Bertrand Delanoë prône
les vertus du libéralisme, est-on toujours dans le dogme socialiste, dans une
approche socio démocrate ou dans une approche politicienne. Quand Ségolène
Royal fait les yeux doux à François Bayrou est-ce une manœuvre ou la vision
d’une nouvelle société. Et quand notre Président adopte des mesures qui
seraient perçus dans le monde économique comme concurrence déloyale, est on
toujours dans une pensée de droite ou dans une approche pragmatique des
situations ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si les dogmes disparaissaient, l’on ne pourrait que s’en
réjouir mais que resterait-il comme forme de pensée ? Le niveau de
conscience de l’individu est-il suffisamment développé pour lui permettre
d’affronter une société qui offrirait plus d’ouvertures au questionnement que
de réponses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quels sont les nouveaux vecteurs de pensée, si l’on
accepte de ne plus raisonner de manière dogmatique, si l’on accepte
d’approfondir les raisonnements plutôt que de se contenter de l’aspect
superficiel des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Où est la notion de conscience dans ce monde de prêt à
penser qui fait jacasser l’Homme sur tous les sujets, l’amenant à privilégier
les réponses toutes faites, aux réflexions, questionnements et interrogations
introspectives qui seules, pourraient lui permettre d’élever son niveau de
conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ou est la notion de conscience quand l’individu se
contente à partir.des informations qu’il reçoit (souvent par le biais des
médias) d’exprimer, non pas le fond de sa pensée, mais la superficielle
interprétation qu’il en a entendu ou faîte ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ou est la notion de conscience dans la montée des
individualismes qui amènent l’individu à s’imaginer qu’il n’a pas besoin des
autres pour vivre, oubliant ainsi son origine grégaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Agit-il dans ces situations en conscience ou de manière
non consciente ? &lt;span style=&quot;&quot;&gt;« Ce dont on ne peut parler, il faut le
taire »&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt;disait Wittgenstein. «Penses par toi-même
« disait Kant au siècle des lumières. Les lumières ont-elles la même
intensité aujourd’hui qu’hier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L’homo sapiens occidental du 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle
semble plus, dans sa vie quotidienne, continuer à privilégier les réponses et
les certitudes qu’à utiliser la partie intelligente de son cerveau. Imaginons
les progrès que l’homme ferait s’il utilisait ces capacités cognitives, non
émotionnelles, pour se découvrir avec la même intensité que celles qu’il a
utilisées pour accomplir ces 130 dernières années toutes les découvertes,
industrielles, économiques, médicales, technologiques, culturelles… Imaginons
les progrès que ferait l’humanité si l’on consacrait autant de moyens et
d’énergie à élever le niveau de conscience qu’on en a consacré à toutes les
découvertes du 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Imaginons les progrès que l’Homme
ferait s’il cessait de se laisser bercer par le son des dogmes pour privilégier
la réflexion et le questionnement à la réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Doit-on réinventer le siècle des lumières pour y
parvenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Etre en conscience, c’est comprendre et
découvrir que l’Homme n’est que partie d’un tout indissociable. N’est ce pas
parce qu’au fil du temps, l’Homme s’est éparpillé, grisé au son des sirènes des
dogmes, qu’ils soient religieux ou politique, qu’il en a oublié sa quête de la
vérité. L’Homme ne pourra véritablement se réconcilier avec lui-même que dès
lors qu’il aura compris, que le verbe être prime sur le verbe avoir et que
l’avoir, se doit de rester au service de l’être et non l’inverse,&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt;comme trop souvent, notre société nous le démontre.&lt;/span&gt;
L’élévation du niveau de conscience de chaque individu serait de nature à
assurer un progrès qui réconcilierait potentiel économique et potentiel humain.
Alors à quand un Grenelle de la conscience ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pour un management plus raisonnable par Alexandre Adjiman</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/10/22/Pour-un-management-plus-raisonnable-par-Alexandre-Adjiman</link>
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    <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 23:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Étant un innovateur
impénitent, et ayant exercé cette &amp;quot;activité&amp;quot; tant en entreprise qu'en qualité
d'indépendant reconnu par les services fiscaux comme &amp;quot;inventeur&amp;quot;, je suis
toujours à l'affut d'histoires de produits et de réflexions autour de ce
thème.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La créativité et&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; l'innovation ont toujours joué un rôle important dans le
développement des entreprises, et&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de très nombreux
experts en analyse des&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; évolutions &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;économiques&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; s'accordent aujourd'hui
pour dire que&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; face à la concurrence des pays
émergents, le &amp;quot;vieux monde&amp;quot; devra innover beaucoup plus qu'auparavant, pour
continuer à tenir un minimum de place dans les échanges.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'où un certain intérêt à
réfléchir sur le lien management-innovation, objet de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous raconte trois
histoires qui se sont produites à 60 ans de distance, puis nous verrons quelles
conclusions nous pourrions en tirer sur le plan du management de la créativité
et sur celui du management en général.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première histoire se passe
aux Etats-Unis, en 1946. Une jeune femme du nom de Marion Donovan vient d'avoir
son premier bébé, et vit ce qu'ont vécu beaucoup de femmes à cette époque, à
savoir l'utilisation et les contraintes liées aux langes : bébé rarement au
sec, lavage quotidien, séchage, repassage, rotation parfois trop lente du cycle
en question, fatigue, etc. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Elle se dit que ce n'est
pas possible de continuer ainsi, il faut faire quelque chose. Elle crée un
système comportant une feuille étanche et de l'ouate. En fait de faille étanche
elle a utilisé de la toile de parachute! Son avocat lui conseille de déposer un
brevet, ce qu'elle fait, et elle se rend ensuite chez les plus grands
fabricants de langes américains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les divers experts en
marketing, production, et autres managers, l'ont&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
tous écoutée attentivement, et après étude, lui ont écrit que, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;finalement, il ne pouvait pas&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; y
avoir de marché pour son idée, car ils n'avaient décelé aucune demande de la
part des mamans, qui achètent toutes leurs culottes (langes) et en sont très
satisfaites.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Heureusement,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; 10 ans plus tard un monsieur du nom de Victor Mills lui achète
son brevet, et sort les premières couches culottes, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;qui s'appelleront un peu plus tard : Pampers!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les deux autres histoires
sont des témoignages vécus personnellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je représentais à l'étranger
un accessoire du téléphone portable, plus précisément un chargeur manuel de
batteries, inventé par un ingénieur français qui m'en avait confié le
développement. Pour ce développement je prends contact par téléphone avec le
plus gros client potentiel pour ce genre de produit dans le pays, un opérateur
de téléphones mobiles. Environ 300 magasins, bref : le leader.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'occasion de cet appel
j'apprends &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;qu'il existe justement dans cette
entreprise un groupe, composé de personnes de divers départements, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;chargé d'examiner les produits nouveaux. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&amp;quot;Quel plaisir !&amp;quot; me dis-je en moi-même : j'ai eu l'occasion de
proposer des dizaines de produits nouveaux à des dizaines de sociétés, et c'est
la première fois que je vois une telle démarche. D'habitude je rencontre le
marketing, ou la direction commerciale,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ou la
production, et ça limite toujours un peu le dialogue. Il faut ensuite qu'ils
transmettent aux autres départements, etc. Vous connaissez.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On me fixe rendez-vous
rapidement (l'innovation n'attend pas), je me présente, j'expose les arguments,
je montre le produit, je parle marché, prix de vente, marges, monopole (grâce
au brevet), je réponds aux questions nombreuses et intéressées. En conclusion,
j'informe le groupe que s'agissant d'un produit nouveau, je suis disposé à
faire à mes frais un test sur quelques magasins, avec des hôtesses qui feraient
la démonstration du produit aux clients, jusqu'à la vente: en clair je montre
que j'y crois.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot;&gt;Fin de la réunion: on m'annonce une réponse dans 15
jours maximum. Fantastique! Vraiment novatrice à tous les niveaux cette
entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous n'allez me croire, et
c'est pourtant vrai: dans le délai annoncé, on m'informe que le groupe
&amp;quot;produits nouveaux&amp;quot; s'est mis d'accord sur le fait que le produit étant encore
inconnu du public, il lui paraissait difficile de le commercialiser.
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Ne souriez pas et réfléchissez, parce qu'un tel
exemple s'est peut-être déjà produit pas loin de votre bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par la suite j'ai vendu le
produit à plus de 3000 exemplaires, en moins d'un an, mais bien entendu j'aurai
pu faire beaucoup plus avec ce partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autre démarche, autre cas de
figure. Je m'adresse au N°1 de la capsule de café (200 milliards de capsules
écoulées par an) pour lui proposer un accessoire à ses capsules. Je téléphone:
il faut envoyer un dossier. J'ai le nom et l'adresse de l'interlocuteur,
j'envoie mon dossier. Je reçois rapidement une réponse de la personne : votre
affaire est internationale, je transmets à mon collègue qui s'occupe de
l'international. Je me dis que je suis sur la bonne voie: c'est vrai, c'est
international, on a lu et compris mon dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelque temps plus tard, je
reçois une lettre accusant réception de mon dossier, avec
remerciements&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et m'indiquant que la politique de la
Société, c'est que les idées ne peuvent être émises que par le personnel de la
société. Fermeture du dossier *.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Conclusion: depuis 1946 et la
proposition de Mme Marion Donovan avec son idée de couches jetables,
l'organisation des entreprises en matière de management de l'innovation ne
semble pas avoir beaucoup évolué. Bien sûr, les entreprises innovent, de
nouveaux produits naissent régulièrement, mais telle n'est pas la vraie
question.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La vraie question est dans la
nécessité &lt;strong style=&quot;&quot;&gt;d'innover encore plus&lt;/strong&gt; que par le passé, car
comme je le disais dans les premières lignes, la plupart des experts
s'accordent pour dire que cela devrait être la priorité des entreprises pour
faire face à la concurrence effrénée des pays qui ont soif de conquête de
nouveaux marchés. : Chine, Inde, Corée, Thaïlande… Cela veut dire que si
laisser passer des opportunités était sans véritables&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; conséquences il y a 10 ans, aujourd'hui cela pourrait être
fatal.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De plus je ne crois pas qu'il
y ait pénurie d'idées. Les progrès de la technique sont tellement énormes, que
les champs de créativité sont partout autour de nous. Un Japonais ne vient-il
pas de démontrer la possibilité d'utiliser une imprimante à jet d'encre pour
créer des nouvelles cellules humaines qui pourraient à terme permettre de créer
peut-être des organes destinés à des greffes ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En revanche, l'entreprise
doit faire attention à ce que son organisation sache mieux qu'auparavant,
saisir toutes les opportunités.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Elle doit notamment
examiner si par hasard ses collaborateurs ne freinent pas, consciemment ou
inconsciemment, les idées nouvelles. Sont notamment visés tous ceux que l'on
considère comme&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &amp;quot;experts&amp;quot;, qu'il s'agisse de
groupes, commissions, comités…&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ou d'individus. Car
aujourd'hui, trop savoir n'est plus savoir :&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;  
 &lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;Au sein de cet environnement instable et turbulent, un seul
élément reste constant: le changement&amp;quot;&lt;/em&gt; Dalaï-lama, 14&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Outre les rapports
hiérarchiques ou de lutte interne d'influence des personnes et des groupes dans
une société, qui jouent un rôle considérable dans les blocages, ce que nous
savons limite bien souvent notre imagination. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Tel
est notamment&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; le cas dans les exemples exposés
ci-dessus, et vous en trouverez sûrement&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; dans votre
propre expérience, qu'elle soit professionnelle ou personnelle d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si le sujet vous intéresse,
vous lirez avec passion &amp;quot;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;The innovation killer&lt;/strong&gt;&amp;quot; de
Cynthia Barton Rabe, une réflexion nourrie d'illustres exemples d'erreurs de
jugement commises&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; par de groupes de travail,
composes d'éminentes personnalités au savoir mondialement reconnu, en raison
soit de l'influence d'un expert, soit de la pression exercée par la majorité
sur une minorité qui est dans &amp;quot;l'opposition&amp;quot; et qui s'en trouve bâillonnée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, si vous croyez que
l'innovation n'est pas seulement l'apanage de la production, mais qu'elle peut
se trouver partout, dans les services et dans l'organisation des décisions en
général, vous accepterez sans doute l'idée que beaucoup de choses sont à
changer. Car l'organisation d'aujourd'hui est bien souvent encore celle de
&amp;quot;l'abondance&amp;quot;, celle où on pouvait encore &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;se
permettre de dire &lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;je ne sais pas, donc je ne fais pas, je ne suis
pas sûr, donc je n'y crois pas&amp;quot;,&lt;/em&gt; ou, en exagérant peut être un peu
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;&amp;quot;ce n'est pas mon idée, ce n'est pas une bonne idée&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette attitude n'est plus
raisonnable, pour autant qu'elle ait pu l'être un jour! Le management
raisonnable va consister à prendre quelques nouvelles précautions à l'égard de
ce que nous savons, et de ceux qui croient savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans son livre Mme Rabe
suggère d'ailleurs de s'entourer de ce qu'elle appelle des &amp;quot;zero gravity
thinkers&amp;quot; : ce sont des personnes qui, tout en ayant une certaine connaissance
des sujets abordés par un groupe, en sont indépendants tant du point de vue de
leur implication personnelle dans les décisions que du point de la
connaissance. Zero gravity&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; lui vient de l'idée que
ces intervenants ne sont pas &amp;quot;lestés&amp;quot; par leur savoir et par leur dépendance à
l'égard du groupe ou de l'un de ses éléments. Ils portent à la fois un œil neuf
sur le contenu et l'objet des discussions, et une forme de &amp;quot;naïveté&amp;quot; à l'égard
de ce qui est considéré comme acquis, et peut-être vont-ils bousculer des idées
reçues sans même s'en rendre compte…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La prise de décision dans
l'entreprise va devoir s'orienter très rapidement vers de nouveaux critères et
par là même l'organisation de ces prises de décision. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;C'est sans doute par elle que devrait commencer la remise en
cause. Car finalement, comme le dit le philosophe espagnol Daniel Innerarity :
&amp;quot;les relations entre savoir et pouvoir doivent être repensées, puisqu'il faut
désormais intégrer le non-savoir dans les prises de décisions&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alexandre Adjiman&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Auteur de &amp;quot;Quand je serai
grand(e) &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;je ferai…&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;www.quand-je-serai-grand.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.zerofauteorthographe.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.zerofauteorthographe.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;* puisque je n'ai pas cherché
à me faire embaucher!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>RH2.0 Par Alexandre ADJIMAN</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/RH20-Par-Alexandre-ADJIMAN</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 11:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
        <category>Adjiman</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;&amp;quot;Quand je serai grand(e)&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; je ferai…&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je reviens des Philippines où j'ai vécu une expérience
intéressante sur le plan des relations humaines de ce côté de la Mer de
Chine.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans ce pays où, comme dans toute l'Asie, la carte de
visite est un élément particulièrement important&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de
votre image, et fait l'objet d'un cérémonial précis, mon image sur ce plan
était particulièrement &amp;quot;light&amp;quot; (l'anglais est ici la langue
officielle).&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En effet, n'ayant encore aucune société établie dans le
pays, et mon objectif n'étant pas de créer une filiale d'une société Française
qui aurait pu figurer sur la carte, mais bien de créer une société sur place
pour proposer des services, ma carte de visite portait simplement mon
nom,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et une adresse e-mail ! &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Pas de numéro de téléphone,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; pas de
fax, pas de mobile, pas d'adresses &amp;quot;internationales&amp;quot;. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Face aux &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;cartes de visite de
&amp;quot;Présidente&amp;quot; ou de &amp;quot;Directrice Générale&amp;quot; (aux Philippines 75% des entreprises
sont dirigées par des femmes), comportant &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;8 à 10
lignes, je proposais donc mes&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; 2 petites lignes
!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je savais que cela pouvait être un problème, mais je
voulais jouer…&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &amp;quot;Cartes sur table&amp;quot;, si on peut dire
! Bluffer sur une carte ronflante avec domiciliation sur les Champs (Elysées)
eut été facile. &amp;quot;Personne ne va vérifier&amp;quot;, comme on dit. Bien sûr, mais quel
intérêt ? Et comment poursuivre ultérieurement des relations sérieuses dans un
contexte aussi mal enraciné au départ ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Puisque visiblement, selon ma carte, je ne représentais
que moi-même, j'ai donc imaginé d'inverser la situation.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; J'ai voulu tenter l'expérience d'amener mes interlocuteurs à
se &amp;quot;débarrasser&amp;quot; en quelque sorte de l'image véhiculée par leur carte de
visite, pour discuter de mon projet &amp;quot;avec leur personne&amp;quot; plus qu'avec leur
&amp;quot;fonction&amp;quot;. Objectif : mettre nos deux images (nos deux cartes de visite) au
même niveau : le mien !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cela a parfaitement fonctionné, et si cette technique est
certainement déjà utilisée de temps à autre, je me demande s'il ne faudrait pas
en faire une utilisation plus courante.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Comment fait-on pour parvenir à &amp;quot;passer derrière la carte
de visite&amp;quot; &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de son interlocuteur, c'est-à-dire
derrière sa fonction, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;pour trouver la personne
?&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Cela peut dépendre de ce que vous avez à
proposer, mais le principe de base est d'arriver assez vite à impliquer votre
vis-à -vis en tant qu'usager du service ou du produit que vous proposez.
Peut-être que ce n'est pas toujours possible, mais quand ça l'est, c'est
particulièrement efficace pour créer des liens assez forts, et détendre une
atmosphère. Bien entendu il y faut de l'empathie puisque &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;votre interlocuteur doit accepter votre procédé. Je n'ai jamais
dit que c'était facile, il peut y avoir de la méfiance, des blocages. Peut-être
que le fait que la plupart de mes interlocuteurs étaient des femmes facilitait
les choses ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Finalement, j'ai essayé &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; dépasser la classique
confrontation de niveaux : celle du commercial (fonction décrite sur sa carte
de visite) essayant de prouver quelque chose à un client, lequel reste figé
dans sa position de client &amp;quot;examinateur&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans le cas de figure de mes interlocutrices aux
PHILIPPINES, le sourire est rapidement sur les lèvres, on plaisante, et on fait
référence à des expériences personnelles. Bref, c'est bien parti. Pourtant les
risques étaient grands de ne pas être pris au sérieux, à cause de ce bout de
carton que je tendais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; En fait, si j'ai utilisé cette approche sur un plan
commercial, c'est que&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; je l'ai souvent expérimentée
avec succès dans les relations humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai dirigé des ouvriers, des commerciaux des chauffeurs
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;routiers, des techniciens et des ingénieurs, des
administratifs. …&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans une entreprise, nous avons tous notre &amp;quot;carte de
visite&amp;quot; (même si elle n'existe pas physiquement parce qu'on est standardiste ou
comptable et qu'elle n'est pas physiquement utile). Notre carte de visite c'est
évidemment la fonction, le rôle qu'on nous a confié,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et que nous avons accepté. Et la plupart du temps, nous nous
adressons la parole de carte de visite à carte de visite. Dans la vie
quotidienne de l'entreprise, cela ne pose pas de problème. Mais il existe des
circonstances, relativement nombreuses, où il y aurait un grand intérêt à se
parler plutôt de &amp;quot;personne à personne&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Par exemple en cas de restructuration, en cas de simple
déplacement de bureaux, en cas de licenciement, en cas de difficultés de
l'entreprise, ou de changement de stratégies, en cas de modifications
hiérarchiques, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai envie d'appeler cela la Relation Humaine
2.0&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; pour emprunter l'image de l'évolution du Web,
qui d'apporteur est devenu échangeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le web 2.0 c'est&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; la
contribution fondée sur l'égalité&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de traitement :
je peux désormais contribuer à une encyclopédie, quelle que soit ma carte de
visite !&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Je n'ai plus besoin d'être
académicien.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Résultat : avec&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; le concept du Web 2.0 plus rien n'est comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je crois qu'aujourd'hui c'est ce type de management qu'il
faut apporter à nos collaborateurs et à nos collaboratrices pour leur conserver
leur motivation à leur poste. Il y a évidemment de nombreuses raisons à cela,
mais probablement l'une des raisons les plus importantes réside dans le fait
qu'ils ont découvert, hors des murs de l'entreprise, qu'ils pouvaient donner
leur avis, contribuer (par exemple à&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; une
encyclopédie comme le faisaient les illustres &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;contemporains de Diderot, mais aussi à des quantités de
sujets), discuter avec des gens de tous horizons dans le monde entier, bref
être pris en considération en tant que personnes ayant, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;à priori&lt;/strong&gt;, une vraie valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dès lors, si une fois passé le pas de porte de
l'entreprise, nos collaborateurs ne sont plus que rarement considérés en tant
que personnes capables de jugements&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; propres, si on
ne prend que de façon épisodique (voire intéressée) leurs &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;préoccupations personnelles dans le cadre de leur travail, ils
n'auront qu'une seule hâte, c'est de terminer leur journée pour aller voir du
côté où ils se sentent exister en tant que personnes , ayant un droit
d'expression susceptible d'être pris en considération.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Car le collaborateur n'est plus cette personne qui
attendait parfois de l'entreprise une possibilité de devenir&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; quelqu'un, d'exister socialement.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
Son point de vue sur ce que lui apporte l'entreprise n'est donc plus le même
qu'il y a quelques années. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/www.amazon.fr&quot;&gt;&amp;quot;Quand je serai grand(e), je ferai…&amp;quot;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;je donne l'exemple de licenciements auxquels j'ai dû
procéder. Chaque fois que j'ai pu le faire, et après l'entretien formel et
obligatoire,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; j'ai essayé de rencontrer la
Personne.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; J'ai&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; essayé
de l'amener à se déclarer par rapport à la satisfaction réelle qu'elle avait et
de son poste et de l'entreprise, et notamment à parler sincèrement
de&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ses aspirations profondes sur le plan personnel
et professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Lorsque j'y suis parvenu (il y a ici aussi beaucoup de
méfiance au départ, chacun ayant une &amp;quot;carte de visite&amp;quot; en tête) j'ai souvent
trouvé en face de moi des personnes qui&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; acceptaient
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de regarder leur nouvelle situation comme un
tremplin possible, en tout cas autrement que comme un échec. Elles ont même
parfois pris conscience d'une certaine médiocrité de leur&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; situation, à laquelle elles pouvaient s'attacher à remédier en
repensant leur orientation ou leur secteur d'activité sur de nouvelles
bases.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/07/01/leonid-hurwicz-prix-nobel-d-economie_1064981_3382.html&quot;&gt;
Léonid Hurwicz&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;est l'auteur d'une théorie
macro-économique&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; qui lui a valu le prix Nobel
d'Economie en 2007. Il dit (en simplifiant bien sûr) que pour qu'une
organisation puisse survivre, (en l'occurrence il parlait des Etats), il faut
quelle puisse prendre les bonnes décisions.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Et pour
prendre les bonnes décisions il faut avoir les bonnes informations,
c'est-à-dire la vérité. Et Léonid Hurwitz de conclure que dans toute
organisation il est indispensable d'avoir des collaborateurs qui savent comment
faire (comment créer les incitations) pour obtenir la vérité de la part de ceux
qui y travaillent, à tous les niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bon sens&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; évidement, mais
combien de managers se préoccupent réellement d'obtenir la vérité, c'est-à-dire
de savoir réellement ce que pensent leurs collaborateurs en tant que personnes,
de la situation qu'ils doivent gérer, des relations humaines dans
l'organisation, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Des opposants &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;à cette idée
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;il y en aura, puisqu' elle va déranger tous ceux
pour qui la relation &amp;quot;employeur /employé&amp;quot; est, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;et
ne peut que rester, celle d'un rapport de force, (comme au bon vieux
temps).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais tout comme&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; les
enseignants ne pourront plus longtemps&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ignorer que
leurs élèves ont&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; appris&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
à travers l'utilisation de leur batterie d'écrans divers et variés qu'il
existait autre chose que la relation du Maître et de l'Elève qu'ils leurs
proposent, et qu'ils vont devoir modifier leur vision de &amp;quot;la classe&amp;quot;, les
personnes&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; qui ont une responsabilité de management,
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;aussi &amp;quot;petite&amp;quot; soit-elle, ne pourront pas longtemps
faire semblant de ne pas savoir que leur personnel est devenu grand.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/RH20-Par-Alexandre-ADJIMAN#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>L'intelligence émotionnelle en politique</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/15/L-intelligence-emotionnelle-en-politique</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 18:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les hommes politiques n'échappent pas à la règle. Nous ne sommes pas
toujours conscient de l'impact de nos paroles et de nos comportements sur les
autres et Nicolas Sarkozy n'y échappe pas.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Président Sarkozy n' échappe effectivement pas à cette règle. Certes, il
est, comme le qualifie certains, un enfant de la télé, le 1er président à être
né au milieu de la baby Boom génération (1955), le 1er président à n'avoir pas
connu la deuxième guerre mondiale, le 1er président a avoir assisté à l'éveil
des technologies et à la mutation d'une société qui se transforme à la rapidité
de la mutation d'un papillon. Le président de la République est un enfant de la
télé dont il sait d'ailleurs merveilleusement se servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt trois années le séparent du plus jeune Président ayant exercé avant
lui, Jacques Chirac (né en 1932). Non par rapport à l'age à la prise de
fonction, Valéry Giscard D'estaing était plus jeune quand il a été élu, il
avait 48 ans (né en 1926) mais par rapport à la date de naissance. Jacques
Chirac est né en 1932. Avant lui les précédents présidents étaient
successivement né, pour François Mitterand en 1916, pour Georges Pompidou en
1911. Quand au Général de Gaulle, il était né à la fin du 19ème siècle en
1890.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre temps, autres mœurs, et Nicolas Sarkozy est d'un autre temps. Celui de
la génération né dix ans après la deuxième guerre mondiale. Ceci peut expliquer
les comportements qu'il adopte et qui choquent parfois ces concitoyens. Des
comportements qui reflètent des positions émotionnelles permanentes, mais en
phase avec cette société qui vit toute situation sous un angle émotionnel
exacerbé. Ce qui choque chez Nicolas Sarkozy est le fait que pour la 1ère fois,
nous avons en France aux plus hautes fonctions de l'état, un Président qui qui
nous apparait politiquement incorrect. Un président qui, tour à tour, peut nous
rappeler d'autres figures emblématiques de la deuxième moitié du 20ème siècle
et qui toutes ont été contreversées. Il peut ainsi nous rappeler Bernard Tapie,
quand il adopte son ton gouailleur en brisant les syllabes &lt;em&gt;&amp;quot;j'comprends les
Français&amp;quot;, J'vais vous dire eunchose&amp;quot;&lt;/em&gt;.. Un président qui connait à la
perfection, use se sert et abuse de tous les médias et parfois même offre
l'image d'un Homme de scène: &lt;em&gt;&amp;quot;On n's'aperçoit même plus qu'les syndicats
sont en grève!.&amp;quot;&lt;/em&gt; nous faisant ainsi penser à un chansonnier sur scène. Un
mélange de Coluche, de Bedos voire de Jacques Martin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy est un enfant de la télé, il est un pur produit de la baby
Boom génération et il adopte par certains comportements des attitudes
littéralement opposées à ses prédécesseurs pour qui, le pouvoir se devait
d'être exercé auréolé d'une pointe de sacré. Imagine-t-on Le Général de Gaulle
dire à un concitoyen &lt;em&gt;&amp;quot;casses toi connard&amp;quot;&lt;/em&gt;. Certes non, cela ne
l'empêchait pourtant pas de le penser. Quand à la libération de Paris, du
balcon de l'Hôtel de ville ou il était acclamé, Georges Pompidou lui dit
&lt;em&gt;&amp;quot;C'est vous qu'ils acclament mon Général&amp;quot;&lt;/em&gt;  Celui-ci répondit
&lt;em&gt;&amp;quot;Mon Cher Georges, ceux qui m'acclament aujourd'hui sont ceux qui
acclamaient Pétain, il y a 5 ans&amp;quot;&lt;/em&gt; ponctuant sa phrase d'un &amp;quot;&lt;em&gt;Les
Français sont des veaux !&amp;quot;&lt;/em&gt; Qu'aurait on dit de cette réflexion, si des
images avaient immortalisée cet instant ? Ce n'étais pas l'époque du règne
omnipotent des médias et il fallut attendre la publication des mémoires de
Georges Pompidou pour découvrir cette anecdote, près de 30 ans après les faits.
Mais après tout, Nicolas Sarkozy ne se situe t-il pas dans la lignée du général
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, Nicolas Sarkozy est politiquement incorrect. Ce qui peut être considéré
comme un paradoxe quand on exerce les fonctions que sont les siennes. Mais
n'est il pas par la même occasion le représentant du comportement de nombres de
nos concitoyens ? S'il n'était Président de la république, l'on pourrait dire
de lui qu'il est un rebelle. Seulement voilà, il est Président de la
république. Toute la question est de savoir si l'on peut rester rebelle quand
on exerce le pouvoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exercer le pouvoir c'est aussi, comme on dit en management être référent. Et
un référent se doit d'être exemplaire, car il incarne le reflet que ses
collaborateurs adopteront dans leur management. L'enfant imite les
comportements de ses parents, l'adolescent se rebelle (Tiens, tiens!) et
l'adulte imite les comportements des autres adultes. Donc, quand le Président
se livre à des échappées émotionnelles volontaires ou inconscientes, il ne se
rend pas compte que par ce type de comportements, il porte atteinte à la notion
même de civisme et d'exemplarité qu'il prône dans certains de ces discours.
Qu'il s'adresse à un visiteur du salon de l'agriculture, à un marin pécheur ou
aux forces armées, quand il parle face à des caméras, ce n'est pas seulement
Nicolas Sarkozy qui s'exprime, c'est aussi la fonction. C'est le Président de
la République qui s'exprime. Et s'exprimant ainsi, il légitime ce comportement
comme pouvant être une ligne de conduite adaptable par tous. Sauf à s'inscrire
dans le &lt;em&gt;&amp;quot;Faites ce que dis, pas ce que je fais!&amp;quot;&lt;/em&gt;  Ce qui
apparemment, semblerait aller à l'encontre de qu'il exprime en d'autres
circonstances. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'émotion dans ses expressions positives nous aide à nous construire et à
développer notre conscience de manière agréable, l'émotion dans ses expressions
négatives (colère, insultes, emportements, victimisation) ne sont pas de nature
à construire cette part de bonheur que recherche tout individu et qui peut lui
permettre de passer de la survie à la vie.&lt;/p&gt;
Donc tout comme pour le manager qui dirige 3, 4 ou 50 personnes ou  plus,
notre président ne doit pas oublier que chacune de ses paroles, chacun de ses
comportements publics sont de nature à être jugés et que ceux ci peuvent soit
servir son projet, soit le desservir. En l'occurrence servir ou desservir la
nation. Il en est de même en management, la relation que nous construisons avec
ceux avec lesquels nous travaillons au quotidien, collègues, collaborateurs,
supérieurs, clients ou autres se construit au travers de tous les actes que
nous posons, de tous les comportements que nous adoptons et des toutes les
paroles que nous prononçons. Nous construisons ainsi nos relations de demain
avec nos comportements d'aujourd'hui. Consciemment ou inconsciemment.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Confiance, méfiance, défiance...</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 19:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
        <category>confiance</category><category>défiance</category>    
    <description>&lt;p&gt;La question est souvent posée dans les séminaires de management: &lt;em&gt;&amp;quot;La
confiance se mérite-t-elle ou s'octroie-t-elle ?&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    Face à cette question les « managers » se divisent en plusieurs catégories :
Ceux qui connaissent et pratiquent un management selon les règles de l’art,
ceux qui agissent de manière intuitive, puis les théoriciens : Ceux qui disent
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » Comme l’indique Alain Pichon dans
son livre &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782130565598/livre-les-cadres-a-l-epreuve.php&quot;&gt;
« Les cadres à l’épreuve, confiance, méfiance, défiance, PUF, 2008 »&lt;/a&gt; pour
nombre de dirigeants, de cadres et de subalternes, la «confiance» reste une
notion vague, aux contours et aux mécanismes flous, et à la définition
incertaine. Quand cette question d’octroi ou de mérite de la confiance se pose,
la bonne question pour lancer le débat est alors la suivante : « Si la
confiance se mérite, que doit faire le collaborateur pour la mériter ? » Quels
sont les critères auxquels il doit répondre pour gagner cette confiance ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doit-il répondre aux attentes non exprimées de son « manager « et tenter de
comprendre le non-dit ?&lt;br /&gt;
Doit-il deviner ce que son « manager » attend de lui en matière de
comportements ?&lt;br /&gt;
Doit-il répondre à des règles qui n’ont jamais été fixées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les attentes de son «manager» sont elles professionnelles ou relèvent elles
d’une attente de la part de ce dernier visant à satisfaire des besoins
personnels non liés à l’exercice managérial ? : Besoin de contrôler;
Assouvissement de pouvoir; Subjectivité du regard; Rigidité du cadre de
référence; Certitudes trop ancrées; Syndrome paranoïaque. Le comportement de
cette catégorie de « managers » est-il condamnable ?&lt;br /&gt;
Pas obligatoirement !&lt;br /&gt;
Parmi ces «managers» l’on distingue encore plusieurs catégories. Ceux qui
managent de manière intuitive et n’ont pas toujours conscience de l’impact de
leurs mots et de leurs comportements sur leurs collaborateurs. Ceux qui croient
connaître le fonctionnement humain mais qui n’en ont qu’une vision théorique
souvent liée à un manque de pratique ou d’expérience et ceux qui connaissent le
fonctionnement humain, maitrisent les fondamentaux du management de manière
factuelle mais peuvent néanmoins agir en restant prisonnier de leurs dogmes de
pensée, de leurs certitudes, de leurs croyances, bref de leur cadre de
référence. Suffit-il alors d’octroyer sa confiance pour que les relations
soient au beau fixe ?&lt;br /&gt;
Pas toujours hélas, mais ce sont les conditions d’une base relationnelle saine.
D’autant plus, que si le «manager» attend de son « collaborateur » que celui-ci
gagne sa confiance, qu’en est-il du collaborateur ? Peut-il accorder sa
confiance à quelqu’un qui ne lui donne pas la sienne. Certes il ne le dira
jamais. Mais s’il ne le dit pas, n’est ce pas par manque de confiance quand à
la réaction que pourrait avoir son supérieur s’il lui disait &lt;em&gt;« Vous voulez
que je gagne votre confiance, d’accord, mais vous qu’allez vous faire pour
gagner la mienne ? »&lt;/em&gt; la confiance ne s’achète pas ! ? Si donc, ne
bénéficiant pas de cette confiance recherchée, ce collaborateur décidait à sont
tour de limiter la sienne envers son « manager » quelles pourraient en être les
conséquences sur son implication et sa motivation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La motivation est un produit qui se fabrique, alors la confiance ne se mérite
pas mais s’octroie. C’est sur la base d’une confiance librement accordée,
librement consentie et librement acceptée par les deux parties qu’une relation
durable peut se construire. Sans confiance, pas de progrès. Sans confiance pas
de motivation. Sans motivation pas de performance.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Exprimer ses émotions sur son lieu de travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/01/Exprimer-ses-ressentis-emotionnels-sur-son-lieu-de-travail</link>
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    <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 15:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>L’entreprise est un lieu d’expression d’affects. Même s’ils s’en protégent, les
salariés, cadres et employés, peuvent parfois être altérés par des émotions
négatives : frustration, dépendance affective à la reconnaissance,
difficulté à s’affirmer, difficulté à dire non ou à négocier des délais, des
demandes, des exigences...    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ces situations sont elles de nature à améliorer la
productivité de l’organisation. Certes non ! Il y a belle lurette que tout
le monde a compris que les résultats qui s’obtiennent sous la pression ou le
stress négatif, la culpabilisation et la remise en justification permanente ne
durent qu’un temps. Ces situations engendrent souvent frustration, turn-over,
absentéisme, démotivation et désimplication.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Nombreux sont ceux qui attendent de
l’autre, collègue, collaborateur, supérieur hiérarchique que celui-ci soit à
l’image de ce qu’ils en attendent. Plusieurs réactions sont alors
possibles :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1 - L’autre accepte cette attente, essaie
sans bien toujours savoir comment, de se conformer à ce que l’on attend de lui.
Procédant comme tel, il se dénie la possibilité d’être ce qu’il est
réellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 - Il fait comme l’on dit contre mauvaise
fortune, bon cœur et engrange frustration sur frustration. Combien de temps
peut durer cette situation ? Et quel sera le prix à payer par les
parties ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3 - Il lutte pour affirmer son identité en
bridant ses émotion et en n’exprimant pas ses ressentis. Combien de temps peut
durer cette situation ? Et quel sera le prix à payer par les
parties ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4 - Il lutte pour affirmer son identité et
exprime ses émotions et ressentis&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans les 3 premiers cas, les ressentis non
exprimées vont agir directement, tant sur le mental de la personne, que sur son
niveau de performance professionnel. Ces ressentis non exprimés vont également
altérer son rapport à l’entreprise et par la même provoquer une perte de sens
(à l’action). On a là tous les ingrédients d’un futur conflit interpersonnel.
La stratégie de la fuite ou de l’évitement n’est jamais la meilleure manière
d’affronter une situation. Il ne s’agit souvent que d’une simple facilité qui
contourne le problème. Cette émotion porte un nom : &lt;strong&gt;la
peur.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Exprimer ses ressentis avec bienveillance
sans être dans une attitude offensive ou défensive permet de réguler les
relations interpersonnelles et d’introduire une dose d’intelligence
relationnelle. Les émotions sont faites pour être exprimées. Si on les brident,
elles peuvent par compression se libérer brusquement et se déchainer de manière
véhémente et parfois décalée. Ne pas exprimer ses ressentis, c’est prendre le
risque d’accumuler un contentieux de troubles relationnels. Maitriser ses
émotions est nécessaire, notamment en management mais les maitriser sans
exprimer ses ressentis peut pénaliser la relation à l’autre. Pour reprendre
l’expression d’un collègue, le monde professionnel n’est pas un univers de
« Bisounours »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En conclusion, n’attendons pas de l’autre
qu’il soit ce que l’on voudrait qu’il soit, mais accompagnons le dans un
Process d’intelligence relationnelle à devenir ce qu’il est ou qu’il souhaite
lui même devenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réconcilier potentiel économique et Humain</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/05/27/Reconcilier-potentiel-economique-et-Humain</link>
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    <pubDate>Tue, 27 May 2008 11:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>Interrogez les salariés autour de vous sur leur état de bien-être au travail.
Vous constaterez que très souvent un grand nombre ne trouvent plus de sens à
leur quotidien professionnel. Pire, ils ne savent pas toujours à quoi sert ce
qu’ils font tout au long de la journée. Or, l’être humain ne peut vivre dans un
monde qui n’a pas de sens. Si nous n’agissons pas, il y a fort à parier que les
millions de salariés qui aujourd’hui déjà ne trouvent plus de sens à leur
travail ne développent une contagion du mal être en entreprise. La motivation
est rarement contaminante. La démotivation, oui !    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Le 22 mai dernier, se
tenait à Paris, au siège de l’UNESCO, l’assemblée générale de l’association
citoyenne, &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;l’élan
nouveau des citoyens&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Présidé par le Docteur
&lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/philippe_rodet_1026.htm&quot;&gt;Philippe
RODET&lt;/a&gt;, cette association a, entre autres, pour vocation, à remettre
l’homme, le citoyen, au cœur de la cité. Il n’est donc pas surprenant de voir
siéger à la présidence d’honneur de cette association &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/jacqueline_de_romilly_1024.htm&quot;&gt;Jacqueline de
Romilly&lt;/a&gt; de l’Académie Française, Historienne et spécialiste internationale
de la culture grecque antique et le spationaute &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/jean_loup_chretien_1014.htm&quot;&gt;Jean Loup
Chrétien&lt;/a&gt; . La conjugaison de la tête dans les étoiles et des pieds sur
terre, le mariage du futur de l’espace avec le passé de notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’un des orateurs, Fabrice
POLLET, chef d’entreprise et membre du &lt;a href=&quot;http://www.cjd.net/&quot;&gt;Centre des
Jeunes Dirigeants&lt;/a&gt; (CJD) a traité dans son intervention de la perte de sens
qu’il constate dans les entreprises et des efforts que lui-même et son équipe
développent dans son entreprise, afin d’y pallier. Son intervention a beaucoup
tourné autour de mots ou d'expressions comme : engagement,  sens de
l'action, valeurs, projets. Des mots et expressions qui rejoignent les
réflexions de Christian Lemoine un avant-gardiste en matière de conseil en
management, qui avait coutume de dire lors de ces interventions, qu’un homme en
projet est imbattable, infatigable, et ajouterais t-il probablement
aujourd’hui, moins sensible au « mauvais » stress. Il n’est
d’ailleurs pas surprenant que le CJD, tout comme l’élan nouveau des citoyens
aient fait de la lutte contre les stress l’un de leurs atouts majeurs pour
2008-2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Le constat fait au
quotidien dans certaines entreprises, laisse apparaître que le stress, est
parfois du à l'inexistence même des mots évoqués plus haut : Sens de
l’action, valeurs projets, engagement. Tant que ne seront pas réhabilités les
notions d’engagement et de valeurs professionnelles et que les employeurs ne
développeront pas d’efforts pour redonner du sens au travail, alors nous
risquons de continuer à glisser sur la pente de la morosité et d’une certaine
forme de déconstruction sociétale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Les entreprises touchés
par ce phénomène sont elles si démunies qu’elles n’entrevoient plus de
solutions ? Pourtant ce ne sont pas les propositions qui manquent.
Quantité d’ouvrages paraissent sur le sujet ; L’un des derniers en date
&lt;a href=&quot;http://www.observatoire-immateriel.com/spip.php?article126&quot;&gt;« L’entreprise
réconciliée ».&lt;/a&gt; de Jean-Marie Descarpentries et Philippe Korda propose
avec beaucoup de pertinence de réconcilier potentiel économique et potentiel
humain en offrant une multitude de pistes dont certaines ne semblent relever
que d’un simple bon sens. Mais le bon sens existe-t-il ou n’est –il que le
reflet de notre façon de voir les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Quoi qu’il en soit, la
conjugaison au cynisme de l'époque que nous traversons, associée à une forme de
développement sauvage de l'individualisme ainsi qu'à la perte des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« anciens repères »&lt;/em&gt; : Religion, politique, spiritualité
et philosophie, conduit un certain nombre de salariés et même d'organisations à
ne plus trouver de sens à leur quotidien et parfois à offrir ainsi des terrains
propices au développement du stress. Est-ce à dire qu’il faut réhabiliter les
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;« anciens repères »&lt;/em&gt; Je ne me hasarderais pas sur ce
terrain, étant par nature adogmatique et respectueux de toutes des formes de
convictions, de croyances ou de religions, dès lors, bien sur, que celles-ci
sont conformes à ce que j’appellerais la citoyenneté éthique et donc non
nuisibles aux citoyens de cette société. Mais fil est curieux de se rappeler
que l’on rejoint là une citation prêtée à André Malraux : « Le
21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle » disait-il ‘Sera spirituel ou ne sera
pas ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Je ne développerais pas
les raisons de la perte de sens au travail qui s’amplifie année après année, en
France, mais force est de constater que le domaine d'activité, l’environnement
social, l'attrait ou l'absence d'attraits, tant du poste que de l’organisation
impactent également sur le rapport du salarié à son entreprise. Travailler chez
Google, dans une start-up, ou dans des univers que les anglo-saxons qualifient
de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« sexy » &lt;/em&gt;: mode, pub, médias, Hi Tech etc.
peut être générateur de sens pour un grand nombre de salariés de ces
structures, mais qu'en est-il pour les millions de salariés qui travaillent
dans des organisations ou à des postes qui peuvent être ressentis comme étant
moins attrayants Ne voulant heurter aucune organisation professionnelles
privées ou publiques, je m’abstiendrais de citer , tant des domaines
d’activités que des postes qui pourraient et sont souvent ressentis comme
n’étant pas particulièrement attrayants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Certes, parmi ces
salariés, certains seront porteurs de projets personnels ou professionnels
(ambition, plan de carrière etc..) Mais pour tous ceux qui n'ont pas de
projets, pas de but, pas de vision. Qui n'ont plus accès aux « anciens
repères » ou qui s’en sont détachés, quelle est la réponse à ce mal
être ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien, dans une répétitivité de taches et face à une nouvelle forme de
taylorisme tertiaire naissant ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand le management « baisse les bras ? » voire quand
il y a un management digne de ce nom&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du
sens à son quotidien quand il ne connaît pas l’utilité de son travail et que le
management est inexistant ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand l’exigence s’amplifie et que dans le même temps, la
reconnaissance, dont on ne peut ignorer qu’elle est un facteur impératif à
l’implication, la motivation et par le même à la performance professionnelle
n’existe pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand des mots comme autonomie et créativité sont absents du discours
managérial et surtout des méthodes de travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand l’entreprise entreprend changements sur changements sans même
valoriser et reconnaitre les efforts fournis et ayant permis l’aboutissement
des changements précédents ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Doit-on tenir rigueur au
dirigeant des organisations dans lesquelles travaillent les salariés décrits
ci-dessus ? Certes non, s’ils ont des responsabilités dans cette
situation, ils n’en sont pas pour autant coupable (Pardonnez moi ce trait
d’humour involontaire)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Mais ne l’oublions pas, il
y a 10 ans la perte de sens au travail était balbutiante. Il restait un
reliquat des « anciens repères » qui continuent à se désagréger.
Autre temps, autres mœurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Force également est de
constater qu’antérieurement à ces 10 ans, le lien social conjugué à la
convivialité dans un monde ou le « politiquement correct » n’existait
pas encore, donnait plus de liant aux relations professionnelles et offrait
ainsi plus de sens à au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Nous sommes entrés depuis
10 ans dans l’ère de la mondialisation, certains l’appellent la globalisation.
Pas de retour en arrière possible. Bien où mal n’est pas le thème de la
réflexion. Nous ne pouvons pas changer hier, mais nous pouvons agir
aujourd’hui, ici et maintenant pour faire un meilleur « demain ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il faut donc, si nous
voulons continuer à construire du progrès, tant social qu’économique, si nous
voulons redonner du sens au quotidien, si nous voulons prévenir le stress et
non le traiter, réconcilier les potentiels économiques et humains de toutes nos
organisations professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Remettre l’homme au cœur
de toutes les actions, au cœur de la cité, au cœur des organisations
professionnelles et publiques. Se rappeler que l’économie est au service de
l’homme et pas l’inverse. Pas d’économie sans l’homme, mais sans l’homme, pas
besoin d’économie. Ces deux forces doivent se réunir sans contraintes, sans
s’opposer et à défaut de regarder la même chose, regarder dans la même
direction.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Si nous n’agissons pas, il
y a fort à parier que les millions de salariés qui aujourd’hui déjà ne trouvent
plus de sens à leur travail ne développent une contagion du mal être en
entreprise. La motivation est rarement contaminante. La démotivation,
oui !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Comme le dit Philippe
Rodet dans son livre &lt;a href=&quot;http://www.le-stress-nouvelles-voies.com/&quot;&gt;« Le stress, nouvelles
voies »&lt;/a&gt; le salarié doit être convaincu de l’utilité de son activité à
l’égard de ses collègues, d’autrui et d’une manière plus générale de la
société. Henri Bergson, ajoute t-il faisait déjà état du lien naturel entre
« intérêt personnel et « intérêt général ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’on entend souvent parler
de la notion de « Projet entreprise ». Est-ce à dire qu’il faut un
projet d’entreprise fort pour mobiliser les effectifs ? Une chose est
sure, si c’est le cas ce n’est en rien nuisible. Mais l’absence de projet
d’entreprise est elle préjudiciable à la pérennité de l’organisation ?
Heureusement, non ! Car il y a des palliatifs qui peuvent réunir une
entreprise, une organisation et ses salariés autours de visions partagées
autres que le « projet d’entreprise. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’association d’une
entreprise ou d’une organisation professionnelle à une action citoyenne en est
une possibilité. L’investissement dans une action dont le but est d’améliorer
la vie des citoyens de la cité est propice à fédérer des salariés autour de
cette action. Il y a nature à créer une vision partagée entre salariés et
employeurs et ainsi recréer du liant, du lien, lutter efficacement contre le
stress et surtout redonner du sens au quotidien. Et ce ne sont pas les
associations qui manquent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il y a quelques années
jean Boissonnat écrivait : Si l’on veut que les choses changent par en
haut, on risque d’attendre longtemps ou d’y perdre notre liberté. Si on veut
qu’elles changent par en bas, il faut construire et diffuser une culture de la
responsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Un grand nombre
d’entreprises sont aujourd’hui citoyennes, responsables et impliquées dans la
vie de la cité. Quand elles partagent leurs actions d’implication dans la vie
de la cité en soutenant des initiatives citoyennes et qu’elles y associent les
collaborateurs qui veulent s’y engager, alors les mots et termes: engagement,
sens de l’action, conscience professionnelle, autonomie et créativité font
partie de leur culture. Ce sont des entreprises en progrès qui ont compris que
la performance cela se construit et qu’au-delà des compétences, c’est l’envie
et la motivation qui donnent du sens à l’action.&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les négociations sur le stress entre syndicats et patronat reprennent le 7 avril</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 14:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Les banques dont la vocation était jadis d’être des lieux «feutrés» sont à leur
tour touchées par la vague des suicides au travail. Coup sur coup, c’est deux
suicides qui sont révélés par la presse. Dans le même temps des accords signés
depuis octobre 2004, mais toujours pas mis en application font l’objet de
nouvelles négociations à compter du 7 avril.    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’hécatombe continue. Le
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; concerne un salarié de la banque HSBC à Paris-La Défense qui
s’est suicidé sur son lieu de travail en décembre dernier et dont le corps n’a
été retrouvé que le 2 janvier, plusieurs jours après son suicide (information
révélée entre autres par &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt; dans son édition du 23 février).
Aujourd’hui, on apprend qu’un autre salarié du secteur bancaire : il
s’agit cette fois de la BNP de Villefranche de Rouergue dans l’Aveyron a été
retrouvé pendu sur son lieu de travail le 21 janvier dernier. L’information est
révélée aujourd’hui (4 mars).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Ces suicides que nous
apprenons par la presse émanent en général de grandes organisations
professionnelles (Renault-Peugeot-La Poste-France Telecom-BNP-HSBC). Qu’en
est-il de tous ceux qui ne sont pas portés à notre connaissance ? Les
suicides professionnels anonymes. Ceux qui ne bénéficient pas de relais
syndicaux ou autres, pour être portés à la connaissance du public. Je rappelle
que le vice-président du Conseil économique et social, Christian Larose,
déclarait à &lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; l’année dernière que le nombre de suicides au
travail serait de l’ordre de 3 à 400 par an.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Depuis plusieurs années le
traitement du stress en entreprise est souvent géré de manière curative. On
intervient après et il est souvent trop tard. Même si rien ne permet de penser
que ces suicides sur lieux de travail sont directement ou uniquement liés à des
raisons professionnelles, ce geste ultime et le lieu où il se déroule ont peu
de probabilités d’être sans lien avec la sphère professionnelle. Il est temps
de traiter le stress en entreprise de manière préventive et non plus
curative.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;C’est d’ailleurs à partir
du 7 avril que &lt;span class=&quot;cap&quot;&gt;p&lt;/span&gt;atronat et syndicats vont commencer
ou, plutôt, poursuivre des négociations sur le sujet du stress au travail.
Poursuivre, parce que ces négociations avaient débuté en octobre 2004 et
avaient à l’époque donné lieu à la signature d’un accord-cadre européen qui n’a
pas encore été mis en application en France.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Trois ans et demi plus
tard, donc, ces négociations reprennent. Il y a tout lieu de penser que les
plannings des participants devaient être assez chargés, sinon comment expliquer
qu’il leur faille attendre plus de trois ans et près d’un millier de décès (Si
l’on en croit Christian Larose cité plus haut) pour se remettre au boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il n’est pas difficile
d’imaginer la souffrance hormis de la famille et des amis, des collaborateurs,
collègues et patrons de ces suicidés du travail. A une époque où la notion de
travail se dévalorise, de telles situations ne sont pas de nature à remonter le
moral des ménages et à donner du sens au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;De grâce, Mesdames et
Messieurs les partenaires sociaux, n’attendez pas trois ans pour faire mettre
en oeuvre des mesures immédiatement applicables dans le monde professionnel. On
parle là de vies humaines, mais aussi de pérennité sociale. Comment combler les
vides abyssaux des fonds publics quand on sait que selon certaines études le
coût de ce stress au travail serait en France de l’ordre de 51 milliards
d’euros par an.&lt;/p&gt;
A vous lire sur le site de l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des
&lt;a href=&quot;http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/1/524354.PDF&quot;&gt;conditions de
travail&lt;/a&gt;), vous seriez déjà d’accord. Alors décidez et signez rapidement les
mesures de mise en application de cet accord. Vous ferez d’une pierre plusieurs
coups : vous contribuerez au progrès social, vous réduirez la charge
publique, vous épargnerez des vies, vous redonnerez du sens à l’action
quotidienne de millions de salariés des secteurs privés et publics et
participerez par vos décisions à l’essor économique par l’accroissement de la
performance. Vous le savez, un salarié épanoui sur son lieu de travail
développe une contagion du bon, du bien et de la performance. Le bien-être au
travail ne nuit pas à l’intérêt économique, bien au contraire ! Il lui
profite.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Grenelle de la santé en entreprise</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Mar 2008 10:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Selon l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail, 50 à 60% des
cas d’absentéisme seraient directement liés au stress. Faudra-t-il tenir un
&amp;quot;Grenelle de la santé en entreprise&amp;quot; pour faire face à cette contrainte
psychosociale qui pèse de plus en plus lourd sur la performance économique.    &lt;h2 style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma; font-weight: normal;&quot;&gt;L’ agence
européenne pour la santé et la sécurité au travail &lt;a href=&quot;http://osha.europa.eu/topics/stress&quot;&gt;indique sur son site&lt;/a&gt; que près de 25%
des salariés européens souffrent du stress et que celui-ci serait à l’origine
de 50 à 60% de l’absentéisme dans les entreprises. Un prix énorme à payer, tant
en termes de souffrance humaine qu’en termes de réduction de la performance
économique des entreprises touchées.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h2 style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma; font-weight: normal;&quot;&gt;Les principales
causes du stress professionnel sont connues.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Surenchère à la performance
et à la compétitivité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Incertitude quant à l’avenir, perte de
sens quant à l’action quotidienne, absence de visibilité stratégique ou absence
de communication de la hiérarchie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Réduction des
effectifs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Rationalisations :
restructurations et concentrations&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Nuisance et mauvaise
conception des lieux de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Fonctionnement dans
l’urgence permanente&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Intensification des charges de
travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Accroissement de la
complexité organisationnelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Ordres contradictoires et
manque d’encadrement intermédiaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Tensions dans les relations
de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Absence de reconnaissance
du travail accompli&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Délitement de la notion de
collectif de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Agressivité
ambiante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Un véritable inventaire à
la Prévert !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Cette agence indique que la
réduction du stress au travail et des risques psychosociaux qu’il induit est un
impératif moral et légal. Au-delà de la réduction des souffrances humaines, qui
à elles seules justifieraient la mise en place d’une véritable politique de
santé, il y a également le critère économique et financier. Si rien n’est
rapidement entrepris, il y a tout lieu de penser qu’après le Grenelle de
l’environnement, il y aura lieu de tenir dans les plus brefs délais un
&amp;quot;Grenelle de la santé au travail&amp;quot;. Sauf à accepter de voir s’altérer la santé
financière et les performances économiques de toutes nos organisations
professionnelles privées et publiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Si nous acceptons, encore
une fois, de renoncer en partie à notre sacro-sainte exception culturelle,
économico-dogmatique, alors nous pourrons suivre des pistes sur lesquelles
nombre de pays se sont déjà engagés. C’est le cas du Canada qui travaille
depuis de nombreuses années sur les sujets touchant au stress. Ils viennent de
mettre en place une certification &lt;a href=&quot;http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2008022668&quot;&gt;
&amp;quot;Entreprise en santé&amp;quot;&lt;/a&gt;. Selon le directeur du bureau de normalisation du
Québec, Jacques Girard, il s’agirait d’une première mondiale. Les entreprises
qui souhaiteront être certifiées &amp;quot;Entreprise en santé&amp;quot; devront déployer quatre
axes destinés à impacter positivement sur la vie de leurs collaborateurs. Elles
devront intégrer dans leur gestion, des services et conseils en matière de
nutrition ou de gestion du stress ; veiller à offrir un meilleur équilibre
vie/travail par l’intégration d’horaires flexibles, garderie en lieu de
travail... ; offrir un environnement de travail convivial intégrant entre
autres des aménagements d’aires de relaxation ou salles de gym. Elles devront
aussi mettre en place des formations et accompagnements destinés à optimiser la
performance managériale dans son aspect reconnaissance et dans une vision
humanisée de la relation employeurs/employés qui privilégierait ainsi l’être
sur l’avoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Cette initiative est à
porter au crédit d’une association, &lt;a href=&quot;http://www.gp2s.net/index.php?option=com_content&amp;amp;task=category&amp;amp;sectionid=4&amp;amp;id=14&amp;amp;Itemid=90&quot;&gt;
GPS2,&lt;/a&gt; qui à l’instar de l’association &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;L’élan nouveau des
citoyens&lt;/a&gt; contribue à prôner l’exercice d’une politique dans l’essence
grecque du terme &lt;em&gt;politis&lt;/em&gt;. Un mouvement venant du bas vers le haut, et
non l’inverse comme cela est souvent le cas aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Le stress n’est pas une
fatalité. Mais si rien n’est fait, alors il faudra ajouter à la longue liste
des difficultés économiques (mondialisation, concurrence, exigence des
marchés...) un nouvel adversaire qui porte comme nom :
démotivation.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Stress et suicides au travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/27/Stress-et-suicides-au-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1a19df7658c8469d960eff1604917909</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 19:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Qu’est-ce qui a poussé mardi dernier un homme de 52 ans à mettre fin à ses
jours en se pendant sur son lieu de travail dans un bureau du central
téléphonique d’Amboise en Indre-et-Loire?    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Après Renault, La Poste
et la Police nationale, les suicides sur les lieux de travail se développent
dans la morosité ambiante d’un grand nombre d’entreprise et d’organisations
professionnelles et dans un quasi-anonymat. L’année dernière, Christian Larose,
vice-président du Conseil économique et social, et membre de la CGT indiquait à
&lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; qu’une personne par jour se donnait la mort pour des raisons
liées aux mauvaises conditions de travail. Les chiffres avancés vont de l’ordre
de 3 à 400 suicides par an. Causes personnelles, causes professionnelles ?
Qu’est-ce qui peut pousser un individu à mettre fin à ses jours sur son lieu de
travail ? Le suicide sur le lieu de travail n’est pas une nouveauté, mais
plus le nombre augmente, plus il se banalise. Selon Bernard Salengro de la
CFR-CGC, le coût du stress pour la société serait de l’ordre de 50 milliards
d’euros par an.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Les théories avancées
mettent en avant une intensification du stress liée à l’accroissement de
l’exigence. Exigence des actionnaires, des patrons, des managers, des
clients... Jusqu’où devra aller cette exigence, combien de personnes, de vies,
faudra-t-il sacrifier pour comprendre que la pression d’enjeu du toujours plus
ne crée pas d’économie durable. Pour être performant au travail, un individu a
besoin de croire en ce qu’il fait. Il a aussi besoin de croire en ce qu’il est.
Il a besoin de trouver du sens à son action. Il a besoin d’être motivé. C’est
d’ailleurs l’une des questions que pose tout recruteur qui se respecte.
&amp;quot;&lt;em&gt;Quel est votre motivation ?&amp;quot;&lt;/em&gt; &lt;span&gt;Il n’y a pas de&lt;/span&gt;
motivation dans le stress. Le stress au travail est relié à la démotivation. Le
stress au travail est directement lié au management, et nombre de managers
n’exercent plus ou n’ont plus les moyens d’exercer leur métier. Faut-il les
blâmer ? Comment concilier l’hyper-exigence à tous les niveaux quand on
sait que dans nombre d’entreprises le leitmotiv est « Faites plus, plus
vite et avec les mêmes, voire avec moins de moyens ». Comment concilier
les faramineux résultats des entreprises du CAC avec le quasi-gel des salaires
depuis plus de cinq ans. La littérature et la presse regorgent de chiffres et
d’analyses qui déplorent cet état de fait. Quoi qu’il en soit, si aucune prise
de conscience collective ne s’effectue, si les entreprises restent dans la
théorie du toujours plus et continuent sur la même lancée, il y a fort à parier
que le coût social lié à l’augmentation des maladies professionnelles sera
phénoménal. Il avoisine aujourd’hui les 2 % du PIB. Qui
paiera ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Les seuls critères
décisifs et durables de la compétitivité des entreprises sont de s’attaquer
avec urgence au stress, de travailler sur la motivation des salariés, de
réduire la pression d’enjeu, de diminuer les exigences en accroissant la
reconnaissance auprès de tous les salariés de l’entreprise. Tous les acteurs de
l’entreprise doivent s’engager à construire du sens, à réhabiliter la notion de
plaisir au travail. Sauf à vouloir nuire à l’intérêt même de l’enjeu
capitalistique. Les entreprises qui continuent à penser que la pression d’enjeu
toujours croissante est de nature à favoriser l’expansion se livrent au même
geste que leurs salariés désespérés. Une sorte de suicide
économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un nouveau forum sur le Stress</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/21/Un-nouveau-forum-sur-le-Stress</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:daffd555259ac9d441f977011b4760ab</guid>
    <pubDate>Thu, 21 Feb 2008 11:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;A l'initiative du Docteur Philippe RODET fondateur et animateur de
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;l'élan
nouveau des citoyens&lt;/a&gt; et auteur de &amp;quot;Stress nouvelles voies&amp;quot; un nouveau forum
sur le stress de partage d'expériences entre intervenants et médecins
passionnés par la question vient de voir le jour &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://stress.over-blog.net/&quot;&gt;http://stress.over-blog.net/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
Y sont notamment abordés les thèmes suivants:*&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Stress et santé&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et société&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et entreprise&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et sport&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stresse et échec scolaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et adolescence&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Traitements du stress&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Je vous y invite à partager vos expériences&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Urgence: Stress et Société</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/16/Urgence%3A-Stress-et-Societe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e0fd8b0eee0e90a059281498ab30c7d7</guid>
    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 19:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>&lt;p&gt;On a un pays dont les valeurs profondément humanistes ne s’accordent plus
avec la pratique. Cette distorsion est là l’origine d’une atteinte sans
précédent du moral de nos concitoyens. On commence juste à en percevoir les
effets dramatiques à travers les suicides liés à l’excès de stress au travail.
Il y a donc urgence à en prendre conscience et à réagir ! Le &lt;strong&gt;Docteur
Philippe RODET&lt;/strong&gt; Animateur et fondateur de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/&quot;&gt;l'élan nouveau des citoyens&lt;/a&gt; qui a publié
l'an dernier livre un cri d'alarme sur ce très grave phénomène qui altère les
fondements même de notre société. &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.le-stress-nouvelles-voies.com/&quot;&gt;Le stress: nouvelles voies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;De plus en plus souvent, on voit des
salariés se donner la mort en raison d’un niveau de stress trop important. Il y
a urgence à réagir !&lt;br /&gt;
Le stress, tel un venin, diffuse dans notre société et détruit ses fonctions
vitales. Il altère la santé de nos concitoyens, favorisant l’émergence de
certaines maladies et aggravant l’évolution d’autres car, ne nous y
trompons pas, les cas de suicide qui nous interpellent tous ne sont que la
partie visible du désastre. Il contribue à la destruction de familles, il
conduit à &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;l’échec un nombre considérable de jeunes
parfaitement intelligents.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Le mal-être, dans notre société,
paralyse l’envie d’agir et de consommer, il effondre le moral des ménages. De
manière peut être plus sournoise encore, il empêche nombre d’entre nous
d’accéder à l’optimisme et nous plonge dans un pessimisme ambiant qui ne se
nourrit plus que des malheurs inhérents aux dysfonctionnements de notre
société. Le Canada, depuis de nombreuses années, agit avec intelligence pour
diminuer le niveau de stress de sa population. Il a mis en place une véritable
stratégie qui passe par un ensemble de mesures concrètes visant aussi bien à
diminuer le nombre de sources de stress qu’à aider tout un chacun à redonner du
sens à son travail et à sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Faisons de même en France. Car on peut
agir !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;En raison de ses valeurs et de son sol
fertile à l’humanisme, notre pays peut contribuer à bâtir un projet de société
alliant performance économique et bien-être.Tous ceux qui ont à motiver des
équipes savent la puissance des leviers humains auxquels il est possible de
faire appel. Le management, beaucoup trop défaillant dans notre culture, est
essentiel, que ce soit à l'échelle du pays ou de l'entreprise, il doit devenir
une priorité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Déjà, des dirigeants d’entreprise
s’allient pour tenter de faire face à l’urgence et d’apporter des réponses. Ce
que sont capables de réussir certaines entreprises, pourquoi d’autres ne le
pourraient-elles pas, pourquoi l’Etat ne le pourrait-il pas ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;L’engagement est aussi un moteur
considérable car, là encore, il s’appuie sur ce que l’Homme a de plus profond
en lui, le sens du bien commun, et constitue un merveilleux outil de
motivation. Trop peu ont perçu l’intérêt de ce levier et le mettent en
pratique. Il y a urgence à agir !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;On a
un pays dont les valeurs profondément humanistes doivent s’accorder avec la
réalité et la pratique. De cette parfaite adéquation, jaillira le bien-être de
nos concitoyens et permettra à un nombre croissant d’entre eux de retrouver le
véritable sens du mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dr Philippe RODET&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Passer du verbe avoir au verbe être</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/09/10/Passer-du-berbe-avoir-au-verbe-etre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b533dbf3528bba1fa9dd01d0f81af1d7</guid>
    <pubDate>Mon, 05 Nov 2007 19:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pourquoi
doit-on améliorer les systèmes de management ? Que veut dire le mot
management au juste et à quoi ça sert de manager ? Est-ce plus facile ou
plus difficile aujourd’hui de manager ? D’une manière générale les
relations professionnelles tendent-elles à s'améliorer ou à se dégrader?
Globalement l’exigence, des clients ou des employeurs est elle en diminution ou
en augmentation ? Travaille t-on plus facilement ou plus difficilement
aujourd'hui qu'hier ? Pourquoi le stress est-il devenu la maladie du siècle et
est parmi les premières causes des arrêts de travail et de congé maladie ?
Vit-on aujourd’hui son activité au quotidien dans son entreprise de la même
manière qu’hier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Non ! et pour une raison simple, parce que le regard que
salariés et employeurs se portent mutuellement a changé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;D’un côté, nous
avons des employeurs, qui, confrontés à l’intensification de la croissance, à
ce que l’on appelle la loi du marché ont accrus leur niveau d’exigence, des
actionnaires qui augmentent aussi leurs exigences pour accroitre la valeur de
leur action et des consommateurs qui eux aussi deviennent de plus en plus
exigeant. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« Je paye, la vie est chère, j’en veux pour mon
argent ! ».&lt;/em&gt;De l’autre côté, nous avons des salariés qui, quel
que soit leur age, voient sans toujours en prendre conscience que la société
change. Modifications des lois sociales, du temps de travail (Il y a 10 ans le
sigle RTT n’existait pas !) Des salariés qui n’ont plus, comme c’était le
cas dans le passé que le travail comme seul objectif. Qui privilégient le fait
de réussir leur vie, plutôt que réussir dans la vie. Qui sont, eux aussi,
devenus plus exigeant, plus individualistes aussi. Qui raisonnent parfois plus
perso que collectif. Qui privilégient plus une action court terme qu’une vision
long terme.Le sentiment d’appartenance à l’entreprise est moins vivace. Il y a
10 ans quand vous interrogiez un ingénieur informatique d’IBM sur son métier,
il vous répondait &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« Je travaille chez IBM »&lt;/em&gt;,
aujourd’hui, il répondrait &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« Je travaille dans
l’informatique »&lt;/em&gt;. La culture entreprise est passée en arrière plan.
L’individualisme devient plus fort dans les comportements que le partage.
L’entreprise est devenu un lieu de travail ou la convivialité s’est
progressivement désagrégée au profit de l’égocentrisme. « Je fais mon
boulot pendant le temps ou je suis là, demain on verra. On est entré dans le
temps du CARPE DIEM ou « Vit pour l’instant «. Certains salariés sont
aujourd’hui persuadés que leur présence sur leur lieu de travail suffit à elle
seule à justifier le salaire qu’ils vont percevoir, négligeant ainsi la notion
de nécessaire performance, ne serait-ce que pour assurer la croissance.Il est
courant aujourd’hui dans des recrutements, d’entendre des candidats afficher
clairement leur intention de ne passer dans l’ entreprise que pour une période
déterminée 4, 5 ans, parfois moins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’une des
raisons nécessaires à la mise en place dans les organisations d’un management
factuel, garant de progrès et de reconnaissance est entre autre due à la
dévalorisation du mot travail. Ce n’est pas un point de vue, c’est un
constat.La frustration majeure tient à une perte de sens, de lien avec ce que
l’on fait et l’objectif à atteindre. Les valeurs qui ont été celles de nos
aïeux pendant des siècles se sont désagrégées au fil du siècle dernier au
contact de la modernité entre autre. L’ère du « Je d’abord » a fait
son apparition et se développe à la vitesse d’un cheval au galop. Nous sommes
rentrés de plein pied dans l’ère du jetable. Briquets, stylos et mouchoirs
jetables, téléphone jetable, conjoints jetables, emplois jetables, politiciens
jetables. Les visions d’avenir manquent et l’entreprise peut devenir un monde
sans repères que l’on ne comprend plus. Or un être humain ne peut vivre dans
l’incohérence. Alors il s’éloigne et son sentiment d’appartenance
s’affaiblit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La deuxième
raison est plus générationnelle.L’autorité qui était jusque dans les années 60
le socle de l’éducation, de l’enseignement, de la loi et du management s’est
progressivement désagrégée à l’approche du 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle.On est
progressivement passé d’un tout autorité à un tout pédagogique. Hors l’être
humain ne vit pas seul. Le système social qui est le notre implique des
différences de positionnement qu’il convient de remettre en place de façon à
passer à un équilibre entre autorité et pédagogie : reconnaissance et
exigence.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Comment
améliore t-on un système de management?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En donnant du
sens aux mots, du sens aux relations, du sens à l’action quotidienne, et donc
du sens au management.Pourquoi donner du sens aux mots ? Tout simplement pour
éviter que les MOTS ne se transforment par mauvaise compréhension en MAUX.Les
relations quotidiennes managers collaborateurs ou même salariés entre eux sont
elles toujours des lacs d’harmonie ou chacun reçoit de l’autre ce qu’il en
attend ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Suffit-il de
demander une seule fois pour obtenir ce que l’on attend, que l’on souhaite
?&lt;br /&gt;
Suffit-il de demander une seule et une unique fois pour voir une règle
respectée ?&lt;br /&gt;
Suffit-il d’annoncer un objectif à réaliser pour qu’ils se réalisent sans
aucune intervention ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Si tel était
cas, à quoi serviraient les managers ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Chacun des
acteurs sait-il toujours très précisément ce que l’on attend de lui. Tant en
termes de missions que de comportements ? Non,&lt;/span&gt; manager, c'est donc
bien donner du sens à l'action, du sens aux mots, du sens aux comportements, du
sens aux relations. Manager c'est contribuer à améliorer tous les résultats de
l’entreprise en s'appuyant sur des valeurs partageables et une éthique
sociétale. Manager ce n'est pas attendre de celui ou ceux que l'on managent
qu'ils changent, mais c'est accepter d'entreprendre soi même cette démarche de
changement. C'est en acceptant de modifier sa relation à l'autre en intégrant,
écoute, bienveillance, respect, reconnaissance et exigence que l'on génère du
sens à l'action et que l'on construit du progrès. &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’être humain
étant un pur produit d’émotions et d’affect, s’il suffisait d’adopter une
attitude sans rien changer à ses comportements pour améliorer sa relation avec
les autres, alors l’inventeur de cette attitude deviendrait immensément riche
très vite. Il pourrait vendre sa méthode aux parents, aux politiques, aux
responsables religieux, militaire, sectes et bien sur aux dirigeants
d’entreprises et aux managers.L’on ne peut pas changer l’autre contre son gré.
La meilleure manière de l’amener à modifier son comportement c’est en changeant
soi même ses modes de communications et ses propres comportements, alors par
induction l’autre modifiera sa relation à nous.Pour accroître ses compétences
relationnelles et améliorer son management, il convient de comprendre comment
fonctionne l’être humain, donc, apprendre à mieux se connaître. Ce n’est qu’en
apprenant à mieux se connaître que l’on apprend à mieux comprendre l’autre et à
mieux le manager. Si l’on n’entreprend pas de démarche personnelle de progrès
alors ceux avec lesquels nous travaillons où même nous vivons n’ont strictement
aucune raison de changer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il est fini le
temps où il suffisait d’exiger pour obtenir et où l’on manageait par la
contrainte.  On ne fait pas adhérer à un projet sous la contrainte. 
On ne peut pas contraindre à être créatif. On ne peut pa contraindre à être
implique et concentré.Pour améliorer ses compétences relationnelles et
améliorer son management, il faut modifier ses attitudes et ses comportements.
Apprendre à équilibrer exigence et reconnaissance. Etablir des règles et les
faire respecter. Faire adhérer plutôt que d’imposer. Piloter aux instruments et
non à vue. Déléguer, organiser, gérer son temps. Contrôler ; coordonner,
analyser, accompagner, motiver, former et j’en passe.Voilà pourquoi le manager
doit apprendre à passer du verbe avoir au verbe être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/09/10/Passer-du-berbe-avoir-au-verbe-etre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quand le marketing se fait social</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/11/03/Quand-le-marketing-se-fait-social</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:91caead0dac29b88a023bbc271046b71</guid>
    <pubDate>Sat, 03 Nov 2007 10:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article très intéressant de Isabelle BUOT-BOUTTIER paru sur
Agoravox.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31062&amp;amp;id_forum=1538918&amp;amp;var_mode=recalcul#commentaire1538918&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sommairearticleunetitre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Quand le marketing
se fait social&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Si
selon l’Université européenne du travail, la satisfaction des Français au
travail se situe dans la moyenne européenne, il en est tout autrement du regard
des travailleurs à l’égard des dirigeants. Les salariés-collaborateurs
s’inscrivent dans une grande défiance vis-à-vis des supérieurs avec lesquels
les occasions de dialogue direct sont par ailleurs beaucoup plus faibles que
dans les pays scandinaves. &amp;quot;Chez nous, la distance hiérarchique reste encore
très forte&amp;quot; affirme Claude Emmanuel Triomphe, délégué général de l’Université
européenne du travail.* Un contexte face auquel l’organisation de demain devra
déployer de véritables stratégies. La pénurie de certains profils, le papy-boom
à venir et le coût déjà très lourd de l’absentéisme et du turn-over, autant
d’éléments que les services de ressources humaines commencent à prendre très au
sérieux. L’organisation prend conscience de l’importance de son image-recruteur
et se tourne vers les outils du marketing pour construire et vendre sa
politique de responsabilité sociale. Petit tour d’horizon du marketing de
l’innovation sociale.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&amp;quot;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Les
recettes du marketing de la demande ne fonctionnant plus, il est temps
d’instaurer un réel dialogue d’égal à égal avec les
consommateurs.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 153);&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;François Laurent, professionnel du
marketing et auteur du blog&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 153);&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/&quot;&gt;M&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/&quot;&gt;arketing is
dead&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;, tire la sonnette d’alarme, le
consommateur a cessé d’être dupe ! Or l’histoire de la consommation étant
étroitement liée à celle du travail, si le consommateur ne croit plus aux
promesses des marques, le salarié ne semble guère plus optimiste quant à celles
du dirigeant. Un défi de taille s’annonce donc pour les marketers et les D.R.H.
du XXIe siècle ! Les serments ne suffisent plus, la ménagère et l’employé,
porteurs des douleurs de leur histoire sont respectivement devenus
consom’acteur et collaborateur et la diversité sémantique se propage dans les
services des organisations.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;L’entreprise ne peut plus se contenter de
&amp;quot;séduire&amp;quot; le client, elle doit à présent faire les yeux doux au salarié. On
parle ainsi de plus en plus de &amp;quot;salariés-clients&amp;quot;, une dualité homogène qui se
ressource dans chacune de ses composantes. Le client se soucie de plus en plus
de l’éthique de l’entreprise et de sa responsabilité sociale tant au niveau
interne qu’externe. Une organisation au sein de laquelle les salariés se
suicident tout comme celles qui ne participent pas au développement durable ou
font travailler des enfants à l’autre bout du monde n’ont pas bonne presse. La
mauvaise image de l’entreprise freine le client dans ses achats et ne donne pas
envie au collaborateur d’associer son image personnelle à celle d’une telle
organisation. Le salarié a donc des attentes assez proches de celles du client
puisqu’il recherche avant tout une entreprise où &amp;quot;il fait bon vivre&amp;quot; et ce,
bien avant la nature du salaire proposé. L’organisation pérenne se doit donc de
mettre en place une stratégie d’innovation sociale, c’est ce qu’elle attend du
marketing social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;De manière globale, il s’agit d’utiliser
les outils du marketing, soit de définir les besoins, les attentes, les freins
et les motivations de la cible concernée par l’étude afin de délimiter les
contours d’une problématique et/ou d’une stratégie. La communication sera
ensuite adaptée à cette stratégie. En termes sociaux, le marketing est
globalement utilisé dans deux secteurs d’intervention, le secteur associatif et
humanitaire d’une part et les services de ressources humaines des
organisations, d’autre part. On parle alors de marketing R.H. La pénurie de
certains profils sur le marché, la mise en concurrence accrue de ces profils,
l’absentéisme, le &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;turn-over&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
et la gestion du stress sont les principales composantes du &amp;quot;package social&amp;quot;
qui intéresse le marketing des ressources humaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Selon la ou les problématiques que
rencontre l’organisation, il s’agira donc de définir les besoins, les attentes
et les difficultés (freins) des salariés internes et/ou des collaborateurs
potentiels de l’entreprise. Les outils de l’audit social seront ceux des études
marketing : baromètre, enquête de satisfaction, enquêtes quantitatives et
qualitatives. L’analyse de cette phase d’étude permettra ensuite aux ressources
humaines d’élaborer, en lien avec les services de direction, de marketing et de
communication, une stratégie de &amp;quot;marque employeur&amp;quot;, véritable signature de
différenciation de l’organisation sur son environnement métier. Si des outils
tels que la création d’une crèche interne ou des avantages sociaux particuliers
pourront, à la lumière de cette étude, être mis en place, la démarche du
marketing social reste toutefois beaucoup plus globale. Les outils de
différenciation ne représentent qu’une partie d’une politique de culture
d’entreprise qui ne peut se résumer à quelques avantages &amp;quot;gadgets&amp;quot;. Enfin, le
consommateur et le salarié ne se laissant plus bercer par la démagogie des
décennies passées, la stratégie et la communication de cette politique
d’identité, véritable état d’esprit de l’entreprise, devront reposer sur une
réalité de pratiques sous peine de perdre très rapidement toute
crédibilité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Dans un fort contexte de mondialisation,
l’organisation, prise dans les tourments de la concurrence et du court terme, a
fini par perdre de vue la notion de lien social, terreau indispensable pour
cimenter tout collectif. Or, la performance économique de demain, essence même
de l’entreprise, ne pourra, au regard du contexte dans lequel elle évolue ainsi
que des nouvelles attentes de l’individu face au marché du travail, faire
l’économie d’une ré-humanisation de la relation. L’organisation compétitive et
innovante devra être à l’écoute de ses clients mais aussi de ses collaborateurs
puis devra décliner son identité, nourrie de ses valeurs. Face à l’élaboration
de cette politique d’image et de culture d’entreprise, la sociologie, la
psychologie du travail, le &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;team-building&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; mais aussi le marketing social
semblent être des approches complémentaires et salvatrices pour l’organisation
de demain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Isabelle Buot-Bouttier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Le Monde&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;, Dossier &amp;amp; Documents, septembre
2007&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 153);&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;François
Laurent, Fondateur de ConsumerInsight, coprésident de l’ADETEM,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Marketing
Magazine&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;, n° 116, octobre
2007.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31062&amp;amp;id_forum=1538918&amp;amp;var_mode=recalcul#commentaire1538918&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/article.php3?id
article=31062&amp;amp;id_forum=1538918&amp;amp;var_mode=recalcul#commentaire1538918&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La parole perdue</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/10/30/La-parole-perdue</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:827c7965f6fb0d01180b4466fca17dc2</guid>
    <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 15:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Peut-on réhabiliter le sens du travail ? Comment rendre à
nouveau le cadre professionnel épanouissant et nourricier ? Et s'il suffisait
de s'intéresser à l'autre?&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le monde du travail a profondément évolué. Perte de sens,
individualisation des taches, hiérarchisation croissante, déshumanisation du
cadre professionnel. Le fossé se creuse de plus en plus entre les salariés et
les dirigeants. Ce constat est la révélation de plusieurs éléments entrés
simultanément en crise. D’abord une interprétation du réel : L’individu a du
mal à réaliser et comprendre les réalités qui l’entourent. Parallèlement, il
perd le sens des choses (crise du sens), et ne sait plus vraiment ce à quoi il
est destiné (crise de la destinée). La parole est, elle aussi visée (crise de
la parole). Si les moyens de communication se sont développés, la
communication, elle, ne suit pas la même évolution. La crise touche donc des
éléments fondamentaux et a affecté les courroies de transmission du savoir
(famille, école, université et aujourd’hui l’entreprise ou l’organisation
professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Les salariés vivent une pression intense. Ils doivent
simultanément répondre de toute urgence à la fois à leur supérieur
hiérarchique, à des collègues et à des clients. Ils sont pris en tenaille dans
les mâchoires de l’hyper exigence. Le stress est ainsi devenu la 1ère cause
d’arrêt maladie. Contrairement aux générations précédentes, le travail n’est
plus au cœur de nos vies, un lieu d’épanouissement mais plutôt source de maux
tant physiques que psychologiques. La carrière n’est plus la priorité, c’est le
sens qui en est une. Les salariés sont en attentes d’autres modèles. Si
auparavant les cadres obéissaient aux ordres pour gagner la guerre économique,
c’est moins le cas aujourd’hui. Ils veulent pouvoir regarder leur famille dans
les yeux le soir en rentrant. Beaucoup de dirigeants d'entreprise sont donc
dans des situations schizophréniques. Les meilleurs veulent humaniser leur
entreprise dans un contexte souvent très brutal. D'autres parlent de sens mais
demandent à leurs troupes d'être de bons mercenaires et ils ont de plus en plus
de mal à faire percevoir à leurs salariés le sens de leur travail. On a parfois
l'impression que rien ne peut arrêter cette logique car il y a d’un côté les
attentes des cadres et de l’autre celle de l’entreprise qui veut les motiver
mais n’y arrive pas !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est souvent le chômage qui fait qu’aujourd’hui les gens
restent où ils sont et subissent ces pressions. Ils n’en parlent pas et restent
dans un mutisme avec une frustration croissante. Car la parole est aussi en
crise. Beaucoup de cadres ne communiquent pas leur stress ou leurs problèmes à
leur hiérarchie. Les informations ne remontent pas, elles ne descendent pas non
plus et on ne sait plus vraiment qui commande le navire « Organisation
professionnelle ». Si les dirigeants veulent sortir de ce cercle infernal il va
leur falloir redorer la notion de performance managériale. Apprendre ou
réapprendre à faire confiance aux individus, à tous les salariés quels que soit
leur tache et leurs fonctions. Les prendre comme des partenaires de
l’entreprise. Il est temps de lancer une vraie réflexion sur le respect des
personnes pour les aider à atteindre la performance. Il est temps de
réconcilier anthropologie, vision de l’homme, éthique, et management
performant. Et cela passe par la réhabilitation de la parole perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et la réhabilitation de la parole perdue passe entre autre
par l’écoute active de l’autre…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les TPE en mal d'amour</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/10/11/Les-TPE-en-mal-damour2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:51d314a2375fe6824905a735d317d661</guid>
    <pubDate>Thu, 11 Oct 2007 19:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Lu dans l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Le réseau Tous pour l’emploi lance l’Observatoire CSA-Tous de l’emploi
et de la conjoncture dans les TPE. Le premier opus de ce nouveau baromètre
vient d’être publié. Il souligne les difficultés des très petites entreprises
pour recruter et veut sensibiliser les pouvoirs publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;    &lt;p&gt;Les très petites entreprises (TPE) créent des emplois mais peinent à
recruter. Selon la première enquête publiée par l’Observatoire CSA -Tous pour
l’emploi, une très petite entreprise sur dix serait à la recherche de nouvelles
recrues. Avec près de deux postes à pourvoir en moyenne, elles ne
parviendraient pas à étoffer leur effectif. Ce constat n’est pas pour autant
alarmant. Philippe Cheval, membre du comité de pilotage du &lt;a href=&quot;http://www.touspourlemploi.com/index.php?page=orga&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;réseau
Tous pour l’emploi&lt;/a&gt; souligne d’ailleurs que « si seule une TPE sur dix a du
mal à recruter, c’est que les neuf autres y parviennent ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’enquête, qui se veut une photographie de la situation actuelle met
néanmoins l’accent sur un problème bien réel : le fossé entre les exigences des
entreprises de petite taille et les demandeurs d’emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Mauvaise image&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pénurie de main d’œuvre qualifiée (67%) et l’incompatibilité du candidat
avec le poste (51%) sont les deux raisons les plus fréquemment invoquées par
les patrons de TPE interrogés, qui ne parviennent pas à recruter. « Ces
résultats sont logiques. Dans certains secteurs la main d’œuvre est difficile à
trouver et cela concerne aussi bien les métiers qui demandent un personnel très
qualifié –boucher, maçon- que des métiers sous qualifiés comme les techniciens
de surface », précise Philippe Cheval.&lt;br /&gt;
Il estime que cette pénurie s’explique par la mauvaise image dont souffrent à
tort ces métiers. « Les jeunes pensent qu’il s’agit de métiers durs et mal
payés et préfèrent ne pas s’engager dans la filière ».&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;La faute aux patrons ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les TPE soutiennent également assez mal la comparaison avec les entreprises
plus grandes. Celles-ci sont associées dans l’esprit des candidats à l’embauche
à des avantages tels que les congés ou les tickets restaurant et à une certaine
sécurité de l’emploi. « En caricaturant, les jeunes espèrent intégrer une
grande entreprise comme autrefois on rêvait d’entrer dans la Fonction Publique
», déplore Philippe Cheval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les entreprises de taille humaine ne méritent pas cette mauvaise image,
leurs dirigeants en sont pourtant un peu responsables. Les patrons des TPE sont
souvent de très mauvais « communiquants ». Ils ne savent pas mettre leur
entreprise en valeur, au point de ne pas encourager leurs propres enfants à
prendre leur succession.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Des pistes de réflexion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour améliorer la situation, Philippe Cheval souhaite que l’on mette un peu
« d’huile dans les rouages ». La mise en place de l’Observatoire de l’emploi et
de la conjoncture dans les TPE dont la deuxième enquête sera publiée au premier
semestre 2008 devraient aider le réseau à sensibiliser les pouvoirs publics sur
les problèmes des petites entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’enquête fait le point sur l’opinion des chefs d’entreprise à l’égard
des dernières mesures législatives – baisse des charges sociales, chèque emploi
service universel – elle donne également des pistes de réflexion pour soutenir
la croissance, sorte d’appel du pied au législateur.&lt;br /&gt;
Mais pas seulement : « Nous n’attendons pas forcément de texte législatif.
Plusieurs choses pourraient être faites avec un peu de bonne volonté, juste en
faisant connaître à Lille ce qu’il se passe à Marseille et s’il y a des
personnes disponibles là-bas ».&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lentreprise.com/3/1/1/article/14022.html&quot;&gt;http://www.lentreprise.com/3/1/1/article/14022.html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La lettre imaginaire d'un Président imaginaire à ses collaborateurs</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/09/07/La-lettre-imaginaire-dun-President-imaginaire-a-ses-collaborateurs</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Sep 2007 16:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>A la lecture de la lettre du président de la république aux enseignants, l'on
pourrait penser qu'il y a là une vision utopique. Dans le plagiat qui suit
(Pardon Monsieur Le Président,j'espère ne pas avoir trahi le fond de votre
pensée) je vous livre ce que pourrait être sur le même modèle la lettre d'un
dirigeant à son encadrement. Encore plus utopique diront certains. Mais n'est
ce pas derrière toutes les grandes utopies que se cachent tous les progrès de
nos sociétés depuis la nuit des temps? N'est ce pas derrière les utopies que se
cachent les grandes découvertes scientifiques, géographiques, artistiques,
culturelles, économiques, spirituelles et philosophiques. le siècle des lumière
n'était-il pas utopique ? Le syndicalisme au 19ème siècle n'était il pas
utopique? Vouloir remporter des grandes épreuves sportives, n'est ce pas
utopique? Le socialisme à sa génèse n'était-il pas utopique comme l'était le
fait d'avoir envie de marcher sur la lune ? N'est il pas utopique de penser que
demain pourrait être différent d'aujourd'hui ? Meilleur qu'aujourd'hui ? Alors
si l'utopie c'est de croire que ce qui est impensable est réalisable, vive
l'utopie !    &lt;p&gt;Chères collaboratrices, Chers collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite vous parler de l'avenir de nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;salariés&lt;/em&gt;. Cet
avenir, il est entre les mains de chacun d'entre vous qui avez en charge de
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;former, de guider, d’accompagner&lt;/em&gt; ces esprits et ces
sensibilités qui peuvent encore se développer, qui se cherchent, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;qui veulent donner du sens à leur quotidien&lt;/em&gt;, qui n'ont pas atteint leur
pleine maturité, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;car nous le savons&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’Homme est
toute sa vie en apprentissage&lt;/em&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez la responsabilité d'accompagner l'épanouissement de leurs
aptitudes intellectuelles, de leur sens moral, tout au long de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;leur parcours dans votre équipe&lt;/em&gt;. Cette responsabilité est l'une des
plus lourdes mais aussi des plus belles et des plus gratifiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aider l'intelligence, la sensibilité à s'épanouir, à trouver leur chemin,
quoi de plus grand et de plus beau en effet ? Mais quoi de plus difficile aussi
? Car à côté de la fierté de voir &lt;em style=&quot;&quot;&gt;le collaborateur&lt;/em&gt; grandir,
son caractère et son jugement s'affirmer, à côté du bonheur de transmettre ce
que chacun a le sentiment d'avoir de plus précieux en lui, il y a toujours
cette crainte de se tromper, de brider un talent, de freiner un élan, d'être
trop indulgent ou trop sévère, de ne pas comprendre ce que &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’Homme&lt;/em&gt; porte au plus profond de lui-même, ce qu'il éprouve, ce qu'il
est capable d'accomplir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Manager&lt;/em&gt; c'est chercher à concilier deux mouvements
contraires : celui qui porte à accompagner chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt; à &lt;em style=&quot;&quot;&gt;être reconnu dans sa personne, son
identité, ses forces et ses faiblesses&lt;/em&gt; et celui qui pousse &lt;em style=&quot;&quot;&gt;à
exiger de la part de ce collaborateur qu’il produise de la performance, savant
mélange de compétences et de motivation&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exigence s'impose &lt;em style=&quot;&quot;&gt;au manager&lt;/em&gt; face au &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt; qui grandit, celle de ne pas étouffer sa personnalité
sans renoncer à &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’accompagner&lt;/em&gt;. Chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;être
Humain&lt;/em&gt; a sa manière à lui d'être, de penser, de sentir. Il doit pouvoir
l'exprimer. Mais il doit aussi apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Trop souvent encore, le management néglige la personnalité du
collaborateur&lt;/em&gt;. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;L’hyper exigence&lt;/em&gt; est placée au-dessus de
tout. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;L’épanouissement personnel de chaque collaborateur,
condition impérative pour sa nécessaire implication dans son entreprise est
souvent reléguée au 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; rang derrière la somme des exigences :
actionnaires, dirigeant,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; clients, marchés
boursiers…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;salariés&lt;/em&gt; en &lt;em style=&quot;&quot;&gt;souffrent&lt;/em&gt;. Ce
n'était pas parce qu'ils manquent de talent, ni parce qu'ils &lt;em style=&quot;&quot;&gt;sont&lt;/em&gt; incapables d'apprendre et de comprendre mais parce que leur
sensibilité, leur intelligence, leur caractère se &lt;em style=&quot;&quot;&gt;trouvent&lt;/em&gt;
mal à l'aise dans le cadre unique que l'on &lt;em style=&quot;&quot;&gt;voudrait&lt;/em&gt; imposer à
tous. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;La rentabilité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une sorte de réaction, depuis quelques décennies, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;nous
assistons progressivement à une désimplication et à un désengagement des
salariés, cadres compris.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jadis il y avait sans doute dans le &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt; trop de
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;relationnel&lt;/em&gt; et pas assez &lt;em style=&quot;&quot;&gt;d’exigences&lt;/em&gt;.
Désormais il y a peut-être trop &lt;em style=&quot;&quot;&gt;d’exigences&lt;/em&gt; et plus assez de
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;relationnel&lt;/em&gt;. Jadis &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’éducation de nos
anciens&lt;/em&gt; valorisait trop la transmission du savoir et des valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Désormais, au contraire, on ne la valorise plus assez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autorité des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt; s'en est trouvée ébranlée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle des institutions et des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;organisations
professionnelles&lt;/em&gt; aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture commune qui se transmettait de génération en génération tout en
s'enrichissant de l'apport de chacune d'entre elles s'est effritée au point
qu'il est plus difficile de se parler et de se comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Le désengagement des salariés&lt;/em&gt; a atteint des niveaux qui ne
sont pas acceptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inégalité devant le savoir et devant la culture s'est accrue, alors même
que la société de la connaissance imposait partout dans le monde sa logique,
ses critères, ses exigences. Les chances de promotion sociale se sont réduites.
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;On parle souvent de panne de l’ascenseur social.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait vain pourtant de chercher à ressusciter un âge d'or &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du management&lt;/em&gt;, de la culture, du savoir qui n'a jamais existé. Chaque
époque suscite des attentes qui lui sont propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Nous ne referons pas l’entreprise des 30 glorieuses
(1945(1975)&lt;/em&gt;, Ce qui nous incombe c'est de relever le défi de l'économie de
la connaissance et de la révolution de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons faire c'est poser les principes &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du
management&lt;/em&gt; du XXI ème siècle qui ne peuvent pas se satisfaire des
principes d'hier et pas d'avantage de ceux d'avant-hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voulons-nous que deviennent &lt;em style=&quot;&quot;&gt;nos collaborateurs&lt;/em&gt; ? Des
femmes et des hommes libres, curieux de ce qui est beau et de ce qui est grand,
ayant du coeur et de l'esprit, capables d'aimer, de penser par eux-mêmes,
d'aller vers les autres, de s'ouvrir à eux, capables aussi d'acquérir un métier
et de vivre de leur travail &lt;em style=&quot;&quot;&gt;et de faire progresser leur
entreprise&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rôle n'est pas d'aider nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; à rester
des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;exécutants&lt;/em&gt;, ni même à devenir de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;supers
collaborateurs&lt;/em&gt;, mais de les aider à devenir &lt;em style=&quot;&quot;&gt;ce qu’ils
sont&lt;/em&gt;, à devenir des citoyens de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’entreprise&lt;/em&gt;. Nous
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;devons tous être des référents&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Manager&lt;/em&gt; c'est difficile. Souvent il faut recommencer pour
parvenir au but. Il ne faut jamais se décourager. Ne jamais craindre
d'insister. Il y a chez chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Humain&lt;/em&gt; un potentiel qui ne
demande qu'à être exploité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;être humain&lt;/em&gt; a une forme d'intelligence qui ne
demande qu'à être développée. Il faut les chercher. Il faut les comprendre.
Tout autant qu'une exigence vis-à-vis &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du collaborateur&lt;/em&gt;, Le
management est une exigence &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du manager&lt;/em&gt; vis-à-vis de
lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but n'est ni de se contenter d'un minimum fixé à l'avance, ni de
submerger &lt;em style=&quot;&quot;&gt;le collaborateur&lt;/em&gt; sous &lt;em style=&quot;&quot;&gt;une exigence de
plus en plus croissante.&lt;/em&gt; Le but c'est de s'efforcer de donner à chacun le
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;sens de l’action, de découvrir ce qui le pousse à venir chaque
jour et de faire de son environnement professionnel un lieu
d’épanouissement&lt;/em&gt; en poussant chez lui le plus loin possible son goût
d'apprendre, sa curiosité, son ouverture d'esprit, sons sens de l'effort.
L'estime de soi doit être le principal ressort de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;ce
management&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner à chacun de nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt;, à chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;salarié&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;&quot;&gt;de notre entreprise, de notre collectivité&lt;/em&gt;,
l'estime de lui-même en lui faisant découvrir qu'il a des talents qui le
rendent capable d'accomplir ce qu'il n'aurait pas cru de lui même pouvoir
accomplir : telle est à mes yeux la philosophie qui doit sous-tendre la
refondation de notre projet managérial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons à nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; l&lt;em style=&quot;&quot;&gt;a même
estime&lt;/em&gt; et le même respect que nous attendons d'eux. Cette &lt;em style=&quot;&quot;&gt;estime&lt;/em&gt; et ce respect que nous leur devons exigent que nos relations
avec eux ne soient empreintes d'aucune forme de renoncement ni de démagogie.
Parce que nous aimons et respectons nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt;,
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;le management&lt;/em&gt; que nous leur donnons doit les élever et non
les rabaisser. Parce que nous aimons et respectons nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; nous ne pouvons pas accepter de renoncer à les manager
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;ou à les exclure&lt;/em&gt; à la première difficulté rencontrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que nous &lt;em style=&quot;&quot;&gt;estimons&lt;/em&gt; et respectons nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; nous avons le devoir de leur apprendre à être exigeants
vis-à-vis d'eux-mêmes. Nous avons le devoir de leur apprendre que tout ne se
vaut pas, que toute &lt;em style=&quot;&quot;&gt;organisation sociale&lt;/em&gt; repose sur une
hiérarchie des valeurs et des Hommes, que le &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt;
n'est pas l'égal du &lt;em style=&quot;&quot;&gt;manager&lt;/em&gt; Nous avons le devoir de leur
apprendre que nul ne peut vivre sans contrainte et qu'il ne peut y avoir de
liberté sans règle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt; serions-nous si nous n'apprenions pas à nos
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; à faire la différence entre ce qui est
autorisé et ce qui est interdit? Quels &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt; serions-nous
si nous n'étions pas capables de sanctionner nos collaborateurs quand ils
commettent une faute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;On ne manage pas sans rappeler à un collaborateur que s’il a
des droits, il a aussi des devoirs. Un collaborateur n’est pas engagé par une
organisation pour travailler, mais pour produire de la compétence et des
résultats.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui
est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce
qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce
qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est
mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;le manager&lt;/em&gt; rend service &lt;em style=&quot;&quot;&gt;au collaborateur&lt;/em&gt;
dont il a la charge et comment il lui exprime le mieux &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’estime&lt;/em&gt; et le respect qu'il lui porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le respect, justement, ce devrait être le fondement de tout &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt;. Respect &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du manager&lt;/em&gt; vis-à-vis &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du collaborateur&lt;/em&gt;, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;des collaborateurs entre eux&lt;/em&gt;,
respect du &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt; pour le &lt;em style=&quot;&quot;&gt;manager&lt;/em&gt;,
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;du fournisseur pour ses clients et des clients pour le
fournisseur&lt;/em&gt;, respect des autres et respect de soi-même, voilà ce que
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;le management en complément de&lt;/em&gt; l'éducation doit produire.
S'il n'y a plus assez de respect dans notre société c'est d'abord, j'en suis
convaincu, un problème de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt;. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Et c’est
là ou le management peut pendant un temps se substituer à la carence éducative
qui a pu avoir lieu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite que nous reconstruisions &lt;em style=&quot;&quot;&gt;un management&lt;/em&gt; du
respect, Je souhaite que &lt;em style=&quot;&quot;&gt;nos collaborateurs pratiquen&lt;/em&gt;t la
politesse, l'ouverture d'esprit, la tolérance, qui sont des formes du
respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Je souhaite que chacun d'entre nous&lt;/em&gt; respecte le point de
vue qui n'est pas le sien, la conviction qu'il ne partage pas, la croyance qui
lui est étrangère, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;que l’on comprenne&lt;/em&gt; à quel point la
différence, la contradiction, la critique loin d'être des obstacles à sa
liberté sont au contraire des sources d'enrichissement personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre bousculé dans ses habitudes de pensée, dans ses certitudes, être obligé
d'aller vers l'autre, de s'ouvrir à ses arguments, à ses sentiments, de le
prendre au sérieux est une incitation à s'interroger sur ses propres
convictions, sur ses propres valeurs, à se remettre en cause, à faire un effort
sur soi-même, donc à se dépasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle nous devons conserver, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;et
développer notre modèle d’entreprise citoyenne&lt;/em&gt; qui brasse toutes les
origines, toutes les classes sociales, toutes les croyances, et qui s'impose de
rester neutre face aux convictions religieuses, philosophiques ou politiques de
chacun en les respectant toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'apprentissage de la différence ne doit pas conduire à négliger la
participation à une culture commune, à une identité collective, à une morale
partagée. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Manager&lt;/em&gt; c'est éveiller la conscience individuelle
et la hausser par paliers jusqu'à la conscience universelle, c'est faire que
chacun se sente une personne unique et en même temps partie prenante de
l’entreprise toute entière. Entre les deux il y a quelque chose d'essentiel que
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;nul management&lt;/em&gt; ne peut contourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il nous faut retrouver, c'est la cohérence du projet &lt;em style=&quot;&quot;&gt;de
l’entreprise&lt;/em&gt;. Retrouver une cohérence à l'intérieur de chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;service&lt;/em&gt;, mais aussi entre les &lt;em style=&quot;&quot;&gt;services&lt;/em&gt; et avec les
attentes de la société, retrouver un fil directeur dans &lt;em style=&quot;&quot;&gt;le
management&lt;/em&gt;, lui fixer des principes, des objectifs, des critères simples.
Voilà ce que nous avons d'abord à faire. En même temps, il nous faut élever le
niveau d'exigence, non pas en quantité mais en qualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner le maximum à chacun au lieu de se contenter de donner le minimum à
tous. Voilà comment je souhaite que nous prenions désormais le problème
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;du management de nos équipes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette refondation de notre &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managemen&lt;/em&gt;t, elle ne pourra être
accomplie qu'avec le concours de tous les &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Ma volonté ne peut suffire à elle seule. C'est
pourquoi je m'adresse à vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne peut-être que l'oeuvre commune de tous les &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt;
travaillant ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun doit passer par-dessus ses préventions ou ses a priori pour remplir
son devoir qui est &lt;em style=&quot;&quot;&gt;d’accompagner nos collaborateurs dans
l’expression de leurs compétences.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite faire de la revalorisation du métier &lt;em style=&quot;&quot;&gt;de
manager&lt;/em&gt; l'une de mes&lt;em style=&quot;&quot;&gt;priorités&lt;/em&gt; parce qu'il est le
corollaire d&lt;em style=&quot;&quot;&gt;u progrès et du développement de notre
entreprise.&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Des collaborateurs impliqués et motivés seront
toujours plus productifs que des collaborateurs contraints et non
reconnus&lt;/em&gt;. Mais vous devez, vous, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers et à tous les
échelons&lt;/em&gt; vous montrer exemplaire. Exemplaire par votre comportement, par
votre tenue, par votre rigueur, par votre esprit de justice, par votre
implication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemplaire aussi par votre capacité à faire prévaloir &lt;em style=&quot;&quot;&gt;votre
autorité&lt;/em&gt;, par votre souci de récompenser le mérite et de sanctionner la
faute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il s'agit d'être efficace non seulement pour atteindre &lt;em style=&quot;&quot;&gt;un
objectif économique, non seulement pour que demain notre entreprise dispose
d'une main-d'oeuvre bien formée, mais aussi, et peut être surtout, pour que nos
collaborateurs soient porteurs de nos valeurs sociétales pour qu'une certaine
idée de la civilisation continue de vivre en eux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'entre vous, je le sais, mesure l'importance du défi que nous avons
à relever. Chacun d'entre vous comprend que la révolution du savoir qui
s'accomplit sous nos yeux ne nous laisse plus le temps pour repenser le sens
même du mot &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'entre vous est conscient que face à la dureté des rapports sociaux,
à l'angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une menace, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;les entreprises ont besoin d’adopter de nouveaux fonctionnements qui&lt;/em&gt;
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;n'adviendront qu’avec un management dont l’Humain est le centre.
Il va nous falloir si nous voulons conserver la liberté d’entreprendre, si nous
voulons que les salariés s’impliquent et s’engagent encore dans nos projets, si
nous voulons que se développe l’entreprise de demain, une entreprise qui tout
en garantissant pérennité, progrès, satisfaction des actionnaires, des clients,
des fournisseurs, des institutions et bien sur des salariés nous nous décidions
enfin à passer du verbe avoir au verbe Etre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À nous de reprendre le fil qui court depuis l'humanisme de la Renaissance
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;en passant par le débuts des grandes épopées industrielles, de la
salutaire apparition des syndicats de la fin du XIX siècle jusqu’à l’émergence
des nouvelles technologies ponctués par les splendides parcours de leaders
économiques sans oublier les bienfaits du&lt;/em&gt; projet des Lumières. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;A nous de redonner du sens à la notion de métier&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de la refondation est venu. C'est à cette refondation que je vous
invite. Nous la conduirons ensemble. Nous avons déjà trop tardé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;André COLINAS Président&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La lettre de Nicolas Sarkozy aux enseignants.</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/09/07/La-lettre-de-Nicolas-Sarkozy-aux-enseignants</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Sep 2007 16:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>Pourquoi ais-je choisi de publier la lettre du Président de la république aux
enseignants. Tout simplement par ce que j’ai trouvé énormément de similitudes
dans les propos tenus avec ce que pourrait être la lettre d’un dirigeant
d’entreprise à ses cadres. Il y parlerait de valeurs, de projets, de nécessité
de pratiquer un management respectueux et exigeant. Il y a plus de similitudes
entre l’éducation et le management que l’on ne l’imagine. l’éducation transmise
et reçue, permet de mieux comprendre les comportements des salariés. Tout est
lié, et ne l’oublions pas, l’adulte d’aujourd’hui n’est rien d’autre que
l’enfant d’hier et l’enfant d’aujourd’hui n’est lui rien d’autre que l’adulte
de demain. Il sera ce que nous en ferons. C’est la raison pour laquelle, j’ai
imaginé ce que serait la lettre d’un président de société à son encadrement je
vous la livre dans le bulletin suivant.    &lt;p&gt;Madame, Monsieur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je saisis l'occasion de cette rentrée scolaire, la première depuis que j'ai
été élu Président de la République, pour vous écrire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite vous parler de l'avenir de nos enfants. Cet avenir, il est entre
les mains de chacun d'entre vous qui avez en charge d'instruire, de guider, de
protéger ces esprits et ces sensibilités qui ne sont pas encore complètement
formés, qui n'ont pas atteint leur pleine maturité, qui se cherchent, qui sont
encore fragiles, vulnérables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez la responsabilité d'accompagner l'épanouissement de leurs
aptitudes intellectuelles, de leur sens moral, de leurs capacités physiques
depuis leur plus jeune âge et tout au long de leur adolescence. Cette
responsabilité est l'une des plus lourdes mais aussi des plus belles et des
plus gratifiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aider l'intelligence, la sensibilité à s'épanouir, à trouver leur chemin,
quoi de plus grand et de plus beau en effet ? Mais quoi de plus difficile aussi
? Car à côté de la fierté de voir l'enfant grandir, son caractère et son
jugement s'affirmer, à côté du bonheur de transmettre ce que chacun a le
sentiment d'avoir de plus précieux en lui, il y a toujours cette crainte de se
tromper, de brider un talent, de freiner un élan, d'être trop indulgent ou trop
sévère, de ne pas comprendre ce que l'enfant porte au plus profond de lui-même,
ce qu'il éprouve, ce qu'il est capable d'accomplir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Éduquer c'est chercher à concilier deux mouvements contraires : celui qui
porte à aider chaque enfant à trouver sa propre voie et celui qui pousse à lui
inculquer ce que soi-même on croit juste, beau et vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exigence s'impose à l'adulte face à l'enfant qui grandit, celle de ne
pas étouffer sa personnalité sans renoncer à l'éduquer. Chaque enfant, chaque
adolescent a sa manière à lui d'être, de penser, de sentir. Il doit pouvoir
l'exprimer. Mais il doit aussi apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps l'éducation a négligé la personnalité de l'enfant. Il fallait que
chacun entrât dans un moule unique, que tous apprennent la même chose, en même
temps, de la même manière. Le savoir était placé au-dessus de tout. Cette
éducation avait sa grandeur. Exigeante et rigoureuse, elle tirait vers le haut,
elle amenait à se dépasser malgré soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exigence et la rigueur de cette éducation en faisaient un puissant facteur
de promotion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'enfants néanmoins en souffraient et se trouvaient exclus de ses
bienfaits. Ce n'était pas parce qu'ils manquaient de talent, ni parce qu'ils
étaient incapables d'apprendre et de comprendre mais parce que leur
sensibilité, leur intelligence, leur caractère se trouvaient mal à l'aise dans
le cadre unique que l'on voulait imposer à tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une sorte de réaction, depuis quelques décennies, c'est la personnalité
de l'enfant qui a été mise au centre de l'éducation au lieu du savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accorder plus d'importance à ce que l'enfant a de particulier, à ce par quoi
se manifeste son individualité, à son caractère, à sa psychologie, était
nécessaire, salutaire. Il était important que tous soient mis en mesure de
tirer le meilleur parti d'eux-mêmes, de développer leurs points forts, de
corriger leurs faiblesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais à trop valoriser la spontanéité, à trop avoir peur de contraindre la
personnalité, à ne plus voir l'éducation qu'à travers le prisme de la
psychologie, on est tombé dans un excès contraire. On ne s'est plus assez
appliqué à transmettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jadis il y avait sans doute dans l'éducation trop de culture et pas assez de
nature. Désormais il y a peut-être trop de nature et plus assez de culture.
Jadis on valorisait trop la transmission du savoir et des valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Désormais, au contraire, on ne la valorise plus assez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autorité des maîtres s'en est trouvée ébranlée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle des parents et des institutions aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture commune qui se transmettait de génération en génération tout en
s'enrichissant de l'apport de chacune d'entre elles s'est effritée au point
qu'il est plus difficile de se parler et de se comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'échec scolaire a atteint des niveaux qui ne sont pas acceptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inégalité devant le savoir et devant la culture s'est accrue, alors même
que la société de la connaissance imposait partout dans le monde sa logique,
ses critères, ses exigences. Les chances de promotion sociale des enfants dont
les familles ne pouvaient pas transmettre ce que l'école ne transmettait plus
se sont réduites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait vain pourtant de chercher à ressusciter un âge d'or de
l'éducation, de la culture, du savoir qui n'a jamais existé. Chaque époque
suscite des attentes qui lui sont propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne referons pas l'école de la iiie République, ni celle de nos parents,
ni même la nôtre. Ce qui nous incombe c'est de relever le défi de l'économie de
la connaissance et de la révolution de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons faire c'est poser les principes de l'éducation du xxie
siècle qui ne peuvent pas se satisfaire des principes d'hier et pas d'avantage
de ceux d'avant-hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voulons-nous que deviennent nos enfants ? Des femmes et des hommes
libres, curieux de ce qui est beau et de ce qui est grand, ayant du coeur et de
l'esprit, capables d'aimer, de penser par eux-mêmes, d'aller vers les autres,
de s'ouvrir à eux, capables aussi d'acquérir un métier et de vivre de leur
travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rôle n'est pas d'aider nos enfants à rester des enfants, ni même à
devenir de grands enfants, mais de les aider à devenir des adultes, à devenir
des citoyens. Nous sommes tous des éducateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Éduquer c'est difficile. Souvent il faut recommencer pour parvenir au but.
Il ne faut jamais se décourager. Ne jamais craindre d'insister. Il y a chez
chaque enfant un potentiel qui ne demande qu'à être exploité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque enfant a une forme d'intelligence qui ne demande qu'à être
développée. Il faut les chercher. Il faut les comprendre. Tout autant qu'une
exigence vis-à-vis de l'enfant, l'éducation est une exigence de l'éducateur
vis-à-vis de lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but n'est ni de se contenter d'un minimum fixé à l'avance, ni de
submerger l'enfant sous un flot de connaissances trop nombreuses pour qu'il
soit en mesure d'en maîtriser aucune. Le but c'est de s'efforcer de donner à
chacun le maximum d'instruction qu'il peut recevoir en poussant chez lui le
plus loin possible son goût d'apprendre, sa curiosité, son ouverture d'esprit,
sons sens de l'effort. L'estime de soi doit être le principal ressort de cette
éducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner à chacun de nos enfants, à chaque adolescent de notre pays l'estime
de lui-même en lui faisant découvrir qu'il a des talents qui le rendent capable
d'accomplir ce qu'il n'aurait pas cru de luimême pouvoir accomplir : telle est
à mes yeux la philosophie qui doit sous-tendre la refondation de notre projet
éducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons à nos enfants le même amour et le même respect que nous
attendons d'eux. Cet amour et ce respect que nous leur devons exigent que nos
relations avec eux ne soient empreintes d'aucune forme de renoncement ni de
démagogie. Parce que nous aimons et respectons nos enfants, l'éducation que
nous leur donnons doit les élever et non les rabaisser. Parce que nous aimons
et respectons nos enfants nous ne pouvons pas accepter de renoncer à les
éduquer à la première difficulté rencontrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce que l'enfant a du mal à se concentrer, parce qu'il
n'apprend pas vite ou qu'il ne retient pas facilement ses leçons qu'il doit
être privé de ce trésor de l'instruction sans lequel il ne pourra jamais
devenir un homme vraiment libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que nous aimons et respectons nos enfants, nous avons le devoir de
leur apprendre à être exigeants vis-à-vis d'eux-mêmes. Nous avons le devoir de
leur apprendre que tout ne se vaut pas, que toute civilisation repose sur une
hiérarchie des valeurs, que l'élève n'est pas l'égal du maître. Nous avons le
devoir de leur apprendre que nul ne peut vivre sans contrainte et qu'il ne peut
y avoir de liberté sans règle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels éducateurs serions-nous si nous n'apprenions pas à nos enfants à faire
la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal, entre ce qui est
autorisé et ce qui est interdit ? Quels éducateurs serions-nous si nous
n'étions pas capables de sanctionner nos enfants 10 quand ils commettent une
faute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant s'affirme en disant non. On ne lui rend pas service en lui disant
toujours oui. Le sentiment de l'impunité est une catastrophe pour l'enfant qui
teste sans cesse les limites que lui impose le monde des adultes. On n'éduque
pas un enfant en lui laissant croire que tout lui est permis, qu'il n'a que des
droits et aucun devoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne l'éduque pas en lui laissant croire que la vie n'est qu'un jeu ou que
la mise en ligne de toutes les connaissances du monde le dispense d'apprendre.
Les technologies de l'information doivent être au coeur de la réflexion sur
l'éducation du XXIe siècle. Mais il ne faut pas perdre de vue que la relation
humaine entre l'éducateur et l'enfant reste essentielle et que l'éducation doit
aussi inculquer à l'enfant le goût de l'effort, lui faire découvrir comme une
récompense la joie de comprendre après le long travail de la pensée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui
est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce
qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce
qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est
mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment
l'éducateur rend service à l'enfant dont il a la charge et comment il lui
exprime le mieux l'amour et le respect qu'il lui porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le respect, justement, ce devrait être le fondement de toute éducation.
Respect du professeur vis-à-vis de l'élève, des parents vis-à-vis de l'enfant,
respect de l'élève pour le professeur, de l'enfant pour ses parents, respect
des autres et respect de soi-même, voilà ce que l'éducation doit produire. S'il
n'y a plus assez de respect dans notre société c'est d'abord, j'en suis
convaincu, un problème d'éducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite que nous reconstruisions une éducation du respect, une école du
respect. Je souhaite que nos enfants apprennent la politesse, l'ouverture
d'esprit, la tolérance, qui sont des formes du respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite que les élèves se découvrent lorsqu'ils sont à l'école et qu'ils
se lèvent lorsque le professeur entre dans la classe, parce que c'est une
marque de respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite qu'on apprenne à chacun d'entre eux à respecter le point de vue
qui n'est pas le sien, la conviction qu'il ne partage pas, la croyance qui lui
est étrangère, qu'on lui fasse comprendre à quel point la différence, la
contradiction, la critique loin d'être des obstacles à sa liberté sont au
contraire des sources d'enrichissement personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre bousculé dans ses habitudes de pensée, dans ses certitudes, être obligé
d'aller vers l'autre, de s'ouvrir à ses arguments, à ses sentiments, de le
prendre au sérieux est une incitation à s'interroger sur ses propres
convictions, sur ses propres valeurs, à se remettre en cause, à faire un effort
sur soi-même, donc à se dépasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle nous devons conserver, même si nous devons le
rénover, notre modèle d'école républicaine qui brasse toutes les origines,
toutes les classes sociales, toutes les croyances, et qui s'impose de rester
neutre face aux convictions religieuses, philosophiques ou politiques de chacun
en les respectant toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce modèle s'est affaibli, ses principes ne sont plus assez respectés. Si je
souhaite aller progressivement vers la suppression de la carte scolaire, c'est
précisément pour qu'il y ait moins de ségrégation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je souhaite réformer le collège unique, c'est pour que chacun puisse y
trouver sa place, pour que les différences de rythmes, de sensibilités, de
caractères, de formes d'intelligence soient mieux prises en compte de façon à
donner à chacun une plus grande chance de réussir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je souhaite que les enfants handicapés puissent être scolarisés comme
tous les autres enfants, ce n'est pas seulement pour faire le bonheur des
enfants handicapés mais aussi pour que les autres enfants s'enrichissent de
cette différence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je veux que l'école, par-dessus tout, demeure laïque, c'est parce que la
laïcité est à mes yeux un principe de respect mutuel et parce qu'elle ouvre un
espace de dialogue et de paix entre les religions, parce qu'elle est le plus
sûr moyen de lutter contre la tentation de l'enfermement religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au risque de la confrontation religieuse qui ouvrirait la voie à un choc des
civilisations, qu'avons-nous de mieux à opposer que quelques grandes valeurs
universelles et la laïcité ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, je suis convaincu qu'il ne faut pas laisser le fait religieux à
la porte de l'école. La genèse des grandes religions, leurs visions de l'homme
et du monde doivent être étudiées, non, bien sûr, dans un quelconque esprit de
prosélytisme, non dans le cadre d'une approche théologique, mais dans celui
d'une analyse sociologique, culturelle, historique qui permette de mieux
comprendre la nature du fait religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spirituel, le sacré accompagnent de toute éternité l'aventure humaine.
Ils sont aux sources de toutes les civilisations. Et l'on s'ouvre plus
facilement aux autres, on dialogue plus facilement avec eux quand on les
comprend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'apprentissage de la différence ne doit pas conduire à négliger la
participation à une culture commune, à une identité collective, à une morale
partagée. Éduquer c'est éveiller la conscience individuelle et la hausser par
paliers jusqu'à la conscience universelle, c'est faire que chacun se sente une
personne unique et en même temps partie prenante de l'humanité tout entière.
Entre les deux il y a quelque chose d'essentiel que nulle éducation ne peut
contourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre la conscience individuelle et la conscience universelle il y a, pour
nous Français, la conscience nationale et la conscience européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre la conscience de l'appartenance au genre humain et la conscience d'une
destinée individuelle, l'éducation doit aussi éveiller des consciences
civiques, former des citoyens. Nos enfants ne seront jamais des citoyens du
monde si nous ne sommes pas capables d'en faire des citoyens français et des
citoyens européens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille joue bien sûr un rôle essentiel dans la transmission de
l'identité nationale. Mais c'est l'école qui est le creuset. En parlant de
l'école je ne pense pas seulement à l'instruction civique dont l'enseignement
doit retrouver une place de premier plan à l'école primaire, au collège et au
lycée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pense pas seulement à la transmission de valeurs morales comme les
droits de l'Homme, l'égalité de l'homme et de la femme ou la laïcité qui sont
au coeur de notre identité. Je pense aussi aux valeurs intellectuelles, à une
façon qui nous est propre de penser, de réfléchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense à cette tradition française de la pensée claire, à ce penchant si
français pour la raison universelle qui est dans notre philosophie, dans notre
science, mais qui est aussi dans notre langue, dans notre littérature, dans
notre art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la menace d'aplatissement du monde, notre devoir est de promouvoir la
diversité culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce devoir nous impose de défendre d'abord notre propre identité, d'aller
puiser ce qu'il y a de meilleur dans notre tradition intellectuelle, morale,
artistique et de le transmettre à nos enfants pour qu'ils le maintiennent
vivant pour tous les hommes. Car les héritages de toutes les cultures, de
toutes les civilisations appartiennent à toute l'humanité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes nous-mêmes les héritiers de toutes les conquêtes, de toutes les
créations de l'esprit humain. Nous sommes les héritiers de toutes les grandes
civilisations qui ont contribué à la fécondation réciproque des cultures qui
est en train d'engendrer la première civilisation planétaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvrir nos enfants à l'universel, au dialogue des cultures, ce n'est pas un
reniement de ce que nous sommes. C'est un accomplissement. De tout temps la
France a placé l'universalisme au coeur de sa pensée et de ses valeurs. De tout
temps, la France s'est regardée comme l'héritière de toutes les cultures qui
dans le monde ont apporté leur contribution à l'idée d'humanité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons remettre la culture générale au coeur de notre ambition
éducative. Naturellement l'horizon de cette culture générale ne doit pas être
une accumulation sans fin de connaissances, mais un savoir réfléchi, ordonné,
maîtrisé. Il ne faut chercher ni l'exhaustivité ni la quantité, mais viser
l'essentiel et la qualité, mettre en relation les différents champs de
l'intelligence humaine pour permettre à chaque enfant, à chaque adolescent de
se construire sa propre vision du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la première fois dans l'histoire les enfants savent beaucoup de choses
que leurs parents ne savent pas. Mais il faut structurer ce savoir en culture,
l'éclairer de tout l'héritage de la sagesse et de l'intelligence humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas cloisonner, isoler, opposer les différentes formes de savoir.
L'enseignement par discipline doit demeurer parce que chacune a sa logique
propre, parce que c'est le seul moyen d'aller au fond des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut le compléter par une vision d'ensemble, par une mise en
perspective de chaque discipline par rapport à toutes les autres. Par-dessus
les catégories traditionnelles de la connaissance, je suis convaincu qu'il nous
faut maintenant tisser la trame d'un nouveau savoir, fruit de la combinaison,
du mélange, de la fécondation réciproque des disciplines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas pour le manuel unique. Je ne suis pas pour la globalisation
du savoir qui mène à la confusion. Mais je crois que l'interdisciplinarité doit
trouver sa place très tôt dans notre enseignement parce que l'avenir est au
métissage des savoirs, des cultures, des points de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que là se trouve l'une des clés de notre Renaissance
intellectuelle, morale et artistique. La culture générale, elle doit être une
préoccupation constante. Et quand nos enfants apprennent des langues
étrangères, et je souhaite qu'ils en apprennent obligatoirement au moins deux
en plus du Français, il faut que cet apprentissage soit aussi un apprentissage
de culture et de civilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite que nos enfants apprennent les langues à travers la littérature,
le théâtre, la poésie, la philosophie, la science.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affirmer l'importance de la culture générale dans l'éducation où elle a tant
reculé au profit d'une spécialisation souvent excessive et trop précoce, c'est
affirmer tout simplement que le savant, l'ingénieur, le technicien ne doit pas
être inculte en littérature, en art, en philosophie et que l'écrivain,
l'artiste, le philosophe ne doit pas être inculte en science, en technique, en
mathématiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idée que celui qui se destinerait aux sciences n'aurait rien à faire de la
poésie, du théâtre ou de la philosophie est une idée que je trouve absurde.
L'idée que l'enfant de famille modeste, celui qui est né dans l'un de ces
quartiers difficiles qui accumulent les handicaps, le fils ou la fille de
l'employé, de l'ouvrier n'aurait pas besoin d'être confronté aux grandes
oeuvres de l'esprit humain, qu'il ne serait pas capable de les apprécier, que
lui apprendre à lire, écrire et compter serait bien suffisant, est pour moi
l'une des plus grandes marques du mépris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tant d'adolescents n'arrivent pas à exprimer ce qu'ils ressentent, si
tant de jeunes dans notre pays n'arrivent plus à exprimer leurs émotions, leurs
sentiments, à les faire partager, à trouver les mots de l'amour ou ceux de la
douleur, si beaucoup d'entre eux n'arrivent plus à s'exprimer que par
l'agressivité, par la brutalité, par la violence, c'est peut-être aussi parce
qu'on ne les a pas initiés à la littérature, à la poésie, ni à aucune des
formes d'art qui savent exprimer ce que l'homme a de plus émouvant, de plus
pathétique, de plus tragique en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'époque de la vidéo, du portable, d'internet, de la communication
immédiate, nos enfants n'ont pas moins besoin de culture générale mais
davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont davantage besoin de capacités d'analyse, d'esprit critique, de
repères. Plus le monde produit de connaissances, plus il produit
d'informations, plus il produit de techniques, plus est forte l'exigence de
culture pour celui qui veut rester libre, qui veut maîtriser son destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde tel qu'il est, avec ses sollicitations de plus en plus
nombreuses et prenantes, nos enfants ont besoin de plus d'humanisme et de plus
de science. Sur ces deux terrains, nous avons trop cédé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À rebours de nos traditions intellectuelles, la culture humaniste s'étiole
et la culture scientifique régresse. Il nous faut nous battre sur les deux
fronts, donner tôt aux enfants le goût de la lecture, de l'Art et de la
science.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il nous faut revoir notre façon de transmettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop longtemps, la passivité de l'enfant qui reçoit le savoir fut de mise
dans notre éducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a sans doute trop critiqué l'apprentissage par coeur qui a son utilité
dans l'entraînement de la mémoire. Et qui peut se plaindre d'avoir gravé dans
son souvenir quelques fables de La Fontaine ou quelques vers de Verlaine ou
d'avoir appris à se repérer dans la chronologie de l'histoire de France ou dans
la géographie du monde, d'avoir récité les tables de multiplication et les
formules usuelles de l'arithmétique et de géométrie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la culture véritable exige davantage que la récitation. Elle ne
s'installe en profondeur qu'à travers l'éveil de la conscience, de
l'intelligence, de la curiosité. Il faut amener l'enfant à s'interroger, à
réfléchir, à prendre de la distance, à réagir, à douter et à découvrir par
lui-même les vérités qui lui serviront durant toute sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre éducation doit devenir moins passive, moins mécanique. Elle doit aussi
réduire la place excessive qu'elle donne trop souvent à la doctrine, à la
théorie, à l'abstraction devant lesquelles beaucoup d'intelligences se rebutent
et se ferment. Il nous faut faire une place plus grande à l'observation, à
l'expérimentation, à la représentation, à l'application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis convaincu que de cette façon on intéressera davantage un plus grand
nombre d'enfants et que l'échec scolaire s'en trouvera réduit. Cela vaut pour
les sciences, comme pour les humanités ou pour les arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que le savoir devienne plus vivant, plus concret, il faut ouvrir
davantage le monde de l'éducation sur les autres mondes, ceux de la culture, de
l'art, de la recherche, de la technique et, bien sûr, sur le monde de
l'entreprise qui sera celui dans lequel la plupart de nos enfants vivront un
jour leur vie d'adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nos enfants rencontrent des écrivains, des artistes, des
chercheurs, des artisans, des ingénieurs, des entrepreneurs qui leur feront
partager leur amour de la beauté, de la vérité, de la découverte, de la
création. Des liens doivent être tissés entre les institutions culturelles, les
centres de recherche, le monde de l'édition, des entreprises et les écoles, les
collèges, les lycées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas que les enfants restent enfermés dans leur classe. Très tôt,
ils doivent aller dans les théâtres, les musées, les bibliothèques, les
laboratoires, les ateliers. Très tôt ils doivent être confrontés aux beautés de
la nature et initiés à ses mystères.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans les forêts, dans les champs, dans les montagnes ou sur les plages
que les leçons de physique, de géologie, de biologie, de géographie, d'histoire
mais aussi la poésie, auront souvent le plus de portée, le plus de
signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut apprendre à nos enfants à regarder aussi bien le chef-d'oeuvre de
l'artiste que celui de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus qu'il ne faut hésiter à les mettre en contact avec les grandes
oeuvres de l'esprit humain et avec ceux qui les maintiennent vivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos enfants ne seront pas tous musiciens, poètes, scientifiques, ingénieurs
ou artisans dans les métiers d'art. Mais à l'enfant qui ne sera jamais
musicien, il ne faut pas renoncer à donner le goût de la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'enfant qui ne sera jamais poète, l'amour de la poésie. À l'enfant qui ne
sera jamais chercheur, le goût de la rigueur scientifique et la passion de
chercher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'enfant qui ne sera jamais artisan, l'amour du travail bien fait, du beau
geste, de la technique accomplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela vaut pour tous les enfants, tous les adolescents, quelles que soient
leurs origines, leur milieu social, qu'ils soient élèves dans l'enseignement
général ou dans l'enseignement professionnel. Car c'est un autre des défauts de
notre éducation traditionnelle que d'opposer ce qui est manuel à ce qui est
intellectuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cloisonnement absurde qu'il faut briser pour que les filières
professionnelles soient reconnues comme des filières d'excellence au même titre
que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est une autre opposition encore qu'il nous faut dépasser : celle du corps
et de l'esprit. L'éducation est un tout. Elle doit être théorique autant que
pratique, intellectuelle autant que physique, artistique autant que sportive.
La place faite au sport est encore insuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant a besoin de se dépasser. Mais le sport est aussi une école du
respect des autres, du respect de la règle, de la loyauté et du dépassement de
soi. Je crois à la valeur éducative du sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement le sport doit prendre plus d'importance à l'école, mais il
faut aussi que le monde du sport et celui de l'éducation s'ouvrent davantage
l'un sur l'autre, qu'entre les institutions sportives et les institutions
éducatives aussi les liens soient resserrés, qu'entre les sportifs et les
enseignants la coopération s'établisse pour le plus grand bien de nos
enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprenez-moi bien, il ne s'agit pas dans mon esprit d'alourdir encore les
horaires d'enseignement qui sont déjà trop lourds. Il ne s'agit pas d'ajouter
encore des enseignements nouveaux à une liste déjà trop longue. Dans mon
esprit, il s'agit au contraire, de redonner à nos enfants le temps de vivre, de
respirer, d'assimiler ce qui leur est enseigné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il nous faut retrouver, c'est la cohérence du projet éducatif. Elle
passe naturellement par la remise à plat des rythmes et des programmes
scolaires qui est devenue nécessaire après des décennies où l'école s'est
trouvée confrontée à une masse croissante d'exigences contradictoires et à des
tensions et des attentes de plus en plus fortes au fur et à mesure que la
cohésion sociale devenait plus fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouver une cohérence à l'intérieur de chaque discipline, mais aussi entre
les disciplines et avec les attentes de la société, retrouver un fil directeur
dans l'éducation, lui fixer des principes, des objectifs, des critères simples.
Voilà ce que nous avons d'abord à faire. En même temps, il nous faut élever le
niveau d'exigence, non pas en quantité mais en qualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de mettre en place une sélection brutale à l'entrée de l'université
qui serait une solution malthusienne, il nous faut élever progressivement le
niveau d'exigence à l'école primaire, puis au collège et au lycée. Nul ne doit
entrer en 6e s'il n'a pas fait la preuve qu'il était capable de suivre
l'enseignement du collège.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul ne doit entrer en seconde s'il n'a pas fait la preuve qu'il était
capable de suivre l'enseignement du lycée et le baccalauréat doit prouver la
capacité à suivre un enseignement supérieur. Ce sera un long travail qui ira de
la reconstruction de l'école primaire à celle du lycée. Mais il est vital pour
l'avenir de notre jeunesse et donc de notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner le maximum à chacun au lieu de se contenter de donner le minimum à
tous. Voilà comment je souhaite que nous prenions désormais le problème de
l'éducation et particulièrement celui de l'école.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette refondation de notre éducation, elle ne pourra être accomplie qu'avec
le concours de tous les éducateurs. La volonté politique ne peut suffire à elle
seule. C'est pourquoi je m'adresse à vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je dis &amp;quot;tous les éducateurs&amp;quot;, je veux dire que le but ne sera pas
atteint seulement avec l'aide des professeurs ou seulement avec l'aide des
parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne peut-être que l'oeuvre commune de tous les éducateurs travaillant
ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pour que nous réussissions que chacun d'entre vous se fasse un
devoir de travailler avec les autres. Entre le père, la mère, le professeur, le
juge, le policier, l'éducateur social, et tous ceux qui sont en contact avec
l'enfant dans le milieu sportif, culturel, associatif, l'intérêt de l'enfant
doit l'emporter sur toutes autres considérations. La confiance, la coopération,
l'échange, l'esprit de responsabilité doit régner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun doit passer par-dessus ses préventions ou ses a priori pour remplir
son devoir qui est de préparer l'enfant à devenir adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parents, vous êtes les premiers des éducateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais combien ce rôle est difficile quand le chômage menace, quand la
famille se recompose, quand le père ou la mère se retrouve tout seul pour
élever ses enfants. Je sais combien la vie peut être lourde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux vous dire que vous serez soutenus, que vous serez aidés à chaque
fois que vous en aurez besoin pour éduquer vos enfants dès le plus jeune âge et
que pour moi la politique familiale fait entièrement partie du projet
éducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux vous dire que le droit à la garde d'enfants et la maternelle seront
pour moi, au cours des cinq années qui viennent, des priorités et que je suis
décidé à faire en sorte que plus aucun enfant ne soit livré à lui-même une fois
la classe terminée afin que vous puissiez achever votre journée de travail sans
éprouver l'angoisse de savoir votre fils ou votre fille sans surveillance, sans
encadrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Désormais les devoirs seront faits à l'école, en études surveillées et pour
les bons élèves issus des familles les plus modestes qui ne peuvent pas offrir
à leurs enfants un cadre propice à l'étude, des internats d'excellence seront
créés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous serez aidés dans votre tâche. Mais vous avez des devoirs vis-à-vis de
vos enfants. Vous devez donner l'exemple. Mais vous avez la responsabilité de
faire en sorte que votre enfant aille à l'école, de lui inculquer le respect
des lois et de la politesse, de contrôler que les devoirs sont faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous les laissez manquer la classe, si vous les abandonnez à eux-mêmes,
alors il est normal que la société vous demande des comptes, que votre
responsabilité soit mise en jeu, que les aides qui vous sont accordées puissent
être placées sous tutelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeurs, enseignants, vous aussi vous avez droit au respect, à l'estime.
Votre rôle est capital. Vous avez souvent fait de longues études. Vous devez
faire preuve d'intelligence, de patience, de psychologie, de compétence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais à quel point le merveilleux métier d'enseigner est exigeant, à quel
point il vous oblige à donner beaucoup de vous-même, à quel point aussi il est
devenu difficile et parfois ingrat depuis que la violence est entrée dans
l'école. J'ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d'achat,
se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devenait plus lourde, vos
conditions de travail plus éprouvantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures
perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions
de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jadis l'instituteur, le professeur avaient une place reconnue dans la
société parce que la République était fière de son école et de ceux auxquels
elle en avait confié la charge. L'instituteur, le professeur était fier de son
métier, fier de servir la République et une certaine idée de l'Homme et du
progrès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons renouer avec cette fierté. Dans l'école de demain vous serez
mieux rémunérés, mieux considérés et à rebours de l'égalitarisme qui a trop
longtemps prévalu, vous gagnerez plus, vous progresserez plus rapidement si
vous choisissez de travailler et de vous investir davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pourrez choisir la pédagogie qui vous semblera la mieux adaptée à vos
élèves parce que je crois qu'il faut faire confiance aux enseignants, à leur
capacité de jugement, parce qu'ils sont les mieux placés pour décider de ce qui
est bon pour leurs élèves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les établissements dans lesquels vous enseignerez auront une plus grande
autonomie dans le choix de leur projet, de leur organisation. L'évaluation sera
partout la règle et les moyens seront répartis en fonction des résultats et des
difficultés que rencontrent les élèves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconversion de ceux d'entre vous qui après avoir longtemps enseigné
éprouveront le besoin de changer de métier et faire valoir autrement leurs
compétences, leur savoir, sera facilitée que ce soit à l'intérieur du secteur
public ou à l'extérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'inverse, ceux qui après avoir acquis ailleurs une expérience souhaitent
se tourner vers l'enseignement seront mieux accueillis qu'aujourd'hui. Dans
l'éducation nationale, comme dans toute la fonction publique, le carcan des
statuts doit s'ouvrir pour permettre que circulent les hommes, les idées, les
compétences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite faire de la revalorisation du métier d'enseignant l'une des
priorités de mon quinquennat parce qu'elle est le corollaire de la rénovation
de l'école et de la refondation de notre éducation. Mais vous devez, vous le
professeur, l'enseignant, comme les parents, vous montrer exemplaire.
Exemplaire par votre comportement, par votre tenue, par votre rigueur, par
votre esprit de justice, par votre implication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemplaire aussi par votre capacité à faire prévaloir l'autorité du maître,
par votre souci de récompenser le mérite et de sanctionner la faute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'école que j'appelle de mes voeux où la priorité sera accordée à la
qualité sur la quantité, où il y aura moins d'heures de cours, où les moyens
seront mieux employés parce que l'autonomie permettra de les gérer davantage
selon les besoins, les enseignants, les professeurs seront moins nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sera la conséquence de la réforme de l'école et non le but de
celle-ci. Et, je m'y engage, les moyens qui seront ainsi dégagés seront
réinvestis dans l'éducation et dans la revalorisation des carrières. Il s'agit
d'être plus efficace, non de rationner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il s'agit d'être efficace non seulement pour atteindre un objectif
économique, non seulement pour que demain notre économie dispose d'une
main-d'oeuvre bien formée, mais aussi, et peut être surtout, pour que nos
enfants soient porteurs de valeurs de civilisation, pour qu'une certaine idée
de la civilisation continue de vivre en eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'entre vous, je le sais, mesure l'importance du défi que nous avons
à relever. Chacun d'entre vous comprend que la révolution du savoir qui
s'accomplit sous nos yeux ne nous laisse plus le temps pour repenser le sens
même du mot éducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'entre vous est conscient que face à la dureté des rapports sociaux,
à l'angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une menace, le &amp;quot; monde
a besoin d'une nouvelle Renaissance, qui n'adviendra que grâce à l'éducation. À
nous de reprendre le fil qui court depuis l'humanisme de la Renaissance jusqu'à
l'école de Jules Ferry, en passant par le projet des Lumières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de la refondation est venu. C'est à cette refondation que je vous
invite. Nous la conduirons ensemble. Nous avons déjà trop tardé.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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