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  <title>Le blog du management</title>
  <link>http://www.jeanlouisrenault.com/</link>
  <description>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le management sans jamais oser le demander !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 16:01:01 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>RH2.0 Par Alexandre ADJIMAN</title>
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    <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 11:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Le billet d'Alexandre ADJIMAN</category>
        <category>Adjiman</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.quand-je-serai-grand.fr/&quot;&gt;&amp;quot;Quand je serai grand(e)&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; je ferai…&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je reviens des Philippines où j'ai vécu une expérience
intéressante sur le plan des relations humaines de ce côté de la Mer de
Chine.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans ce pays où, comme dans toute l'Asie, la carte de
visite est un élément particulièrement important&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de
votre image, et fait l'objet d'un cérémonial précis, mon image sur ce plan
était particulièrement &amp;quot;light&amp;quot; (l'anglais est ici la langue
officielle).&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En effet, n'ayant encore aucune société établie dans le
pays, et mon objectif n'étant pas de créer une filiale d'une société Française
qui aurait pu figurer sur la carte, mais bien de créer une société sur place
pour proposer des services, ma carte de visite portait simplement mon
nom,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et une adresse e-mail ! &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Pas de numéro de téléphone,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; pas de
fax, pas de mobile, pas d'adresses &amp;quot;internationales&amp;quot;. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Face aux &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;cartes de visite de
&amp;quot;Présidente&amp;quot; ou de &amp;quot;Directrice Générale&amp;quot; (aux Philippines 75% des entreprises
sont dirigées par des femmes), comportant &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;8 à 10
lignes, je proposais donc mes&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; 2 petites lignes
!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je savais que cela pouvait être un problème, mais je
voulais jouer…&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &amp;quot;Cartes sur table&amp;quot;, si on peut dire
! Bluffer sur une carte ronflante avec domiciliation sur les Champs (Elysées)
eut été facile. &amp;quot;Personne ne va vérifier&amp;quot;, comme on dit. Bien sûr, mais quel
intérêt ? Et comment poursuivre ultérieurement des relations sérieuses dans un
contexte aussi mal enraciné au départ ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Puisque visiblement, selon ma carte, je ne représentais
que moi-même, j'ai donc imaginé d'inverser la situation.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; J'ai voulu tenter l'expérience d'amener mes interlocuteurs à
se &amp;quot;débarrasser&amp;quot; en quelque sorte de l'image véhiculée par leur carte de
visite, pour discuter de mon projet &amp;quot;avec leur personne&amp;quot; plus qu'avec leur
&amp;quot;fonction&amp;quot;. Objectif : mettre nos deux images (nos deux cartes de visite) au
même niveau : le mien !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cela a parfaitement fonctionné, et si cette technique est
certainement déjà utilisée de temps à autre, je me demande s'il ne faudrait pas
en faire une utilisation plus courante.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Comment fait-on pour parvenir à &amp;quot;passer derrière la carte
de visite&amp;quot; &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de son interlocuteur, c'est-à-dire
derrière sa fonction, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;pour trouver la personne
?&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Cela peut dépendre de ce que vous avez à
proposer, mais le principe de base est d'arriver assez vite à impliquer votre
vis-à -vis en tant qu'usager du service ou du produit que vous proposez.
Peut-être que ce n'est pas toujours possible, mais quand ça l'est, c'est
particulièrement efficace pour créer des liens assez forts, et détendre une
atmosphère. Bien entendu il y faut de l'empathie puisque &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;votre interlocuteur doit accepter votre procédé. Je n'ai jamais
dit que c'était facile, il peut y avoir de la méfiance, des blocages. Peut-être
que le fait que la plupart de mes interlocuteurs étaient des femmes facilitait
les choses ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Finalement, j'ai essayé &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; dépasser la classique
confrontation de niveaux : celle du commercial (fonction décrite sur sa carte
de visite) essayant de prouver quelque chose à un client, lequel reste figé
dans sa position de client &amp;quot;examinateur&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans le cas de figure de mes interlocutrices aux
PHILIPPINES, le sourire est rapidement sur les lèvres, on plaisante, et on fait
référence à des expériences personnelles. Bref, c'est bien parti. Pourtant les
risques étaient grands de ne pas être pris au sérieux, à cause de ce bout de
carton que je tendais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; En fait, si j'ai utilisé cette approche sur un plan
commercial, c'est que&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; je l'ai souvent expérimentée
avec succès dans les relations humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai dirigé des ouvriers, des commerciaux des chauffeurs
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;routiers, des techniciens et des ingénieurs, des
administratifs. …&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans une entreprise, nous avons tous notre &amp;quot;carte de
visite&amp;quot; (même si elle n'existe pas physiquement parce qu'on est standardiste ou
comptable et qu'elle n'est pas physiquement utile). Notre carte de visite c'est
évidemment la fonction, le rôle qu'on nous a confié,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; et que nous avons accepté. Et la plupart du temps, nous nous
adressons la parole de carte de visite à carte de visite. Dans la vie
quotidienne de l'entreprise, cela ne pose pas de problème. Mais il existe des
circonstances, relativement nombreuses, où il y aurait un grand intérêt à se
parler plutôt de &amp;quot;personne à personne&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Par exemple en cas de restructuration, en cas de simple
déplacement de bureaux, en cas de licenciement, en cas de difficultés de
l'entreprise, ou de changement de stratégies, en cas de modifications
hiérarchiques, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai envie d'appeler cela la Relation Humaine
2.0&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; pour emprunter l'image de l'évolution du Web,
qui d'apporteur est devenu échangeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le web 2.0 c'est&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; la
contribution fondée sur l'égalité&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; de traitement :
je peux désormais contribuer à une encyclopédie, quelle que soit ma carte de
visite !&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Je n'ai plus besoin d'être
académicien.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Résultat : avec&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; le concept du Web 2.0 plus rien n'est comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je crois qu'aujourd'hui c'est ce type de management qu'il
faut apporter à nos collaborateurs et à nos collaboratrices pour leur conserver
leur motivation à leur poste. Il y a évidemment de nombreuses raisons à cela,
mais probablement l'une des raisons les plus importantes réside dans le fait
qu'ils ont découvert, hors des murs de l'entreprise, qu'ils pouvaient donner
leur avis, contribuer (par exemple à&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; une
encyclopédie comme le faisaient les illustres &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;contemporains de Diderot, mais aussi à des quantités de
sujets), discuter avec des gens de tous horizons dans le monde entier, bref
être pris en considération en tant que personnes ayant, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;à priori&lt;/strong&gt;, une vraie valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dès lors, si une fois passé le pas de porte de
l'entreprise, nos collaborateurs ne sont plus que rarement considérés en tant
que personnes capables de jugements&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; propres, si on
ne prend que de façon épisodique (voire intéressée) leurs &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;préoccupations personnelles dans le cadre de leur travail, ils
n'auront qu'une seule hâte, c'est de terminer leur journée pour aller voir du
côté où ils se sentent exister en tant que personnes , ayant un droit
d'expression susceptible d'être pris en considération.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Car le collaborateur n'est plus cette personne qui
attendait parfois de l'entreprise une possibilité de devenir&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; quelqu'un, d'exister socialement.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
Son point de vue sur ce que lui apporte l'entreprise n'est donc plus le même
qu'il y a quelques années. &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/30/www.amazon.fr&quot;&gt;&amp;quot;Quand je serai grand(e), je ferai…&amp;quot;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;je donne l'exemple de licenciements auxquels j'ai dû
procéder. Chaque fois que j'ai pu le faire, et après l'entretien formel et
obligatoire,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; j'ai essayé de rencontrer la
Personne.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; J'ai&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; essayé
de l'amener à se déclarer par rapport à la satisfaction réelle qu'elle avait et
de son poste et de l'entreprise, et notamment à parler sincèrement
de&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ses aspirations profondes sur le plan personnel
et professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Lorsque j'y suis parvenu (il y a ici aussi beaucoup de
méfiance au départ, chacun ayant une &amp;quot;carte de visite&amp;quot; en tête) j'ai souvent
trouvé en face de moi des personnes qui&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; acceptaient
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;de regarder leur nouvelle situation comme un
tremplin possible, en tout cas autrement que comme un échec. Elles ont même
parfois pris conscience d'une certaine médiocrité de leur&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; situation, à laquelle elles pouvaient s'attacher à remédier en
repensant leur orientation ou leur secteur d'activité sur de nouvelles
bases.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/07/01/leonid-hurwicz-prix-nobel-d-economie_1064981_3382.html&quot;&gt;
Léonid Hurwicz&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;est l'auteur d'une théorie
macro-économique&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; qui lui a valu le prix Nobel
d'Economie en 2007. Il dit (en simplifiant bien sûr) que pour qu'une
organisation puisse survivre, (en l'occurrence il parlait des Etats), il faut
quelle puisse prendre les bonnes décisions.&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; Et pour
prendre les bonnes décisions il faut avoir les bonnes informations,
c'est-à-dire la vérité. Et Léonid Hurwitz de conclure que dans toute
organisation il est indispensable d'avoir des collaborateurs qui savent comment
faire (comment créer les incitations) pour obtenir la vérité de la part de ceux
qui y travaillent, à tous les niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bon sens&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; évidement, mais
combien de managers se préoccupent réellement d'obtenir la vérité, c'est-à-dire
de savoir réellement ce que pensent leurs collaborateurs en tant que personnes,
de la situation qu'ils doivent gérer, des relations humaines dans
l'organisation, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Des opposants &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;à cette idée
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;il y en aura, puisqu' elle va déranger tous ceux
pour qui la relation &amp;quot;employeur /employé&amp;quot; est, &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;et
ne peut que rester, celle d'un rapport de force, (comme au bon vieux
temps).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais tout comme&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; les
enseignants ne pourront plus longtemps&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; ignorer que
leurs élèves ont&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; appris&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
à travers l'utilisation de leur batterie d'écrans divers et variés qu'il
existait autre chose que la relation du Maître et de l'Elève qu'ils leurs
proposent, et qu'ils vont devoir modifier leur vision de &amp;quot;la classe&amp;quot;, les
personnes&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; qui ont une responsabilité de management,
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;aussi &amp;quot;petite&amp;quot; soit-elle, ne pourront pas longtemps
faire semblant de ne pas savoir que leur personnel est devenu grand.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'intelligence émotionnelle en politique</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/15/L-intelligence-emotionnelle-en-politique</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 18:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les hommes politiques n'échappent pas à la règle. Nous ne sommes pas
toujours conscient de l'impact de nos paroles et de nos comportements sur les
autres et Nicolas Sarkozy n'y échappe pas.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Président Sarkozy n' échappe effectivement pas à cette règle. Certes, il
est, comme le qualifie certains, un enfant de la télé, le 1er président à être
né au milieu de la baby Boom génération (1955), le 1er président à n'avoir pas
connu la deuxième guerre mondiale, le 1er président a avoir assisté à l'éveil
des technologies et à la mutation d'une société qui se transforme à la rapidité
de la mutation d'un papillon. Le président de la République est un enfant de la
télé dont il sait d'ailleurs merveilleusement se servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt trois années le séparent du plus jeune Président ayant exercé avant
lui, Jacques Chirac (né en 1932). Non par rapport à l'age à la prise de
fonction, Valéry Giscard D'estaing était plus jeune quand il a été élu, il
avait 48 ans (né en 1926) mais par rapport à la date de naissance. Jacques
Chirac est né en 1932. Avant lui les précédents présidents étaient
successivement né, pour François Mitterand en 1916, pour Georges Pompidou en
1911. Quand au Général de Gaulle, il était né à la fin du 19ème siècle en
1890.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre temps, autres mœurs, et Nicolas Sarkozy est d'un autre temps. Celui de
la génération né dix ans après la deuxième guerre mondiale. Ceci peut expliquer
les comportements qu'il adopte et qui choquent parfois ces concitoyens. Des
comportements qui reflètent des positions émotionnelles permanentes, mais en
phase avec cette société qui vit toute situation sous un angle émotionnel
exacerbé. Ce qui choque chez Nicolas Sarkozy est le fait que pour la 1ère fois,
nous avons en France aux plus hautes fonctions de l'état, un Président qui qui
nous apparait politiquement incorrect. Un président qui, tour à tour, peut nous
rappeler d'autres figures emblématiques de la deuxième moitié du 20ème siècle
et qui toutes ont été contreversées. Il peut ainsi nous rappeler Bernard Tapie,
quand il adopte son ton gouailleur en brisant les syllabes &lt;em&gt;&amp;quot;j'comprends les
Français&amp;quot;, J'vais vous dire eunchose&amp;quot;&lt;/em&gt;.. Un président qui connait à la
perfection, use se sert et abuse de tous les médias et parfois même offre
l'image d'un Homme de scène: &lt;em&gt;&amp;quot;On n's'aperçoit même plus qu'les syndicats
sont en grève!.&amp;quot;&lt;/em&gt; nous faisant ainsi penser à un chansonnier sur scène. Un
mélange de Coluche, de Bedos voire de Jacques Martin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy est un enfant de la télé, il est un pur produit de la baby
Boom génération et il adopte par certains comportements des attitudes
littéralement opposées à ses prédécesseurs pour qui, le pouvoir se devait
d'être exercé auréolé d'une pointe de sacré. Imagine-t-on Le Général de Gaulle
dire à un concitoyen &lt;em&gt;&amp;quot;casses toi connard&amp;quot;&lt;/em&gt;. Certes non, cela ne
l'empêchait pourtant pas de le penser. Quand à la libération de Paris, du
balcon de l'Hôtel de ville ou il était acclamé, Georges Pompidou lui dit
&lt;em&gt;&amp;quot;C'est vous qu'ils acclament mon Général&amp;quot;&lt;/em&gt;  Celui-ci répondit
&lt;em&gt;&amp;quot;Mon Cher Georges, ceux qui m'acclament aujourd'hui sont ceux qui
acclamaient Pétain, il y a 5 ans&amp;quot;&lt;/em&gt; ponctuant sa phrase d'un &amp;quot;&lt;em&gt;Les
Français sont des veaux !&amp;quot;&lt;/em&gt; Qu'aurait on dit de cette réflexion, si des
images avaient immortalisée cet instant ? Ce n'étais pas l'époque du règne
omnipotent des médias et il fallut attendre la publication des mémoires de
Georges Pompidou pour découvrir cette anecdote, près de 30 ans après les faits.
Mais après tout, Nicolas Sarkozy ne se situe t-il pas dans la lignée du général
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, Nicolas Sarkozy est politiquement incorrect. Ce qui peut être considéré
comme un paradoxe quand on exerce les fonctions que sont les siennes. Mais
n'est il pas par la même occasion le représentant du comportement de nombres de
nos concitoyens ? S'il n'était Président de la république, l'on pourrait dire
de lui qu'il est un rebelle. Seulement voilà, il est Président de la
république. Toute la question est de savoir si l'on peut rester rebelle quand
on exerce le pouvoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exercer le pouvoir c'est aussi, comme on dit en management être référent. Et
un référent se doit d'être exemplaire, car il incarne le reflet que ses
collaborateurs adopteront dans leur management. L'enfant imite les
comportements de ses parents, l'adolescent se rebelle (Tiens, tiens!) et
l'adulte imite les comportements des autres adultes. Donc, quand le Président
se livre à des échappées émotionnelles volontaires ou inconscientes, il ne se
rend pas compte que par ce type de comportements, il porte atteinte à la notion
même de civisme et d'exemplarité qu'il prône dans certains de ces discours.
Qu'il s'adresse à un visiteur du salon de l'agriculture, à un marin pécheur ou
aux forces armées, quand il parle face à des caméras, ce n'est pas seulement
Nicolas Sarkozy qui s'exprime, c'est aussi la fonction. C'est le Président de
la République qui s'exprime. Et s'exprimant ainsi, il légitime ce comportement
comme pouvant être une ligne de conduite adaptable par tous. Sauf à s'inscrire
dans le &lt;em&gt;&amp;quot;Faites ce que dis, pas ce que je fais!&amp;quot;&lt;/em&gt;  Ce qui
apparemment, semblerait aller à l'encontre de qu'il exprime en d'autres
circonstances. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'émotion dans ses expressions positives nous aide à nous construire et à
développer notre conscience de manière agréable, l'émotion dans ses expressions
négatives (colère, insultes, emportements, victimisation) ne sont pas de nature
à construire cette part de bonheur que recherche tout individu et qui peut lui
permettre de passer de la survie à la vie.&lt;/p&gt;
Donc tout comme pour le manager qui dirige 3, 4 ou 50 personnes ou  plus,
notre président ne doit pas oublier que chacune de ses paroles, chacun de ses
comportements publics sont de nature à être jugés et que ceux ci peuvent soit
servir son projet, soit le desservir. En l'occurrence servir ou desservir la
nation. Il en est de même en management, la relation que nous construisons avec
ceux avec lesquels nous travaillons au quotidien, collègues, collaborateurs,
supérieurs, clients ou autres se construit au travers de tous les actes que
nous posons, de tous les comportements que nous adoptons et des toutes les
paroles que nous prononçons. Nous construisons ainsi nos relations de demain
avec nos comportements d'aujourd'hui. Consciemment ou inconsciemment.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Confiance, méfiance, défiance...</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 19:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>&lt;p&gt;La question est souvent posée dans les séminaires de management: &lt;em&gt;&amp;quot;La
confiance se mérite-t-elle ou s'octroie-t-elle ?&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    Face à cette question les « managers » se divisent en plusieurs catégories :
Ceux qui connaissent et pratiquent un management selon les règles de l’art,
ceux qui agissent de manière intuitive, puis les théoriciens : Ceux qui disent
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » Comme l’indique Alain Pichon dans
son livre &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782130565598/livre-les-cadres-a-l-epreuve.php&quot;&gt;
« Les cadres à l’épreuve, confiance, méfiance, défiance, PUF, 2008 »&lt;/a&gt; pour
nombre de dirigeants, de cadres et de subalternes, la «confiance» reste une
notion vague, aux contours et aux mécanismes flous, et à la définition
incertaine. Quand cette question d’octroi ou de mérite de la confiance se pose,
la bonne question pour lancer le débat est alors la suivante : « Si la
confiance se mérite, que doit faire le collaborateur pour la mériter ? » Quels
sont les critères auxquels il doit répondre pour gagner cette confiance ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doit-il répondre aux attentes non exprimées de son « manager « et tenter de
comprendre le non-dit ?&lt;br /&gt;
Doit-il deviner ce que son « manager » attend de lui en matière de
comportements ?&lt;br /&gt;
Doit-il répondre à des règles qui n’ont jamais été fixées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les attentes de son «manager» sont elles professionnelles ou relèvent elles
d’une attente de la part de ce dernier visant à satisfaire des besoins
personnels non liés à l’exercice managérial ? : Besoin de contrôler;
Assouvissement de pouvoir; Subjectivité du regard; Rigidité du cadre de
référence; Certitudes trop ancrées; Syndrome paranoïaque. Le comportement de
cette catégorie de « managers » est-il condamnable ?&lt;br /&gt;
Pas obligatoirement !&lt;br /&gt;
Parmi ces «managers» l’on distingue encore plusieurs catégories. Ceux qui
managent de manière intuitive et n’ont pas toujours conscience de l’impact de
leurs mots et de leurs comportements sur leurs collaborateurs. Ceux qui croient
connaître le fonctionnement humain mais qui n’en ont qu’une vision théorique
souvent liée à un manque de pratique ou d’expérience et ceux qui connaissent le
fonctionnement humain, maitrisent les fondamentaux du management de manière
factuelle mais peuvent néanmoins agir en restant prisonnier de leurs dogmes de
pensée, de leurs certitudes, de leurs croyances, bref de leur cadre de
référence. Suffit-il alors d’octroyer sa confiance pour que les relations
soient au beau fixe ?&lt;br /&gt;
Pas toujours hélas, mais ce sont les conditions d’une base relationnelle saine.
D’autant plus, que si le «manager» attend de son « collaborateur » que celui-ci
gagne sa confiance, qu’en est-il du collaborateur ? Peut-il accorder sa
confiance à quelqu’un qui ne lui donne pas la sienne. Certes il ne le dira
jamais. Mais s’il ne le dit pas, n’est ce pas par manque de confiance quand à
la réaction que pourrait avoir son supérieur s’il lui disait &lt;em&gt;« Vous voulez
que je gagne votre confiance, d’accord, mais vous qu’allez vous faire pour
gagner la mienne ? »&lt;/em&gt; la confiance ne s’achète pas ! ? Si donc, ne
bénéficiant pas de cette confiance recherchée, ce collaborateur décidait à sont
tour de limiter la sienne envers son « manager » quelles pourraient en être les
conséquences sur son implication et sa motivation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La motivation est un produit qui se fabrique, alors la confiance ne se mérite
pas mais s’octroie. C’est sur la base d’une confiance librement accordée,
librement consentie et librement acceptée par les deux parties qu’une relation
durable peut se construire. Sans confiance, pas de progrès. Sans confiance pas
de motivation. Sans motivation pas de performance.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/07/08/Confiance-mefiance-defiance2#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Exprimer ses émotions sur son lieu de travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/01/Exprimer-ses-ressentis-emotionnels-sur-son-lieu-de-travail</link>
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    <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 15:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>L’entreprise est un lieu d’expression d’affects. Même s’ils s’en protégent, les
salariés, cadres et employés, peuvent parfois être altérés par des émotions
négatives : frustration, dépendance affective à la reconnaissance,
difficulté à s’affirmer, difficulté à dire non ou à négocier des délais, des
demandes, des exigences...    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Ces situations sont elles de nature à améliorer la
productivité de l’organisation. Certes non ! Il y a belle lurette que tout
le monde a compris que les résultats qui s’obtiennent sous la pression ou le
stress négatif, la culpabilisation et la remise en justification permanente ne
durent qu’un temps. Ces situations engendrent souvent frustration, turn-over,
absentéisme, démotivation et désimplication.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Nombreux sont ceux qui attendent de
l’autre, collègue, collaborateur, supérieur hiérarchique que celui-ci soit à
l’image de ce qu’ils en attendent. Plusieurs réactions sont alors
possibles :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;1 - L’autre accepte cette attente, essaie
sans bien toujours savoir comment, de se conformer à ce que l’on attend de lui.
Procédant comme tel, il se dénie la possibilité d’être ce qu’il est
réellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;2 - Il fait comme l’on dit contre mauvaise
fortune, bon cœur et engrange frustration sur frustration. Combien de temps
peut durer cette situation ? Et quel sera le prix à payer par les
parties ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;3 - Il lutte pour affirmer son identité en
bridant ses émotion et en n’exprimant pas ses ressentis. Combien de temps peut
durer cette situation ? Et quel sera le prix à payer par les
parties ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;4 - Il lutte pour affirmer son identité et
exprime ses émotions et ressentis&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Dans les 3 premiers cas, les ressentis non
exprimées vont agir directement, tant sur le mental de la personne, que sur son
niveau de performance professionnel. Ces ressentis non exprimés vont également
altérer son rapport à l’entreprise et par la même provoquer une perte de sens
(à l’action). On a là tous les ingrédients d’un futur conflit interpersonnel.
La stratégie de la fuite ou de l’évitement n’est jamais la meilleure manière
d’affronter une situation. Il ne s’agit souvent que d’une simple facilité qui
contourne le problème. Cette émotion porte un nom : &lt;strong&gt;la
peur.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Exprimer ses ressentis avec bienveillance
sans être dans une attitude offensive ou défensive permet de réguler les
relations interpersonnelles et d’introduire une dose d’intelligence
relationnelle. Les émotions sont faites pour être exprimées. Si on les brident,
elles peuvent par compression se libérer brusquement et se déchainer de manière
véhémente et parfois décalée. Ne pas exprimer ses ressentis, c’est prendre le
risque d’accumuler un contentieux de troubles relationnels. Maitriser ses
émotions est nécessaire, notamment en management mais les maitriser sans
exprimer ses ressentis peut pénaliser la relation à l’autre. Pour reprendre
l’expression d’un collègue, le monde professionnel n’est pas un univers de
« Bisounours »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En conclusion, n’attendons pas de l’autre
qu’il soit ce que l’on voudrait qu’il soit, mais accompagnons le dans un
Process d’intelligence relationnelle à devenir ce qu’il est ou qu’il souhaite
lui même devenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réconcilier potentiel économique et Humain</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/05/27/Reconcilier-potentiel-economique-et-Humain</link>
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    <pubDate>Tue, 27 May 2008 11:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>Interrogez les salariés autour de vous sur leur état de bien-être au travail.
Vous constaterez que très souvent un grand nombre ne trouvent plus de sens à
leur quotidien professionnel. Pire, ils ne savent pas toujours à quoi sert ce
qu’ils font tout au long de la journée. Or, l’être humain ne peut vivre dans un
monde qui n’a pas de sens. Si nous n’agissons pas, il y a fort à parier que les
millions de salariés qui aujourd’hui déjà ne trouvent plus de sens à leur
travail ne développent une contagion du mal être en entreprise. La motivation
est rarement contaminante. La démotivation, oui !    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Le 22 mai dernier, se
tenait à Paris, au siège de l’UNESCO, l’assemblée générale de l’association
citoyenne, &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;l’élan
nouveau des citoyens&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Présidé par le Docteur
&lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/philippe_rodet_1026.htm&quot;&gt;Philippe
RODET&lt;/a&gt;, cette association a, entre autres, pour vocation, à remettre
l’homme, le citoyen, au cœur de la cité. Il n’est donc pas surprenant de voir
siéger à la présidence d’honneur de cette association &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/jacqueline_de_romilly_1024.htm&quot;&gt;Jacqueline de
Romilly&lt;/a&gt; de l’Académie Française, Historienne et spécialiste internationale
de la culture grecque antique et le spationaute &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/jean_loup_chretien_1014.htm&quot;&gt;Jean Loup
Chrétien&lt;/a&gt; . La conjugaison de la tête dans les étoiles et des pieds sur
terre, le mariage du futur de l’espace avec le passé de notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’un des orateurs, Fabrice
POLLET, chef d’entreprise et membre du &lt;a href=&quot;http://www.cjd.net/&quot;&gt;Centre des
Jeunes Dirigeants&lt;/a&gt; (CJD) a traité dans son intervention de la perte de sens
qu’il constate dans les entreprises et des efforts que lui-même et son équipe
développent dans son entreprise, afin d’y pallier. Son intervention a beaucoup
tourné autour de mots ou d'expressions comme : engagement,  sens de
l'action, valeurs, projets. Des mots et expressions qui rejoignent les
réflexions de Christian Lemoine un avant-gardiste en matière de conseil en
management, qui avait coutume de dire lors de ces interventions, qu’un homme en
projet est imbattable, infatigable, et ajouterais t-il probablement
aujourd’hui, moins sensible au « mauvais » stress. Il n’est
d’ailleurs pas surprenant que le CJD, tout comme l’élan nouveau des citoyens
aient fait de la lutte contre les stress l’un de leurs atouts majeurs pour
2008-2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Le constat fait au
quotidien dans certaines entreprises, laisse apparaître que le stress, est
parfois du à l'inexistence même des mots évoqués plus haut : Sens de
l’action, valeurs projets, engagement. Tant que ne seront pas réhabilités les
notions d’engagement et de valeurs professionnelles et que les employeurs ne
développeront pas d’efforts pour redonner du sens au travail, alors nous
risquons de continuer à glisser sur la pente de la morosité et d’une certaine
forme de déconstruction sociétale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Les entreprises touchés
par ce phénomène sont elles si démunies qu’elles n’entrevoient plus de
solutions ? Pourtant ce ne sont pas les propositions qui manquent.
Quantité d’ouvrages paraissent sur le sujet ; L’un des derniers en date
&lt;a href=&quot;http://www.observatoire-immateriel.com/spip.php?article126&quot;&gt;« L’entreprise
réconciliée ».&lt;/a&gt; de Jean-Marie Descarpentries et Philippe Korda propose
avec beaucoup de pertinence de réconcilier potentiel économique et potentiel
humain en offrant une multitude de pistes dont certaines ne semblent relever
que d’un simple bon sens. Mais le bon sens existe-t-il ou n’est –il que le
reflet de notre façon de voir les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Quoi qu’il en soit, la
conjugaison au cynisme de l'époque que nous traversons, associée à une forme de
développement sauvage de l'individualisme ainsi qu'à la perte des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« anciens repères »&lt;/em&gt; : Religion, politique, spiritualité
et philosophie, conduit un certain nombre de salariés et même d'organisations à
ne plus trouver de sens à leur quotidien et parfois à offrir ainsi des terrains
propices au développement du stress. Est-ce à dire qu’il faut réhabiliter les
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;« anciens repères »&lt;/em&gt; Je ne me hasarderais pas sur ce
terrain, étant par nature adogmatique et respectueux de toutes des formes de
convictions, de croyances ou de religions, dès lors, bien sur, que celles-ci
sont conformes à ce que j’appellerais la citoyenneté éthique et donc non
nuisibles aux citoyens de cette société. Mais fil est curieux de se rappeler
que l’on rejoint là une citation prêtée à André Malraux : « Le
21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle » disait-il ‘Sera spirituel ou ne sera
pas ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Je ne développerais pas
les raisons de la perte de sens au travail qui s’amplifie année après année, en
France, mais force est de constater que le domaine d'activité, l’environnement
social, l'attrait ou l'absence d'attraits, tant du poste que de l’organisation
impactent également sur le rapport du salarié à son entreprise. Travailler chez
Google, dans une start-up, ou dans des univers que les anglo-saxons qualifient
de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« sexy » &lt;/em&gt;: mode, pub, médias, Hi Tech etc.
peut être générateur de sens pour un grand nombre de salariés de ces
structures, mais qu'en est-il pour les millions de salariés qui travaillent
dans des organisations ou à des postes qui peuvent être ressentis comme étant
moins attrayants Ne voulant heurter aucune organisation professionnelles
privées ou publiques, je m’abstiendrais de citer , tant des domaines
d’activités que des postes qui pourraient et sont souvent ressentis comme
n’étant pas particulièrement attrayants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Certes, parmi ces
salariés, certains seront porteurs de projets personnels ou professionnels
(ambition, plan de carrière etc..) Mais pour tous ceux qui n'ont pas de
projets, pas de but, pas de vision. Qui n'ont plus accès aux « anciens
repères » ou qui s’en sont détachés, quelle est la réponse à ce mal
être ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien, dans une répétitivité de taches et face à une nouvelle forme de
taylorisme tertiaire naissant ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand le management « baisse les bras ? » voire quand
il y a un management digne de ce nom&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du
sens à son quotidien quand il ne connaît pas l’utilité de son travail et que le
management est inexistant ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand l’exigence s’amplifie et que dans le même temps, la
reconnaissance, dont on ne peut ignorer qu’elle est un facteur impératif à
l’implication, la motivation et par le même à la performance professionnelle
n’existe pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand des mots comme autonomie et créativité sont absents du discours
managérial et surtout des méthodes de travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 9pt; text-align: justify; text-indent: 0cm;&quot;&gt;
Quel est le salarié qui peut trouver du sens à son
quotidien quand l’entreprise entreprend changements sur changements sans même
valoriser et reconnaitre les efforts fournis et ayant permis l’aboutissement
des changements précédents ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Doit-on tenir rigueur au
dirigeant des organisations dans lesquelles travaillent les salariés décrits
ci-dessus ? Certes non, s’ils ont des responsabilités dans cette
situation, ils n’en sont pas pour autant coupable (Pardonnez moi ce trait
d’humour involontaire)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Mais ne l’oublions pas, il
y a 10 ans la perte de sens au travail était balbutiante. Il restait un
reliquat des « anciens repères » qui continuent à se désagréger.
Autre temps, autres mœurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Force également est de
constater qu’antérieurement à ces 10 ans, le lien social conjugué à la
convivialité dans un monde ou le « politiquement correct » n’existait
pas encore, donnait plus de liant aux relations professionnelles et offrait
ainsi plus de sens à au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Nous sommes entrés depuis
10 ans dans l’ère de la mondialisation, certains l’appellent la globalisation.
Pas de retour en arrière possible. Bien où mal n’est pas le thème de la
réflexion. Nous ne pouvons pas changer hier, mais nous pouvons agir
aujourd’hui, ici et maintenant pour faire un meilleur « demain ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il faut donc, si nous
voulons continuer à construire du progrès, tant social qu’économique, si nous
voulons redonner du sens au quotidien, si nous voulons prévenir le stress et
non le traiter, réconcilier les potentiels économiques et humains de toutes nos
organisations professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Remettre l’homme au cœur
de toutes les actions, au cœur de la cité, au cœur des organisations
professionnelles et publiques. Se rappeler que l’économie est au service de
l’homme et pas l’inverse. Pas d’économie sans l’homme, mais sans l’homme, pas
besoin d’économie. Ces deux forces doivent se réunir sans contraintes, sans
s’opposer et à défaut de regarder la même chose, regarder dans la même
direction.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Si nous n’agissons pas, il
y a fort à parier que les millions de salariés qui aujourd’hui déjà ne trouvent
plus de sens à leur travail ne développent une contagion du mal être en
entreprise. La motivation est rarement contaminante. La démotivation,
oui !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Comme le dit Philippe
Rodet dans son livre &lt;a href=&quot;http://www.le-stress-nouvelles-voies.com/&quot;&gt;« Le stress, nouvelles
voies »&lt;/a&gt; le salarié doit être convaincu de l’utilité de son activité à
l’égard de ses collègues, d’autrui et d’une manière plus générale de la
société. Henri Bergson, ajoute t-il faisait déjà état du lien naturel entre
« intérêt personnel et « intérêt général ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’on entend souvent parler
de la notion de « Projet entreprise ». Est-ce à dire qu’il faut un
projet d’entreprise fort pour mobiliser les effectifs ? Une chose est
sure, si c’est le cas ce n’est en rien nuisible. Mais l’absence de projet
d’entreprise est elle préjudiciable à la pérennité de l’organisation ?
Heureusement, non ! Car il y a des palliatifs qui peuvent réunir une
entreprise, une organisation et ses salariés autours de visions partagées
autres que le « projet d’entreprise. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’association d’une
entreprise ou d’une organisation professionnelle à une action citoyenne en est
une possibilité. L’investissement dans une action dont le but est d’améliorer
la vie des citoyens de la cité est propice à fédérer des salariés autour de
cette action. Il y a nature à créer une vision partagée entre salariés et
employeurs et ainsi recréer du liant, du lien, lutter efficacement contre le
stress et surtout redonner du sens au quotidien. Et ce ne sont pas les
associations qui manquent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il y a quelques années
jean Boissonnat écrivait : Si l’on veut que les choses changent par en
haut, on risque d’attendre longtemps ou d’y perdre notre liberté. Si on veut
qu’elles changent par en bas, il faut construire et diffuser une culture de la
responsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Un grand nombre
d’entreprises sont aujourd’hui citoyennes, responsables et impliquées dans la
vie de la cité. Quand elles partagent leurs actions d’implication dans la vie
de la cité en soutenant des initiatives citoyennes et qu’elles y associent les
collaborateurs qui veulent s’y engager, alors les mots et termes: engagement,
sens de l’action, conscience professionnelle, autonomie et créativité font
partie de leur culture. Ce sont des entreprises en progrès qui ont compris que
la performance cela se construit et qu’au-delà des compétences, c’est l’envie
et la motivation qui donnent du sens à l’action.&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les négociations sur le stress entre syndicats et patronat reprennent le 7 avril</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 14:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Les banques dont la vocation était jadis d’être des lieux «feutrés» sont à leur
tour touchées par la vague des suicides au travail. Coup sur coup, c’est deux
suicides qui sont révélés par la presse. Dans le même temps des accords signés
depuis octobre 2004, mais toujours pas mis en application font l’objet de
nouvelles négociations à compter du 7 avril.    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;L’hécatombe continue. Le
1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; concerne un salarié de la banque HSBC à Paris-La Défense qui
s’est suicidé sur son lieu de travail en décembre dernier et dont le corps n’a
été retrouvé que le 2 janvier, plusieurs jours après son suicide (information
révélée entre autres par &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt; dans son édition du 23 février).
Aujourd’hui, on apprend qu’un autre salarié du secteur bancaire : il
s’agit cette fois de la BNP de Villefranche de Rouergue dans l’Aveyron a été
retrouvé pendu sur son lieu de travail le 21 janvier dernier. L’information est
révélée aujourd’hui (4 mars).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Ces suicides que nous
apprenons par la presse émanent en général de grandes organisations
professionnelles (Renault-Peugeot-La Poste-France Telecom-BNP-HSBC). Qu’en
est-il de tous ceux qui ne sont pas portés à notre connaissance ? Les
suicides professionnels anonymes. Ceux qui ne bénéficient pas de relais
syndicaux ou autres, pour être portés à la connaissance du public. Je rappelle
que le vice-président du Conseil économique et social, Christian Larose,
déclarait à &lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; l’année dernière que le nombre de suicides au
travail serait de l’ordre de 3 à 400 par an.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Depuis plusieurs années le
traitement du stress en entreprise est souvent géré de manière curative. On
intervient après et il est souvent trop tard. Même si rien ne permet de penser
que ces suicides sur lieux de travail sont directement ou uniquement liés à des
raisons professionnelles, ce geste ultime et le lieu où il se déroule ont peu
de probabilités d’être sans lien avec la sphère professionnelle. Il est temps
de traiter le stress en entreprise de manière préventive et non plus
curative.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;C’est d’ailleurs à partir
du 7 avril que &lt;span class=&quot;cap&quot;&gt;p&lt;/span&gt;atronat et syndicats vont commencer
ou, plutôt, poursuivre des négociations sur le sujet du stress au travail.
Poursuivre, parce que ces négociations avaient débuté en octobre 2004 et
avaient à l’époque donné lieu à la signature d’un accord-cadre européen qui n’a
pas encore été mis en application en France.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Trois ans et demi plus
tard, donc, ces négociations reprennent. Il y a tout lieu de penser que les
plannings des participants devaient être assez chargés, sinon comment expliquer
qu’il leur faille attendre plus de trois ans et près d’un millier de décès (Si
l’on en croit Christian Larose cité plus haut) pour se remettre au boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;Il n’est pas difficile
d’imaginer la souffrance hormis de la famille et des amis, des collaborateurs,
collègues et patrons de ces suicidés du travail. A une époque où la notion de
travail se dévalorise, de telles situations ne sont pas de nature à remonter le
moral des ménages et à donner du sens au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;De grâce, Mesdames et
Messieurs les partenaires sociaux, n’attendez pas trois ans pour faire mettre
en oeuvre des mesures immédiatement applicables dans le monde professionnel. On
parle là de vies humaines, mais aussi de pérennité sociale. Comment combler les
vides abyssaux des fonds publics quand on sait que selon certaines études le
coût de ce stress au travail serait en France de l’ordre de 51 milliards
d’euros par an.&lt;/p&gt;
A vous lire sur le site de l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des
&lt;a href=&quot;http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/1/524354.PDF&quot;&gt;conditions de
travail&lt;/a&gt;), vous seriez déjà d’accord. Alors décidez et signez rapidement les
mesures de mise en application de cet accord. Vous ferez d’une pierre plusieurs
coups : vous contribuerez au progrès social, vous réduirez la charge
publique, vous épargnerez des vies, vous redonnerez du sens à l’action
quotidienne de millions de salariés des secteurs privés et publics et
participerez par vos décisions à l’essor économique par l’accroissement de la
performance. Vous le savez, un salarié épanoui sur son lieu de travail
développe une contagion du bon, du bien et de la performance. Le bien-être au
travail ne nuit pas à l’intérêt économique, bien au contraire ! Il lui
profite.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/06/Les-negociations-sur-le-stress-entre-syndicats-et-patronat-reprennent-le-7-avril#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Grenelle de la santé en entreprise</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Mar 2008 10:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Selon l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail, 50 à 60% des
cas d’absentéisme seraient directement liés au stress. Faudra-t-il tenir un
&amp;quot;Grenelle de la santé en entreprise&amp;quot; pour faire face à cette contrainte
psychosociale qui pèse de plus en plus lourd sur la performance économique.    &lt;h2 style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma; font-weight: normal;&quot;&gt;L’ agence
européenne pour la santé et la sécurité au travail &lt;a href=&quot;http://osha.europa.eu/topics/stress&quot;&gt;indique sur son site&lt;/a&gt; que près de 25%
des salariés européens souffrent du stress et que celui-ci serait à l’origine
de 50 à 60% de l’absentéisme dans les entreprises. Un prix énorme à payer, tant
en termes de souffrance humaine qu’en termes de réduction de la performance
économique des entreprises touchées.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h2 style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma; font-weight: normal;&quot;&gt;Les principales
causes du stress professionnel sont connues.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Surenchère à la performance
et à la compétitivité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Incertitude quant à l’avenir, perte de
sens quant à l’action quotidienne, absence de visibilité stratégique ou absence
de communication de la hiérarchie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Réduction des
effectifs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Rationalisations :
restructurations et concentrations&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Nuisance et mauvaise
conception des lieux de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Fonctionnement dans
l’urgence permanente&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Intensification des charges de
travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Accroissement de la
complexité organisationnelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Ordres contradictoires et
manque d’encadrement intermédiaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Tensions dans les relations
de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Absence de reconnaissance
du travail accompli&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 3pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Délitement de la notion de
collectif de travail&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt 35.7pt; text-align: justify; text-indent: -17.85pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Agressivité
ambiante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Un véritable inventaire à
la Prévert !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Cette agence indique que la
réduction du stress au travail et des risques psychosociaux qu’il induit est un
impératif moral et légal. Au-delà de la réduction des souffrances humaines, qui
à elles seules justifieraient la mise en place d’une véritable politique de
santé, il y a également le critère économique et financier. Si rien n’est
rapidement entrepris, il y a tout lieu de penser qu’après le Grenelle de
l’environnement, il y aura lieu de tenir dans les plus brefs délais un
&amp;quot;Grenelle de la santé au travail&amp;quot;. Sauf à accepter de voir s’altérer la santé
financière et les performances économiques de toutes nos organisations
professionnelles privées et publiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Si nous acceptons, encore
une fois, de renoncer en partie à notre sacro-sainte exception culturelle,
économico-dogmatique, alors nous pourrons suivre des pistes sur lesquelles
nombre de pays se sont déjà engagés. C’est le cas du Canada qui travaille
depuis de nombreuses années sur les sujets touchant au stress. Ils viennent de
mettre en place une certification &lt;a href=&quot;http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2008022668&quot;&gt;
&amp;quot;Entreprise en santé&amp;quot;&lt;/a&gt;. Selon le directeur du bureau de normalisation du
Québec, Jacques Girard, il s’agirait d’une première mondiale. Les entreprises
qui souhaiteront être certifiées &amp;quot;Entreprise en santé&amp;quot; devront déployer quatre
axes destinés à impacter positivement sur la vie de leurs collaborateurs. Elles
devront intégrer dans leur gestion, des services et conseils en matière de
nutrition ou de gestion du stress ; veiller à offrir un meilleur équilibre
vie/travail par l’intégration d’horaires flexibles, garderie en lieu de
travail... ; offrir un environnement de travail convivial intégrant entre
autres des aménagements d’aires de relaxation ou salles de gym. Elles devront
aussi mettre en place des formations et accompagnements destinés à optimiser la
performance managériale dans son aspect reconnaissance et dans une vision
humanisée de la relation employeurs/employés qui privilégierait ainsi l’être
sur l’avoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Cette initiative est à
porter au crédit d’une association, &lt;a href=&quot;http://www.gp2s.net/index.php?option=com_content&amp;amp;task=category&amp;amp;sectionid=4&amp;amp;id=14&amp;amp;Itemid=90&quot;&gt;
GPS2,&lt;/a&gt; qui à l’instar de l’association &lt;a href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;L’élan nouveau des
citoyens&lt;/a&gt; contribue à prôner l’exercice d’une politique dans l’essence
grecque du terme &lt;em&gt;politis&lt;/em&gt;. Un mouvement venant du bas vers le haut, et
non l’inverse comme cela est souvent le cas aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Le stress n’est pas une
fatalité. Mais si rien n’est fait, alors il faudra ajouter à la longue liste
des difficultés économiques (mondialisation, concurrence, exigence des
marchés...) un nouvel adversaire qui porte comme nom :
démotivation.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/03/02/Grenelle-de-la-sante-en-entreprise#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Stress et suicides au travail</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/27/Stress-et-suicides-au-travail</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1a19df7658c8469d960eff1604917909</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 19:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>Qu’est-ce qui a poussé mardi dernier un homme de 52 ans à mettre fin à ses
jours en se pendant sur son lieu de travail dans un bureau du central
téléphonique d’Amboise en Indre-et-Loire?    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Après Renault, La Poste
et la Police nationale, les suicides sur les lieux de travail se développent
dans la morosité ambiante d’un grand nombre d’entreprise et d’organisations
professionnelles et dans un quasi-anonymat. L’année dernière, Christian Larose,
vice-président du Conseil économique et social, et membre de la CGT indiquait à
&lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; qu’une personne par jour se donnait la mort pour des raisons
liées aux mauvaises conditions de travail. Les chiffres avancés vont de l’ordre
de 3 à 400 suicides par an. Causes personnelles, causes professionnelles ?
Qu’est-ce qui peut pousser un individu à mettre fin à ses jours sur son lieu de
travail ? Le suicide sur le lieu de travail n’est pas une nouveauté, mais
plus le nombre augmente, plus il se banalise. Selon Bernard Salengro de la
CFR-CGC, le coût du stress pour la société serait de l’ordre de 50 milliards
d’euros par an.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Les théories avancées
mettent en avant une intensification du stress liée à l’accroissement de
l’exigence. Exigence des actionnaires, des patrons, des managers, des
clients... Jusqu’où devra aller cette exigence, combien de personnes, de vies,
faudra-t-il sacrifier pour comprendre que la pression d’enjeu du toujours plus
ne crée pas d’économie durable. Pour être performant au travail, un individu a
besoin de croire en ce qu’il fait. Il a aussi besoin de croire en ce qu’il est.
Il a besoin de trouver du sens à son action. Il a besoin d’être motivé. C’est
d’ailleurs l’une des questions que pose tout recruteur qui se respecte.
&amp;quot;&lt;em&gt;Quel est votre motivation ?&amp;quot;&lt;/em&gt; &lt;span&gt;Il n’y a pas de&lt;/span&gt;
motivation dans le stress. Le stress au travail est relié à la démotivation. Le
stress au travail est directement lié au management, et nombre de managers
n’exercent plus ou n’ont plus les moyens d’exercer leur métier. Faut-il les
blâmer ? Comment concilier l’hyper-exigence à tous les niveaux quand on
sait que dans nombre d’entreprises le leitmotiv est « Faites plus, plus
vite et avec les mêmes, voire avec moins de moyens ». Comment concilier
les faramineux résultats des entreprises du CAC avec le quasi-gel des salaires
depuis plus de cinq ans. La littérature et la presse regorgent de chiffres et
d’analyses qui déplorent cet état de fait. Quoi qu’il en soit, si aucune prise
de conscience collective ne s’effectue, si les entreprises restent dans la
théorie du toujours plus et continuent sur la même lancée, il y a fort à parier
que le coût social lié à l’augmentation des maladies professionnelles sera
phénoménal. Il avoisine aujourd’hui les 2 % du PIB. Qui
paiera ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Les seuls critères
décisifs et durables de la compétitivité des entreprises sont de s’attaquer
avec urgence au stress, de travailler sur la motivation des salariés, de
réduire la pression d’enjeu, de diminuer les exigences en accroissant la
reconnaissance auprès de tous les salariés de l’entreprise. Tous les acteurs de
l’entreprise doivent s’engager à construire du sens, à réhabiliter la notion de
plaisir au travail. Sauf à vouloir nuire à l’intérêt même de l’enjeu
capitalistique. Les entreprises qui continuent à penser que la pression d’enjeu
toujours croissante est de nature à favoriser l’expansion se livrent au même
geste que leurs salariés désespérés. Une sorte de suicide
économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un nouveau forum sur le Stress</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/21/Un-nouveau-forum-sur-le-Stress</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:daffd555259ac9d441f977011b4760ab</guid>
    <pubDate>Thu, 21 Feb 2008 11:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;A l'initiative du Docteur Philippe RODET fondateur et animateur de
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/l_accueil_769.htm&quot;&gt;l'élan
nouveau des citoyens&lt;/a&gt; et auteur de &amp;quot;Stress nouvelles voies&amp;quot; un nouveau forum
sur le stress de partage d'expériences entre intervenants et médecins
passionnés par la question vient de voir le jour &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://stress.over-blog.net/&quot;&gt;http://stress.over-blog.net/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
Y sont notamment abordés les thèmes suivants:*&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Stress et santé&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et société&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et entreprise&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et sport&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stresse et échec scolaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Stress et adolescence&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Traitements du stress&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Je vous y invite à partager vos expériences&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Urgence: Stress et Société</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2008/02/16/Urgence%3A-Stress-et-Societe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e0fd8b0eee0e90a059281498ab30c7d7</guid>
    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 19:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Stress et travail</category>
            
    <description>&lt;p&gt;On a un pays dont les valeurs profondément humanistes ne s’accordent plus
avec la pratique. Cette distorsion est là l’origine d’une atteinte sans
précédent du moral de nos concitoyens. On commence juste à en percevoir les
effets dramatiques à travers les suicides liés à l’excès de stress au travail.
Il y a donc urgence à en prendre conscience et à réagir ! Le &lt;strong&gt;Docteur
Philippe RODET&lt;/strong&gt; Animateur et fondateur de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.elandescitoyens.org/&quot;&gt;l'élan nouveau des citoyens&lt;/a&gt; qui a publié
l'an dernier livre un cri d'alarme sur ce très grave phénomène qui altère les
fondements même de notre société. &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.le-stress-nouvelles-voies.com/&quot;&gt;Le stress: nouvelles voies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;De plus en plus souvent, on voit des
salariés se donner la mort en raison d’un niveau de stress trop important. Il y
a urgence à réagir !&lt;br /&gt;
Le stress, tel un venin, diffuse dans notre société et détruit ses fonctions
vitales. Il altère la santé de nos concitoyens, favorisant l’émergence de
certaines maladies et aggravant l’évolution d’autres car, ne nous y
trompons pas, les cas de suicide qui nous interpellent tous ne sont que la
partie visible du désastre. Il contribue à la destruction de familles, il
conduit à &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;l’échec un nombre considérable de jeunes
parfaitement intelligents.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Le mal-être, dans notre société,
paralyse l’envie d’agir et de consommer, il effondre le moral des ménages. De
manière peut être plus sournoise encore, il empêche nombre d’entre nous
d’accéder à l’optimisme et nous plonge dans un pessimisme ambiant qui ne se
nourrit plus que des malheurs inhérents aux dysfonctionnements de notre
société. Le Canada, depuis de nombreuses années, agit avec intelligence pour
diminuer le niveau de stress de sa population. Il a mis en place une véritable
stratégie qui passe par un ensemble de mesures concrètes visant aussi bien à
diminuer le nombre de sources de stress qu’à aider tout un chacun à redonner du
sens à son travail et à sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Faisons de même en France. Car on peut
agir !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;En raison de ses valeurs et de son sol
fertile à l’humanisme, notre pays peut contribuer à bâtir un projet de société
alliant performance économique et bien-être.Tous ceux qui ont à motiver des
équipes savent la puissance des leviers humains auxquels il est possible de
faire appel. Le management, beaucoup trop défaillant dans notre culture, est
essentiel, que ce soit à l'échelle du pays ou de l'entreprise, il doit devenir
une priorité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;Déjà, des dirigeants d’entreprise
s’allient pour tenter de faire face à l’urgence et d’apporter des réponses. Ce
que sont capables de réussir certaines entreprises, pourquoi d’autres ne le
pourraient-elles pas, pourquoi l’Etat ne le pourrait-il pas ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;L’engagement est aussi un moteur
considérable car, là encore, il s’appuie sur ce que l’Homme a de plus profond
en lui, le sens du bien commun, et constitue un merveilleux outil de
motivation. Trop peu ont perçu l’intérêt de ce levier et le mettent en
pratique. Il y a urgence à agir !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt;On a
un pays dont les valeurs profondément humanistes doivent s’accorder avec la
réalité et la pratique. De cette parfaite adéquation, jaillira le bien-être de
nos concitoyens et permettra à un nombre croissant d’entre eux de retrouver le
véritable sens du mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dr Philippe RODET&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Tahoma;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Passer du verbe avoir au verbe être</title>
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    <pubDate>Mon, 05 Nov 2007 19:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Management</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pourquoi
doit-on améliorer les systèmes de management ? Que veut dire le mot
management au juste et à quoi ça sert de manager ? Est-ce plus facile ou
plus difficile aujourd’hui de manager ? D’une manière générale les
relations professionnelles tendent-elles à s'améliorer ou à se dégrader?
Globalement l’exigence, des clients ou des employeurs est elle en diminution ou
en augmentation ? Travaille t-on plus facilement ou plus difficilement
aujourd'hui qu'hier ? Pourquoi le stress est-il devenu la maladie du siècle et
est parmi les premières causes des arrêts de travail et de congé maladie ?
Vit-on aujourd’hui son activité au quotidien dans son entreprise de la même
manière qu’hier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Non ! et pour une raison simple, parce que le regard que
salariés et employeurs se portent mutuellement a changé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;D’un côté, nous
avons des employeurs, qui, confrontés à l’intensification de la croissance, à
ce que l’on appelle la loi du marché ont accrus leur niveau d’exigence, des
actionnaires qui augmentent aussi leurs exigences pour accroitre la valeur de
leur action et des consommateurs qui eux aussi deviennent de plus en plus
exigeant. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« Je paye, la vie est chère, j’en veux pour mon
argent ! ».&lt;/em&gt;De l’autre côté, nous avons des salariés qui, quel
que soit leur age, voient sans toujours en prendre conscience que la société
change. Modifications des lois sociales, du temps de travail (Il y a 10 ans le
sigle RTT n’existait pas !) Des salariés qui n’ont plus, comme c’était le
cas dans le passé que le travail comme seul objectif. Qui privilégient le fait
de réussir leur vie, plutôt que réussir dans la vie. Qui sont, eux aussi,
devenus plus exigeant, plus individualistes aussi. Qui raisonnent parfois plus
perso que collectif. Qui privilégient plus une action court terme qu’une vision
long terme.Le sentiment d’appartenance à l’entreprise est moins vivace. Il y a
10 ans quand vous interrogiez un ingénieur informatique d’IBM sur son métier,
il vous répondait &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« Je travaille chez IBM »&lt;/em&gt;,
aujourd’hui, il répondrait &lt;em style=&quot;&quot;&gt;« Je travaille dans
l’informatique »&lt;/em&gt;. La culture entreprise est passée en arrière plan.
L’individualisme devient plus fort dans les comportements que le partage.
L’entreprise est devenu un lieu de travail ou la convivialité s’est
progressivement désagrégée au profit de l’égocentrisme. « Je fais mon
boulot pendant le temps ou je suis là, demain on verra. On est entré dans le
temps du CARPE DIEM ou « Vit pour l’instant «. Certains salariés sont
aujourd’hui persuadés que leur présence sur leur lieu de travail suffit à elle
seule à justifier le salaire qu’ils vont percevoir, négligeant ainsi la notion
de nécessaire performance, ne serait-ce que pour assurer la croissance.Il est
courant aujourd’hui dans des recrutements, d’entendre des candidats afficher
clairement leur intention de ne passer dans l’ entreprise que pour une période
déterminée 4, 5 ans, parfois moins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’une des
raisons nécessaires à la mise en place dans les organisations d’un management
factuel, garant de progrès et de reconnaissance est entre autre due à la
dévalorisation du mot travail. Ce n’est pas un point de vue, c’est un
constat.La frustration majeure tient à une perte de sens, de lien avec ce que
l’on fait et l’objectif à atteindre. Les valeurs qui ont été celles de nos
aïeux pendant des siècles se sont désagrégées au fil du siècle dernier au
contact de la modernité entre autre. L’ère du « Je d’abord » a fait
son apparition et se développe à la vitesse d’un cheval au galop. Nous sommes
rentrés de plein pied dans l’ère du jetable. Briquets, stylos et mouchoirs
jetables, téléphone jetable, conjoints jetables, emplois jetables, politiciens
jetables. Les visions d’avenir manquent et l’entreprise peut devenir un monde
sans repères que l’on ne comprend plus. Or un être humain ne peut vivre dans
l’incohérence. Alors il s’éloigne et son sentiment d’appartenance
s’affaiblit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;La deuxième
raison est plus générationnelle.L’autorité qui était jusque dans les années 60
le socle de l’éducation, de l’enseignement, de la loi et du management s’est
progressivement désagrégée à l’approche du 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle.On est
progressivement passé d’un tout autorité à un tout pédagogique. Hors l’être
humain ne vit pas seul. Le système social qui est le notre implique des
différences de positionnement qu’il convient de remettre en place de façon à
passer à un équilibre entre autorité et pédagogie : reconnaissance et
exigence.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Comment
améliore t-on un système de management?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;En donnant du
sens aux mots, du sens aux relations, du sens à l’action quotidienne, et donc
du sens au management.Pourquoi donner du sens aux mots ? Tout simplement pour
éviter que les MOTS ne se transforment par mauvaise compréhension en MAUX.Les
relations quotidiennes managers collaborateurs ou même salariés entre eux sont
elles toujours des lacs d’harmonie ou chacun reçoit de l’autre ce qu’il en
attend ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Suffit-il de
demander une seule fois pour obtenir ce que l’on attend, que l’on souhaite
?&lt;br /&gt;
Suffit-il de demander une seule et une unique fois pour voir une règle
respectée ?&lt;br /&gt;
Suffit-il d’annoncer un objectif à réaliser pour qu’ils se réalisent sans
aucune intervention ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Si tel était
cas, à quoi serviraient les managers ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Chacun des
acteurs sait-il toujours très précisément ce que l’on attend de lui. Tant en
termes de missions que de comportements ? Non,&lt;/span&gt; manager, c'est donc
bien donner du sens à l'action, du sens aux mots, du sens aux comportements, du
sens aux relations. Manager c'est contribuer à améliorer tous les résultats de
l’entreprise en s'appuyant sur des valeurs partageables et une éthique
sociétale. Manager ce n'est pas attendre de celui ou ceux que l'on managent
qu'ils changent, mais c'est accepter d'entreprendre soi même cette démarche de
changement. C'est en acceptant de modifier sa relation à l'autre en intégrant,
écoute, bienveillance, respect, reconnaissance et exigence que l'on génère du
sens à l'action et que l'on construit du progrès. &lt;span style=&quot;&quot;&gt;L’être humain
étant un pur produit d’émotions et d’affect, s’il suffisait d’adopter une
attitude sans rien changer à ses comportements pour améliorer sa relation avec
les autres, alors l’inventeur de cette attitude deviendrait immensément riche
très vite. Il pourrait vendre sa méthode aux parents, aux politiques, aux
responsables religieux, militaire, sectes et bien sur aux dirigeants
d’entreprises et aux managers.L’on ne peut pas changer l’autre contre son gré.
La meilleure manière de l’amener à modifier son comportement c’est en changeant
soi même ses modes de communications et ses propres comportements, alors par
induction l’autre modifiera sa relation à nous.Pour accroître ses compétences
relationnelles et améliorer son management, il convient de comprendre comment
fonctionne l’être humain, donc, apprendre à mieux se connaître. Ce n’est qu’en
apprenant à mieux se connaître que l’on apprend à mieux comprendre l’autre et à
mieux le manager. Si l’on n’entreprend pas de démarche personnelle de progrès
alors ceux avec lesquels nous travaillons où même nous vivons n’ont strictement
aucune raison de changer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Il est fini le
temps où il suffisait d’exiger pour obtenir et où l’on manageait par la
contrainte.  On ne fait pas adhérer à un projet sous la contrainte. 
On ne peut pas contraindre à être créatif. On ne peut pa contraindre à être
implique et concentré.Pour améliorer ses compétences relationnelles et
améliorer son management, il faut modifier ses attitudes et ses comportements.
Apprendre à équilibrer exigence et reconnaissance. Etablir des règles et les
faire respecter. Faire adhérer plutôt que d’imposer. Piloter aux instruments et
non à vue. Déléguer, organiser, gérer son temps. Contrôler ; coordonner,
analyser, accompagner, motiver, former et j’en passe.Voilà pourquoi le manager
doit apprendre à passer du verbe avoir au verbe être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quand le marketing se fait social</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/11/03/Quand-le-marketing-se-fait-social</link>
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    <pubDate>Sat, 03 Nov 2007 10:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article très intéressant de Isabelle BUOT-BOUTTIER paru sur
Agoravox.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31062&amp;amp;id_forum=1538918&amp;amp;var_mode=recalcul#commentaire1538918&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sommairearticleunetitre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Quand le marketing
se fait social&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Si
selon l’Université européenne du travail, la satisfaction des Français au
travail se situe dans la moyenne européenne, il en est tout autrement du regard
des travailleurs à l’égard des dirigeants. Les salariés-collaborateurs
s’inscrivent dans une grande défiance vis-à-vis des supérieurs avec lesquels
les occasions de dialogue direct sont par ailleurs beaucoup plus faibles que
dans les pays scandinaves. &amp;quot;Chez nous, la distance hiérarchique reste encore
très forte&amp;quot; affirme Claude Emmanuel Triomphe, délégué général de l’Université
européenne du travail.* Un contexte face auquel l’organisation de demain devra
déployer de véritables stratégies. La pénurie de certains profils, le papy-boom
à venir et le coût déjà très lourd de l’absentéisme et du turn-over, autant
d’éléments que les services de ressources humaines commencent à prendre très au
sérieux. L’organisation prend conscience de l’importance de son image-recruteur
et se tourne vers les outils du marketing pour construire et vendre sa
politique de responsabilité sociale. Petit tour d’horizon du marketing de
l’innovation sociale.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&amp;quot;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Les
recettes du marketing de la demande ne fonctionnant plus, il est temps
d’instaurer un réel dialogue d’égal à égal avec les
consommateurs.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 153);&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;François Laurent, professionnel du
marketing et auteur du blog&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 153);&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/&quot;&gt;M&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://marketingisdead.blogspirit.com/&quot;&gt;arketing is
dead&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;, tire la sonnette d’alarme, le
consommateur a cessé d’être dupe ! Or l’histoire de la consommation étant
étroitement liée à celle du travail, si le consommateur ne croit plus aux
promesses des marques, le salarié ne semble guère plus optimiste quant à celles
du dirigeant. Un défi de taille s’annonce donc pour les marketers et les D.R.H.
du XXIe siècle ! Les serments ne suffisent plus, la ménagère et l’employé,
porteurs des douleurs de leur histoire sont respectivement devenus
consom’acteur et collaborateur et la diversité sémantique se propage dans les
services des organisations.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;L’entreprise ne peut plus se contenter de
&amp;quot;séduire&amp;quot; le client, elle doit à présent faire les yeux doux au salarié. On
parle ainsi de plus en plus de &amp;quot;salariés-clients&amp;quot;, une dualité homogène qui se
ressource dans chacune de ses composantes. Le client se soucie de plus en plus
de l’éthique de l’entreprise et de sa responsabilité sociale tant au niveau
interne qu’externe. Une organisation au sein de laquelle les salariés se
suicident tout comme celles qui ne participent pas au développement durable ou
font travailler des enfants à l’autre bout du monde n’ont pas bonne presse. La
mauvaise image de l’entreprise freine le client dans ses achats et ne donne pas
envie au collaborateur d’associer son image personnelle à celle d’une telle
organisation. Le salarié a donc des attentes assez proches de celles du client
puisqu’il recherche avant tout une entreprise où &amp;quot;il fait bon vivre&amp;quot; et ce,
bien avant la nature du salaire proposé. L’organisation pérenne se doit donc de
mettre en place une stratégie d’innovation sociale, c’est ce qu’elle attend du
marketing social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;De manière globale, il s’agit d’utiliser
les outils du marketing, soit de définir les besoins, les attentes, les freins
et les motivations de la cible concernée par l’étude afin de délimiter les
contours d’une problématique et/ou d’une stratégie. La communication sera
ensuite adaptée à cette stratégie. En termes sociaux, le marketing est
globalement utilisé dans deux secteurs d’intervention, le secteur associatif et
humanitaire d’une part et les services de ressources humaines des
organisations, d’autre part. On parle alors de marketing R.H. La pénurie de
certains profils sur le marché, la mise en concurrence accrue de ces profils,
l’absentéisme, le &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;turn-over&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
et la gestion du stress sont les principales composantes du &amp;quot;package social&amp;quot;
qui intéresse le marketing des ressources humaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Selon la ou les problématiques que
rencontre l’organisation, il s’agira donc de définir les besoins, les attentes
et les difficultés (freins) des salariés internes et/ou des collaborateurs
potentiels de l’entreprise. Les outils de l’audit social seront ceux des études
marketing : baromètre, enquête de satisfaction, enquêtes quantitatives et
qualitatives. L’analyse de cette phase d’étude permettra ensuite aux ressources
humaines d’élaborer, en lien avec les services de direction, de marketing et de
communication, une stratégie de &amp;quot;marque employeur&amp;quot;, véritable signature de
différenciation de l’organisation sur son environnement métier. Si des outils
tels que la création d’une crèche interne ou des avantages sociaux particuliers
pourront, à la lumière de cette étude, être mis en place, la démarche du
marketing social reste toutefois beaucoup plus globale. Les outils de
différenciation ne représentent qu’une partie d’une politique de culture
d’entreprise qui ne peut se résumer à quelques avantages &amp;quot;gadgets&amp;quot;. Enfin, le
consommateur et le salarié ne se laissant plus bercer par la démagogie des
décennies passées, la stratégie et la communication de cette politique
d’identité, véritable état d’esprit de l’entreprise, devront reposer sur une
réalité de pratiques sous peine de perdre très rapidement toute
crédibilité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Dans un fort contexte de mondialisation,
l’organisation, prise dans les tourments de la concurrence et du court terme, a
fini par perdre de vue la notion de lien social, terreau indispensable pour
cimenter tout collectif. Or, la performance économique de demain, essence même
de l’entreprise, ne pourra, au regard du contexte dans lequel elle évolue ainsi
que des nouvelles attentes de l’individu face au marché du travail, faire
l’économie d’une ré-humanisation de la relation. L’organisation compétitive et
innovante devra être à l’écoute de ses clients mais aussi de ses collaborateurs
puis devra décliner son identité, nourrie de ses valeurs. Face à l’élaboration
de cette politique d’image et de culture d’entreprise, la sociologie, la
psychologie du travail, le &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;team-building&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; mais aussi le marketing social
semblent être des approches complémentaires et salvatrices pour l’organisation
de demain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Isabelle Buot-Bouttier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Le Monde&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;, Dossier &amp;amp; Documents, septembre
2007&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 153);&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;François
Laurent, Fondateur de ConsumerInsight, coprésident de l’ADETEM,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Marketing
Magazine&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;, n° 116, octobre
2007.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31062&amp;amp;id_forum=1538918&amp;amp;var_mode=recalcul#commentaire1538918&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/article.php3?id
article=31062&amp;amp;id_forum=1538918&amp;amp;var_mode=recalcul#commentaire1538918&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La parole perdue</title>
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    <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 15:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>L'intelligence relationnelle</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Peut-on réhabiliter le sens du travail ? Comment rendre à
nouveau le cadre professionnel épanouissant et nourricier ? Et s'il suffisait
de s'intéresser à l'autre?&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le monde du travail a profondément évolué. Perte de sens,
individualisation des taches, hiérarchisation croissante, déshumanisation du
cadre professionnel. Le fossé se creuse de plus en plus entre les salariés et
les dirigeants. Ce constat est la révélation de plusieurs éléments entrés
simultanément en crise. D’abord une interprétation du réel : L’individu a du
mal à réaliser et comprendre les réalités qui l’entourent. Parallèlement, il
perd le sens des choses (crise du sens), et ne sait plus vraiment ce à quoi il
est destiné (crise de la destinée). La parole est, elle aussi visée (crise de
la parole). Si les moyens de communication se sont développés, la
communication, elle, ne suit pas la même évolution. La crise touche donc des
éléments fondamentaux et a affecté les courroies de transmission du savoir
(famille, école, université et aujourd’hui l’entreprise ou l’organisation
professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Les salariés vivent une pression intense. Ils doivent
simultanément répondre de toute urgence à la fois à leur supérieur
hiérarchique, à des collègues et à des clients. Ils sont pris en tenaille dans
les mâchoires de l’hyper exigence. Le stress est ainsi devenu la 1ère cause
d’arrêt maladie. Contrairement aux générations précédentes, le travail n’est
plus au cœur de nos vies, un lieu d’épanouissement mais plutôt source de maux
tant physiques que psychologiques. La carrière n’est plus la priorité, c’est le
sens qui en est une. Les salariés sont en attentes d’autres modèles. Si
auparavant les cadres obéissaient aux ordres pour gagner la guerre économique,
c’est moins le cas aujourd’hui. Ils veulent pouvoir regarder leur famille dans
les yeux le soir en rentrant. Beaucoup de dirigeants d'entreprise sont donc
dans des situations schizophréniques. Les meilleurs veulent humaniser leur
entreprise dans un contexte souvent très brutal. D'autres parlent de sens mais
demandent à leurs troupes d'être de bons mercenaires et ils ont de plus en plus
de mal à faire percevoir à leurs salariés le sens de leur travail. On a parfois
l'impression que rien ne peut arrêter cette logique car il y a d’un côté les
attentes des cadres et de l’autre celle de l’entreprise qui veut les motiver
mais n’y arrive pas !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est souvent le chômage qui fait qu’aujourd’hui les gens
restent où ils sont et subissent ces pressions. Ils n’en parlent pas et restent
dans un mutisme avec une frustration croissante. Car la parole est aussi en
crise. Beaucoup de cadres ne communiquent pas leur stress ou leurs problèmes à
leur hiérarchie. Les informations ne remontent pas, elles ne descendent pas non
plus et on ne sait plus vraiment qui commande le navire « Organisation
professionnelle ». Si les dirigeants veulent sortir de ce cercle infernal il va
leur falloir redorer la notion de performance managériale. Apprendre ou
réapprendre à faire confiance aux individus, à tous les salariés quels que soit
leur tache et leurs fonctions. Les prendre comme des partenaires de
l’entreprise. Il est temps de lancer une vraie réflexion sur le respect des
personnes pour les aider à atteindre la performance. Il est temps de
réconcilier anthropologie, vision de l’homme, éthique, et management
performant. Et cela passe par la réhabilitation de la parole perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et la réhabilitation de la parole perdue passe entre autre
par l’écoute active de l’autre…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les TPE en mal d'amour</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/10/11/Les-TPE-en-mal-damour2</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Oct 2007 19:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Lu dans l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Le réseau Tous pour l’emploi lance l’Observatoire CSA-Tous de l’emploi
et de la conjoncture dans les TPE. Le premier opus de ce nouveau baromètre
vient d’être publié. Il souligne les difficultés des très petites entreprises
pour recruter et veut sensibiliser les pouvoirs publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;    &lt;p&gt;Les très petites entreprises (TPE) créent des emplois mais peinent à
recruter. Selon la première enquête publiée par l’Observatoire CSA -Tous pour
l’emploi, une très petite entreprise sur dix serait à la recherche de nouvelles
recrues. Avec près de deux postes à pourvoir en moyenne, elles ne
parviendraient pas à étoffer leur effectif. Ce constat n’est pas pour autant
alarmant. Philippe Cheval, membre du comité de pilotage du &lt;a href=&quot;http://www.touspourlemploi.com/index.php?page=orga&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;réseau
Tous pour l’emploi&lt;/a&gt; souligne d’ailleurs que « si seule une TPE sur dix a du
mal à recruter, c’est que les neuf autres y parviennent ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’enquête, qui se veut une photographie de la situation actuelle met
néanmoins l’accent sur un problème bien réel : le fossé entre les exigences des
entreprises de petite taille et les demandeurs d’emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Mauvaise image&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pénurie de main d’œuvre qualifiée (67%) et l’incompatibilité du candidat
avec le poste (51%) sont les deux raisons les plus fréquemment invoquées par
les patrons de TPE interrogés, qui ne parviennent pas à recruter. « Ces
résultats sont logiques. Dans certains secteurs la main d’œuvre est difficile à
trouver et cela concerne aussi bien les métiers qui demandent un personnel très
qualifié –boucher, maçon- que des métiers sous qualifiés comme les techniciens
de surface », précise Philippe Cheval.&lt;br /&gt;
Il estime que cette pénurie s’explique par la mauvaise image dont souffrent à
tort ces métiers. « Les jeunes pensent qu’il s’agit de métiers durs et mal
payés et préfèrent ne pas s’engager dans la filière ».&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;La faute aux patrons ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les TPE soutiennent également assez mal la comparaison avec les entreprises
plus grandes. Celles-ci sont associées dans l’esprit des candidats à l’embauche
à des avantages tels que les congés ou les tickets restaurant et à une certaine
sécurité de l’emploi. « En caricaturant, les jeunes espèrent intégrer une
grande entreprise comme autrefois on rêvait d’entrer dans la Fonction Publique
», déplore Philippe Cheval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les entreprises de taille humaine ne méritent pas cette mauvaise image,
leurs dirigeants en sont pourtant un peu responsables. Les patrons des TPE sont
souvent de très mauvais « communiquants ». Ils ne savent pas mettre leur
entreprise en valeur, au point de ne pas encourager leurs propres enfants à
prendre leur succession.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Des pistes de réflexion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour améliorer la situation, Philippe Cheval souhaite que l’on mette un peu
« d’huile dans les rouages ». La mise en place de l’Observatoire de l’emploi et
de la conjoncture dans les TPE dont la deuxième enquête sera publiée au premier
semestre 2008 devraient aider le réseau à sensibiliser les pouvoirs publics sur
les problèmes des petites entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’enquête fait le point sur l’opinion des chefs d’entreprise à l’égard
des dernières mesures législatives – baisse des charges sociales, chèque emploi
service universel – elle donne également des pistes de réflexion pour soutenir
la croissance, sorte d’appel du pied au législateur.&lt;br /&gt;
Mais pas seulement : « Nous n’attendons pas forcément de texte législatif.
Plusieurs choses pourraient être faites avec un peu de bonne volonté, juste en
faisant connaître à Lille ce qu’il se passe à Marseille et s’il y a des
personnes disponibles là-bas ».&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lentreprise.com/3/1/1/article/14022.html&quot;&gt;http://www.lentreprise.com/3/1/1/article/14022.html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La lettre imaginaire d'un Président imaginaire à ses collaborateurs</title>
    <link>http://www.jeanlouisrenault.com/post/2007/09/07/La-lettre-imaginaire-dun-President-imaginaire-a-ses-collaborateurs</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Sep 2007 16:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>A la lecture de la lettre du président de la république aux enseignants, l'on
pourrait penser qu'il y a là une vision utopique. Dans le plagiat qui suit
(Pardon Monsieur Le Président,j'espère ne pas avoir trahi le fond de votre
pensée) je vous livre ce que pourrait être sur le même modèle la lettre d'un
dirigeant à son encadrement. Encore plus utopique diront certains. Mais n'est
ce pas derrière toutes les grandes utopies que se cachent tous les progrès de
nos sociétés depuis la nuit des temps? N'est ce pas derrière les utopies que se
cachent les grandes découvertes scientifiques, géographiques, artistiques,
culturelles, économiques, spirituelles et philosophiques. le siècle des lumière
n'était-il pas utopique ? Le syndicalisme au 19ème siècle n'était il pas
utopique? Vouloir remporter des grandes épreuves sportives, n'est ce pas
utopique? Le socialisme à sa génèse n'était-il pas utopique comme l'était le
fait d'avoir envie de marcher sur la lune ? N'est il pas utopique de penser que
demain pourrait être différent d'aujourd'hui ? Meilleur qu'aujourd'hui ? Alors
si l'utopie c'est de croire que ce qui est impensable est réalisable, vive
l'utopie !    &lt;p&gt;Chères collaboratrices, Chers collaborateurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite vous parler de l'avenir de nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;salariés&lt;/em&gt;. Cet
avenir, il est entre les mains de chacun d'entre vous qui avez en charge de
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;former, de guider, d’accompagner&lt;/em&gt; ces esprits et ces
sensibilités qui peuvent encore se développer, qui se cherchent, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;qui veulent donner du sens à leur quotidien&lt;/em&gt;, qui n'ont pas atteint leur
pleine maturité, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;car nous le savons&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’Homme est
toute sa vie en apprentissage&lt;/em&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez la responsabilité d'accompagner l'épanouissement de leurs
aptitudes intellectuelles, de leur sens moral, tout au long de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;leur parcours dans votre équipe&lt;/em&gt;. Cette responsabilité est l'une des
plus lourdes mais aussi des plus belles et des plus gratifiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aider l'intelligence, la sensibilité à s'épanouir, à trouver leur chemin,
quoi de plus grand et de plus beau en effet ? Mais quoi de plus difficile aussi
? Car à côté de la fierté de voir &lt;em style=&quot;&quot;&gt;le collaborateur&lt;/em&gt; grandir,
son caractère et son jugement s'affirmer, à côté du bonheur de transmettre ce
que chacun a le sentiment d'avoir de plus précieux en lui, il y a toujours
cette crainte de se tromper, de brider un talent, de freiner un élan, d'être
trop indulgent ou trop sévère, de ne pas comprendre ce que &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’Homme&lt;/em&gt; porte au plus profond de lui-même, ce qu'il éprouve, ce qu'il
est capable d'accomplir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Manager&lt;/em&gt; c'est chercher à concilier deux mouvements
contraires : celui qui porte à accompagner chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt; à &lt;em style=&quot;&quot;&gt;être reconnu dans sa personne, son
identité, ses forces et ses faiblesses&lt;/em&gt; et celui qui pousse &lt;em style=&quot;&quot;&gt;à
exiger de la part de ce collaborateur qu’il produise de la performance, savant
mélange de compétences et de motivation&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exigence s'impose &lt;em style=&quot;&quot;&gt;au manager&lt;/em&gt; face au &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt; qui grandit, celle de ne pas étouffer sa personnalité
sans renoncer à &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’accompagner&lt;/em&gt;. Chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;être
Humain&lt;/em&gt; a sa manière à lui d'être, de penser, de sentir. Il doit pouvoir
l'exprimer. Mais il doit aussi apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Trop souvent encore, le management néglige la personnalité du
collaborateur&lt;/em&gt;. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;L’hyper exigence&lt;/em&gt; est placée au-dessus de
tout. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;L’épanouissement personnel de chaque collaborateur,
condition impérative pour sa nécessaire implication dans son entreprise est
souvent reléguée au 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; rang derrière la somme des exigences :
actionnaires, dirigeant,&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; clients, marchés
boursiers…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;salariés&lt;/em&gt; en &lt;em style=&quot;&quot;&gt;souffrent&lt;/em&gt;. Ce
n'était pas parce qu'ils manquent de talent, ni parce qu'ils &lt;em style=&quot;&quot;&gt;sont&lt;/em&gt; incapables d'apprendre et de comprendre mais parce que leur
sensibilité, leur intelligence, leur caractère se &lt;em style=&quot;&quot;&gt;trouvent&lt;/em&gt;
mal à l'aise dans le cadre unique que l'on &lt;em style=&quot;&quot;&gt;voudrait&lt;/em&gt; imposer à
tous. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;La rentabilité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une sorte de réaction, depuis quelques décennies, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;nous
assistons progressivement à une désimplication et à un désengagement des
salariés, cadres compris.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jadis il y avait sans doute dans le &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt; trop de
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;relationnel&lt;/em&gt; et pas assez &lt;em style=&quot;&quot;&gt;d’exigences&lt;/em&gt;.
Désormais il y a peut-être trop &lt;em style=&quot;&quot;&gt;d’exigences&lt;/em&gt; et plus assez de
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;relationnel&lt;/em&gt;. Jadis &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’éducation de nos
anciens&lt;/em&gt; valorisait trop la transmission du savoir et des valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Désormais, au contraire, on ne la valorise plus assez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autorité des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt; s'en est trouvée ébranlée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle des institutions et des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;organisations
professionnelles&lt;/em&gt; aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture commune qui se transmettait de génération en génération tout en
s'enrichissant de l'apport de chacune d'entre elles s'est effritée au point
qu'il est plus difficile de se parler et de se comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Le désengagement des salariés&lt;/em&gt; a atteint des niveaux qui ne
sont pas acceptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inégalité devant le savoir et devant la culture s'est accrue, alors même
que la société de la connaissance imposait partout dans le monde sa logique,
ses critères, ses exigences. Les chances de promotion sociale se sont réduites.
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;On parle souvent de panne de l’ascenseur social.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait vain pourtant de chercher à ressusciter un âge d'or &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du management&lt;/em&gt;, de la culture, du savoir qui n'a jamais existé. Chaque
époque suscite des attentes qui lui sont propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Nous ne referons pas l’entreprise des 30 glorieuses
(1945(1975)&lt;/em&gt;, Ce qui nous incombe c'est de relever le défi de l'économie de
la connaissance et de la révolution de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous devons faire c'est poser les principes &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du
management&lt;/em&gt; du XXI ème siècle qui ne peuvent pas se satisfaire des
principes d'hier et pas d'avantage de ceux d'avant-hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voulons-nous que deviennent &lt;em style=&quot;&quot;&gt;nos collaborateurs&lt;/em&gt; ? Des
femmes et des hommes libres, curieux de ce qui est beau et de ce qui est grand,
ayant du coeur et de l'esprit, capables d'aimer, de penser par eux-mêmes,
d'aller vers les autres, de s'ouvrir à eux, capables aussi d'acquérir un métier
et de vivre de leur travail &lt;em style=&quot;&quot;&gt;et de faire progresser leur
entreprise&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rôle n'est pas d'aider nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; à rester
des &lt;em style=&quot;&quot;&gt;exécutants&lt;/em&gt;, ni même à devenir de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;supers
collaborateurs&lt;/em&gt;, mais de les aider à devenir &lt;em style=&quot;&quot;&gt;ce qu’ils
sont&lt;/em&gt;, à devenir des citoyens de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’entreprise&lt;/em&gt;. Nous
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;devons tous être des référents&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Manager&lt;/em&gt; c'est difficile. Souvent il faut recommencer pour
parvenir au but. Il ne faut jamais se décourager. Ne jamais craindre
d'insister. Il y a chez chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Humain&lt;/em&gt; un potentiel qui ne
demande qu'à être exploité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;être humain&lt;/em&gt; a une forme d'intelligence qui ne
demande qu'à être développée. Il faut les chercher. Il faut les comprendre.
Tout autant qu'une exigence vis-à-vis &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du collaborateur&lt;/em&gt;, Le
management est une exigence &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du manager&lt;/em&gt; vis-à-vis de
lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but n'est ni de se contenter d'un minimum fixé à l'avance, ni de
submerger &lt;em style=&quot;&quot;&gt;le collaborateur&lt;/em&gt; sous &lt;em style=&quot;&quot;&gt;une exigence de
plus en plus croissante.&lt;/em&gt; Le but c'est de s'efforcer de donner à chacun le
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;sens de l’action, de découvrir ce qui le pousse à venir chaque
jour et de faire de son environnement professionnel un lieu
d’épanouissement&lt;/em&gt; en poussant chez lui le plus loin possible son goût
d'apprendre, sa curiosité, son ouverture d'esprit, sons sens de l'effort.
L'estime de soi doit être le principal ressort de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;ce
management&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner à chacun de nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt;, à chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;salarié&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;&quot;&gt;de notre entreprise, de notre collectivité&lt;/em&gt;,
l'estime de lui-même en lui faisant découvrir qu'il a des talents qui le
rendent capable d'accomplir ce qu'il n'aurait pas cru de lui même pouvoir
accomplir : telle est à mes yeux la philosophie qui doit sous-tendre la
refondation de notre projet managérial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons à nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; l&lt;em style=&quot;&quot;&gt;a même
estime&lt;/em&gt; et le même respect que nous attendons d'eux. Cette &lt;em style=&quot;&quot;&gt;estime&lt;/em&gt; et ce respect que nous leur devons exigent que nos relations
avec eux ne soient empreintes d'aucune forme de renoncement ni de démagogie.
Parce que nous aimons et respectons nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt;,
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;le management&lt;/em&gt; que nous leur donnons doit les élever et non
les rabaisser. Parce que nous aimons et respectons nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; nous ne pouvons pas accepter de renoncer à les manager
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;ou à les exclure&lt;/em&gt; à la première difficulté rencontrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que nous &lt;em style=&quot;&quot;&gt;estimons&lt;/em&gt; et respectons nos &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; nous avons le devoir de leur apprendre à être exigeants
vis-à-vis d'eux-mêmes. Nous avons le devoir de leur apprendre que tout ne se
vaut pas, que toute &lt;em style=&quot;&quot;&gt;organisation sociale&lt;/em&gt; repose sur une
hiérarchie des valeurs et des Hommes, que le &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt;
n'est pas l'égal du &lt;em style=&quot;&quot;&gt;manager&lt;/em&gt; Nous avons le devoir de leur
apprendre que nul ne peut vivre sans contrainte et qu'il ne peut y avoir de
liberté sans règle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt; serions-nous si nous n'apprenions pas à nos
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateurs&lt;/em&gt; à faire la différence entre ce qui est
autorisé et ce qui est interdit? Quels &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt; serions-nous
si nous n'étions pas capables de sanctionner nos collaborateurs quand ils
commettent une faute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;On ne manage pas sans rappeler à un collaborateur que s’il a
des droits, il a aussi des devoirs. Un collaborateur n’est pas engagé par une
organisation pour travailler, mais pour produire de la compétence et des
résultats.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui
est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce
qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce
qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est
mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;le manager&lt;/em&gt; rend service &lt;em style=&quot;&quot;&gt;au collaborateur&lt;/em&gt;
dont il a la charge et comment il lui exprime le mieux &lt;em style=&quot;&quot;&gt;l’estime&lt;/em&gt; et le respect qu'il lui porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le respect, justement, ce devrait être le fondement de tout &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt;. Respect &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du manager&lt;/em&gt; vis-à-vis &lt;em style=&quot;&quot;&gt;du collaborateur&lt;/em&gt;, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;des collaborateurs entre eux&lt;/em&gt;,
respect du &lt;em style=&quot;&quot;&gt;collaborateur&lt;/em&gt; pour le &lt;em style=&quot;&quot;&gt;manager&lt;/em&gt;,
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;du fournisseur pour ses clients et des clients pour le
fournisseur&lt;/em&gt;, respect des autres et respect de soi-même, voilà ce que
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;le management en complément de&lt;/em&gt; l'éducation doit produire.
S'il n'y a plus assez de respect dans notre société c'est d'abord, j'en suis
convaincu, un problème de &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt;. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Et c’est
là ou le management peut pendant un temps se substituer à la carence éducative
qui a pu avoir lieu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite que nous reconstruisions &lt;em style=&quot;&quot;&gt;un management&lt;/em&gt; du
respect, Je souhaite que &lt;em style=&quot;&quot;&gt;nos collaborateurs pratiquen&lt;/em&gt;t la
politesse, l'ouverture d'esprit, la tolérance, qui sont des formes du
respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em style=&quot;&quot;&gt;Je souhaite que chacun d'entre nous&lt;/em&gt; respecte le point de
vue qui n'est pas le sien, la conviction qu'il ne partage pas, la croyance qui
lui est étrangère, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;que l’on comprenne&lt;/em&gt; à quel point la
différence, la contradiction, la critique loin d'être des obstacles à sa
liberté sont au contraire des sources d'enrichissement personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre bousculé dans ses habitudes de pensée, dans ses certitudes, être obligé
d'aller vers l'autre, de s'ouvrir à ses arguments, à ses sentiments, de le
prendre au sérieux est une incitation à s'interroger sur ses propres
convictions, sur ses propres valeurs, à se remettre en cause, à faire un effort
sur soi-même, donc à se dépasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle nous devons conserver, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;et
développer notre modèle d’entreprise citoyenne&lt;/em&gt; qui brasse toutes les
origines, toutes les classes sociales, toutes les croyances, et qui s'impose de
rester neutre face aux convictions religieuses, philosophiques ou politiques de
chacun en les respectant toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'apprentissage de la différence ne doit pas conduire à négliger la
participation à une culture commune, à une identité collective, à une morale
partagée. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Manager&lt;/em&gt; c'est éveiller la conscience individuelle
et la hausser par paliers jusqu'à la conscience universelle, c'est faire que
chacun se sente une personne unique et en même temps partie prenante de
l’entreprise toute entière. Entre les deux il y a quelque chose d'essentiel que
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;nul management&lt;/em&gt; ne peut contourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il nous faut retrouver, c'est la cohérence du projet &lt;em style=&quot;&quot;&gt;de
l’entreprise&lt;/em&gt;. Retrouver une cohérence à l'intérieur de chaque &lt;em style=&quot;&quot;&gt;service&lt;/em&gt;, mais aussi entre les &lt;em style=&quot;&quot;&gt;services&lt;/em&gt; et avec les
attentes de la société, retrouver un fil directeur dans &lt;em style=&quot;&quot;&gt;le
management&lt;/em&gt;, lui fixer des principes, des objectifs, des critères simples.
Voilà ce que nous avons d'abord à faire. En même temps, il nous faut élever le
niveau d'exigence, non pas en quantité mais en qualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner le maximum à chacun au lieu de se contenter de donner le minimum à
tous. Voilà comment je souhaite que nous prenions désormais le problème
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;du management de nos équipes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette refondation de notre &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managemen&lt;/em&gt;t, elle ne pourra être
accomplie qu'avec le concours de tous les &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt;
&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;Ma volonté ne peut suffire à elle seule. C'est
pourquoi je m'adresse à vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne peut-être que l'oeuvre commune de tous les &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers&lt;/em&gt;
travaillant ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun doit passer par-dessus ses préventions ou ses a priori pour remplir
son devoir qui est &lt;em style=&quot;&quot;&gt;d’accompagner nos collaborateurs dans
l’expression de leurs compétences.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite faire de la revalorisation du métier &lt;em style=&quot;&quot;&gt;de
manager&lt;/em&gt; l'une de mes&lt;em style=&quot;&quot;&gt;priorités&lt;/em&gt; parce qu'il est le
corollaire d&lt;em style=&quot;&quot;&gt;u progrès et du développement de notre
entreprise.&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Des collaborateurs impliqués et motivés seront
toujours plus productifs que des collaborateurs contraints et non
reconnus&lt;/em&gt;. Mais vous devez, vous, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;managers et à tous les
échelons&lt;/em&gt; vous montrer exemplaire. Exemplaire par votre comportement, par
votre tenue, par votre rigueur, par votre esprit de justice, par votre
implication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemplaire aussi par votre capacité à faire prévaloir &lt;em style=&quot;&quot;&gt;votre
autorité&lt;/em&gt;, par votre souci de récompenser le mérite et de sanctionner la
faute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il s'agit d'être efficace non seulement pour atteindre &lt;em style=&quot;&quot;&gt;un
objectif économique, non seulement pour que demain notre entreprise dispose
d'une main-d'oeuvre bien formée, mais aussi, et peut être surtout, pour que nos
collaborateurs soient porteurs de nos valeurs sociétales pour qu'une certaine
idée de la civilisation continue de vivre en eux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'entre vous, je le sais, mesure l'importance du défi que nous avons
à relever. Chacun d'entre vous comprend que la révolution du savoir qui
s'accomplit sous nos yeux ne nous laisse plus le temps pour repenser le sens
même du mot &lt;em style=&quot;&quot;&gt;management&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'entre vous est conscient que face à la dureté des rapports sociaux,
à l'angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une menace, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;les entreprises ont besoin d’adopter de nouveaux fonctionnements qui&lt;/em&gt;
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;n'adviendront qu’avec un management dont l’Humain est le centre.
Il va nous falloir si nous voulons conserver la liberté d’entreprendre, si nous
voulons que les salariés s’impliquent et s’engagent encore dans nos projets, si
nous voulons que se développe l’entreprise de demain, une entreprise qui tout
en garantissant pérennité, progrès, satisfaction des actionnaires, des clients,
des fournisseurs, des institutions et bien sur des salariés nous nous décidions
enfin à passer du verbe avoir au verbe Etre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À nous de reprendre le fil qui court depuis l'humanisme de la Renaissance
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;en passant par le débuts des grandes épopées industrielles, de la
salutaire apparition des syndicats de la fin du XIX siècle jusqu’à l’émergence
des nouvelles technologies ponctués par les splendides parcours de leaders
économiques sans oublier les bienfaits du&lt;/em&gt; projet des Lumières. &lt;em style=&quot;&quot;&gt;A nous de re